MERCREDI

MARS
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
La déchéance
Après le décès de son époux, Natalia Pavlovna Paley s'isole du monde, ne reçoit plus personne, vit entourée de rares compagnons, un domestique prenant soin de sa personne, un chorégraphe et un jeune danseur vivant en couple, et son chien, dans son appartement de Manhattan. Ses seuls loisirs sont la télévision, devant laquelle elle reste assise des heures entières, et les mots croisés. Malgré les conseils avisés de ses médecins, Natalia Pavlovna continuera à ingurgiter des Bloody Mary et autres alcools. Ses excès réguliers génèreront des crises de diabète et une perte de la vue. Elle n'entrevoit plus que des images floues, l'isolant encore plus. L'angoisse l'étreint un peu plus chaque jour. Les précieux bibelots acquis par son défunt époux se brisent sur le sol. Se mouvant dans un monde de ténèbres, elle ne peut éviter les murs et se cogne contre les meubles. Ainsi, lentement elle se détache du monde, les lettres adressées à sa sœur deviennent rares.
Dans les années 1970, son neveu le prince Mikhaïl Fiodorovitch de Russie se rendit à l'appartement new-yorkais où il trouva porte close, sa tante refusa de le recevoir. Sa beauté d'antan n'est plus qu'un lointain souvenir, ses traits se sont alourdis, ses beaux yeux bleus se sont éteints, les traces du passé ont laissé de profondes cicatrices, la princesse voulut éviter ce triste spectacle à son jeune neveu.
En décembre 1981, Natalia Pavlvona Paley est victime d'une chute dans sa salle de bains; les médecins diagnostiquèrent une fracture du col du fémur. Transportée à l'hôpital Roosevelt et malgré l'avis défavorable de ses deux derniers amis craignant une issue fatale, les chirurgiens décidèrent de l'opérer la nuit même.
La princesse Natalia Pavlvovna Paley décéda à l'aube du 27 décembre 1981 à l'hôpital Roosevelt de New-York. Elle fut inhumée dans le cimetière presbytérien de Ewing dans le New Jersey.

par EDNA  1308

MARDI

MARS
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Aux États-Unis, sa carrière cinématographique restera modeste. Par son élégance, sa grâce et son humour elle s'attirera la sympathie de l'actrice Katherine Hepburn, cette amitié qui débuta lors du tournage du film Sylvia Scarlett durera jusqu'au décès de la princesse.
Avec Greta Garbo ce fut tout autre chose. L'actrice suédoise surnommée la Divine, qui naquit dans une famille très modeste, éprouva sans doute de la jalousie pour cette belle et mystérieuse princesse russe sans talent, à l'éducation très raffinée comme toutes les princesses impériales. Greta Garbo se défia de Natalia Pavlovna Paley ; elle suspecta la princesse de l'imiter dans ses gestes et sa façon de se mouvoir incognito. La jalousie lui fit dire des paroles très dures à l'encontre de sa rivale. Elle déclara que Natalia est vide, qu'aucune idée ne germe dans sa tête, qu'aucun désir n'existe en elle. Le peintre d'origine russe Pavel Tchelitchev exposant ses œuvres ne cache son intérêt pour Natalia Pavlovna, Greta Garbo exaspérée quitte l'exposition, en questionnant les personnes présentes : « Mais pourquoi cette fille fascine t-elle donc tant des gens ? »
Dans leur vie sentimentale il en fut de même, une solide amitié lie la princesse à Valentina, une styliste d'origine russe, l'époux de cette dernière était le chevalier servant de l'actrice suédoise. Cette antipathie entre les deux actrices prendra fin le jour où chacune d'elle quittera la vie publique.
En 1936, après un bref séjour en France pour le tournage du film Les Hommes nouveaux de Marcel L'Herbier, film qui rencontrera un franc succès auprès du public, sa carrière cinématographique européenne prendra fin. La princesse Natalia Pavlovna Paley retournera aux États-Unis, elle se fixe à New York où elle peut vivre incognito. Dans cette ville, elle fit la connaissance du producteur de théâtre John Chapman Wilson, ancien amant de Cole Porter, un homme bon, gai, doté d'une grande intelligence. À trente-cinq ans, il est l'une de personnalités les plus puissantes de Broadway, en outre, il est l'ami de l'auteur de Comment épouser un milliardaire, la scénariste Anita Loos. John Chapman Wilson possède des qualités qui plaisent à Natalia Pavlovna Paley : il est homosexuel et riche. En 1937, le divorce entre Lucien Lelong et la princesse est prononcé. La même année, elle épousa John Chapman Wilson, le couple s'établit dans un appartement de Central Park. préférant l'emploi de chargée des relations publiques pour le grand couturier Mainbocher, la princesse mettra un terme à sa carrière d'actrice.
Mais le vent tourne pour John Chapman Wilson, le succès n'est plus au rendez-vous, il se met à boire, sa dépendance à l'alcool s'accentuera au fils des années entraînant Natalia Pavlovna Paley dans son éthylisme. Dans l'incapacité de retrouver les succès d'antan, rongé par l'anxiété et l'alcool, John Chapman Wilson s'éteint en 1961.
Il sera inhumé dans le cimetière presbytérien de l'église Ewing dans le New Jersey.

par EDNA  542

LUNDI

MARS
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
La jeune princesse Nathalie de Hohenfelsen nait à Paris le 5 décembre 1905
Fille du grand-duc de Russie Paul Alexandrovitch de Russie et d'Olga Karnovitch, elle a pour frère le prince Vladimir Pavlovitch de Hohenfelsen (futur Paley) et pour sœur, la princesse Irène Pavlovna de Hohenfelsen (future Paley) et ses parents (1911)
Ell est élevée à la française, le russe étant parlé à la maison.
Issue d'un mariage morganatique refusé par le tsar Nicolas II, elle subit l'exil de ses parents qui s'établirent à Boulogne près de Paris.
Elle grandit dans un bel hôtel particulier que leur mère décora avec soin. Pendant l'été, elle passait ses vacances à Biarritz, ville balnéaire fréquentée par la bonne société européenne et aimée des grands-ducs de Russie.
Son enfance sera malgré tout heureuse, malgré ce déracinement.
Petite fille, la jeune comtesse de Hohenfelsen fut une enfant secrète, ne dévoilant aucune de ses pensées, ne laissant apparaître aucune de ses émotions. Adulte, elle gardera le souvenir de l'amour fraternel qu'elle portait à son frère aîné.
En 1913, à la veille de la déclaration de la Première Guerre mondiale, le tsar rappela le grand-duc Paul et sa famille à Saint-Pétersbourg et pardonna.
Le grand-duc fit construire un Palais à Tsarskoïe Selo, et y emménagea en 19143. En 1914, le jeune prince Vladimir Pavlovitch Paley, tel était son nouveau nom désormais, est appelé à servir sous le commandement de son père dans un régiment de cavalerie.
La Révolution d'Octobre
Après la Révolution de février 1917, Nathalie, sa sœur et ses parents sont assignés à résidence
Au cours de cette période, , les deux sont victimes de graves chocs émotionnels. Nathalie fut très certainement violée par des révolutionnaires. Au cours de sa vie, la princesse n'eut à ce sujet que des propos allusifs. Certains membres de la famille impériale témoignèrent de ce terrible traumatisme, vécu par une très jeune fille âgée de douze ans alors.
Plus tard, son comportement de femme adulte sera révélateur des souffrances endurées par elle au cours de cette année 1918. Elle fut perturbée tout au long de sa vie, ce qui explique son dégoût pour les rapports charnels
Grâce au soutien de la grande-duchesse Maria Pavlovna, la princesse et sa sœur quitteront la Russie pour la Finlande. Accompagnée d'un officier de l'Armée impériale Russe, les deux jeunes princesses traversent à pied le lac Ladoga pris par les glaces, et pour passer inaperçues dans cet univers enneigé, elles sont enveloppées dans un grand tissu blanc. Après trente-six heures d'une marche épuisante dans la neige et le froid glacial, les deux fillettes (elles n'ont pas 15 ans) atteindront la capitale finlandaise mortes de fatigue.
En mars 1918, son frère, le prince Vladimir Pavlovitch Paley est arrêté, exilé en Oural puis assassiné le 18 juillet 1918. En août 1918, son père, le grand-duc Paul est arrêté et emprisonné à la forteresse de Saint-Pétersbourg. Malgré les tentatives de son épouse pour obtenir sa libération, il sera exécuté le 29 janvier 1919.
L'exil
Après l'annonce du décès de son époux, la princesse Olga Paley rejoint ses filles en Finlande. La princesse Nathalie, sa sœur et sa mère quittent la Finlande et s'installent dans leur maison de Boulogne. Mais les factures de cet hôtel particulier était impossibles à régler .Nathalie et sa sœur résidèrent dès lors dans une autre maison, rue de la Faisanderie
Avec le produit de la vente de la propriété de Boulogne, leur mère fit aussi l'acquisition d'une jolie petite villa à Biarritz. Devenues femmes, les deux sœurs vivront une vie différente.
Au cours des étés passés à Biarritz, qui devient un lieu choisi de l'émigration russe (à cause des années d'autrefois et de la présence de l'église russe) la princesse Nathalie établit aussi des liens avec des représentants de célèbres maisons de couture de Paris, dont un certain Lucien Lelong qui l'engagea comme mannequin.
Après quelques hésitations, en août 1927, Nathalie épousa Lucien Lelong, mais son mariage ne fut pas consommé
Après son viol supposé, la princesse n'eut sans doute jamais de relation sexuelle consentie avec aucun homme. Après son mariage avec Lucien Lelong, la jeune princesse devint une personnalité à la mode, et son style fut imité par certaines femmes du monde de ces année-là9. Son visage apparaîtra souvent sur les couvertures du magazine Vogue.
À Paris, elle fut une des reines de la Café-Society, la Jet-Set de cette époque et du Tout-Paris artistique. Natacha côtoya Jean Cocteau qui l'initia à la prise d'opium, Marie-Laure de Noailles, Charles de Noailles, Hoyningen-Huene et Serge Lifar, Charles Boyera avec qui elle eut une liaison assez ambiguë.
Jean Cocteau se vanta dans tout Paris, d'une liaison amoureuse avec la princesse et fit courir le bruit qu'elle attendait un enfant de lui.
Excédée, au début des années 1930, Natalia Pavlovna Paley quitta Paris pour le midi de la France, puis se rendit en Italie où elle fit la connaissance de Madina Visconti née Arrivabene et de son beau-frère Guido Visconti qui tombèrent amoureux de la princesse.
Lors de son séjour à Milan dans la propriété des Visconti, Natalia Pavlovna rencontra le futur metteur en scène Luchino Visconti. Celui-ci tourna un film amateur plutôt ambigu : dans ce film, Madina Visconti et la princesse sont allongées dans un lit.
Lucchino Visconti conseilla à Natalia Pavlovna de faire du cinéma. Fuyant les avances de Madina Viscontia , la jeune princesse revint à Paris où elle fit des essais cinématographiques.
Remarquée par Marcel L'Herbier, elle obtint un rôle dans L'Éperviera 5 Dès 1933, la princesse obtient de grands succès auprès du public
Suivant les conseils de son amie Marlène Dietrich, la princesse Paley se rendit aux États-Unis et s'installa à Hollywood. Dans cette capitale du cinéma, elle fit la connaissance de personnalités artistiques émigrées aux États-Unis. Autour d'elle, elle rassemblera différentes figures du monde artistique : le metteur en scène George Cukor, Marlène Dietrich, le compositeur Cole Porter, l'acteur Everett Sloane, l'écrivain Klaus Mann et Greta Garbo.

par EDNA  729

LUNDI

FEVRIER
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hangaku Gozen ( Dame Hangaku), aussi appelée Itagaki est une samouraï (onna-bugeisha) du xiiie siècle, et l'une des rares Japonaises mentionnées dans la littérature historique et classique.
Hangaku vécut durant la fin de l'époque de Heian et le début de l'époque de Kamakura. Elle est la fille d'un guerrier nommé Jō Sukekuni, et ses sœurs se prénomment Sukenaga et Sukemoto (ou Nagamochi).
La famille Jō, établie dans la province d'Echigo (actuelle préfecture de Niigata) et composée de guerriers, est alliée au clan Taira. Elle est vaincue durant la guerre de Genpei et perd une grande partie de sa puissance. En 1201, avec son neveu Jō Sukemori, Hangaku monte une armée en réponse à la tentative de sa sœur Sukemoto (la rébellion de Kennin) de renverser le shogunat de Kamakura. Hangaku et Sukenaga doivent défendre un fort à Torisakayama attaqué par Sasaki Moritsuna. Hangaku, à la tête de 3 000 soldats, se voit contrainte d'affronter une armée de 10 000 hommes, loyale au clan Hōjō.
Elle est finalement blessée par une flèche et capturée, peu de temps avant que les défenses ne cèdent. Elle est emmenée à Kamakura où elle est présentée au shogun Minamoto no Yoriie. Elle y rencontre Asari Yoshitō, un guerrier de la province de Kai, qui reçoit la permission du shogun pour l'épouser. Ils vécurent à Kai où il est dit qu'ils eurent une fille.
Légende
Hangaku était réputée pour être particulièrement forte et belle (1,88 m selon la légende), et pour manier un naginata au combat. De nombreux romanciers et peintres l'ont représentée dans leurs œuvres, comme Kuniyoshi qui a produit une série de peintures sur des guerrières. Cette série représente également d'autres personnages féminins historiques ou littéraires comme Tomoe Gozen, Shizuka Gozen, ou Hōjō Masako.
par EDNA  962

VENDREDI

FEVRIER
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Diana Frances Spencer née le 1er juillet 1961 à Sandringham (comté de Norfolk) et morte le 31 août 1997 à Paris, est une aristocrate britannique qui fut épouse de Charles, prince de Galles, du 29 juillet 1981 au 28 août 1996, date de leur divorce.
De ses fiançailles avec le prince de Galles à sa mort prématurée dans un accident de voiture controversé à Paris en 1997, Diana fut l'une des femmes les plus célèbres du monde de la fin du XXe siècle, une des figures féminines éminentes de sa génération, une icône emblématique de la mode. Sa détresse émotionnelle pendant les années 1980 et les années 1990 inspira nombre de biographies, de photos, d'articles de journaux et de films de télévision. Elle fut également une figure emblématique mondiale de la charité, elle créa nombre d'associations pour défendre des causes telles que la lutte contre le SIDA ou encore l'éradication des mines antipersonnel.
Dès son mariage et jusqu'à son divorce, sa titulature était : Son Altesse royale la princesse de Galles et comtesse de Chester, duchesse de Cornouailles, duchesse de Rothesay, comtesse de Carrick, baronne de Renfrew, Dame des Îles, princesse d'Écosse, ; mais elle avait comme titre officiel Son Altesse royale la princesse de Galles. Après son divorce en 1996, la reine lui accorde le titre de courtoisie « princesse de Galles » sans prédicat. Elle est cependant plus connue en France sous l'appellation Lady Diana et plus encore sous le diminutif Lady Di ; la presse l'appelait également princesse Diana, bien que cela fût incorrect, puisque ce titre est réservé aux princesses de sang.

par EDNA  1135

SAMEDI

JANVIER
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, duchesse en Bavière puis, par son mariage, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, est née le 24 décembre 1837 à Munich, dans le royaume de Bavière, et est morte assassinée le 10 septembre 1898 à Genève, en Suisse. Elle fut en partie à l'origine du compromis austro-hongrois de 1867 mais, ne pouvant s'adapter à la vie de la cour, elle passa une grande partie de son existence à voyager.
Universellement connue sous son surnom « Sissi », grâce aux films d'Ernst Marischka qui révélèrent la comédienne Romy Schneider.
Fille du duc Maximilien et de la princesse Ludovika de Bavière, Élisabeth de Wittelsbach naquit le 24 décembre 1837 à Munich. Elle grandit l'hiver à Munich et l’été à Possenhofen, dans un petit château situé sur le lac de Starnberg. Elevée dans une absence de manières et de contraintes, elle était passionnée d’équitation, de poésie et de promenades en forêt. En 1853, alors que l’empereur d’Autriche François-Joseph, devait se fiancer avec sa sœur Hélène, il tomba amoureux d’Élisabeth et l’épousa en 1854. Les premières années du mariage auraient été heureuses, donnant au couple deux filles, Sophie et Gisèle, puis un fils, Rodolphe.
Mais Élisabeth, atteinte de tuberculose, dût se rendre à Madère pour y reprendre des forces. Miraculeusement guérie, elle ne cessera dès lors de voyager partout en Europe, notamment en Hongrie, en Grèce et en Irlande. En effet, détestée par sa tante et belle-mère l’archiduchesse Sophie qui lui avait pris ses enfants, étouffée par le protocole rigide de la cour de Vienne, Sissi fuyait désespérément le palais de la Hofbourg qu’elle nommait sa prison.
Passionnée par la Hongrie, sa langue et son peuple, elle favorisa le compromis austro-hongrois et fut couronnée en 1867 reine de Hongrie, aux côtés de son mari. En 1868, Élisabeth accoucha d’une fille, Marie-Valérie, qu’elle élèvera elle-même et qu’elle chérira, dit-on, plus que ses frères et sœurs. Les morts successives en quelques années de son cousin Louis II de Bavière, de son père Maximilien, de son fils unique Rodolphe, de son ami Gyula Andrassy, de sa sœur Hélène et de sa mère Ludovika plongèrent Sissi dans une douleur et une mélancolie indescriptibles.
Le samedi 10 septembre 1898, elle fut assassinée à Genève, sur le quai du Mont-Blanc, par un anarchiste italien, Luigi Luccheni (26 ans), qui voulait à tout prix tuer un prince européen. Il avait jeté son dévolu sur le comte de Paris mais celui-ci avait reporté son déplacement à Genève. L'anarchiste se met alors en faction près de l'hôtel Beau-Rivage où réside l'impératrice. À 13h35, celle-ci sort au bras de sa dame de compagnie, la comtesse Irma Sztaray, en vue de prendre le bateau pour sa résidence de Territet, sur la rive vaudoise du lac Léman. Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche. Le meurtrier s'enfuit mais est interpellé quelques mètres plus loin. L'impératrice tient quand même à prendre le bateau qu'elle atteint avec peine et y perd connaissance. Ramenée dans ses appartements, elle meurt dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel. Aujourd'hui, une statue commémorative se dresse face à l'hôtel.
Biographie: wiki+jesuismort.com

par EDNA  1432

LIENS

RANK
  Les posts plus lus dans la rubrique

 Romy Schneider 12059 , le 01/02/2011
 La reine de Saba 7078 , le 13/08/2012
 Lucrece Borgia 6115 , le 16/07/2011
 Béatrice Vialle 5340 , le 08/04/2012
 Eva Peron 4781 , le 17/06/2011
 Coco Chanel 3422 , le 07/06/2011
 Caroline Otero, « La Belle Otero » 2935 , le 01/03/2012
 Romy Schneider (suite) 2827 , le 12/01/2015
 Nellie Bly 2651 , le 03/03/2011
 Oum Kalsoum 2602 , le 09/09/2011
 Meg Steinheil 2468 , le 10/01/2013
 Nadejda Allilouïeva Staline 2391 , le 13/09/2014
 Audrey Hepburn 2114 , le 16/09/2011
 Lucrece Borgia, suite 1964 , le 10/12/2011
 Sainte Blandine 1962 , le 22/10/2011
LUNDI

JANVIER
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Enfance
Son arrière-grand-père paternel, Rudolf Retty, était acteur et metteur en scène et sa femme Kate Retty était une chanteuse. Ils eurent pour enfant Rosa (qui mourut centenaire en 1974), grand-mère de Romy Schneider
Celle ci épouse Karl Albach, un officier de l'armée impériale austro-hongroise. Ensemble ils ont un fils, Wolf
Magda Schneider(acrice célèbre à l'époque) et Wolf Albach se rencontrent lors d'un tournage en 1933 et se marient en 1937 à Berlin.
Romy Schneider naît alors en 1938 en Autriche au sein donc d'une famille à la longue tradition artistique
Le prénom de baptême de Romy Schneider, Rosemarie, est la contraction des prénoms de ses grands-mères, Rosa et Maria. En 1941, naîtra son frère Wolf-Dieter
En octobre 1938, alors que Rosemarie n'est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte Vienne à l'arrivée des nazis (dans le cadre de l'Anschluss) et s'installe en Bavière
Les époux Schneider-Albach, en raison de leurs engagements professionnels, ne sont que rarement présents. C'est la grand-mère de Romy, Maria Schneider, qui prend soin d'elle et de son frère lorsque leurs parents sont en tournage.
En 1943, son père Wolf rencontre l'actrice Trude Marlen et quitte sa mère Magda.
Romy, âgée de quatre ans et demi, est bouleversée
En 1944, Romy entre à l'école primaire de Berchtesgaden. Le divorce de ses parents est prononcé en 1945. À cette époque, l’Autriche est de nouveau indépendante, mais occupée par les armées alliées.
Formation et débuts au cinéma
À partir de 1949, Romy est placée en institution religieuse catholique située près de Salzbourg, qu'elle fréquente jusqu'en 1953. Cette année-là, elle obtient avec mention sa Mittlere Reife, l'équivalent du diplôme national du brevet français d’aujourd'hui
Voulant devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, Romy doit effectuer sa rentrée scolaire à l'École de dessin de mode à Cologne, mais elle rêve surtout d'une carrière d'actrice.
À cette époque, le producteur de cinéma Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour tenir le rôle de la fille du personnage principal du film "Lilas blancs", joué par sa mère Magda Schneider.
Celle-ci propose sa propre fille, qui passe brillamment les essais en juillet 1953 et se révèle très photogénique. Romy quitte alors le cursus scolaire, et, à quinze ans, apparaît pour la première fois à l'écran, sous le nom de « Romy Schneider-Albach ». Le film connaît un succès immédiat et est suivi d'autres rôles.
C'est en incarnant l'impératrice d'Autriche Élisabeth de Wittelsbach à partir de 1955 qu'elle fait une percée fulgurante.
Le « mythe » Sissi
Au début des années 1950, le réalisateur autrichien Ernst Marischka a pour projet de monter à l'écran l'histoire romancée de l’impératrice Élisabeth de Wittelsbach, née en 1837 et assassinée en 1898 à Genève, dite « Sissi », épouse de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche.
Marischka a toujours été sensible à l'immense pouvoir de séduction de cette femme qui fut l'un des personnages les plus captivants de la fin du xixe siècle, mais également celui dont les Autrichiens se souviennent avec le plus de nostalgie.
Marischka avait déjà essayé de la populariser en 1932 dans une opérette
Il choisit de mettre en scène les événements romantiques et les grands moments d'émotion de l'existence de ce personnage historique en occultant tous les drames pénibles et les phobies qu'elle a réellement vécus.
Ernst Marischka « ne lésine pas » sur les moyens pour que le spectateur croie réellement côtoyer Sissi à son époque. Il vise très haut et sait que Romy Schneider, remarquablement secondée par sa mère qui interprète le rôle de la duchesse Ludovika, mère de l'impératrice, est prête à contribuer à la réussite du projet.
À sa sortie en 1955, le film Sissi déclenche un tel engouement populaire en Autriche et en Allemagne que les recettes du film dépassent celles d’"Autant en emporte le vent".
La légende peut commencer...
A lire également:
Romy Schneider

par EDNA  2827

MARDI

DECEMBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Cléopâtre-Diane de Merode dite Cléo de Mérode1 est une danseuse et icône de beauté française née le 27 septembre 1875 à Paris 5e et morte le 17 octobre 1966 à Paris 8e .
Formée à l'école de danse de l'Opéra de Paris, cette jeune noble entreprend une carrière indépendante internationale à partir de 1898 et danse jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Elle se produit à l'exposition universelle de Paris en 1900 dans les « danses cambodgiennes » et reparaît ponctuellement sur scène en 1934.
Sa beauté délicate, hors des canons de beauté 1900, est restée légendaire, ainsi que les hommages qu'elle reçoit de quelques célèbres soupirants, plus particulièrement le roi Léopold II de Belgique, aventures qu'elle relate dans ses mémoires, Le Ballet de ma vie, publiées en 1955 par les éditions Horay, à Paris.
La Danseuse (1896), sculpture d'Alexandre Falguière pour lequel Cléo de Mérode a servi de modèle.
Elle pose pour le sculpteur Alexandre Falguière, pour les peintres Degas, Boldini, elle est représentée par Henri de Toulouse-Lautrec et a son effigie en cire au musée Grévin dès 1895
Elle est une des premières femmes dont l’image photographique, due notamment aux photographes Paul Nadar (1856-1939), fils et successeur de Félix Nadar, et surtout Léopold-Émile Reutlinger (1863-1937), est diffusée à l'échelle mondiale.
Élue « reine de Beauté » sur photographies par les lecteurs de L'Illustration en 1896 parmi 131 célébrités, dont Sarah Bernhardt, elle accroît sa notoriété la même année avec un parfum de scandale, du fait de l'exposition de la La Danseuse d’Alexandre Falguière au Salon des artistes français.
Ce nu en marbre blanc grandeur nature, aurait été taillé d'après un moulage en plâtre de son corps4. Pourtant Cléo de Mérode s'est toujours défendue d'avoir posé nue. Elle accuse Falguière d’avoir fabriqué une œuvre à scandale en moulant le corps de la statue sur un autre modèle féminin, alors qu’elle n’aurait posé que pour la tête.
Après la guerre, en 1950, Cléo de Mérode gagne un procès contre Simone de Beauvoir qui a fait l'erreur de l'assimiler à une « cocotte » dans le Deuxième Sexe.
Morte à son domicile parisien du 15, rue de Téhéran dans le quartier de l’Europe, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise

par EDNA  1154

MERCREDI

NOVEMBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Florence Foster Jenkins est une soprano américaine née le 19 juillet 1868 à Wilkes-Barre et morte le 26 novembre 1944 à New York. Elle est célèbre pour son manque de justesse, son faible sens du rythme et son incapacité totale à chanter correctement.
Née Narcissa Florence Foster en 1868 à Wilkes-Barre (Pennsylvanie), Jenkins suit, enfant, des cours de musique, et exprime le désir de partir étudier la musique à l'étranger. Comme son riche père refuse de payer ses études, elle s'enfuit à Philadelphie avec Frank Thornton Jenkins, un médecin qui devient son mari. Ils divorcent en 1902.
Elle vit dès lors en tant qu'enseignante et pianiste. À la mort de son père en 1909, Jenkins hérite d'une fortune qui lui permet d'entamer la carrière de cantatrice que ses parents et son mari avaient découragée. Elle s'implique dans la vie musicale de Philadelphie, en fondant et finançant le Club Verdi, prend des cours de chant et commence à donner des récitals en 1912.
La mort de sa mère en 1928, alors que Florence a 60 ans, lui fait gagner une liberté accrue et les ressources supplémentaires pour poursuivre sa carrière.
En écoutant ses enregistrements, il apparaît clairement que Jenkins avait un très faible sens de la gamme et du rythme et était à peine capable de tenir une note. On peut entendre son accompagnateur tenter de compenser ses variations de tempo et ses erreurs rythmiques. Néanmoins, elle devient très rapidement populaire grâce à son talent « peu académique ». Son public l'adore, plus pour l'amusement qu'elle procure que pour sa compétence musicale. Les critiques la décrivent souvent en des termes équivoques, qui ont certainement aidé à attiser la curiosité du public.
En dépit de son manque évident de sens musical, Florence Jenkins est entièrement persuadée de son talent extraordinaire. Elle n'hésite pas à se comparer aux sopranos connues, telles Frieda Hempel et Luisa Tetrazzini. Elle considère les éclats de rire qui ne manquaient pas de se produire durant ses concerts, comme provenant de rivales rongées de « jalousie professionnelle ».
Les airs auxquels la « cantatrice » s'attaque lors de ses récitals sont un mélange de grands airs du répertoire d'opéra, de Wolfgang Amadeus Mozart, Giuseppe Verdi et Richard Strauss (tous largement au-delà de ses capacités)
Malgré les demandes de son public pour qu'elle se produise plus souvent, Jenkins restreint ses rares apparitions à quelques endroits favoris
À 76 ans, Florence Foster Jenkins cède finalement à la demande de son public et se produit au Carnegie Hall le 25 octobre 1944. Le récital est tant attendu que les billets pour l'événement sont vendus des semaines à l'avance.
Florence Foster Jenkins meurt un mois plus tard, d'une crise cardiaque.
En 2007, Bruno Costemalle a émis l'hypothèse que Florence Foster Jenkins aurait pu inspirer à Hergé le personnage de Bianca Castafiore, mais celui-ci n'a semé aucun indice, dans les albums, qui indiquerait que la Castafiore aurait pu chanter faux ou avoir cette réputation.
par EDNA  923

MARDI

NOVEMBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
C'est un témoignage exceptionnel qu'a recueilli la chaîne berlinoise RBB et dont se fait l'écho The Independent. Margot Wölk, aujourd'hui âgée de 96 ans, a raconté son extraordinaire et terrible destin durant la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle elle est devenue, contre son gré, goûteuse d'Adolf Hitler.
Tout a débuté en 1941, lorsque l'appartement berlinois qu'elle occupait avec son mari, enrôlé dans l'armée allemande, a été bombardé. La jeune femme, seule, décide alors de se réfugier chez sa mère, en Prusse orientale, aujourd’hui le nord-est de la Pologne. Sans le savoir, elle se trouve tout près de la "tanière du loup", le quartier général d'Hitler sur le front de l'est où il passera une grande partie de la guerre.
Uniquement des plats végétariens
Il s'agit d'un bunker ultra-protégé dans une zone marécageuse et forestière. Margot Wölk, a 25 ans, au moment où elle est désignée, avec 15 autres jeunes femmes, pour goûter les plats d'Adolph Hitler obnubilé par sa sécurité. Une préoccupation néanmoins compréhensible au regard du grand nombre de tentatives d'assassinats dont il est la cible, comme celle du 20 juillet 1944 qui se déroulera au sein même de son antre prusse-orientale.
"Il y avait des rumeurs constantes sur le fait que les Britanniques cherchaient à empoisonner Hitler. Il ne mangeait jamais de viande. On nous donnait du riz, des nouilles, des poivrons, des pois et du chou-fleur", se souvient Margot Wölk. Hitler mangeait en effet exclusivement des plats végétariens. Effrayées à l'idée de mourir empoisonné, les jeunes testeuses fondaient en larmes quand elles se savaient hors de danger, une heure environ après avoir goûté les plats destinés au Führer. Jamais pourtant, elles ne verront celui pour qui elles sont forcées de jouer leurs vies.
L'enfer à Berlin
De ces camarades d'infortune, Margot Wölk est la seule survivante. Toutes les autres ont été tuées par l'armée rouge en 1945. Fin 1944, un officier nazi l'aide à s'enfuir par un train qui se rend à Berlin. Avec elle voyage le responsable de la propagande nazi, Joseph Goebbels, précise la survivante. Néanmoins, la jeune berlinoise n'en a pas fini avec la souffrance et la terreur. Violée une première fois à la "tanière du loup"par un officier nazi, Margot Wölk sera avec d'autres Berlinoises séquestrées et violées 14 jours durant par des soldats russes au moment de la capitulation de Berlin. Une terrifiante épreuve qui la laissera détruite et incapable d'avoir des enfants.
La guerre terminée, celle qui aurait pu partir en Angleterre retrouver un officier britannique qui l'avait aidée à se reconstruire, décide d'attendre l'hypothétique retour de son mari, Karl. Ce dernier réapparaîtra effectivement , méconnaissable, un jour de 1946 au seuil de son appartement après avoir été libéré d'un camp soviétique. Malgré leurs tentatives, le couple n'arrivera jamais à se reformer réellement et se séparera quelques années plus tard.
Source: metronews.fr


par EDNA  1057

MERCREDI

OCTOBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dans la mythologie grecque, Rhéa, ou Rhéia (en grec ancien Ῥέα / Rhéa ou Ῥεία / Rheía) est une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), sœur et femme du Titan Cronos, et mère des dieux Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. D'après Diodore de Sicile, elle était appelée Pandore par certains
Pendant longtemps, Cronos et Rhéa règnent sur l'univers. Cronos, averti par Ouranos et Gaïa qu'un de ses enfants doit le détrôner, cherche à échapper à son destin en dévorant ses enfants. Lors de la naissance de Zeus, Rhéa dupe son mari en lui donnant à avaler une pierre enveloppée d'un lange. Entre-temps, elle a caché l'enfant en Crète. Plus tard, quand Zeus atteint l'âge adulte, il force son père à dégurgiter la pierre et ses cinq frères et sœurs.
Dans la mythologie romaine, Rhéa est assimilée à Cybèle, surnommée l'aïeule des dieux, la « Grande Déesse phrygienne », la « Grande Mère » (Magna Mater) ou la « Mère des dieux ». Celle-ci fait l'objet d'un culte orgiastique, avec mutilation rituelles, qui s'est répandu d'Asie Mineure jusqu'à Rome, où elle est officiellement accueillie sous sa forme de « Pierre Noire ».
Sur les représentations, elle est souvent escortée de lions. Peu présente dans les récits, elle intervient dans l'histoire de Dionysos qu'elle guérit de sa folie en l'initiant à ses mystères. Mais elle est surtout connue pour l'amour éconduit du bel Attis (son parèdre) qui devint fou et s'émascula.
Oeuvre: Caroline Matthaei
par EDNA  721

DIMANCHE

OCTOBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Bertha Sophie Felicitas comtesse Kinský von Chinic und Tettau, baronne von Suttner, née le 9 juin 1843 à Prague, morte le 21 juin 1914 à Vienne, fut une pacifiste autrichienne radicale, lauréate en 1905 du prix Nobel de la paix.
Issue de la haute aristocratie austro-hongroise, elle reçut une éducation assez cosmopolite due à son milieu et apprit dès son plus jeune âge à parler plusieurs langues. Elle a été vice-présidente du Bureau international de la paix de sa création en 1892 à sa mort en 19141.
Elle fut un temps la secrétaire d'Alfred Nobel en 1876 quand celui-ci résida à Paris. Bien que cette période fut très courte, elle est restée une grande amie de Nobel, avec qui elle a continué à correspondre jusqu'au décès du scientifique en 1896. Leur correspondance montre son insistance à promouvoir la cause de la paix, tant et si bien qu'elle est considérée comme ayant pu influencer la décision de Nobel de demander la création d'un prix de la paix.
Elle fut l'auteur en 1889 de Die Waffen Nieder ! (Bas les armes !), que l'on peut considérer comme l'équivalent de La Case de l'oncle Tom pour la cause pacifiste. Elle mourut à Vienne à peine une semaine avant l'attentat de Sarajevo qui, donnant la mort à l'archiduc-héritier d'Autriche-Hongrie, allait plonger l'Europe dans la Première Guerre mondiale.
par EDNA  1035

              
118     Page précédente
Page Suivante
98