LUNDI

MARS
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Margery Booth née à Wigan en 1905, morte en 1952, est une mezzo-soprano et espionne britannique de la Seconde Guerre mondiale.
Elle commença sa carrière à Covent Garden puis, ayant épousé un Allemand, le Docteur Egon Strohm, elle continua celle-ci en Allemagne où elle chanta à Berlin et à Bayreuth.
Elle donna des récitals au stalag IIId où se trouvaient les prisonniers britanniques susceptibles de rejoindre le SS British Free Corps, créé à l’initiative de John Amery.
Elle fut recrutée par John Brown (en), un agent secret britannique, prisonnier des Allemands se faisant passer pour un sympathisant nazi. Il lui confiera des documents secrets sur les cibles militaires qu’elle fit passer à Londres.
À une occasion, elle chanta devant Hitler avec des documents cachés dans ses sous-vêtements.
Elle transmit également des pièces à conviction qui permirent de faire condamner à mort John Amery et William Joyce, le fameux Lord Haw-Haw.
Rentrée en Angleterre dans sa ville natale, elle fut considérée par la population locale comme une collaboratrice pro-nazi et dut émigrer aux États-Unis où elle mourut d'un cancer.
Il existe très peu d'enregistrements d'elle et une des rares photos connues d'elle a été vendue aux enchères en septembre 2010.

par EDNA  1072

MARDI

MARS
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Eleonora Duse est une comédienne italienne née le 3 octobre 1858 à Vigevano et morte le 21 avril 1924 à Pittsburgh. Elle est considérée comme l'une des plus grandes comédiennes de son temps. Rivale de Sarah Bernhardt, elle lui voua cependant une admiration profonde.
Sa vie
Née dans une famille de comédiens de Chioggia, Eleonora Duse passe son enfance dans la troupe amateur itinérante de ses parents. La famille Duse est apparentée à une autre famille de comédiens ambulants, les Vitaliani. Dès l'âge de quatre ans, elle joue, en 1862, le rôle de Cosette dans une version théâtrale des Misérables. En 1878, elle tient les rôles de « première amoureuse » dans la compagnie Ciotti-Belli Blanes et, à tout juste vingt ans, est à la tête d'une compagnie . Elle connaît son premier succès en 1879 dans le rôle de Thérèse Raquin, dans la pièce de théâtre du même titre adaptée de son roman par Émile Zola en 1873, qui lui vaut l'adoration du public et la reconnaissance de la critique.
En 1879, elle entre dans la troupe de Cesare Rossi où elle portera à maturation son choix esthétique, recueillant l'héritage du passé mais rompant en même temps avec la tradition du « grand acteur » de la première moitié du xixe siècle.
C'est au cours de cette période, dans les années 1880, que la Duse accomplit les choix de répertoire qui marqueront son parcours artistique et sa carrière théâtrale. Un répertoire qui lui permet d'exprimer son sentiment de crise face à son époque.
Son amitié avec Isadora Duncan qu'elle rencontre lors de tournées européennes est très commentée.
Jusqu'en 1904, elle est la maîtresse et l'interprète du poète Gabriele D'Annunzio. Elle quitte le théâtre en 1908 et joue en 1916 pour la seule fois au cinéma, dans Cenere d'Arturo Ambrosio
Elle revient au théâtre de 1921 à 1923. Elle meurt, au cours d'une ultime tournée américaine, à Pittsburgh, le 21 avril 1924. Elle est enterrée au cimetière d'Asolo conformément à sa volonté.

par EDNA  731

DIMANCHE

FEVRIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Sadako Sasaki est une fillette japonaise née à Hiroshima le 7 janvier 1943 et morte dans la même ville le 25 octobre 1955. Décédée à l'âge de douze ans d'une leucémie due à la bombe atomique d'Hiroshima, elle est devenue depuis avec la grue en papier un symbole pour la paix.
Le 6 août 1945 à 8 h 15 du matin, la première bombe atomique explosa environ 580 mètres au-dessus du centre ville d'Hiroshima au Japon. En l'espace de quelques secondes, la ville fut réduite à l'état de décombres au milieu d'une plaine écorchée. De nombreuses vies furent détruites ce jour-là. Sadako avait alors deux ans et se trouvait à deux kilomètres du lieu de l'explosion. Alors que la plupart de ses voisins furent tués, Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l'être.
Cependant, en 1954, après un relais où elle avait aidé son équipe à gagner, elle se sentit extrêmement fatiguée et sa tête commença à tourner. Les vertiges passant, Sadako pensa qu'ils n'étaient causés que par la fatigue, mais ce n'était pas le cas. Dès lors de plus en plus d'incidents se produisirent. Plus tard les vertiges furent tels qu'elle tomba et ne put se relever. Ses camarades de classe appelèrent la maîtresse qui contacta ses parents. Ces derniers l'emmenèrent à l'hôpital de la Croix-Rouge où on diagnostiqua une leucémie (une forme de cancer des cellules sanguines), le « mal de la bombe atomique » auquel peu survivaient à cette époque.
La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Selon celle-ci, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied. La famille de Sadako s'inquiétait à son propos. Ils venaient souvent lui rendre visite à l'hôpital pour lui parler et l'aider à faire les origamis. Après qu'elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu'elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d'une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l'hôpital.
Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, jusqu'aux étiquettes de ses flacons de médicament.
L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent cette activité afin de collecter de l'argent en provenance des écoles japonaises afin de construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.
Aujourd'hui, une statue à la mémoire de Sadako, placée sur un piédestal en granite et tenant une grue en or dans ses bras ouverts, se dresse dans le Parc de la Paix d'Hiroshima

par EDNA  756

MARDI

FEVRIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Maria Krystyna Janina Skarbek, du Clan Abdank (1915 - 1952), d’origine polonaise, fut un agent secret britannique pendant la Seconde Guerre mondiale connue sous le nom de guerre de Christine Granville. Elle mena des actions d'espionnage et de Résistance, notamment en Hongrie, au début de la guerre (1940), en France, après le débarquement en Normandie (été 1944), au sein de la section française (F) du Special Operations Executive, en tant que courrier du réseau JOCKEY de Francis Cammaerts.
Parmi toutes les femmes agents du SOE, c’est elle qui servit le plus longtemps comme agent secret britannique.
Certains ont avancé que ce sont les capacités et les réussites de Krystyna Skarbek qui ont amené le SOE à faire évoluer sa politique en faveur d'un recrutement croissant de femmes.
En 1952, le 15 juin, elle est poignardée à l’âge de 44 ans, par un ancien steward dans la marine marchande, dont elle avait repoussé les avances, et qui finira à la potence. Elle est enterrée au cimetière catholique de St Mary à Kensal Green, au nord-ouest de Londres.

par EDNA  1082

SAMEDI

JANVIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom de Alexandra David-Néel1, née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Val-de-Marne, à l'époque Seine), morte à près de 101 ans le 8 septembre 1969 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence, à l'époque Basses-Alpes), de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra, franc-maçonne, journaliste, écrivaine, exploratrice, et bouddhiste. Elle fut, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont les journaux se firent l'écho un an plus tard en 19252 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.
Photos: 66south.com

par EDNA  896

LUNDI

JANVIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Nancy Wake (Wellington, 30 août 1912 – Londres, 7 août 20111), surnommée « la Souris Blanche », également connue par ses mariages sous les noms de Nancy Fiocca et de Nancy Forward, est une figure australienne de la Résistance en France, pendant la Seconde Guerre mondiale. D’abord active dans le réseau d’évasion Pat O’Leary, elle fut ensuite recrutée comme agent du Special Operations Executive et envoyée en France en 1944 comme courrier du réseau FREELANCE de John Hind Farmer « Hubert », qui se distingua en Auvergne.
Nancy Wake était une « dure » ; elle est aussi une vraie aventurière. Femme passionnée, elle est une vraie francophile. Extrêmement courageuse, elle est une femme engagée, prête à risquer sa vie et même à la perdre pour la liberté. Un téléfilm anglais de 1988 porte son nom et raconte son histoire.

par EDNA  795