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DIMANCHE

MARS
2020
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ellen Church, née le 22 septembre 1904 à Cresco (Iowa) et morte le 22 août 1965 à Terre Haute (Indiana), est la première hôtesse de l'air de l'histoire de l'aviation.
Infirmière, hotesse de l'air,....
Infirmière à Cresco dans l'Iowa aux États-Unis, elle était une jeune fille de bonne famille.
Alors âgée de 25 ans, la jeune femme passionnée d’aviation décide de tenter ses chances dans ce domaine exclusivement masculin. A l’époque elle fait partie des rares femmes à avoir obtenu un brevet de pilote et souhaite devenir commandant de bord. Cependant, les mœurs de l’époque empêchent malheureusement les femmes d’occuper de tels postes.
Déterminée à travailler dans l’aviation, Ellen Church obtient un rendez-vous avec Steve Stimpson, membre haut placé de la Boeing Air Transport (BAT). Elle propose alors à ce dernier d’embaucher des infirmières afin de prendre soin des passagers, dans le but notamment d'aider les gens à gérer le stress – l’avion n’étant pas encore un moyen de transport très répandu – ou encore prodiguer des soins en cas de problème. Ce dernier décide alors de l’embaucher à l’essai pour une durée de 3 mois.
Elle embarqua le 15 mai 1930 sur le vol San Francisco - Chicago (cette ligne existe depuis 1927), de la compagnie Boeing Air Transport (BAT), future United Airlines. En uniforme d’infirmière, Ellen accueille les passagers, prend leurs tickets, s'occupe de leurs bagages et propose des boissons. Les clients sont alors ravis d’avoir une présence féminine sur le vol.
L'essai fut concluant et au bout de 3 mois la compagnie aérienne BAT embauchera 20 nouvelles hôtesses surnommées les "Skygirls". Ces dernières devaient à l’époque avoir moins de 25 ans, peser 52 kg, mesurer moins d’1,58 m et être infirmières.
Cette idée sera ainsi reprise par les compagnies aériennes concurrentes, et en 1940, un millier d’hôtesses de l’air ont été recrutées. Le diplôme d’infirmière n’est toutefois plus un pré-requis, les passagers étant maintenant habitués à l’avion.
L'idée d'engager des hôtesses de l’air vient donc des États-Unis, où la présence de femmes à bord de l'appareil est censée rassurer les passagers, le personnel de bord étant jusqu’alors exclusivement masculin (le premier agent de bord d'aéronefs commerciaux fut Heinrich Kubis en 1911. Depuis cette date, seuls des hommes opéraient à cette fonction).
Le métier d’hôtesse de l’air voit alors le jour, et la tenue d’infirmière est remplacée par des uniformes aux couleurs des compagnies aériennes.
par EDNA  22

DIMANCHE

MARS
2020
PORTRAITS DE FEMMES
 
Lola Montez, née Marie Dolores Eliza Rosanna Gilbert, à Grange (comté de Sligo en Irlande) le 17 février 1821 et morte à New York (USA) le 17 janvier 18611, est une danseuse exotique, actrice et courtisane d'origine irlandaise, célèbre pour avoir été la maîtresse du roi Louis Ier de Bavière.
Sa vie
Elizabeth («Eliza») Gilbert a passé une grande partie de son enfance en Inde mais a été éduquée en Écosse et en Angleterre.
À 19 ans, elle s' enfuit avec le lieutenant Thomas James; Le couple se sépare cinq ans plus tard et, en 1843, Gilbert entame une carrière de danseur.
Ses débuts à Londres en juin sous le nom de «Lola Montez, la danseuse espagnole» furent perturbés lorsqu'elle est reconnue comme Mme James.
Le fiasco aurait probablement mis fin à la carrière de quelqu'un de moins déterminé, mais Montez a reçu d'autres engagements de danse dans toute l'Europe. Au cours de ses voyages, elle aurait formé des liaisons avec Franz Liszt et Alexandre Dumas , entre autres.
À la fin de 1846, Montez danse à Munich et Louis Ier de Bavière fut tellement frappé par sa beauté qu'il lui offrit un château. Elle accepta, devint la baronne Rosenthal et la comtesse de Lansfeld, et demeura sa maîtresse.
Sous l'influence de Montès (le cabinet est devenu connu sous le nom « Lolaministerium »), Louis inaugura des politiques libérales et anti - jésuites mais son affection pour elle contribua à provoquer l'effondrement de son régime dans la révolution de 1848.
En Mars de cette année Louis a abdiqué en faveur de son fils . Montez s'enfuit à Londres où, en 1849, elle épouse le lieutenant George Heald, même si elle n'a jamais été divorcée de James.
Heald la quittera plus tard.
De 1851 à 1853, Montez se produit aux États-Unis. Son troisième mariage, avec Patrick P. Hull de San Francisco en 1853, s'est terminé par un divorce peu après son arrivée à Grass Valley, en Californie.
Montez s’installe ensuite à New York après une tournée infructueuse en Australie (1855–1856) et a réuni un public de conférenciers sur des sujets tels que la mode, la galanterie et les belles femmes.
Une conversion religieuse apparemment authentique l'a conduite à se lancer dans diverses philanthropies personnelles.
Montez a publié plusieurs ouvrages dont "Anecdotes of Love" relatant les événements les plus remarquables liés à ses histoires d'amour, sur l'art de la fascination (1858) sur les conférences de Lola Montez, y compris son autobiographie (1858).
La notoriété internationale de son apogée a persisté longtemps après sa mort et a inspiré de nombreuses oeuvres littéraires et ballétiques .
par EDNA  30

JEUDI

JANVIER
2020
PORTRAITS DE FEMMES
 
L'accident
L'accident au GP São Paulo, Brésil.
En 1936, Hellé Nice s'est rendue au Brésil pour participer à deux courses de Grand Prix. Au cours du Grand Prix de São Paulo, alors qu'elle était en deuxième position, derrière le champion brésilien Manuel de Teffé, un terrible accident faillit lui coûter la vie. Les causes de l'accident restent floues, mais une botte de paille se retrouva sur la piste et Hellé Nice la percuta à plus de 160 km/h ce qui lui fit perdre le contrôle de son bolide.
Son Alfa Romeo fut projetée dans les airs et s'écrasa dans les tribunes, tuant quatre spectateurs et en blessant plus de trente autres. Hellé Nice éjectée de sa voiture, percuta un soldat de plein fouet, ce qui lui sauva la vie. La force de l'impact tua cependant le soldat et la laissa inconsciente. Elle sortit du coma trois jours plus tard et après deux mois en convalescence, sortit de l'hôpital.
La tragédie fit d'elle un héros national pour la population brésilienne. De nombreuses familles donnèrent à leurs enfants le prénom Helenice ou Elenice. Aujourd'hui, un grand nombre de femmes portent ce prénom au Brésil7. Bien que Hellé Nice n'en ait jamais parlé publiquement, cet accident a eu un profond impact et la mémoire des événements la hanta pour le restant de sa vie.
Le retour
En 1937, elle tenta un retour en course, dans l'espoir de participer aux Mille Miglia en Italie et au Grand Prix de Tripoli qui offraient de très importantes sommes d'argent.
Toutefois, elle ne put obtenir le soutien nécessaire et elle se résigna à participer aux essais d'endurance de la firme Yacco réservés aux femmes sur l'autodrome de Montlhéry en France,au volant d'une Matford. En alternance avec trois autres pilotes femmes, Hellé Nice conduisit pendant dix jours et dix nuits d'affilée, battant elle-même dix records mondiaux, records qu'elle détient encore à ce jour (voir détails à Odette Siko).
Les deux années suivantes, elle participa à des rallyes en espérant rejoindre l'équipe Bugatti. Toutefois, en août 1939, son ami Jean Bugatti se tue, lors de l'essai d'une voiture de l'usine familiale et un mois plus tard, les courses automobiles prirent fin en Europe avec le début de la Seconde Guerre mondiale.
Elle eut le temps de remporter la seconde et dernière manche du Championnat féminin de l'Union Sportive Automobile, organisée sur le Circuit du Comminges le dimanche 6 août 1939 à bord d'une Juvaquatre Renault face à neuf autres concurrentes nationales (épreuve du championnat intitulé « Les Comminges 1939 », en fait un critérium automobile féminin), avec en prime le meilleur temps au tour.
Quelques semaines plus tôt, elle avait terminé le 11 juin, deuxième de la première épreuve sur le circuit de Péronne, derrière Yvonne Simon (dans le cadre du Grand Prix de Picardie)8.
En 1943, au milieu de l'occupation allemande de la France, elle déménagea sous le doux climat de la Côte d'Azur et y acheta une villa dans la ville de Nice, où elle vécut avec l'un de ses amants pour le reste de la guerre.
Accusations
En 1949, le premier Rallye Monte-Carlo d'après-guerre eut lieu dans la principauté de Monaco et Hellé Nice était là pour prendre part à la manifestation. Lors d'une grande fête organisée pour célébrer le retour à la course, Louis Chiron, un multiple champion de Grand Prix, tout à coup traversa la salle et accusa Hellé Nice d'être un agent de la Gestapo durant la guerre.
À l'époque, une telle accusation pouvait être un sérieux revers pour une carrière et venant d'un homme aussi puissant que Louis Chiron, même s'il ne fournit aucune preuve, marqua la fin carrière de pilote d'Hellé Nice. Lâchée par ses sponsors, elle n'a jamais recouru et suite à cela, son nom et ses grandes réalisations ont été effacées des annales de l'histoire de la course automobile.
Délaissée par ses amis et connaissances, son amant l'abandonna également. Avec lui, s'envolait une grande partie de son argent et rapidement les maigres fonds qu'ils lui restaient se réduisirent au point qu'elle dut accepter la charité d' un organisme parisien privé nommé mis en place par des artistes pour venir en aide aux anciens artistes nécessiteux et nommé La Roue tourne.
Aucun des faits de l'accusation de Louis Chiron n'a jamais été éclairci et des recherches récentes, faites par Miranda Seymour, auteur de la biographie de Hellé Nice publiée en 2004, n'ont jamais prouvé sa culpabilité. Biographe respecté, Seymour est même allée jusqu'à vérifier les documents officiels à Berlin et a été informée par les autorités allemandes qu' Hellé Nice n'a jamais été un agent. Ironie du sort, Chiron lui-même, conduit par le désir d'une voiture plus performante, a piloté pour l'équipe Mercedes-Benz que les nazis ont utilisé comme un objet de propagande en faveur de leur philosophie de la supériorité raciale, à un moment où son collègue juif et rival René Dreyfus ne le pouvait pas.
Les dernières années
Une des plus illustres femmes pilotes, symbolisant l'émancipation féminine au xxe siècle, ayant participé avec succès à plus de soixante-dix événements au plus haut échelon de la course automobile, était désormais totalement ruinée. Elle a passé tristement ses dernières années totalement incognito à Nice, mais loin des luxueux palaces de la Riviera, dans un minuscule logement situé dans le quartier ouvrier de Riquier (rue Edouard-Scoffier).
Éloignée de sa famille pendant des années, elle est morte sans un sou en 1984, sans ami, et complètement oubliée par le milieu mondain, huppé et aisé gravitant autour des courses automobile dont elle faisait autrefois partie. Sa crémation fut payée par La Roue tourne l'organisme de charité qui l'avait aidée, et les cendres ont été envoyées à sa sœur dans le village de Sainte-Mesme près de son lieu de naissance où ses parents étaient déjà enterrés. Sa sœur, qui n'avait jamais apprécié son mode de vie très libre « à la garçonne » (sic), ne prit même pas la peine de faire graver son nom sur la tombe familiale.
Il fallut attendre 2010 et l'initiative de Miranda Seymour, sa biographe et d'admiratrices américaines qui avaient créé la Hellé Nice Foundation, pour que ce « méchant oubli » fut rectifié et qu'une plaque commémorative puisse désormais honorer sa mémoire, tandis qu'une rue de son village natal porte maintenant son nom.
par EDNA  67

MARDI

JANVIER
2020
PORTRAITS DE FEMMES
 
Carrière de pilote
À l'époque, la région parisienne était l'un des principaux pôles de l'industrie automobile française et il y était organisé de nombreuses compétitions pour les amateurs d'automobiles. Hellé Nice aimait la sensation que procure la conduite de voitures rapides, elle sauta sur l'occasion pour participer à une course organisée par la jet set parisienne de l'époque. Femme athlétique, elle a également été une passionnée de ski alpin, mais un accident sur les pistes endommagea gravement son genou et mit fin à sa carrière de danseuse. Peut-être inspirée par Charlotte Versigny qui avait participé sur une Talbot au Grand Prix automobile de La Baule en 1927, Hellé Nice décida de tenter sa chance en tant que pilote professionnel.
En 1929, le 2 juin1, au volant d'une Omega-Six, elle remporta une course de Grand-Prix féminin sur l'Autodrome de Montlhéry.
Le 2 décembre, sur le même circuit, elle atteint au volant d'une Bugatti 35C, la vitesse de 197,708 km/h sur un tour et 194 km/h de moyenne sur les 10 tours de l'épreuve 2 en établissant un nouveau record du monde de vitesse féminin3.
Profitant de sa notoriété, l'année suivante, elle fit une tournée aux États-Unis et participa à partir du 10 août 1930 à de nombreuses courses sur une Miller, voiture de fabrication américaine1.
Peu de temps après son retour d'Amérique, dans un café sur les Champs-Élysées à Paris, Philippe de Rothschild se présenta à elle. Pendant quelque temps, ils partagèrent l'amour de la course automobile. Rothschild qui engageait sa Bugatti présenta Hellé à Ettore Bugatti. Le propriétaire de la fameuse marque pensa qu'Hellé Nice serait la personne idéale à ajouter à la liste de pilotes masculins de sa ligne de véhicules de course. Après avoir ouvertement annoncé son désir de rivaliser avec les hommes, elle atteignit son objectif après une troisième place lors du Grand Prix Bugatti de juin 1930 organisé au Mans4, quand elle pilota en 1931 une Bugatti Type 35C dans cinq grandes courses dont les Grand Prix en France, d'Italie et de Monza.
Hellé Nice est facilement reconnaissable dans sa voiture de course bleu clair, gardant la bouche ouverte en course. Elle a adoré chaque minute de sa vie et exploité sa féminité, se décrivant elle-même comme une concurrente ne craignant pas de piloter contre les hommes. Elle séduisait les foules partout où elle courait tout en augmentant ses revenus avec une variété de produits dérivés. Bien que n'ayant pas remporté un seul Grand Prix, elle a été une concurrente légitime, et a souvent terminé devant quelques-uns des meilleurs pilotes masculins.
Au cours des années suivantes, seule femme sur le circuit du Grand Prix, elle a continué de piloter des Bugatti et Alfa Romeo contre les plus grands pilotes du moment comme Tazio Nuvolari, Robert Benoist, Rudolf Caracciola, Louis Chiron, Bernd Rosemeyer, Luigi Fagioli, et Jean-Pierre Wimille, entre autres. Comme la plupart des pilotes, Hellé Nice courut non seulement dans les courses de Grand Prix, mais prit également part à des courses de côtes et des courses de rallyes sur route partout en Europe, comme le célèbre Rallye automobile Monte-Carlo, dont elle remporta la Coupe des Dames en 1936, avec Mme Marinovitch sur Matford Alsace V8 no 50 (équipage classé dix-huitième au général).
Elle s'imposa aussi au Rallye Paris - Saint-Raphaël Féminin, en 1932 sur Bugatti Type 35B suralimentée5 (en gagnant au passage la côte de Pougues-les-Eaux sur 1 kilomètre6), puis en 1933 elle concourut dans la même course avec Odette Siko, qui avait terminé quatrième des 24 Heures du Mans 1932.
Le 10 septembre 1933, elle participa à l'une des courses les plus tragiques de l'histoire. Au cours du Grand Prix d'Italie 1933 à l'Autodromo Nazionale di Monza, Giuseppe Campari, Baconin « Mario Umberto » Borzacchini et le comte polonais Stanisław Czaykowski, trois des plus grands pilotes de course de l'époque, se tuèrent. L'année suivante elle participe notamment à la Targa Abruzzi (de) avec Marcel Mongin sur Alfa Romeo 8C 2300 Monza (abandon).
par EDNA  20

DIMANCHE

JANVIER
2020
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hellé Nice, née Mariette Hélène Delangle le 15 décembre 1900 à Aunay-sous-Auneau (Eure-et-Loir) et morte le 1er octobre 1984 à Nice, est une danseuse également actrice de théâtre et acrobate, devenue pilote automobile durant toutes les années 1930, principalement en Grand Prix.
Jeunesse
Hellé Nice était la fille d'Alexandrine Bouillie et de son mari Léon Delangle. Son père a travaillé comme facteur à Aunay-sous-Auneau à 75 kilomètres au sud-ouest de Paris, village qu'elle quitta à l'âge de 16 ans. Une fois à Paris, elle trouva du travail dans des music-halls et en quelques années devint une danseuse nue à succès (notamment au Casino de Paris), sous le nom de scène de Hélène Nice, qui finit par devenir Hellé Nice (avec ou sans trait d'union).
Ce pseudonyme serait né d'une phrase « franco-anglaise » qu'elle aurait entendue prononcée en français : « Elle est nice » (sic), c'est-à-dire « elle est charmante », ce qui phonétiquement donne Hellé Nice . De plus elle était amoureuse de la ville de Nice dans laquelle elle terminera sa vie. Elle a bâti une solide réputation en solo, mais en 1926, elle décida de s'associer avec Robert Lisset pour jouer dans les cabarets à travers l'Europe. Ses revenus de danseuse et de modèle devinrent tels, qu'ils lui permirent d'acheter une maison et un yacht.
En plus des voitures rapides, Hellé Nice a vécu une vie rapide. Sa notoriété grandissante, elle ne manqua pas de prétendants et eut de nombreuses relations. Certaines furent de brèves aventures, d'autres ont été plus longues,comme celle vécue avec le riche et puissant Philippe de Rothschild, ainsi que des membres de la noblesse européenne et d'autres personnalités, telles que Gérard de Courcelles, Jean Bugatti et le comte Bruno d'Harcourt.
par EDNA  19

MARDI

JANVIER
2020
PORTRAITS DE FEMMES
 
Rita Hayworth née Margarita Carmen Cansino le 17 octobre 1918 à New York et morte le 14 mai 1987 dans la même ville, est une actrice et danseuse américaine, d'origines irlandaise, anglaise et espagnole.
Elle fut l'un des grands sex symbol féminins des années 1940. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une actrice mythique du cinéma américain avec son rôle principal dans le film Gilda(photo). Elle fut l’épouse d’Orson Welles, du prince Ali Khan et de Dick Haymes.
Citations
Ils ont dit :
« J'ai toujours été utilisée et manipulée par les hommes », dira un jour Rita Hayworth. « Le premier qui m'ait exploitée était mon père ! Il savait que de m'exhiber à ses côtés ne pouvait que plaire au public. Il savait que cela lui rapporterait un peu plus d'argent. Et nous en avions besoin ! »
Au sujet de l'image érotique qui lui collera à la peau toute sa vie : « Les hommes s’endorment avec Gilda et se réveillent avec moi », constate-t-elle amèrement.
« Plus qu'une femme, Rita Hayworth est l'une des incarnations de notre principal mythe national. Elle est la Déesse de l'amour », selon le magazine américain Life .
De Rita Hayworth, Orson Welles disait : « Peut-être vivrai-je si longtemps que je finirai par l’oublier. »

par EDNA  47

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VENDREDI

NOVEMBRE
2019
PORTRAITS DE FEMMES
 
Bella Darvi, née Bayla Wegier, également connue sous le nom de Bayla Zygelbaum, est née le 23 octobre 1928 à Sosnowiec (Pologne)
Ses parents, Polonais d'origine juive, se réfugient en France à la montée du nazisme. Elle est emprisonnée par les Allemands au début de la guerre, et relâchée en 1943.
En 1949, elle épouse un riche homme d'affaires, Alban Cavalcade, et s'installe avec lui à Monaco. Là, elle connait une vie marquée par l'alcool et par le jeu. Son mariage ne dure guère. Découverte à Paris par le producteur américain Darryl Zanuck, dont elle devient la maîtresse , elle part pour Hollywood. Son nom de scène est une combinaison des noms de « Dar-ryl » et de son épouse « Vi-rginia » (Virginia Fox, une des actrices fétiches de Buster Keaton).
Son rôle dans L'Égyptien de Michael Curtiz, où elle joue une séduisante courtisane babylonienne, la fait connaître du public. Mais le film est un échec commercial et, malgré tous les efforts de Zanuck, sa carrière tourne court. Bella Darvi est complètement dominée par la passion des jeux de hasard ; Zanuck continuera à payer ses dettes jusqu'en 1970.
Elle tourne en France à la fin des années cinquante, dans des films policiers pour Victor Vicas, John Berry et Pierre Chenal. Bernard Borderie lui donne, en 1958, Lino Ventura et Charles Vanel pour partenaires dans Le Gorille vous salue bien. On la retrouve aussi dans des films italiens jusqu'en 1961. Après une absence de huit ans, elle revient au cinéma en 1969. Elle tourne deux ans plus tard, en 1971, un dernier film aux côtés de Michèle Girardon et de Marie-Georges Pascal, Les Petites Filles modèles de Jean-Claude Roy.
Elle se suicide en septembre 1971 en ouvrant le gaz dans son appartement de Monte-Carlo. Son corps n'a été découvert que plus d'une semaine plus tard.
Elle est inhumée au cimetière de Bagneux.
par EDNA  75

DIMANCHE

NOVEMBRE
2019
PORTRAITS DE FEMMES
 
Méduse (en grec ancien : Μέδουσα), appelée aussi la Gorgone (Gorgo), est dans la mythologie grecque l'une des trois Gorgones (avec ses sœurs Euryale et Sthéno). Elle est la seule à être mortelle.
Fille de Phorcys et Céto, et donc petite-fille de l'union de la Terre (Gaïa) avec l'Océan (Pontos), elle appartient au groupe des divinités primordiales, tout comme ses cousines, la Chimère et l'Hydre de Lerne, qui, elles aussi, avaient des traits associés à l'image du serpent et ont été détruites par des héros. Même si elle figure au fronton de plusieurs temples, elle ne faisait l'objet d'aucun culte.
Ses yeux ont le pouvoir de pétrifier tout mortel qui croise son regard. Après avoir été décapitée par Persée, son masque — le γοργόνειον / gorgóneion — est remis à Athéna qui le fixe sur son égide. La représentation du gorgonéion sera longtemps utilisée comme une protection contre le mauvais œil.
Généralement représentée de face, elle avait à l'époque archaïque un visage de sanglier, des yeux exorbités, des crocs, la langue pendante et des serpents dans la chevelure ou à la taille. Ses traits s'humanisent et se féminisent à l'âge classique et, placées dans des contextes similaires, les représentations figurées resteront remarquablement stables durant plus d'un millénaire avant d'être réinventées successivement à la Renaissance et par les peintres de la fin du xixe siècle. De monstre qu'elle était, Méduse est devenue l'archétype de la femme fatale.
Le mythe, qui peut être vu comme un conte d'initiation, a alimenté des recherches sur la puissance du féminin, le pouvoir du regard, l'importance des talismans, l'angoisse de castration, le rapport intime au monstrueux et l'existence de sociétés matriarcales préhistoriques. La figure de Méduse est toujours présente dans la culture contemporaine et a été revendiquée comme un puissant symbole de rage et de pouvoir par le courant féministe.
par EDNA  43

VENDREDI

OCTOBRE
2019
PORTRAITS DE FEMMES
 
Stéphany Julianne Richter puis princesse Stephanie von Hohenlohe (16 septembre 1891 - 13 juin 1972), danseuse autrichienne et juive, entra par mariage dans une famille princière allemande, fut une amie proche d'Adolf Hitler et espionna pour l'Allemagne nazie.
Jeunesse
Elle naquit à Vienne, fille de Ludmilla Kuranda et de Johann Sebastian Richter, avocat. En 1906, elle entra à l'école de ballet de l'Opéra de la Cour de Vienne. Sa beauté, son charme et son élégance lui permirent de fréquenter la meilleure société viennoise.
Âgée d'un peu plus de vingt ans, elle commença une liaison avec l'archiduc François-Salvator, 47 ans, gendre de l'empereur François-Joseph Ier du fait de son mariage avec l'archiduchesse Marie-Valérie d'Autriche.
Comme elle se retrouva enceinte de lui, on résolut cette question délicate en lui faisant épouser à Londres le 12 mai 1914 un prince allemand de la maison de Hohenlohe, Frédéric-François de Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst.
Le 5 décembre 1914 naquit à Vienne Franz Josef (Franz Josef Hans Rudolf Weriand Max Stefan Anton von Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst).
L'entre-deux-guerres
La princesse Stéphanie et son mari divorcèrent en 1920. Vivant dans divers endroits d'Europe dont Paris, au fil des années elle se créa des amitiés et des relations étroites avec un certain nombre d'hommes puissants et influents, dont un diplomate nazi important, Joachim von Ribbentrop.
Ses origines juives ne l'empêchèrent pas de se lier de près à la hiérarchie nazie, et même avec Hitler qui l'appelait sa « chère princesse ».
Elle était amie intime avec Hermann Göring et Heinrich Himmler lui-même la déclara « Aryenne d'honneur ». Selon un rapport du MI6 datant de 1938, « le Führer parle souvent d'elle, il apprécie son intelligence et ses bons conseils. Elle est peut-être la seule femme capable d'exercer une influence sur lui. »
En 1932, elle fixa sa résidence à Londres dans l'élégant Dorchester Hotel à Mayfair. Appartenant à la plus haute noblesse allemande, elle était accueillie dans l'élite britannique, ce qui fit d'elle bien vite une propagandiste et une espionne de la plus haute importance pour Hitler qui venait d'accéder au pouvoir.
Parmi ses amis proches on comptait Lady Margot Asquith, l'épouse de l'ancien Premier ministre Herbert Henry Asquith, Lady Ethel Snowden, l'épouse d'un ancien chancelier de l'Échiquier, et Lady Londonderry et son mari Charles Vane-Tempest-Stewart, 7e marquis de Londonderry .
La princesse Stéphanie lia également amitié avec Lord Rothermere, l'influent propriétaire du Daily Mail et du Daily Mirror, journaux qui admiraient Hitler et plaidaient pour une alliance avec l'Allemagne.
Elle obtint de lui une rémunération annuelle de 5 000 £ (200 000 £ d'aujourd'hui). Toutefois, en 1939, leurs relations se détériorèrent au point que Rothermere cessa de la payer. Durant le procès qu'elle intenta devant un tribunal britannique et qu'elle finit par perdre, elle affirma que ce magnat de la presse lui avait promis une rémunération annuelle à vie.
À côté des services qu'elle rendait à Lord Rothermere, la princesse Stéphanie s'occupait également de faire passer des messages secrets à diverses autres personnalités britanniques qui avaient des sympathies pour le régime nazi et de transmettre leurs réponses.
En 1937 elle s'arrangea pour que Lord Halifax se rendît en Allemagne et y rencontrât Hermann Göring avec qui elle était amie.
Plus important encore pour la cause allemande fut le rôle qu'elle joua en 1937 dans l'organisation de la visite du duc de Windsor et de la duchesse Wallis, son épouse.
En 1937, la princesse Stéphanie commença une liaison avec Fritz Wiedemann, conseiller personnel d'Hitler.
Lorsqu'il fut nommé au poste de consul général à San Francisco, elle le rejoignit à la fin de l'année.
En 1938, les nazis confisquèrent les biens des juifs autrichiens, y compris le palais de Leopoldskron à Salzbourg qui avait appartenu au directeur de théâtre Max Reinhardt. Cette propriété fut remise par Hermann Göring à la princesse Stéphanie qui reçut la mission de la transformer en une maison où seraient reçus les artistes du Reich et qui aiderait à recevoir les invités d'Hitler au Berghof.
La Deuxième Guerre mondiale
Elle revint en Angleterre un an plus tard, mais quitta le pays dès qu'eut éclaté la Seconde Guerre mondiale, craignant peut-être de se voir arrêtée comme espionne allemande.
Elle retourna à San Francisco auprès de Fritz Wiedemann. À son arrivée, le gouvernement des États-Unis la plaça immédiatement sous surveillance
Vers la fin de 1940, elle se sépara de Fritz Wiedemann et fut détenue pendant plusieurs jours en mars 1941 par les services de l'immigration américains.
Elle ne fut pas longue à séduire le major Lemuel B. Schofield, qui dirigeait les services d'immigration et de naturalisation aux États-Unis.
Il l'installa dans un hôtel de Washington DC où ils eurent une liaison de plusieurs mois. Des documents publiés après sa mort montrent que pour l'Office of Strategic Services (OSS) qui venait d'être créé, la princesse Stéphanie a fourni les vues des plus intéressantes sur le caractère d'Hitler, qui ont aidé le professeur Henry A. Murray, Directeur de la Harvard Psychologic Clinic, et le psychanalyste Walter C. Langer à préparer en 1943 un rapport pour l'OSS intitulé Analyse de la personnalité d'Adolf Hitler.
par EDNA  69

SAMEDI

SEPTEMBRE
2019
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ana de Mendoza y de la Cerda, princesse d'Éboli, duchesse de Pastrana et comtesse de Mélito, née le 26 ou 27 juin 1540 à Cifuentes et morte le 2 février 1592 à Pastrana, est une aristocrate espagnole.
Ana de Mendoza appartient à la puissante famille castillane des Mendoza. Fille unique de Diego Hurtado de Mendoza y de la Cerda, vice-roi d'Aragon, et de María Catalina de Silva y Toledo, on la marie à l'âge de douze ans avec Ruy Gómez de Silva, prince d'Éboli, une ville du Royaume de Naples. Ce mariage est souhaité par le prince Philippe, futur roi Philippe II. Durant les cinq premières années du mariage, Ana passe seulement trois mois avec son époux, ce dernier se rendant souvent en déplacement en Angleterre.
Elle est une des femmes les plus talentueuses de son temps et on la considère comme une des plus belles aristocrates de la Cour d'Espagne malgré une anomalie qui l'oblige à porter en permanence un cache-œil au niveau de l'œil droit. Les causes de ce défaut visuel sont encore méconnues de nos jours, certains parlent de strabisme, d'autres avancent l'hypothèse d'une monophtalmie (un œil perdu ou blessé) due au contact avec le tranchant d'un fleuret lors de son enfance. Sa beauté, son caractère hautain, son amour pour le luxe et bien entendu son énigmatique œil droit lui sont indissociables.
Conflit avec sainte Thérèse d'Avila
Elle sollicite la construction de deux couvents de sœurs carmélites à Pastrana. Cependant elle s'oppose aux religieuses, en particulier à Thérèse d'Avila, car elle souhaite avoir le contrôle absolu des projets. Ruy Gómez de Silva calme les ardeurs de son épouse, mais les mésententes reviennent à nouveau après la mort de celui-ci. En effet, la princesse désire entrer dans les ordres avec ses propres servantes. Thérèse d'Avila accepte, bien malgré elle, et la loge dans une chambre très modeste. Bien vite, l'aristocrate se lasse de cette vie et elle emménage dans une maison proche du couvent avec ses domestiques où elle peut garder ses robes et ses bijoux et être en contact avec le monde extérieur. Devant cette attitude assez déconcertante, sur ordre de Thérèse, toutes les religieuses abandonnent Pastrana, laissant Ana seule. Cette dernière, revient à son palais de Madrid et rédige une biographie controversée de Thérèse qui sera interdite pendant dix ans par l'Inquisition.

par EDNA  60

              
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