Cocktail93




JEUDI

SEPTEMBRE
2020
LA PAGE CINéMA
 


Avec ce 3e post consacré à la disparition en juin de Ennio Morricone, on présente encore une musique de film (comme Le clan des siciliens) très peu diffusée en hommage au moment de sa mort et pourtant tellement célèbre à l'époque: celle du film de Giuliano Montaldo, Sacco et Vanzetti (1971)
Avec la voix unique de Joan Baez !
Nastro d'argento (meilleure BO désignée par les professionnels du cinema italien) en 1972
par 5AVRIL  10

MARDI

SEPTEMBRE
2020
LA PAGE CINéMA
 


Pour ce 2e post en hommage à Ennio Morricone, à l'occasion de sa mort survenue en juin dernier, on vous propose un truc explosif sorti en 1968 (c'était l'époque qui voulait ça !) la musique de "Il était une fois dans l'ouest"
Ou quand un réalisateur , Sergio Leone rencontre un compositeur Ennio Morricone pour fabriquer une truc nouveau qui va scier les spectateurs et se faire étrangler les critiques cinématographiques: le western spaghetti !
Film sorti en 1968 qui n'aura évidemment aucun prix d'aucune sorte mais d'on on parlera encore dans 100 ans et dont s'inspireront moultes réalisateurs (n'est ce pas Monsieur Tarantino ?)
On aurait pu aussi choisir "Le bon , la brute et le truand"(1966) . C'est Charles Bronson, Claudia Cardinale , Henry Fonda et Jason Robards qui nous ont conseillé de faire comme ça et on obéit
par 5AVRIL  6

DIMANCHE

AOUT
2020
LA PAGE CINéMA
 


Ennio Morricone né le 10 novembre 1928 à Rome est mort ce 6 juillet dans la même ville
Compositeur, musicien, producteur, arrangeur musical et chef d'orchestre, il est réputé principalement pour ses musiques de films, en particulier celles réalisées pour les westerns de son ami Sergio Leone Le Bon, la Brute et le Truand et Il était une fois dans l'Ouest. Sur une carrière s'étalant sur plus d'un demi-siècle, la popularité de ses musiques depuis les années 1960 en a fait une des personnalités les plus importantes et influentes du cinéma italien, puis mondial. En 2007, il est récompensé par un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Six fois nominé pour l'Oscar de la meilleure musique de film, il remporte une seule fois cette récompense en 2016 à l'âge de 87 ans pour le film Les Huit Salopards de Quentin Tarantino.
En hommage, on lui consacre 3 posts successifs dans la rubrique du cinéma, avec pour premier extrait musical, la musique du film "Le clan du sicilien" 1969, film signé Henri Verneuil
Si on me dit la musique des 8 salopards je dif "bof" mais si on me dit "BOF" je dit le clan des siciliens !
par 5AVRIL  7

MERCREDI

AOUT
2020
LA PAGE CINéMA
 
  • Clint Eastwood n'est pas le premier choix pour incarner Harry Callahan. En effet, le rôle a été successivement proposé à John Wayne, Robert Mitchum, Steve McQueen et Burt Lancaster.
  • Dans son entretien pour Playboy en 1980, George C. Scott déclara que le rôle lui avait initialement été offert, mais que la violence du script lui avait fait refuser cette offre. De fait, le producteur Jennings Lang, ne pouvant trouver d'acteur adéquat, décida de revendre les droits à ABC Television. Bien que les responsables de la chaine de télévision aient eu le souhait de le convertir en téléfilm, ce récit bien trop violent les refroidit après coup, et ils revendirent à leur tour les droits de l’œuvre à Warner Bros.
  • La Warner Bros. achète les droits dans l'optique que Frank Sinatra interprète le rôle-titre. Celui-ci avait 55 ans à l'époque et cela concordait avec l'âge du personnage de Callahan, ce qui faisait de Sinatra le candidat idéal. Le studio avait aussi son idée sur le futur réalisateur : ce serait Sydney Pollack ou Irvin Kershner. Mais, lorsque Sinatra dut subir une intervention chirurgicale, et par là même occasion renoncer au projet, Kershner abandonna lui aussi le projet. Le scénario arrive alors dans les mains de Clint Eastwood. Il demande à Don Siegel, qui l'avait auparavant dirigé dans Un shérif à New York, Sierra torride et Les Proies, de le mettre en scène.
  • L'histoire du film s'inspire du tueur du Zodiaque qui sévit à San Francisco dès la fin des années 1960
  • Audie Murphy était pressenti pour incarner Scorpion, mais il meurt dans un accident d'avion en 1971.
  • Albert Popwell, qui incarne ici le braqueur de banque blessé au sol, apparaîtra dans les trois films suivants de la saga, dans des rôles différents. Ainsi il incarnera tour à tour le maquereau Gigi « Pimp » Wilson, dans Magnum Force (1973), le gangster Big Ed Mustapha dans L'inspecteur ne renonce jamais (1976) et, cette fois-ci du côté de la loi, Horace King, collègue et ami de Harry dans Le Retour de l'inspecteur Harry (1983). Il ne figure pas dans le dernier film de la série, La Dernière Cible (1988), en raison d'une incompatibilité d'emploi du temps.
  • Don Siegel a été victime de la grippe durant le tournage. Clint Eastwood le remplacera brièvement à la réalisation du film, notamment la scène dans laquelle Callahan empêche un homme de se suicider
  • par 5AVRIL  15

    DIMANCHE

    AOUT
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • On peut voir dans ce film le père de Michel Sardou, Fernand Sardou qui apparaît au générique sous son seul nom, ainsi que Maurice Dorleac qui n'est autre que le père de Catherine Deneuve.
  • Martine Carol, déjà très sexy, s'y fait remarquer dans le second rôle de Lulu, la petite amie de Battling-Jo
  • Marcel Bryau était un directeur de production, régisseur, assistant réalisateur qui se produisait occasionnellement comme figurant.
  • Le boxeur parisien de l'équipe du Miroir se nomme Battling-Joe comme dans la chanson du même nom d'Yves Montand.
  • Outre ce film on a pu voir Pierre Hauss dans Le Diamant de cent sous de Jacques Daniel-Norman en 1947 - Michel Bussy et Michèle Mussy (peut-être la même personne) dans Le Bossu de Jean Delannoy en 1944 et Maryse de Brandt dans Le Château de la dernière chance de Jean-Paul Paulin en 1947.
  • Le film Miroir est librement inspiré de la vie du célèbre truand d'avant-guerre, Alphonse Lecroq, dit Miroir ; ce surnom était dû à sa beauté légendaire dans le Paris de la belle époque. Il faisait partie de la célèbre équipe de voyous surnommée "l'équipe de fer", qui fit parler d'elle dans le milieu français et même mondial de l'époque. Tenancier de cercles clandestins, il avait une solide réputation auprès des marlous de l'époque et auprès de la gent féminine, que ce soit filles de rue ou femmes de "la haute". Il finira par se suicider vers 1939, sans doute dans la nostalgie de sa "belle époque".
  • Ce film a l'originalité, pour l'époque, de permettre d'apercevoir quelques scènes de catch féminin... Mais aussi une scène d'église, et une fusillade finale dans un cimetière lors d'un enterrement avec corbillard hippomobile.
  • Miroir totalise 1 776 310 entrées en France. Si le film dépasse le million d'entrées au box-office français, il ne connaîtra pas le même succès que le précédent film avec Jean Gabin, Martin Roumagnac, qui totalisait 2 491 000 entrées en France3. A Paris, Miroir obtient au box-office un succès très légèrement supérieur à Martin Roumagnac, en totalisant 543 475 entrées, soit 558 entrées de plus (Martin Roumagnac totalisait 542 917 entrées sur Paris)
  • par 5AVRIL  16

    MARDI

    JUILLET
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • Leonardo DiCaprio dans Critters 3 (1991)
  • Jennifer anniston dans Leprechaun(1993)
  • Charlize Theron dans Children of the Corn III: Urban Harvest (1995)
  • Johnny Depp in A Nightmare on Elm Street (1984)
  • Ben Affleck in Buffy the Vampire Slayer (1992)
  • Hilary swank in Buffy the Vampire Slayer (1992)
  • Matthew McConaughey and Renée Zellweger in Texas Chainsaw Massacre: The Next Generation (1994)

  • par 5AVRIL  19

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    JEUDI

    JUILLET
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    Il existe une fin alternative de L'Héritier dans lequel le personnage de Jean-Paul Belmondo se fait tirer dessus, mais survit à ses blessures, alors que dans la fin originale – celle sortie en salles – le personnage de Belmondo meurt des suites de ses blessures par balles. Philippe Labro, réalisateur du film, a réagi sur cette fin alternative :
    « Je ne la connaissais pas mais, si elle existe bien, cette fin alternative est une honte. C’est moi qui ai signé ce film, de A jusqu’à Z, même jusque dans les détails du décor, truffé d’objets à moi, et je peux vous dire que JAMAIS je n’ai voulu faire une autre fin. Quelqu’un a dû récupérer, je ne sais pas comment, des rushes et retrouver une chute où Jean-Paul rouvrait les yeux. Forcément qu’il les a rouverts avant que l’on ne coupe la caméra ! Je n’ai jamais eu aucun doute sur le fait que Bart Cordell devait mourir à l’issue de mon film. En revanche, le producteur m’a souvent dit qu’on allait perdre 100 000 entrées avec une fin pareille et qu’il ne fallait pas que Cordell meure car les fans de Jean-Paul ne le supporteraient pas. Moi, je restais arc-bouté sur mon idée et sur la phrase de Fitzgerald qui est prononcée par un journaliste dans le film : « Montrez-moi un héros et je vous montrerai une tragédie. ». C’était ça la note d’intention du film, je voulais montrer la mort tragique d’un héros en pleine gloire, en calquant son assassinat sur celui de Lee Harvey Oswald par Jack Ruby. Il n’était donc pas question de laisser vivre le personnage, même si, quelque temps après le succès du film, on est venu me proposer une suite, en arguant que le personnage avait pu survivre à son assassinat et que le film commençait à l’hôpital, juste après la tentative d’assassinat. Bref, modifier la fin de mon film, quelque part, c’est du travail de faussaire. La personne qui a fait ça n’avait pas le droit de toucher à mon film. »— Philippe Labro, réalisateur du film.
    En février 2014, le réalisateur revient en vidéo pour le site 1Kult sur cette fin alternative, anecdotique, selon lui. « Cela ne me gêne pas tellement », dit-il.
    par 5AVRIL  14

    DIMANCHE

    JUIN
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    1 - ELLE A FAILLI JOUER LA PRINCESSE LEÏA
    Alors qu'elle n'avait que 14 ans, Jodie Foster fut envisagée par George Lucas pour incarner Leia Skywalker, rôle qui échut finalement à Carrie Fisher. Cependant, pour des scènes avec Harrison Ford (environ 35 ans à l'époque) ou Mark Hamill (24 ans), la différence d'âge aurait pu être flagrante. Des conflits d'agenda auront raison de sa présence dans Un nouvel espoir. En 2007, la comédienne déclarera sans regret : "Je ne pense pas que sur mon lit de mort, je regretterais de ne pas avoir fait Star Wars". A bon entendeur...
    2 - ELLE A ÉTÉ DOUBLÉE PAR SA SOEUR DANS "TAXI DRIVER"
    Interprétant le rôle d'une prostituée dans Taxi Driver de Martin Scorsese, Jodie Foster n'avait que 12 ans à l'époque du tournage. C'est pourquoi dans les scènes de nudité explicites, elle fut doublée par sa sœur, Connie Foster, alors âgée de 19 ans. Jodie Foster reçut une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice en 1977 pour sa prestation face à Robert De Niro. Le film obtint la Palme d'or au Festival de Cannes 1976.
    3 - ELLE EST ULTRA FRANCOPHILE
    Elevée dans un lycée français, Jodie Foster parle couramment le français et assure le doublage vocal de ses films. Son film préféré est Les quatre cents coups de François Truffaut et elle connaît les paroles complètes de La Marseillaise, mieux que celles de l'hymne américain. Elle a également contribué à la distribution de La Haine sur le sol américain. Mais Foster chante aussi ! Elle avait interprété le titre de la bande originale du film Moi, fleur bleue. Elle a même chanté du Serge Gainsbourg avec Claude François
    4 - UN ASTÉROÏDE PORTE SON NOM
    Un astéroïde a été baptisé "Jodiefoster" lorsqu'il fut découvert le 18 janvier 1998 à Caussols (France) par le relevé ODAS en hommage à la prestation de l'actrice dans le film de science-fiction Contact (1997). La comédienne y interprétait le rôle d'une scientifique trouvant trace d'une vie extraterrestre choisie pour créer le premier contact avec eux.
    5 - 2 OSCARS, 2 CHEFS D'OEUVRE !
    Jodie Foster est détentrice de deux Oscars de la meilleure actrice. Une statuette obtenue en 1989 pour Les accusés dans lequel elle interprète la victime d'un viol et son combat pour traduire les coupables en justice et Le Silence des Agneaux en 1992. Le tournage de ce dernier ne fut cependant pas de tout repos. Avec 16 minutes de présence à l'écran seulement, Anthony Hopkins terrorisait la comédienne alors âgée de 29 ans, comme elle l'a raconté dans un talk-show en 2016 :
    Source: Allocine.fr

    par 5AVRIL  41

    LUNDI

    JUIN
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • À l'époque de sa sortie, la VHS s'est vendue à 50 000 exemplaires . Une citation de Stephen King y faisait l'éloge du film .
  • Ami de Sam Raimi, Joel Coen a participé au montage du film.
  • Dans la cave, là où les héros trouvent le livre démoniaque, on peut voir une affiche du film de Wes Craven, La Colline a des yeux.
  • La cabane où se passe l'intrigue du film a été trouvée dans une forêt du Tennessee. La cave est celle de la maison des parents du producteur Robert Tapert.
  • La voiture utilisée par la bande de jeunes, une Oldsmobile Delta 88 (sortie 1973), est la propre voiture de Sam Raimi. On la retrouve de façon récurrente dans la plupart de ses films y compris de ses courts métrages.
  • Le film a été doublé en français pour sa sortie en salles puis redoublé au moment de la ressortie de 2003. Cette seconde version a permis de corriger quelques erreurs de traduction comme lorsque, après avoir tué leur amie, Ashley et Scott disent : « Allons brûler son corps… » et vont enterrer le cadavre.
  • L'accroche de l'édition VHS française était « Pourrons-nous les arrêter ? Ce film est conçu pour vous arracher hurlement après hurlement, du plus profond de l'âme et des entrailles… ».
  • Premier long métrage de Sam Raimi (réalisé à 20 ans), le film devait s'appeler initialement Book of the Dead (« Le Livre des morts »). C'est le producteur Irvin Shapiro qui a modifié le titre qu'il jugeait trop intellectuel pour parvenir à attirer le public adolescent.
  • Pour ce film, Sam Raimi a utilisé un système de cadrage inventé par Michel Brault, la « shaky camera », qui permet à la caméra d'être tout le temps en mouvement.
  • Un court métrage de 30 minutes basé sur le scénario d'Evil Dead et intitulé Within the Woods a été tourné par Raimi et ses copains afin de réunir des fonds pour le financement du film.
  • par 5AVRIL  25

    SAMEDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • Meurtre est la troisième expérience d'Alfred Hitchcock avec le parlant. Le réalisateur qui se cherche et ne s'est pas encore imposé comme un maître du suspense poursuit dans la veine du film policier à laquelle semble mieux répondre le public.
  • Le film est construit sur la base d'un whodunit (déploiement d'une enquête conduisant finalement à la révélation d'un coupable), genre auquel le réalisateur ne croit pas car en contradiction avec la mécanique du suspense, et qu'il expédie donc en pointant prématurément son coupable.
  • Hitchcock poursuit son travail sur le cinéma pur. La sophistication du jeu sur les ombres (celles du cadre des fenêtres dans la cellule ou celle montante de la potence), les mouvements complexes d'appareil, les axes de caméra et les inserts symboliques (la girouette) propre au cinéma allemand et d'Europe du nord nous rappelle que le réalisateur a fait ses gammes à l'UFA.
  • Du cinéma pur, il continue d'emprunter le jeu des illustrations visuelles des sentiments intériorisés (le jeune Cockney qui découvrant le luxe s'enfonce exagérément dans le tapis moelleux, le vertige du trapéziste dont la caméra suit le balancement). Mais il continue aussi d'inventer le cinéma parlant en travaillant énormément sur le son. L'exemple le plus mémorable est la scène du dialogue intérieur devant le miroir pour laquelle Hitchcock, pour lequel on n'a pas encore inventé les techniques du mixage et de la post-synchronisation, fait jouer son acteur sur un enregistrement de sa propre voix tandis que la musique est produite par un orchestre placé derrière le décor (il s'agit de l'ouverture de Tristan und Isolde de Richard Wagner). Il emploie aussi de manière répétée le son hors champ.
  • Quelques tentatives d'improvisation (le mythe du 'film sur le papier' n'est pas encore à défendre) sont conduites mais jugées non concluantes.
    Avec Herbert Marshall (dont le charisme peut être rapproché de celui d'un George Sanders), Hitchcock trouve enfin un acteur dont le raffinement, la profondeur de jeu et le sens de l'ironie sont à même d'incarner son cinéma. Il ré-emploiera Marshall dans Correspondant 17 et plusieurs épisodes de la série Alfred Hitchcock présente.
  • Meurtre est historiquement considéré une des premières représentations sensibles de l'homosexualité dans le cinéma anglais. L'alibi du camouflage d'un métissage honteux recouvrant simplement selon certains celui de l'homosexualité honteuse d'un des personnages principaux, trapéziste travesti. Le film est une des premières illustrations notables des rapports complexes et contenus qu'Hitchcock entretient avec la sexualité.
  • Autres thèmes proprement hitchcockiens, ceux des rapports de classes et celui de la justice que le réalisateur traite ici avec l'humour dont il sait particulièrement user durant sa période anglaise.
    Caméo : à la 60e minute, passe devant la maison du meurtre.
    Hitchcock réalise simultanément une version en langue allemande du film (Mary) (entreprise parfois conduite au début du parlant pour assurer l'exploitation des films à l'étranger), dans les mêmes décors mais avec une distribution différente et en modifiant certains de ses choix artistiques.
  • par 5AVRIL  14

    MERCREDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
  • L'Intruse est le titre français . Son titre original est City Girl mais il est aussi connu sous le titre français "La Bru" et le réalisateur souhaitait intituler le film "Our Daily Bread" (« Notre pain quotidien »).
  • Réalisé en 1929, mais sorti en 1930, L'Intruse est l'avant-dernier film de Murnau. La sortie retardée du film est due à un certain nombre de facteurs, qui ont également poussé le metteur en scène à quitter les studios de la Fox, avec lesquels il était en contrat depuis 1927, et à fuir Hollywood. En 1929, Murnau n'est plus en odeur de sainteté après l'accueil plutôt réservé du public envers son film L'Aurore de 1927.
  • William Fox va progressivement accentuer son implication dans les films de Murnau, étant très présent aux côtés de ce dernier lors du tournage des Quatre Diables ; de plus, les prétentions de Murnau, qui avait l'intention de renouer avec ses drames paysans de 1922/1923 (Terre qui flambe ou le film perdu Die Austreibung) et souhaitait tourner un drame lyrique autour de l'importance du blé, qu'il aurait appelé Our Daily Bread, ne sont pas à l'ordre du jour. Désormais le cinéma parle, et les films se tournent plus facilement en studio ou en intérieurs. Sous surveillance, Murnau tourne malgré tout son film, rebaptisé City Girl, avec les deux acteurs principaux d'un autre film Fox de l'époque (La Femme au corbeau, 1928, sorti en 1929), dont le studio s'attend à ce que le public souhaite les revoir ensemble.
  • Lorsqu'il achève le tournage, Murnau se voit déposséder de sa version, Fox souhaitant y ajouter des séquences parlantes, une démarche à laquelle Murnau se refusait. Il sort en 1930, en deux versions : la version remaniée, parlante, fut désavouée par l'auteur, alors que la version muette était diffusée en parallèle pour toutes les salles pas encore équipées pour la projection de films sonores.
    À la suite du conflit autour de ce film, Murnau quitte Hollywood pour Tahiti, où il tournera Tabou.
  • par 5AVRIL  14

    VENDREDI

    MAI
    2020
    LA PAGE CINéMA
     
    Monument du cinéma français et du théâtre, l'acteur Michel Piccoli, célèbre pour ses rôles dans "Le mépris", "Les choses de la vie" ou plus récemment "Habemus papam", est décédé le 12 mai à l'âge de 94 ans, a annoncé ce lundi sa famille.
    "Michel Piccoli s'est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d'un accident cérébral", indique sa famille dans un communiqué transmis par Gilles Jacob, ami de l'acteur et ancien président du Festival de Cannes.
    Celui qui a tourné dans plus de 150 films avait notamment obtenu le prix d'interprétation masculine pour "Le Saut dans le vide" au Festival de Cannes en 1980.
    Malgré quatre nominations aux César (1982, 1985, 1991, 1992), il ne remporta jamais le prix du meilleur acteur. De même qu'aux Molière où il a été nominé deux fois (2006 et 2007) pour le Roi Lear en tant que meilleur comédien mais sans avoir été choisi.
    Une remarquable longévité
    Révélé par "Le Mépris" de Godard (1963) où il forme un couple de légende avec Brigitte Bardot, l'acteur a promené son physique de séducteur aux sourcils broussailleux dans plus de 150 films, du provocateur de "La Grande Bouffe" au pape en proie au doute d'"Habemus papam" (2011), son dernier grand rôle à l'écran.
    D'une remarquable longévité, sa carrière est indissociable des films de Luis Buñuel et de Claude Sautet.
    Sous la direction du premier, il a interprété des personnages troubles ("Le journal d'une femme de chambre", "Belle de jour", "Le charme discret de la bourgeoisie") avant de devenir une incarnation des Trente glorieuses, immuable clope au bec, chez le second, dans les années 70 ("Les choses de la vie", "Max et les ferrailleurs", "Vincent, François, Paul... et les autres").
    Éclectique dans ses choix, il a également tourné sous la direction de Renoir, Resnais, Demy, Melville, Varda et Hitchcock.
    Une voix qui tonne ou ensorcelle
    Grand, brun, dégarni avec les ans, voix qui tonne ou ensorcelle, ce personnage énigmatique, s'est "régalé à jouer l'extravagance ou les délires les plus troubles, à casser (son) image", disait-il,avant de se lancer lui-même dans la réalisation, à 70 ans.
    Son rôle dans "La Grande Bouffe" de Marco Ferreri, un des plus gros scandales du festival de Cannes, en 1973, en est la preuve. Il y incarne un participant à un séminaire gastronomique se transformant en orgie scatologique et nihiliste.
    Un côté "anti-star"
    Son refus des plans de carrière, son côté "anti-star" l'ont amené également à tourner des films d'auteur: Leos Carax, Jean-Claude Brisseau, Jacques Doillon. En 1990, il campait avec gourmandise un personnage de grand bourgeois fantasque dans "Milou en mai" de Louis Malle.
    Peu à peu disparu des écrans, ce grand pudique, né en 1925 dans une famille de musiciens, lèvera un coin du voile à plus de 90 ans dans un livre d'entretiens avec son ami Gilles Jacob ("J'ai vécu dans mes rêves"). Il y confiait son angoisse de ne plus pouvoir travailler: "On voudrait que ça ne s'arrête jamais et cela va s'arrêter (...) c'est très difficile".
    Source: ladepeche.fr

    par 5AVRIL  18

                  
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