MERCREDI

MAI
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Angela Yvonne Davis, née le 26 janvier 1944 à Birmingham en Alabama, est une militante américaine communiste des droits de l'homme et un professeur de philosophie.
Militante du mouvement des droits civiques aux États-Unis, proche du Black Panther Party, elle fut poursuivie par la justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers, surnommés les Frères de Soledad, qui se solda par la mort d’un juge californien en août 1970. Emprisonnée seize mois à New York puis en Californie, elle fut finalement acquittée et poursuivit une carrière universitaire qui la mena au poste de directrice du département d’études féministes de l’université de Californie. Ses centres d’intérêt sont la philosophie féministe, et notamment le Black Feminism, les études afro-américaines, la théorie critique, le marxisme ou encore le système carcéral. En 1997, elle fait son coming out auprès du magazine Out.
Elle fut à deux reprises, en 1980 et 1984, candidate à la vice-présidence des États-Unis pour le parti communiste américain.

par EDNA  979

JEUDI

AVRIL
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Sugako Kanno , parfois nommée simplement Suga Kanno, née le 7 juin 1881 à Osaka et exécutée par la justice japonaise à l'âge de 29 ans le 25 janvier 19111, est une anarchiste et féministe japonaise, journaliste de profession. Elle est l'auteur d'une série d'articles sur l'oppression des genres et est une défenseuse de la liberté et de l'équalité des droits entre les hommes et les femmes.
Née à Osaka, elle perdit sa mère à l'âge de dix ans. Son père se remaria. En plus d'être maltraitée par sa belle-mère, Kanno est violée à l'âge de quinze ans. Elle découvre le socialisme pour la première fois en lisant un essais sur les victimes d'abus sexuels. En 1898, à dix-sept ans, elle se marie à un homme appartenant à une famille marchande de Tokyo afin d'échapper aux mauvaix traitements de sa belle-mère et ne revient à Osaka qu'en 1902
Kanno commence ensuite à écrire pour un journal et s'engage dans un mouvement féministe chrétien
En 1910, elle est accusée de trahison par le gouvernement japonais pour son implication supposée dans l'incident de haute trahison, une conspiration visant à assassiner l'empereur Meiji.
Avec vingt-trois autres personnes (dont douze seront condamnées à perpétuité), Kanno est condamnée à mort et pendue le 24 janvier 1911.
Elle est la première femme prisonnière politique à avoir été exécutée dans l'histoire du Japon moderne.
par EDNA  861

LUNDI

MARS
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Juana Cruz de la Casa plus connue sous le nom de Juanita Cruz est une torera espagnole née à Madrid, le 12 février 1917, et morte le 18 mai 1981 à Madrid.
Très jeune, elle fréquente le milieu taurin qui se retrouve souvent avenue de la Plaza de Toros, lieu où est située sa maison familiale. Vers 1931, âgée de quatorze ans, elle commence à toréer des becerros sur instigation de Rafael García.
L'accès du ruedo était alors interdit aux femmes, Juanita se contente d'une « exhibition féminine » qui a un tel succès que le gouverneur lui accorde l'autorisation d'estoquer. Le 7 mai 1934, elle se présente en France à Marseille. Sa première novillada piquée a lieu le 5 mai 1935 à Grenade, c'est là qu'elle a porté pour la première fois l'habit de lumières aménagé avec une jupe pantalon. En 1936, en zone républicaine, elle participe à trois festivals au profit des blessés.
Elle quitte alors l'Espagne pour le Venezuela où elle débute le 20 décembre 1936; elle parcourt avec succès toute l'Amérique latine : Pérou Bolivie Colombie. Au Mexique elle est confrontée à la très vive opposition des syndicats taurins, et n'obtient que des autorisions ponctuelles. C'est pourtant là qu'elle prendra son alternative des mains de Heriberto García le 11 novembre 1900 à Fresnillo.
Juanita est la première femme qui est apparue dans des cartels masculins. Mais elle n'a pas pu prendre son alternative dans son pays en raison de ses positions politiques. En tant que républicaine, elle a été obligée de s'exiler en Amérique latine au moment de la Guerre Civile espagnole .
Photos: blancoyoro.blogspot.fr

par EDNA  939

DIMANCHE

FEVRIER
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Jiang Jing , de son vrai nom Luan Shumeng (alias Li Yunhe, alias Li Jin, alias Lan Ping), est née entre 1912 et 1914 à Zhucheng de la province du Shandong d'une famille d'origine humble.
Elle fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine et joua un rôle politique majeur durant la révolution culturelle.
Ses débuts
Au printemps 1929, elle intégre l'académie des arts dramatiques de Jinan
En 1933, elle part pour Shanghai commencer une carrière d'actrice sous le nom de Lan Ping (« Pomme Bleue »)
En 1937, elle se sépare de son mari Tang Na et, en compagnie de son ancien amant Yu Qiwei, rejoint Yan'an, la base des forces communistes établie à l'issue de la Longue Marche
Très ambitieuse, elle va s'employer à séduire Mao, qui divorce alors de sa troisième femme, He Zizhen
Le Bureau politique est défavorable à cette union, car il se méfie de cette starlette à la réputation sulfureuse
Une condition est donc posée qui est acceptée par Mao : que Jiang Qing s'abstienne de participer à toute activité politique publique; la suite verra bien évidemment le contraire arriver.
Un rôle politique important
La révolution culturelle arrive, orchestrée par Mao à partir de 1965 ; Elle entreprend une campagne de « purification » des arts à partir de 1967, excluant tout ce qui ne relevait pas d'un véritable art populaire « antiféodal » et « antibourgeois ».
Dès 1971, Simon Leys prédit que « Mao une fois disparu, le pouvoir de Jiang Qing sera le tout premier à se trouver en péril. » L'analyse était juste. Un mois après la mort du Grand Timonier, elle est accusée de complot (une accusation sans doute pas tout à fait imaginaire), et, en juillet de l'année suivante, exclue du Parti communiste chinois.
Elle est condamnée ensuite à mort le 25 janvier 1981 à l'issue d'une parodie de procès, jugée responsable — directement ou indirectement — de centaines de milliers de morts
Elle sera finalement libérée pour raison médicale et placée en résidence surveillée à Pékin. L'impératrice rouge se serait suicidée le 14 mai 1991 , selon les informations données par les autorités chinoises qui n'ont annoncé sa mort qu'en 1993

par EDNA  1187

DIMANCHE

FEVRIER
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ada Lovelace, officiellement Augusta Ada King, comtesse Lovelace, née Anna Byron le 10 décembre 1815 et morte le 27 novembre 1852 à Londres, fille de lord Byron, est principalement connue pour avoir traduit et annoté une description de la machine analytique de Charles Babbage, un ancêtre de l'ordinateur.
Dans ses notes, on trouve le premier algorithme destiné à être exécuté par une machine, ce qui fait considérer parfois Ada Lovelace comme « la première programmeuse du monde ». Elle a également entrevu et décrit certaines possibilités offertes par les calculateurs universels, allant bien au-delà du calcul numérique et de ce qu'imaginaient Babbage et ses contemporains Woolley ,Swade
Elle est assez connue dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, notamment dans les milieux féministes ; elle est moins connue en France, mais de nombreux développeurs connaissent le langage Ada, nommé en son honneur.

par EDNA  910

JEUDI

JANVIER
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marguerite Jeanne Japy, épouse Steinheil, dite Meg, née à Beaucourt dans le Territoire de Belfort le 16 avril 1869 et morte à Hove dans le Sussex le 17 juillet 1954, est une célèbre salonnière et demi-mondaine française.
Épouse du peintre académique Adolphe Steinheil (1850 - 1908), elle est connue pour avoir entretenu une liaison avec Félix Faure, alors président de la République française, qui décéda dans ses bras au palais de l'Élysée
En 1897, à Chamonix, elle avait été présentée au président de la République, Félix Fau