DIMANCHE

JANVIER
2019
PAS BêTES!
 
Des bandes unies pendant tout l'hiver
Le mode d'organisation sociale des mésanges varie selon les périodes de l'année. Durant la mauvaise saison, les oiseaux se réunissent en bandes, rondes de quelques membres à plusieurs dizaines d'oiseaux (du même genre ou d'autres : grimpereaux, pics épeichettes et sittelles torchepots)3. À la fin de l'hiver, les bandes se désagrègent. Poussées par l'instinct de reproduction, les mésanges retrouvent leur caractère individualiste. Les mâles se mettent en quête d'un territoire, qu'ils défendront âprement contre leurs congénères. Les femelles, quant à elles, partent à la recherche d'un partenaire pour s'accoupler4.
Des comportements individualistes pendant la saison de reproduction
La saison de reproduction débute par le choix des mâles selon des critères relatifs au chant nuptial ou aux comportements de parade nuptiale. Le choix du site de nidification étant arrêté, la femelle aménage le nid, tantôt seule, tantôt aidée du mâle, selon les espèces, en le tapissant de menues racines, de tiges et de brindilles, puis d'un épais matelas de mousse et, enfin, d'une couche poils, de crins ou de laine, éventuellement de plumes5.
Études particulières
Les mésanges sont généralement monogames mais la polygynie existe au moins dans les habitats optimaux. Une étude en 1986 montre que ce mode de reproduction est à l'avantage des mâles, les copulations extraconjugales augmentant leur succès reproducteur sans qu'ils ne doivent intervenir dans l'élevage des jeunes6.
En 2001, des chercheurs ont étudié ce qui motivait le choix des mésanges de rester ou non dans un petit bois (préalablement débarrassé des mésanges qui y étaient pour éviter les effets de défense de territoire). Les auteurs de cette étude ont conclu que le type de structure paysagère entourant le bois, ou la taille du bois importaient assez peu, alors que la présence d'une canopée portée par de grands arbres était un facteur décisif7.
Source: wikipedia.org

par MANTEAU  74

MERCREDI

JANVIER
2019
PAS BêTES!
 
"La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir", souligne le DG du WWF France Pascal Canfin. "On pêche moins qu'il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000," dit-il: "Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis". Les "services rendus par la nature" (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial.
Chaque année, le "jour du dépassement" avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c'était le 1er août. Et pourtant "l'avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l'attention des dirigeants", s'alarme le WWF pour qui il faut "relever le niveau d'alerte", provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. "Que tout le monde comprenne que le statu quo n'est pas une option".
Un combat d'autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l'a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l'Atlantique ou du saumon de la Loire... "Nous sommes la première génération à avoir une vision claire de la valeur de la nature et de notre impact sur elle. Nous pourrions aussi être la dernière à pouvoir inverser la tendance", prévient le WWF, qui appelle à agir d'ici 2020, "un moment décisif dans l'histoire", "une fenêtre sans précédent qui se refermera vite".
Cette année-là les Etats seront appelés à renforcer leurs engagements pour réduire les gaz à effet de serre, et aussi à s'accorder pour protéger la nature lors d'une conférence spéciale à Pékin - avec pour objectif "zéro perte nette de biodiversité en 2030", souhaite le WWF. "Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2, renverser la perte de nature - via la finance verte, les énergies propres, une autre production agroalimentaire - restaurer suffisamment de sols et d'océan", liste Marco Lambertini. "Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C'est notre chance".
Source: 7sur7.be

par MANTEAU  43

MARDI

JANVIER
2019
PAS BêTES!
 
Mammifères, oiseaux, poissons... sous la pression de l'homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, annonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan plus alarmant à chaque édition.
"Préserver la nature ce n'est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons", souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. "C'est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité".
Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport "Planète vivante", publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4.000 espèces). Le 10e rapport faisait état de -52% entre 1970 et 2010. Rien ne semble freiner l'effondrement des effectifs, à -60% désormais. La zone Caraïbe/Amérique du sud affiche un bilan "effrayant": -89% en 44 ans. Amérique du nord + Groënland s'en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31%.
Explication première, la perte des habitats, avec l'agriculture intensive, l'extraction minière, l'urbanisation... qui poussent à la déforestation, à l'épuisement ou à l'artificialisation des sols. Au Brésil, qui vient d'élire un président dont le programme n'évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l'élevage bovin.
Mondialement, seuls 25% des sols sont exempts de l'empreinte de l'homme; en 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l'IPBES (le "Giec de la biodiversité"). S'ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique...
Source: 7sur7.be

A suivre...
par MANTEAU  40

VENDREDI

DECEMBRE
2018
PAS BêTES!
 
Depuis 2010, Richard Oslisly, Olivier Testa et le chercheur américain Matthew Shirley ont multiplié les expéditions scientifiques pour en savoir plus sur ces crocodiles hors du commun. En cartographiant les grottes, ils ont à ce jour recensé quatre crocodiles oranges sur une quarantaine de cette espèce "cavernicole".
Des dizaines de crocodiles avec une coloration "normale" vivent dans des grottes voisines connectées à la surface, explique M. Testa, alors que les crocodiles oranges croupissent dans des grottes accessibles uniquement par des puits verticaux.
Vieux de 3.000 ans
"On pense que ces dizaines de crocodiles se seraient installés dans les grottes d'Abanda il y a environ 3.000 ans, ce qui correspond relativement bien avec une période où le niveau de la mer avait baissé et où cette zone côtière est redevenue terrestre", explique M. Shirley.
Les crocodiles oranges, bloqués dans la grotte, se seraient "retrouvés piégés après être entrés par des couloirs quand ils étaient petits, puis ils ont grossi", selon Richard Oslisly. Plusieurs couloirs plus ou moins étroits et interconnectés forment un réseau de grottes à Abanda où ils se bouchent parfois avec la montée de la nappe phréatique.
Selon Matthew Shirley, les crocodiles se sont installés dans leur grotte parce qu'ils y trouvent leur compte et ils n'y sont peut-être pas tous bloqués depuis 3.000 ans. Dans le noir absolu, ces animaux survivent avec un régime alimentaire particulier. Dans les grottes, pas de poissons ni de crustacés. Ils se nourrissent de chauves-souris, de criquets, de grillons. "C'est un environnement particulièrement exigeant", indique M. Shirley.
Selon les chercheurs, cette population cavernicole - animaux oranges et de couleur normale - appartient au groupe des crocodiles nains Osteolaemus tetraspis et est "en mutation". L'ADN de cette population cavernicole n'est pas assez différent de son cousin nain de la surface pour en faire une nouvelle espèce, explique Matthew Shirley, mais ces animaux ont développé leur propre "signature génétique".
Les crocodiles des grottes sont en effet dotés d'un groupe de gènes unique transmis de génération en génération, ont constaté les chercheurs, après comparaison de leur ADN avec celui de leurs cousins nains vivant exclusivement en surface au Gabon. B
ien que le crocodile soit déjà une espèce protégée au Gabon, Richard Oslisly plaide pour que le site des grottes d'Abanda devienne un "sanctuaire", "intégralement protégé". "Il reste encore beaucoup à découvrir dans les grottes d'Abanda", estime le géoarchéologue qui espère y développer le "tourisme scientifique".
Source:7sur7.be

par MANTEAU  43

JEUDI

DECEMBRE
2018
PAS BêTES!
 
Au Gabon, connu pour sa diversité géologique et sa faune, des scientifiques ont eu l'incroyable surprise de découvrir des crocodiles de couleur orange, uniques au monde, vivant au milieu d'excréments de chauves-souris dans des grottes obscures.
"Quand je me suis approché avec la lampe torche dans la grotte, j'ai vu des yeux rouges... de crocodiles! C'était en 2008. Deux ans plus tard, nous avons sorti un premier spécimen de la grotte et nous avons remarqué qu'il était orange", se souvient le géoarchéologue (spécialiste des sédiments archéologiques) Richard Oslisly.
Une double découverte exceptionnelle faite alors qu'avec une équipe de chercheurs, il essayait de trouver des restes de traces humaines, dans les grottes d'Abanda (sud). Ce "crocodile orange cavernicole", qui peut atteindre 1m70, est unique au monde et n'a été observé que dans ces grottes du Gabon, selon M. Oslisly.
"Au début, nous avions pensé que la couleur pouvait venir de leur alimentation, car nous avons remarqué que ces reptiles mangent des chauves-souris oranges", explique le chercheur français. Mais après des études plus poussées, les chercheurs ont avancé d'autres hypothèses: une "dépigmentation" due au manque de lumière dans ces grottes ou encore la nocivité du "guano", une substance faite d'excréments de chauves-souris dans laquelle ces animaux marinent tout au long de leur vie souterraine.
"L'urine des chauves-souris a commencé à attaquer leur peau et transformé leur couleur", explique Olivier Testa, spéléologue et membre de l'équipe scientifique.
A suivre...
Source: 7sur7.be

par MANTEAU  38

LUNDI

DECEMBRE
2018
PAS BêTES!
 

par MANTEAU  63

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MARDI

OCTOBRE
2018
PAS BêTES!
 
Pour la première fois depuis sa naissance, Yuan Meng, « accomplissement d’un rêve » en chinois, a pu montrer, samedi 13 janvier, aux visiteurs du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) la couleur de son pelage, encore gris et blanc rosé. Dans la matinée, le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert son enclos, en dégustant en présence de sa maman quelques branches de bambou.
Dès 8 heures du matin, avant l’ouverture du zoo, une file d’attente importante s’était constituée devant les grilles. « Nous sommes partis à 4 heures du matin, nous avions mis le réveil à 3 heures. Mon fils voulait absolument voir le bébé panda », a ainsi expliqué Delphine, venue de l’Oise, en région parisienne, avec son fils Kylian. « Nous avons le sentiment d’assister à un moment historique. C’est très émouvant », a-t-elle ajouté. A l’ouverture des portes, les visiteurs ont été accueillis par la famille Delord, propriétaire du zoo, avec des viennoiseries, du café et du chocolat chaud.
Ils ont pu admirer Yuan Meng qui déambulait dans la loge intérieure aménagée. La boule de poils de plus de 10 kg descendait une à une les roches sous les yeux d’une soigneuse prête à intervenir en cas de chute. Il a ensuite déboulé sur sa maman pour lui faire un câlin.
Source: lemonde.fr


par MANTEAU  59

MERCREDI

AOUT
2018
PAS BêTES!
 
La couleur classique rouge des élytres de ces insectes explique l'étymologie de leur nom qui vient du latin coccinus : « écarlate »
Elle leur sert de moyen naturel de défense.
Dans le langage courant, on appelle aussi la coccinelle « bête à bon Dieu », car elle est la meilleure amie des jardiniers (les anciens prédisaient du beau temps lorsque la coccinelle s’envolait) et surtout, parce que, selon une légende remontant au Moyen Âge, elle porterait bonheur.
Ce surnom remonte au xe siècle.
Condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence, a dû son salut à la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau tenta de l’enlever, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit.
Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser.
par MANTEAU  73

LUNDI

AOUT
2018
PAS BêTES!
 

par MANTEAU  70

SAMEDI

JUIN
2018
PAS BêTES!
 

par MANTEAU  119

LUNDI

MAI
2018
PAS BêTES!
 
Les écureuils utilisent une méthode de triage particulière qui leur permet d'organiser leurs cachettes de nourriture afin de mieux en mémoriser le contenu.
La Pre Lucia Jacobs et l’étudiant au postdoctorat Mikel Delgado, de l’Université de Californie à Berkeley aux États-Unis, expliquent que deux espèces d’écureuils nord-américains classent leurs réserves en fonction de la variété, de la qualité et peut-être même de leurs préférences alimentaires.
Cette étude est la première qui montre que ces rongeurs ont recours à une méthode rappelant le « chunking » pour classer leurs nourritures. Le chunking est une stratégie cognitive par laquelle les humains et d’autres espèces animales organisent les objets, les chiffres ou toutes autres informations afin de mieux les mémoriser.
Des réserves importantes
Les écureuils entreposent de 3000 à 10 000 noix durant une année. Les chercheurs ont découvert que chacune des cachettes est en quelque sorte un sous-dossier contenant un type de noix distinct.
Il s'agit de la première démonstration de chunking chez une espèce qui disperse sa nourriture dans des cachettes.
Mikel Delgado
Les chercheurs présument que cette technique de mise en cache sophistiquée maximise la capacité des écureuils à se rappeler où ils ont entreposé leur nourriture en fonction de leur importance, et ce, en les préservant des potentiels voleurs.
Les écureuils utilisent le chunking de la même façon que vous placez votre épicerie. Vous mettez les fruits sur une étagère et les légumes sur une autre. Ensuite, lorsque vous cherchez un oignon, il suffit de regarder dans un seul endroit, et non pas dans toutes les étagères de la cuisine.
Lucia Jacobs
Durant les deux ans qu’ont duré ces travaux, les chercheurs ont suivi 45 écureuils mâles et femelles de deux espèces, l’écureuil gris (Sciurus carolinensis) et l’écureuil-renard (Sciurus niger) vivant dans divers endroits boisés du campus de l’université californienne.
Ces deux espèces sont également présentes au Canada.
Des navigateurs GPS portables ont été placés sur les rongeurs. L’équipe de recherche a pu les suivre dans leurs déplacements et ainsi découvrir leurs nids, leurs habitudes de vie et, surtout, la distribution de leurs cachettes.
Les résultats détaillés de cette étude sont publiés dans la revue Royal Society Open Science.
Le saviez-vous?
Il existe 264 espèces d’écureuils recensées sur la planète. Elles peuplent pratiquement l’ensemble du territoire, et ne sont absentes que de certaines îles et certains archipels, de la pointe sud de l'Amérique, et de quelques régions d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Un texte d'Alain Labelle
Source: radio-canado.ca

par MANTEAU  75

JEUDI

MAI
2018
PAS BêTES!
 
Les araignées et les serpents évoquent le dégoût et la peur chez de nombreuses personnes, même dans les pays développés où le risque d'entrer en contact avec des espèces dangereuses est peu élevé. Cette crainte est-elle innée ou apprise? Des chercheurs allemands affirment détenir la réponse à cette question qui divisait la communauté scientifique depuis plusieurs décennies.
La neuroscientifique Stefanie Hoehl et ses collègues de l’Institut Max Planck (MPI CBS) viennent de conclure que ces peurs seraient innées. Comment? En observant les réactions de stress chez des bébés de six mois auxquels on a présenté une araignée ou un serpent.
L'inconvénient avec la plupart des études précédentes sur ce sujet était qu'elles avaient été menées avec des adultes ou des enfants plus âgés. Cette réalité rendait difficile la distinction entre le comportement appris et le comportement inné.
Lorsque nous présentons aux bébés des images d'un serpent ou d'une araignée au lieu d'une fleur ou d'un poisson de la même taille et de la même couleur, leur réaction est claire : leurs pupilles s’agrandissent beaucoup.
Stefanie Hoehl, MPI CBS
Selon elle, ce changement dans la taille des pupilles est un signal important de l'activation du système noradrénergique dans le cerveau, responsable des réactions de stress.
En conséquence, même les bébés les plus jeunes semblent être stressés par ces animaux.
Nos conclusions montrent que la peur des serpents et des araignées est le fruit de l’évolution.
Stefanie Hoehl, chercheuse
Une peur qui se transforme en phobie
Dans des pays comme le Canada ou la France, la plupart des individus ne courent aucun risque de se retrouver face à un serpent ou à une araignée venimeuse, et ce, même dans la nature.
Néanmoins, peu de gens sont à l’aise avec l’idée d’observer une araignée avançant sur leur bras, aussi inoffensive soit-elle. En fait, de 1 à 5 % de la population souffrirait d'arachnophobie.
La peur des araignées ou des serpents peut parfois mener à des réactions d’anxiété ayant des effets néfastes sur la vie d’une personne. Par exemple, certaines d’entre elles doivent s’assurer qu’une pièce a été inspectée et déclarée « sans araignée » avant d’y entrer. D’autres refusent de se rendre dans la nature de peur de tomber sur un serpent.
Ainsi, comme chez les autres primates, des mécanismes dans le cerveau humain permettent d'identifier les objets comme « araignée » ou « serpent » et d'y réagir très rapidement.
Cette réaction de stress prédispose les humains à considérer ces animaux comme dangereux ou dégoûtants.
En outre, lorsque cette réalité est accompagnée d'autres facteurs déstabilisants, elle peut se transformer en une véritable phobie.
Par exemple, une forte réaction de panique d’un parent ou une prédisposition génétique devant une araignée amygdale (nécessaire pour estimer les dangers) peuvent mener à des réactions excessives face à ces créatures et se transformer en trouble anxieux.
D'autres peurs, d'autres réactions
Les chercheurs notent que d'autres études ont montré que les bébés n'associent pas les images de rhinocéros, d'ours ou d'autres animaux théoriquement dangereux à la peur.
L’explication résiderait dans le fait que les ancêtres des araignées et des serpents ont coexisté avec ceux des humains pendant 40 à 60 millions d'années, une période de cohabitation beaucoup plus longue qu'avec les mammifères dangereux actuels. La réaction « induite » par les araignées et serpents serait donc intégrée dans le cerveau humain sur une période évolutive beaucoup plus longue.
Ces explications seraient également applicables pour les risques que représentent les couteaux, les seringues ou les douilles, par exemple. Sur le plan évolutif, ces dangers n'existent que depuis peu de temps et il n'y a pas eu de temps pour établir des mécanismes de réaction dans le cerveau depuis la naissance.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Frontiers in Psychology.
Un texte d'Alain Labelle
Source: radiocanada.ca


par MANTEAU  57

              
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