SAMEDI

MAI
2020
LA PAGE CINéMA
 
  • Meurtre est la troisième expérience d'Alfred Hitchcock avec le parlant. Le réalisateur qui se cherche et ne s'est pas encore imposé comme un maître du suspense poursuit dans la veine du film policier à laquelle semble mieux répondre le public.
  • Le film est construit sur la base d'un whodunit (déploiement d'une enquête conduisant finalement à la révélation d'un coupable), genre auquel le réalisateur ne croit pas car en contradiction avec la mécanique du suspense, et qu'il expédie donc en pointant prématurément son coupable.
  • Hitchcock poursuit son travail sur le cinéma pur. La sophistication du jeu sur les ombres (celles du cadre des fenêtres dans la cellule ou celle montante de la potence), les mouvements complexes d'appareil, les axes de caméra et les inserts symboliques (la girouette) propre au cinéma allemand et d'Europe du nord nous rappelle que le réalisateur a fait ses gammes à l'UFA.
  • Du cinéma pur, il continue d'emprunter le jeu des illustrations visuelles des sentiments intériorisés (le jeune Cockney qui découvrant le luxe s'enfonce exagérément dans le tapis moelleux, le vertige du trapéziste dont la caméra suit le balancement). Mais il continue aussi d'inventer le cinéma parlant en travaillant énormément sur le son. L'exemple le plus mémorable est la scène du dialogue intérieur devant le miroir pour laquelle Hitchcock, pour lequel on n'a pas encore inventé les techniques du mixage et de la post-synchronisation, fait jouer son acteur sur un enregistrement de sa propre voix tandis que la musique est produite par un orchestre placé derrière le décor (il s'agit de l'ouverture de Tristan und Isolde de Richard Wagner). Il emploie aussi de manière répétée le son hors champ.
  • Quelques tentatives d'improvisation (le mythe du 'film sur le papier' n'est pas encore à défendre) sont conduites mais jugées non concluantes.
    Avec Herbert Marshall (dont le charisme peut être rapproché de celui d'un George Sanders), Hitchcock trouve enfin un acteur dont le raffinement, la profondeur de jeu et le sens de l'ironie sont à même d'incarner son cinéma. Il ré-emploiera Marshall dans Correspondant 17 et plusieurs épisodes de la série Alfred Hitchcock présente.
  • Meurtre est historiquement considéré une des premières représentations sensibles de l'homosexualité dans le cinéma anglais. L'alibi du camouflage d'un métissage honteux recouvrant simplement selon certains celui de l'homosexualité honteuse d'un des personnages principaux, trapéziste travesti. Le film est une des premières illustrations notables des rapports complexes et contenus qu'Hitchcock entretient avec la sexualité.
  • Autres thèmes proprement hitchcockiens, ceux des rapports de classes et celui de la justice que le réalisateur traite ici avec l'humour dont il sait particulièrement user durant sa période anglaise.
    Caméo : à la 60e minute, passe devant la maison du meurtre.
    Hitchcock réalise simultanément une version en langue allemande du film (Mary) (entreprise parfois conduite au début du parlant pour assurer l'exploitation des films à l'étranger), dans les mêmes décors mais avec une distribution différente et en modifiant certains de ses choix artistiques.
  • par 5AVRIL  2

    JEUDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • Certaines scènes du film furent tournées en couleur (Technicolor). Le tournage a été en partie effectué au Hollywood Center Studios.
  • La première partie du film de Martin Scorsese Aviator (2004), consacré à la vie d'Howard Hughes, évoque spectaculairement le tournage des Anges de l'enfer.
  • Le réalisateur Howard Hughes a subi un grave accident d'avion (fracture crânienne, lésions à la colonne vertébrale, et coma), en remplaçant lui-même un cascadeur qui jugeait la scène trop périlleuse1.
  • Trois aviateurs et un mécanicien ont trouvé la mort pendant le tournage
  • On dit à l'époque qu'Howard Hugues avait investit 4 millions de dollars (plus de 59 millions de dollars en 2018) dans le projet, budget énorme pour des États-Unis en pleine crise de 1929. Mais il s'avéra par la suite que ce ne fût qu'une rumeur lancée par Hugues lui-même pour contribuer à la publicité de son film. En réalité, le coût fût de l'ordre de 2,8 millions de dollars. Bien que représentant déjà une somme non négligeable, elle reste bien inférieure au coût bien réel du Ben-Hur de 1925, tourné 3 ans plus tôt et dont les coûts de production dépassèrent les 4 millions de dollars sans qu'on en parle autant.
  • par 5AVRIL  3

    MARDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • Réalisé en 1929, mais sorti en 1930, L'Intruse est l'avant-dernier film de Murnau. La sortie retardée du film est due à un certain nombre de facteurs, qui ont également poussé le metteur en scène à quitter les studios de la Fox, avec lesquels il était en contrat depuis 1927, et à fuir Hollywood. En 1929, Murnau n'est plus en odeur de sainteté après l'accueil plutôt réservé du public envers son film L'Aurore de 1927.
  • William Fox va progressivement accentuer son implication dans les films de Murnau, étant très présent aux côtés de ce dernier lors du tournage des Quatre Diables ; de plus, les prétentions de Murnau, qui avait l'intention de renouer avec ses drames paysans de 1922/1923 (Terre qui flambe ou le film perdu Die Austreibung) et souhaitait tourner un drame lyrique autour de l'importance du blé, qu'il aurait appelé Our Daily Bread, ne sont pas à l'ordre du jour. Désormais le cinéma parle, et les films se tournent plus facilement en studio ou en intérieurs. Sous surveillance, Murnau tourne malgré tout son film, rebaptisé City Girl, avec les deux acteurs principaux d'un autre film Fox de l'époque (La Femme au corbeau, 1928, sorti en 1929), dont le studio s'attend à ce que le public souhaite les revoir ensemble.
  • Lorsqu'il achève le tournage, Murnau se voit déposséder de sa version, Fox souhaitant y ajouter des séquences parlantes, une démarche à laquelle Murnau se refusait. Il sort en 1930, en deux versions : la version remaniée, parlante, fut désavouée par l'auteur, alors que la version muette était diffusée en parallèle pour toutes les salles pas encore équipées pour la projection de films sonores.
    À la suite du conflit autour de ce film, Murnau quitte Hollywood pour Tahiti, où il tournera Tabou.
  • par 5AVRIL  4

    LUNDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • C'est le dernier film tourné par Pierre Fresnay, avant qu'il n'arrête sa carrière au cinéma.
  • À l'époque du tournage, Jean Gabin avait 56 ans, alors que ses 2 partenaires avaient 62 ans (Noël-Noël) et 63 ans (Fresnay). C'est le premier film dans lequel Gabin accepta une transformation physique afin de paraître plus vieux que son âge .
  • Lieux de tournage : intérieurs au Studio Franstudio à Saint-Maurice (94) ; extérieurs en Vendée : à Apremont (village de Tioune), au château de l'Audardière dans la commune d'Apremont (scène des retrouvailles avec Catherine), à Coëx (scènes de football), à La Chapelle-Palluau (scène du cimetière), à La Chaize-Le-Vicomte (hospice de Gouyette), et aux Sables-d'Olonne
  • Deux téléviseurs apparaissent dans le film (un au café de Tioune, l'autre lors du déjeuner à la ferme) alors que la télévision n'est arrivée en Vendée qu'en avril 19604, après le tournage du film qui avait commencé dès l'automne 19592.
  • Les noms des trois acteurs ne figurent pas au générique en début de film, ils sont remplacés par ceux de leurs personnages : Jean Gabin apparaît en tant que Jean-Marie Péjat, Noël-Noël sous le nom de Blaise Poulossière et Pierre Fresnay en tant que Baptiste Talon
  • par 5AVRIL  10

    LUNDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    Il existe une fin alternative de L'Héritier dans lequel le personnage de Jean-Paul Belmondo se fait tirer dessus, mais survit à ses blessures, alors que dans la fin originale – celle sortie en salles – le personnage de Belmondo meurt des suites de ses blessures par balles. Philippe Labro, réalisateur du film, a réagi sur cette fin alternative :
    « Je ne la connaissais pas mais, si elle existe bien, cette fin alternative est une honte. C’est moi qui ai signé ce film, de A jusqu’à Z, même jusque dans les détails du décor, truffé d’objets à moi, et je peux vous dire que JAMAIS je n’ai voulu faire une autre fin. Quelqu’un a dû récupérer, je ne sais pas comment, des rushes et retrouver une chute où Jean-Paul rouvrait les yeux. Forcément qu’il les a rouverts avant que l’on ne coupe la caméra ! Je n’ai jamais eu aucun doute sur le fait que Bart Cordell devait mourir à l’issue de mon film. En revanche, le producteur m’a souvent dit qu’on allait perdre 100 000 entrées avec une fin pareille et qu’il ne fallait pas que Cordell meure car les fans de Jean-Paul ne le supporteraient pas. Moi, je restais arc-bouté sur mon idée et sur la phrase de Fitzgerald qui est prononcée par un journaliste dans le film : « Montrez-moi un héros et je vous montrerai une tragédie. ». C’était ça la note d’intention du film, je voulais montrer la mort tragique d’un héros en pleine gloire, en calquant son assassinat sur celui de Lee Harvey Oswald par Jack Ruby. Il n’était donc pas question de laisser vivre le personnage, même si, quelque temps après le succès du film, on est venu me proposer une suite, en arguant que le personnage avait pu survivre à son assassinat et que le film commençait à l’hôpital, juste après la tentative d’assassinat. Bref, modifier la fin de mon film, quelque part, c’est du travail de faussaire. La personne qui a fait ça n’avait pas le droit de toucher à mon film. »— Philippe Labro, réalisateur du film.
    En février 2014, le réalisateur revient en vidéo pour le site 1Kult sur cette fin alternative, anecdotique, selon lui. « Cela ne me gêne pas tellement », dit-il.
    par 5AVRIL  3

    SAMEDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    Le masque de Michael Myers a été réalisé à partir d'un masque du Capitaine Kirk à 2$ peint en blanc. Ils ont ensuite ajusté les cheveux.
    Source: Hitek.fr, 25 anecdotes cinéma

    par 5AVRIL  14

    LIEN

    LIENS

    RANK
      Les posts plus lus dans la rubrique

     Al Pacino Story - 2 1003 , le 07/04/2013
     Behind the scenes - 1 909 , le 10/05/2013
     La réplique qui tue #10 705 , le 18/10/2013
     Les films de l'année 2012 698 , le 30/12/2012
     Behind the scenes - 2 681 , le 12/05/2013
     Jean Paul Belmondo Story - 1 568 , le 01/06/2013
     Détour Mortel 6 définitivement retiré de la vente 566 , le 27/11/2015
     La réplique qui tue #9 544 , le 13/10/2013
     La réplique qui tue #1 484 , le 03/09/2013
     Sorties Ciné du 27/03/2013 467 , le 27/03/2013
     Sorties ciné du 08/06/2011 449 , le 08/06/2011
     Liz Taylor, dernière légende 441 , le 25/03/2011
     La réplique qui tue #7 420 , le 04/10/2013
     Jean Paul Belmondo Story - 2 et fin 420 , le 03/06/2013
     Clint Eastwood Story - 1 417 , le 31/12/2012
    VENDREDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • Sur le tournage de Rencontres du troisième type, François Truffaut aurait conseillé à Steven Spielberg de réaliser un film dont des enfants seraient les hérosalbums/manteau/uploads/réf. nécessaire]. Cela aurait été une des inspirations pour le réalisateur.
  • À l'origine, Steven Spielberg avait prévu de faire un film plus noir avec des aliens qui terrorisent une famille dans sa maison. Il réutilisera cette idée, mais dans un autre contexte, en produisant Poltergeist, de Tobe Hooper, en 1982.
  • Au départ, Drew Barrymore devait jouer Carol-Anne Freeling dans Poltergeist, mais Steven Spielberg ne l'y trouvant pas convaincante, il l'y a fait remplacer par une des meilleures amies de Drew, Heather O'Rourke, et a réécrit en urgence le script d'E.T. afin d'y insérer le rôle, non prévu à l'origine, de Gertie pour sa filleule.
  • Les différents noms de travail d'E.T. ont été A Boy's Life, Night Skies, et E.T. and Me.
  • Pour le scénario du film E.T. l'extra-terrestre, l'écrivaine française Yvette de Fonclare révèle qu'elle a découvert avec surprise le récit de son propre roman L'Enfant des étoiles écrit en 1979 et qui relate la rencontre entre des enfants et un jeune extra-terrestre perdu sur la Terre. En février 1981, Yvette de Fonclare avait envoyé son manuscrit à la société The Walt Disney Company dans l'espoir de voir naître un film d'après son œuvre. La scénariste Melissa Mathison du film E.T. l'extra-terrestre, travaillait chez Walt Disney Company quand Yvette de Fonclare envoya son manuscrit. Cette dernière émet l'hypothèse du plagiat de son ouvrage si ce n'est une très forte coïncidence11.
  • Des similarités ont été relevées entre le film de Spielberg et un film québécois, Le Martien de Noël, réalisé par Bernard Gosselin en 197112.
  • Si Melissa Mathison est la scénariste officielle du film, c'est Steven Spielberg qui a conçu le film. En effet, E.T. l'extra-terrestre est quasi-autobiographique : n'ayant pas d'amis dans son enfance et ses parents s'étant séparés, le jeune Steven, fasciné par les ovnis, s'inventa un ami imaginaire. Aujourd'hui encore, Steven Spielberg affirme que E.T. l'extra-terrestre est son film le plus intime.
  • par 5AVRIL  11

    MARDI

    AVRIL
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • À l'époque de sa sortie, la VHS s'est vendue à 50 000 exemplaires . Une citation de Stephen King y faisait l'éloge du film .
  • Ami de Sam Raimi, Joel Coen a participé au montage du film.
  • Dans la cave, là où les héros trouvent le livre démoniaque, on peut voir une affiche du film de Wes Craven, La Colline a des yeux.
  • La cabane où se passe l'intrigue du film a été trouvée dans une forêt du Tennessee. La cave est celle de la maison des parents du producteur Robert Tapert.
  • La voiture utilisée par la bande de jeunes, une Oldsmobile Delta 88 (sortie 1973), est la propre voiture de Sam Raimi. On la retrouve de façon récurrente dans la plupart de ses films y compris de ses courts métrages.
  • Le film a été doublé en français pour sa sortie en salles puis redoublé au moment de la ressortie de 2003. Cette seconde version a permis de corriger quelques erreurs de traduction comme lorsque, après avoir tué leur amie, Ashley et Scott disent : « Allons brûler son corps… » et vont enterrer le cadavre.
  • L'accroche de l'édition VHS française était « Pourrons-nous les arrêter ? Ce film est conçu pour vous arracher hurlement après hurlement, du plus profond de l'âme et des entrailles… ».
  • Premier long métrage de Sam Raimi (réalisé à 20 ans), le film devait s'appeler initialement Book of the Dead (« Le Livre des morts »). C'est le producteur Irvin Shapiro qui a modifié le titre qu'il jugeait trop intellectuel pour parvenir à attirer le public adolescent.
  • Pour ce film, Sam Raimi a utilisé un système de cadrage inventé par Michel Brault, la « shaky camera », qui permet à la caméra d'être tout le temps en mouvement.
  • Un court métrage de 30 minutes basé sur le scénario d'Evil Dead et intitulé Within the Woods a été tourné par Raimi et ses copains afin de réunir des fonds pour le financement du film.
  • par 5AVRIL  7

    MARDI

    AVRIL
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    L'idée du film trouve son origine dans un dessin représentant un homme avec des ciseaux à la place des mains4 réalisé par Tim Burton pendant son adolescence et reflétant ses sentiments d'isolement et d'incapacité à communiquer avec les autres habitants de la banlieue résidentielle de Burbank, où il demeure.
    Au sujet de Burbank, Burton affirme : « Il y avait quelque chose d'étrange qui planait dans cette ville. Les gens étaient amicaux, mais uniquement en surface. Comme s'ils étaient forcés à l'être » .
    En 1987, alors que Burton est dans la phase de préproduction de Beetlejuice, il engage la jeune romancière Caroline Thompson pour écrire le scénario d’Edward aux mains d'argent d'après son ébauche d'histoire. Impressionné par le premier roman de Thompson, First Born, l'histoire d'un fœtus avorté qui revient à la vie, Burton pense également que ce roman contient le mélange d'éléments fantastiques et sociologiques qu'il désire mettre en avant dans son projet .
    Thompson et Burton s'entendent immédiatement très bien et Thompson écrit son scénario comme un « poème d'amour » à Burton, dont elle parle comme étant « de toutes les personnes qu'elle connaît, celui qui s'exprime le mieux tout en étant incapable de construire une seule phrase » .
    Pendant que Thompson s'attelle à l'écriture du scénario, Burton commence à développer le projet avec Warner Bros., société de production avec laquelle il a déjà collaboré sur ses deux premiers longs-métrages.
    Mais, deux mois plus tard, les dirigeants de Warner Bros., qui ne sont pas enthousiasmés par le projet, vendent les droits du film à la 20th Century Fox .
    Ce studio accepte de financer le projet tout en accordant à Burton un contrôle absolu sur les aspects créatifs. Le budget du film est alors estimé aux alentours de huit ou neuf millions de dollars .
    Pour écrire l'histoire, Burton et Thompson s'inspirent de films tels que Notre-Dame de Paris (1923), Le Fantôme de l'Opéra (1925), Frankenstein (1931), King Kong (1933) et L'Étrange Créature du lac noir (1954), ainsi que de plusieurs contes de fées, comme Pinocchio et La Belle et la Bête.
    Burton a d'abord l'intention de faire un film musical, quelque chose de « grand et lyrique », avant d'abandonner cette idée .
    À la suite de l'énorme succès de Batman (1989), Burton fait désormais partie des réalisateurs les plus en vue . Il a l'occasion de réaliser le film qu'il veut et, plutôt que de mettre tout de suite en chantier la suite de Batman, comme le souhaiterait Warner Bros , il choisit de réaliser Edward aux mains d'argent1
    par 5AVRIL  7

    LUNDI

    AVRIL
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    Dans une dimension parallèle, Neo n'a jamais été un homme puisque c'est Sandra Bullock qui a accepté le premier rôle de Matrix avant lui...
    Drôle d’histoire que celle de Matrix, surtout quand on sait a posteriori combien la saga des Wachowski a marqué la science-fiction au cinéma. Entre la longue liste d’acteurs qui ont refusé un rôle dans la saga, les onze réécritures du script et les nombreuses années qu’il a fallu au film pour sortir de terre et être compris par les producteurs, personne n’aurait vraiment parier sur les 463,5 millions de dollars (beaucoup plus après inflation) qu’il a récolté au box-office international, pour son modeste budget d'à peine 65 millions.
    Pendant ce développement houleux, le rôle de Neo est certainement l’un de ceux qui a posé le plus de problèmes au studio. Et après les refus consécutifs de Brad Pitt (trop fatigué après Sept ans au Tibet), Leonardo DiCaprio (qui ne voulait pas d'un autre film à effets spéciaux juste après Titanic) et Will Smith (qui ne le sentait pas assez), les producteurs avaient fini par concevoir le personnage complètement différemment et offrir le rôle à une femme : Sandra Bullock. Une donnée qui aurait probablement changé bien des choses dans une industrie où les héroïnes et super-héroïnes sont restées rares au rayon blockbuster.
    Le producteur Lorenzo Di Bonaventura, celui qui s’était battu pour obtenir de la Warner Bros. qu’elle fasse le film, a expliqué au micro du webzine The Wrap comment l’actrice oscarisée pour The Blind Side s’était retrouvée sur la liste des acteurs envisagés pour le rôle.
    « On a vu tellement de gens, je ne me souviens plus. On était désespéré. On est allé voir Sandra Bullock et on s’est dit qu’on allait changer Neo en fille. Joel Silver albums/manteau/uploads/ndlr : le producteur] et moi avions travaillé avec Sandy sur Demolition Man. Elle était, et continue d'être, une très bonne amie à moi. C'était assez simple. On lui a envoyé le script pourvoir si ça l’intéressait. Et si oui, on aurait essayé de faire changer les choses. »
    Finalement ce n'était pas le bon moment pour l'actrice. On connait la suite, c’est Keanu Reeves qui a eu le rôle, et même si celui de Trinity avait aussi été proposé à Sandra Bullock (rôle qu’elle a regretté ne pas avoir pris), elle avait avoué en 2009 au micro de NBC que le film était vraiment bon et sexy grâce au duo Carrie-Anne Moss – Keanu.
    27 mars 2019 - Camille Vignes/ Ecranlarge.com
    par 5AVRIL  12

    LIEN

    MARDI

    AVRIL
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    "C'est le plus grand regret de ma vie, lui faire faire cette cascade", a-t-il déclaré. Le réalisateur en a parlé à Deadline, lors d'une interview publiée le 5 février 2018, alors qu'Uma Thurman venait de revenir dans un long entretien sur les agressions qu'elle a subies et sa relation avec Harvey Weinstein, pour le The New York Times. Elle y avait aussi évoqué un accident de voiture qui a eu lieu pendant le tournage de Kill Bill : Vol 2., un événement sur lequel est revenu le réalisateur, qui lui a procuré la vidéo de l'incident.


    "Aucun d'entre nous ne considérait la scène comme une cascade. (...) Je lui ai dit que ça allait bien se passer, je lui ai dit que ça irait. Je lui ai dit que c'était une ligne droite. Je lui ai dit que ce serait sans danger. Et ça ne l'était pas. J'avais tort", a exprimé le réalisateur. "Cela nous a affectés pendant les deux ou trois années suivantes. Ce n'est pas comme si on ne parlait pas. Mais la confiance était rompue", a exprimé le réalisateur aux multiples récompenses.
    Dans l'interview, Quentin Tarantino révèle également avoir travaillé avec Uma Thurman pour l'aider à se remémorer des détails sur la relation de l'actrice avec Harvey Weinstein, ainsi que la chronologie des événements, pour préparer son interview avec The New York Times.
    Source: rtl.fr

    par 5AVRIL  9

    LUNDI

    AVRIL
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    1 - ELLE A FAILLI JOUER LA PRINCESSE LEÏA
    Alors qu'elle n'avait que 14 ans, Jodie Foster fut envisagée par George Lucas pour incarner Leia Skywalker, rôle qui échut finalement à Carrie Fisher. Cependant, pour des scènes avec Harrison Ford (environ 35 ans à l'époque) ou Mark Hamill (24 ans), la différence d'âge aurait pu être flagrante. Des conflits d'agenda auront raison de sa présence dans Un nouvel espoir. En 2007, la comédienne déclarera sans regret : "Je ne pense pas que sur mon lit de mort, je regretterais de ne pas avoir fait Star Wars". A bon entendeur...
    2 - ELLE A ÉTÉ DOUBLÉE PAR SA SOEUR DANS "TAXI DRIVER"
    Interprétant le rôle d'une prostituée dans Taxi Driver de Martin Scorsese, Jodie Foster n'avait que 12 ans à l'époque du tournage. C'est pourquoi dans les scènes de nudité explicites, elle fut doublée par sa sœur, Connie Foster, alors âgée de 19 ans. Jodie Foster reçut une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice en 1977 pour sa prestation face à Robert De Niro. Le film obtint la Palme d'or au Festival de Cannes 1976.
    3 - ELLE EST ULTRA FRANCOPHILE
    Elevée dans un lycée français, Jodie Foster parle couramment le français et assure le doublage vocal de ses films. Son film préféré est Les quatre cents coups de François Truffaut et elle connaît les paroles complètes de La Marseillaise, mieux que celles de l'hymne américain. Elle a également contribué à la distribution de La Haine sur le sol américain. Mais Foster chante aussi ! Elle avait interprété le titre de la bande originale du film Moi, fleur bleue. Elle a même chanté du Serge Gainsbourg avec Claude François
    4 - UN ASTÉROÏDE PORTE SON NOM
    Un astéroïde a été baptisé "Jodiefoster" lorsqu'il fut découvert le 18 janvier 1998 à Caussols (France) par le relevé ODAS en hommage à la prestation de l'actrice dans le film de science-fiction Contact (1997). La comédienne y interprétait le rôle d'une scientifique trouvant trace d'une vie extraterrestre choisie pour créer le premier contact avec eux.
    5 - 2 OSCARS, 2 CHEFS D'OEUVRE !
    Jodie Foster est détentrice de deux Oscars de la meilleure actrice. Une statuette obtenue en 1989 pour Les accusés dans lequel elle interprète la victime d'un viol et son combat pour traduire les coupables en justice et Le Silence des Agneaux en 1992. Le tournage de ce dernier ne fut cependant pas de tout repos. Avec 16 minutes de présence à l'écran seulement, Anthony Hopkins terrorisait la comédienne alors âgée de 29 ans, comme elle l'a raconté dans un talk-show en 2016 :
    Source: Allocine.fr

    par 5AVRIL  8

                  
    305     Page précédente
    Page Suivante
    285