Cocktail93




MARDI

OCTOBRE
2018
PAS BêTES!
 
Pour la première fois depuis sa naissance, Yuan Meng, « accomplissement d’un rêve » en chinois, a pu montrer, samedi 13 janvier, aux visiteurs du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) la couleur de son pelage, encore gris et blanc rosé. Dans la matinée, le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert son enclos, en dégustant en présence de sa maman quelques branches de bambou.
Dès 8 heures du matin, avant l’ouverture du zoo, une file d’attente importante s’était constituée devant les grilles. « Nous sommes partis à 4 heures du matin, nous avions mis le réveil à 3 heures. Mon fils voulait absolument voir le bébé panda », a ainsi expliqué Delphine, venue de l’Oise, en région parisienne, avec son fils Kylian. « Nous avons le sentiment d’assister à un moment historique. C’est très émouvant », a-t-elle ajouté. A l’ouverture des portes, les visiteurs ont été accueillis par la famille Delord, propriétaire du zoo, avec des viennoiseries, du café et du chocolat chaud.
Ils ont pu admirer Yuan Meng qui déambulait dans la loge intérieure aménagée. La boule de poils de plus de 10 kg descendait une à une les roches sous les yeux d’une soigneuse prête à intervenir en cas de chute. Il a ensuite déboulé sur sa maman pour lui faire un câlin.
Source: lemonde.fr


par MANTEAU  125

MERCREDI

AOUT
2018
PAS BêTES!
 
La couleur classique rouge des élytres de ces insectes explique l'étymologie de leur nom qui vient du latin coccinus : « écarlate »
Elle leur sert de moyen naturel de défense.
Dans le langage courant, on appelle aussi la coccinelle « bête à bon Dieu », car elle est la meilleure amie des jardiniers (les anciens prédisaient du beau temps lorsque la coccinelle s’envolait) et surtout, parce que, selon une légende remontant au Moyen Âge, elle porterait bonheur.
Ce surnom remonte au xe siècle.
Condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence, a dû son salut à la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau tenta de l’enlever, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit.
Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser.
par MANTEAU  162

LUNDI

AOUT
2018
PAS BêTES!
 

par MANTEAU  176

SAMEDI

JUIN
2018
PAS BêTES!
 

par MANTEAU  212

LUNDI

MAI
2018
PAS BêTES!
 
Les écureuils utilisent une méthode de triage particulière qui leur permet d'organiser leurs cachettes de nourriture afin de mieux en mémoriser le contenu.
La Pre Lucia Jacobs et l’étudiant au postdoctorat Mikel Delgado, de l’Université de Californie à Berkeley aux États-Unis, expliquent que deux espèces d’écureuils nord-américains classent leurs réserves en fonction de la variété, de la qualité et peut-être même de leurs préférences alimentaires.
Cette étude est la première qui montre que ces rongeurs ont recours à une méthode rappelant le « chunking » pour classer leurs nourritures. Le chunking est une stratégie cognitive par laquelle les humains et d’autres espèces animales organisent les objets, les chiffres ou toutes autres informations afin de mieux les mémoriser.
Des réserves importantes
Les écureuils entreposent de 3000 à 10 000 noix durant une année. Les chercheurs ont découvert que chacune des cachettes est en quelque sorte un sous-dossier contenant un type de noix distinct.
Il s'agit de la première démonstration de chunking chez une espèce qui disperse sa nourriture dans des cachettes.
Mikel Delgado
Les chercheurs présument que cette technique de mise en cache sophistiquée maximise la capacité des écureuils à se rappeler où ils ont entreposé leur nourriture en fonction de leur importance, et ce, en les préservant des potentiels voleurs.
Les écureuils utilisent le chunking de la même façon que vous placez votre épicerie. Vous mettez les fruits sur une étagère et les légumes sur une autre. Ensuite, lorsque vous cherchez un oignon, il suffit de regarder dans un seul endroit, et non pas dans toutes les étagères de la cuisine.
Lucia Jacobs
Durant les deux ans qu’ont duré ces travaux, les chercheurs ont suivi 45 écureuils mâles et femelles de deux espèces, l’écureuil gris (Sciurus carolinensis) et l’écureuil-renard (Sciurus niger) vivant dans divers endroits boisés du campus de l’université californienne.
Ces deux espèces sont également présentes au Canada.
Des navigateurs GPS portables ont été placés sur les rongeurs. L’équipe de recherche a pu les suivre dans leurs déplacements et ainsi découvrir leurs nids, leurs habitudes de vie et, surtout, la distribution de leurs cachettes.
Les résultats détaillés de cette étude sont publiés dans la revue Royal Society Open Science.
Le saviez-vous?
Il existe 264 espèces d’écureuils recensées sur la planète. Elles peuplent pratiquement l’ensemble du territoire, et ne sont absentes que de certaines îles et certains archipels, de la pointe sud de l'Amérique, et de quelques régions d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Un texte d'Alain Labelle
Source: radio-canado.ca

par MANTEAU  150

JEUDI

MAI
2018
PAS BêTES!
 
Les araignées et les serpents évoquent le dégoût et la peur chez de nombreuses personnes, même dans les pays développés où le risque d'entrer en contact avec des espèces dangereuses est peu élevé. Cette crainte est-elle innée ou apprise? Des chercheurs allemands affirment détenir la réponse à cette question qui divisait la communauté scientifique depuis plusieurs décennies.
La neuroscientifique Stefanie Hoehl et ses collègues de l’Institut Max Planck (MPI CBS) viennent de conclure que ces peurs seraient innées. Comment? En observant les réactions de stress chez des bébés de six mois auxquels on a présenté une araignée ou un serpent.
L'inconvénient avec la plupart des études précédentes sur ce sujet était qu'elles avaient été menées avec des adultes ou des enfants plus âgés. Cette réalité rendait difficile la distinction entre le comportement appris et le comportement inné.
Lorsque nous présentons aux bébés des images d'un serpent ou d'une araignée au lieu d'une fleur ou d'un poisson de la même taille et de la même couleur, leur réaction est claire : leurs pupilles s’agrandissent beaucoup.
Stefanie Hoehl, MPI CBS
Selon elle, ce changement dans la taille des pupilles est un signal important de l'activation du système noradrénergique dans le cerveau, responsable des réactions de stress.
En conséquence, même les bébés les plus jeunes semblent être stressés par ces animaux.
Nos conclusions montrent que la peur des serpents et des araignées est le fruit de l’évolution.
Stefanie Hoehl, chercheuse
Une peur qui se transforme en phobie
Dans des pays comme le Canada ou la France, la plupart des individus ne courent aucun risque de se retrouver face à un serpent ou à une araignée venimeuse, et ce, même dans la nature.
Néanmoins, peu de gens sont à l’aise avec l’idée d’observer une araignée avançant sur leur bras, aussi inoffensive soit-elle. En fait, de 1 à 5 % de la population souffrirait d'arachnophobie.
La peur des araignées ou des serpents peut parfois mener à des réactions d’anxiété ayant des effets néfastes sur la vie d’une personne. Par exemple, certaines d’entre elles doivent s’assurer qu’une pièce a été inspectée et déclarée « sans araignée » avant d’y entrer. D’autres refusent de se rendre dans la nature de peur de tomber sur un serpent.
Ainsi, comme chez les autres primates, des mécanismes dans le cerveau humain permettent d'identifier les objets comme « araignée » ou « serpent » et d'y réagir très rapidement.
Cette réaction de stress prédispose les humains à considérer ces animaux comme dangereux ou dégoûtants.
En outre, lorsque cette réalité est accompagnée d'autres facteurs déstabilisants, elle peut se transformer en une véritable phobie.
Par exemple, une forte réaction de panique d’un parent ou une prédisposition génétique devant une araignée amygdale (nécessaire pour estimer les dangers) peuvent mener à des réactions excessives face à ces créatures et se transformer en trouble anxieux.
D'autres peurs, d'autres réactions
Les chercheurs notent que d'autres études ont montré que les bébés n'associent pas les images de rhinocéros, d'ours ou d'autres animaux théoriquement dangereux à la peur.
L’explication résiderait dans le fait que les ancêtres des araignées et des serpents ont coexisté avec ceux des humains pendant 40 à 60 millions d'années, une période de cohabitation beaucoup plus longue qu'avec les mammifères dangereux actuels. La réaction « induite » par les araignées et serpents serait donc intégrée dans le cerveau humain sur une période évolutive beaucoup plus longue.
Ces explications seraient également applicables pour les risques que représentent les couteaux, les seringues ou les douilles, par exemple. Sur le plan évolutif, ces dangers n'existent que depuis peu de temps et il n'y a pas eu de temps pour établir des mécanismes de réaction dans le cerveau depuis la naissance.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Frontiers in Psychology.
Un texte d'Alain Labelle
Source: radiocanada.ca


par MANTEAU  120