Cocktail93




VENDREDI

DECEMBRE
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
L'allure garçonne se caractérise par une silhouette androgyne et longiligne, où ne sont plus marquées ni la poitrine ni la taille, et par le port des cheveux courts.
La mode des cheveux courts se répand dans toute la société : une femme sur trois en 1925. Le phénomène fait l’objet d’une chanson de Dréan en 1924, Elle s'était fait couper les cheveux, et le thème de la chevelure coupée au profit d'une séduction androgyne est repris dans un roman d'Abel Hermant de 1927, Camille aux cheveux courts. Aux États-Unis, une nouvelle de F. Scott Fitzgerald parue en 1920, Berenice Bobs Her Hair (Bérénice se fait couper les cheveux), évoquait déjà le sujet.
Au niveau vêtements, la coupe des robes est droite, tubulaire, la taille étant abaissée au niveau des hanches.
Pour la première fois dans l'histoire du costume féminin, les jambes sont découvertes jusqu'aux genoux. En 1924, les jupes sont à environ 26 cm du sol, en 1925 de 30 à 35 cm, en 1926 à 40 cm du sol avant de rallonger progressivement jusqu’en 1930 où elles se stabiliseront à 30 ou 32 cm du sol.
À l'instar de la jupe-culotte adaptée à l'usage de la bicyclette, des vêtements spécialement conçus pour le sport apparaissent, le maillot de bain en particulier. Le « sportswear » est lancé par Jean Patou.
Les frontières entre le vestiaire masculin et féminin s'estompent : le tailleur-jupe se simplifie et se répand ; le chandail et la chemise à col et à manchettes entrent dans la garde-robe féminine
En France pendant les années folles, Coco Chanel est l'égérie, autant par sa façon de s'habiller que par sa façon d'être.
Colette, qui a porté les cheveux courts dès 1902, la banquière Marthe Hanau15, la championne Violette Morris10, Suzy Solidor à la silhouette sculpturale16 et Kiki de Montparnasse incarnent également la garçonne.
En peinture, plusieurs portraits de Kees van Dongen sont révélateurs — l'une de ses toiles est d'ailleurs intitulée La Garçonne (vers 1912). De nombreuses toiles de Tamara de Lempicka illustrent aussi très bien les garçonnes, en particulier St Maurice (vers 1929) et le célèbre autoportrait Tamara à la Bugatti verte (1925)17.
Des actrices du cinéma hollywoodien sont devenues les icônes du genre : Marlène Dietrich, Greta Garbo, Joan Crawford, Clara Bow qui vivait ouvertement en union libre, et surtout Louise Brooks et sa coupe de cheveux au carré avec frange.
par DARKWOODS  30

MERCREDI

DECEMBRE
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Le terme garçonne qualifie un courant de mode du xxe siècle qui s'est manifesté pendant les années folles, entre 1919 à la sortie de la Première Guerre mondiale et 1929, début de la crise économique et sociale
Au-delà d'un style propre aux années 1920, le phénomène garçonne, né de l'émancipation des femmes et d'une revendication pour l'égalité des sexes reflète une mutation culturelle dans la représentation du genre féminin qui préfigure la femme contemporaine
Origine
Le nom féminin « garçonne » est dérivé de « garçon » .
Il existe déjà fin du 19e siecle mais devient populaire avec le succès du roman de Victor Margueritte, La Garçonne, paru en 1922 — roman qui a suscité de nombreux débats au sujet de la nouvelle féminité décrite par l'auteur.
Le terme devient alors synonyme de femme émancipée : active et autonome, libre de ses mouvements — elle sort, danse, fume, a des pratiques sportives ou de plein air, conduit une automobile, voyage —, et aux mœurs libérées, faisant fi des convenances — elle affiche une liaison hors mariage, voire son homosexualité ou sa bisexualité, ou vit ouvertement en union libre.
Aux USA, le terme est "Flapper"
C'est à Paris qu'émerge le look garçonne, sous l'impulsion de Coco Chanel en particulier. D'autres couturiers ont mis en scène le look de garçonne comme Nicole Groult ou Madame Pangon.
Toutefois, elle choque et « cristallise les fantasmes et les angoisses de la société française des années 1920 et 1930 » note l'historienne Françoise Thébaud. Elle est une figure positive seulement pour quelques féministes radicales et pour les lesbiennes, ces dernières étant davantage visibles dans la capitale. Cette mode ne se limite toutefois pas aux artistes et aux femmes homosexuelles, touchant aussi les milieux populaires urbains, mais peu les campagnes.
par DARKWOODS  53

MERCREDI

NOVEMBRE
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Maryse Bastié, née Marie-Louise Bombec, est une aviatrice française, gloire du sport, née le 27 février 1898, à Limoges et morte le 6 juillet 1952 à Bron.
Elle fut la première aviatrice française à accrocher de nombreux records à son palmarès. Ses exploits furent très rapidement médiatisés. Nombre d'établissements scolaires, théâtres, rues et avenues portent aujourd'hui son nom.
Enfance et mariages
Orpheline de père à l'âge de 11 ans, la petite Marie-Louise Bombec fut une enfant difficile. Adolescente, elle est ouvrière dans une usine de chaussures comme piqueuse sur cuir. Elle se marie une première fois et a un fils qui meurt très jeune. Divorcée, elle se remarie avec son filleul de guerre, le lieutenant pilote Louis Bastié ; c'est à ses côtés qu'elle se découvre une passion pour l'aviation1.
Le 29 septembre 1925, elle obtient son brevet de pilote sur la station aérienne de Bordeaux-Teynac, qui deviendra plus tard l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Une semaine après, elle passe avec son avion, un Caudron G.3, sous les câbles du pont transbordeur de Bordeaux. Le 13 novembre 1925, elle vole de Bordeaux à Paris, divisant son parcours en six étapes, ce qui constitue son premier voyage aérien2. L'année suivante, son mari, Louis Bastié, trouve la mort dans un accident d'avion. Loin de se décourager, Maryse Bastié devient monitrice de pilotage : l'aventure dure six mois et s'arrête avec la fermeture de son école de pilotage.
Carrière de pilote
Montée à Paris, elle donne des baptêmes de l'air et fait de la publicité aérienne. Elle décide d'acheter son propre avion, un Caudron C.109 à moteur de 40 ch. Comme elle n'a pas d'argent pour le faire voler, le pilote Maurice Drouhin va l'aider à financer sa passion. Le 13 juillet 1928, il lui offre le poste de premier pilote. Elle établit alors avec lui un premier record féminin homologué de distance (1 058 km) entre Paris et Treptow-sur-Rega, en Poméranie occidentale3.
En 1929, elle établit un nouveau record de France féminin de durée de vol, de 10 h 30, et un record international féminin de durée avec 26 h 44. Ce record lui est repris le 2 mai 1930 par Léna Bernstein (35 h 45). Bien décidée à le récupérer, elle décolle son avion, un Klemm L 25 modifié4, le soir du 2 septembre 1930 et se pose le surlendemain après 37 h 55 de vol. Elle a lutté jusqu'à l'épuisement contre le froid et le manque de sommeil. Elle établit ensuite un record de distance avec 2 976 km sur le parcours Paris - Uhring (URSS)5. Pour cet exploit, à son retour, elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur et le Harmon Trophy américain décerné, pour la première fois, à une Française.
Affiche d'une réunion en faveur de l'égalité des droits politiques, avec projection d'un film où Maryse Bastié apporte son concours à la campagne féministe.
En 1935, elle crée, à Orly, l'école « Maryse Bastié Aviation ». Encouragée par Mermoz, qui lui a fait faire avec lui un aller-retour, elle s'attaque à la traversée de l'Atlantique Sud. Un mois à peine après la disparition de Mermoz, le 30 décembre 1936, elle traverse l'Atlantique de Dakar à Natal, seule à bord d'un Caudron Simoun à moteur de 220 chevaux, décrochant le record du monde féminin de vitesse pour effectuer la traversée de l’Océan Atlantique Sud : douze heures et cinq minutes.6
En 1937, le peintre Luigi Corbellini la rencontre à Limoges et fait d'elle un portrait à l'aquarelle. La même année, elle obtient le Grand Prix de la Presse Sportive.
Dès 1934, elle s'engage avec Hélène Boucher et Adrienne Bolland dans le combat pour le vote des Françaises7, en soutenant Louise Weiss qui se présentait aux élections législatives de 1936 dans le 5e arrondissement de Paris.
Par la suite elle participara à la seconde guerre mondiale en tant que pilote dans l'armmée de l'air, puis à la libération comme pilote d'essai
Capitaine de l'Armée de l'air elle totalisait 3 000 heures de vol à sa mort
Maryse Bastié est enterrée à Paris, au cimetière du Montparnasse.
par DARKWOODS  26

DIMANCHE

SEPTEMBRE
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Diana Serra Cary, comme enfant surnommée Baby Peggy et de son vrai nom Peggy-Jean Montgomery, est une actrice américaine née le 29 octobre 1918 à San Diego en Californie et morte le 24 février 2020 à Gustine (Californie).
Bien que d'autres enfants acteurs ayant occupé à la même époque de petits rôles soient encore en vie, Baby Peggy est la dernière des stars du cinéma muet hollywoodien.
Avec un premier film tourné en 1921 et un dernier court-métrage tourné en 2015, elle détient le record de longévité pour une carrière cinématographique, soit 94 ans.
Diana Serra Cary meurt à l'âge de 101 ans à Gustine le 24 février 2020.
Filmographie partielle
1921 : Her Circus Man
1921 : On with the Show
1921 : The Kid's Pal
1921 : Playmates
1921 : On Account
1921 : Pals
1921 : Third Class Male
1921 : The Clean Up
1921 : Golfing
1921 : Brownie's Little Venus
../..
1936 : Girls' Dormitory (en) d'Irving Cummings : écolière
1937 : Âmes à la mer (Souls at Sea) de Henry Hathaway
1937 : La Folle Confession (True Confession) de Wesley Ruggles : chasseuse d'autographe
1938 : Having Wonderful Time
2015 : Broncho Billy and the Bandit's Secret de David Kiehn : the Movie Star

par DARKWOODS  158

MARDI

SEPTEMBRE
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Émile Henri Camille Garassu dit Henri Garat est né le 3 avril 1902 dans le 11e arrondissement de Paris
Il est le frère de l'actrice Yvonne Garat et le fils de l'acteur de théâtre et de cinéma Édouard Garassu dit Jean Garat (1866-1943) et de Césarine Paola Lévy.
Henri Garat naît au 120, boulevard Richard-Lenoir dans le 11e arrondissement de Paris.
Après avoir occupé plusieurs emplois modestes entre 1912 et 1918 (plongeur, garçon de table, employé de grand magasin) alors que son père était sur le front, il entre au conservatoire de Bruxelles. Il est ensuite boy au Casino de Paris et figurant au Moulin Rouge
En 1926, il remplace Maurice Chevalier dans l'opérette Ça, c'est Paris6. En 1930, le cinéma parlant lui donne sa chance dans les versions françaises des productions allemandes de la UFA.
Il remplace ainsi Willi Fritsch dans la version française de Die Drei von der Tankstelle, Le Chemin du paradis, où il donne la réplique à l'actrice allemande Lilian Harvey. Il y interprète également la chanson Avoir un bon copain qui devient un immense succès. Il tourne en 1931 Le congrès s'amuse (titre original : Der Kongreß tanzt) réalisé par Erik Charell et Jean Boyer dans lequel il chante Serait-ce un rêve
Il incarne un jeune premier idéal dans Un soir de réveillon (1933) et Il est charmant, deux opérettes d'Albert Willemetz adaptées au cinéma.
Un contrat de trois ans en poche avec la 20th Century Fox, il partira en 1933 pour les États-Unis et tourne à Hollywood dans Adorable, avec Janet Gaynor.
S'en suit un retour en France avec avec de nombreux films jusqu'à la fin des années 1930
Mais son train de vie extravagant (auto, yacht, avion, château), sa consommation de cocaïne, ses mariages et ses divorces achèvent de le ruiner.
Il ouvre un restaurant, un magasin de jouets, mais les chèques sans provision et les échecs de ses derniers films font qu'il sombre dans la dépression. En 1944, il part en Suisse pour suivre une longue cure de désintoxication6.
On le verra ensuite en Angleterre (où il rencontre un certain succès), aux États-Unis, ainsi que sur la Côte d'Azur.
Au début de 1953, il donne un ultime tour de chant au cabaret la Villa d'Este, puis quitte la capitale pour la Côte d'Azur où on lui rend un ultime hommage au Casino de Juan-les-Pins et où il retrouve, entre autres, Lilian Harvey, avant de partir en tournée avec un cirque6.
Il meurt le 13 août 1959 à Hyères, entouré de sa quatrième épouse et de leur jeune fils. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise

par DARKWOODS  47

LUNDI

AOUT
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Renate Müller est une actrice et chanteuse allemande, née à Munich le 26 avril 1906
Elle fut l'une des actrices les plus en vue du cinéma allemand du début des années 1930, bien qu'elle refusât de tourner dans les films de propagande du parti nazi.
Chanteuse
Renate Müller prend des cours de chant à Munich au cours de sa scolarité et, après avoir déménagé avec ses parents à Berlin en 1924, des cours de théâtre à l'école de Max Reinhardt.
En 1925, elle débute dans Le Songe d'une nuit d'été au Bergtheater Thale dans le Harz. Puis elle travaille au Lessingtheater, au Barnowsky-Bühnen et au Staatstheater de Berlin. Elle découvre le cinéma muet en 1928 où elle tient plusieurs rôles principaux.
Actrice
Mais, c'est dans le cinéma parlant que sa voix alliée à sa beauté de blonde aux yeux bleus la porte au pinacle. Dans Aimé des dieux (1930), Viktor und Viktoria (1933)1 et Allotria (1936), elle devient une véritable marque de fabrique du cinéma allemand. Son interprétation de la chanson Ich bin ja heut so glücklich («Je suis si heureuse aujourd'hui») pour le film Die Privatsekretärin (1931) en fait un air très populaire.
Le Dr Goebbels, ministre de la Propagande, veut récupérer sa gloire au profit du cinéma nazi mais elle y montre peu d'intérêt.
Elle est alors confrontée à des obstructions systématiques pour exercer son métier. En 1936, elle ne doit qu'à sa popularité les rôles principaux dans des films d'aventure apolitiques Eskapade et Allotria. En 1937, elle est toutefois contrainte de participer à un film de propagande, Togger.
Elle a par ailleurs une liaison avec un juif, fils du banquier Georg Deutsch, qui finit par émigrer à Paris ; cela n'arrange pas sa situation. Elle est placée sous surveillance permanente de la Gestapo. Elle sombre alors dans l'alcool et la drogue, et souffre d'épilepsie.
Une mort restée mystérieuse
Elle meurt à 31 ans, officiellement d'épilepsie, bien que les circonstances de sa mort restent floues.
En septembre 1937, selon son amie l'actrice Sybille Schmitz, elle est retrouvée inconsciente sur la terrasse de sa maison de Berlin-Dahlem, avec une blessure à la tête : elle serait tombée ivre du premier étage.
Elle meurt subitement dans un hôpital de Berlin le 7 octobre 1937, deux semaines après sa chute.
Renate Müller est inhumée au cimetière de Berlin-Lichterfelde (Thunerplatz 2-4).
On interdit à ses amis comédiens d'assister aux obsèques, et celles-ci sont filmées par la Gestapo.
La propriété de Renate Müller est confisquée et vendue aux enchères publiques, alors que ses parents et sa sœur y vivent encore.
Les circonstances de sa mort soulevèrent beaucoup de spéculations.
Sa vie a été adaptée au cinéma dans Liebling der Götter (1960) où son personnage est interprété par Ruth Leuwerik. La famille Müller porta plainte contre le film, sous le motif que l'action s'écartait des faits historiques.

par DARKWOODS  58

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MARDI

AOUT
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Astrid Allwyn est une actrice américaine, de son vrai nom Clara Lou Sheridan, née à Manchester (Connecticut, États-Unis) le 27 novembre 1905 et morte à Los Angeles (Californie, États-Unis) le 31 mars 1978.
Astrid Allwyn débute au théâtre à Broadway dans deux pièces, jouées de 1929 à 1931.
L'année suivante (1932), elle entame une carrière au cinéma et participe en tout à 54 films américains, le dernier en 1943, année où elle se retire.
L'un de ses rôles les plus connus sera celui de Susan Paine, dans Monsieur Smith au Sénat (1939) de Frank Capra, où elle se retrouve face à James Stewart, son "amoureux transi".

par DARKWOODS  54

DIMANCHE

AOUT
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Marcelle Chantal naît le 9 février 1901 à Paris 9e dans une famille très aisée de banquiers. Sa mère, très bonne musicienne, lui donne le goût du piano et de la danse. On découvre qu'elle a une voix et à 16 ans elle est reçue au Conservatoire national de Musique. Pendant trois années elle y est l'élève d'Amédée Louis Hettich, où elle obtient un Second Prix.
Elle tourne son premier en film 1920, Le Carnaval des vérités de Marcel L'Herbier (mais sous le pseudonyme de Marcelle Favrel), avec Jaque-Catelain et Paul Capellani.
En 1921, elle épouse un riche Anglo-Américain, négociant et éleveur de chevaux de courses, Jefferson Davis Cohn,
Et c'est donc sous le nom de Mme Jefferson-Cohn, qu'elle se produit Salle Gaveau, en 1927, sous la direction du chef d'orchestre Albert Wolff.
Puis elle auditionne chez les Frères Isola et est engagée d'emblée comme cantatrice à l'Opéra-Comique dans La Vie de bohème. On la voit dans Manon de Jules Massenet, puis elle rencontre le succès à l'Opéra Garnier dans Thaïs.
Elle cumule sa carrière de cantatrice avec les fonctions de directrice du Théâtre des Champs-Elysées. Associée à plusieurs créations, elle y reprend les Sylphides, le Lac des Cygnes ou le Spectre de la Rose. Et c'est elle, qui fera découvrir aux Parisiens, en mai 1928, la célèbre danseuse Anna Pavlova.
Peu de temps après, Firmin Gémier, lui propose de créer pour le Théâtre Universel le fameux opéra-jazz Johny mène la danse du compositeur viennois Ernst Krenek.
En 1929, le réalisateur Gaston Ravel l'engage (à la place de l'actrice Pola Negri) pour interpréter le rôle de la comtesse de la Mothe dans Le Collier de la reine, le premier film sonore français. Elle y obtient un énorme succès et sa carrière d'actrice est désormais lancée...
Ayant divorcé de son mari en 1930, elle jouera dans une vingtaine de films (sous son nom désormais officiel de Marcelle Chantal), tout en poursuivant une carrière théâtrale.
Notamment dans La Tendresse (d'après Henry Bataille), en 1930, ou dans Pranzini, d'André Pascal et Henri Robert, au Théâtre des Ambassadeurs, en 1933,
Réfugiée en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, elle y fait des tournées théâtrales.
C'est dans le film Chéri (d'après le roman de Colette) réalisé en 1950 par Pierre Billon, qu'elle apparaîtra pour la dernière fois à l'écran. Elle y tenait le très beau rôle de Léa de Lonval, aux côtés de Jean Desailly et d'Yvonne de Bray.
Elle mourra d'un cancer en mars 1960.
Elle est inhumée au cimetière Montmartre, (32e division), avec son cousin Jacques Rigaut.

par DARKWOODS  41

VENDREDI

AOUT
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Lilian Harvey, de son vrai nom Lilian Helen Muriel Pape est née le 19 janvier 1906 à Hornsey (nord de Londres)
Sa mère est anglaise et son père est un homme d'affaires allemand ; son frère est le directeur de la photographie Walter J. Harvey.
Ses parents se trouvant à Berlin lorsque éclate la Première Guerre mondiale, elle ne peut retourner en Angleterre, et est envoyée chez une tante à Soleure, en Suisse.
En 1923, elle entreprend des études de danse et de chant, et apparaît dans plusieurs films de l'époque. Elle obtient son premier rôle important en 1925, avec le film Leidenschaft. Puisqu'elle est chanteuse et polyglotte, sa carrière survit très bien à l'arrivée du cinéma parlant et même décolle véritablement.
Elle rencontre un énorme succès en 1930 avec Le Chemin du paradis, première comédie musicale du cinéma allemand, tournée par Wilhelm Thiele.
L'œuvre est interdite à partir de 1937, à cause des origines juives du réalisateur et de certains membres de l'équipe du film.
De plus, en duo avec le chanteur Henri Garat, la jeune artiste à la longue chevelure bouclée si caractéristique chante Les Chemins du paradis. Ce succès enregistré et durable la propulse au rang de vedette de la chanson.
En 1931, son film franco-allemand Le congrès s'amuse réalisé par Erik Charell est un des plus grands succès de l'année dans les salles françaises.
En 1932, La Fille et le Garçon, Quick et Un rêve blond sont également de gros succès commerciaux en France et en Belgique, lui assurant une belle notoriété : ainsi, en 1934, Lilian Harvey est la vedette à la mode, influençant la coiffure soigneusement bouclée et les poses choisies des élégantes jeunes femmes.
La carrière de Lilian Harvey décline tout doucement. Elle est chassée d'Allemagne par les nazis qui confisquent sa fortune (dont elle récupérera une partie par la suite).
Un cancer la marque physiquement, ce qui lui vaut des commentaires désobligeants lorsque dans les années 50 elle remonte (sur fonds propres) sur scène avec Henry Garat (pour aider celui-ci qui vivait de l'Assistance publique).
Elle décède le 27 juillet 1968 à Antibes en France

par DARKWOODS  40

MARDI

JUILLET
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Suzanne Charpentier, dite Annabella, est une actrice française née le 14 juillet 1907 à Paris et morte le 18 septembre 1996 à Neuilly-sur-Seine.
Grâce à une photo envoyée par son père à un producteur, Annabella débute à seize ans au cinéma dans le Napoléon d'Abel Gance(1927).
Elle y tient le rôle de Violine Fleuri et réussit à se faire remarquer malgré une distribution prestigieuse. C'est à l'occasion de ce tournage qu'elle trouve son nom de scène grâce à une suggestion d'Abel Gance, inspirée par un personnage d'un poème d'Edgar Poe : Annabel Lee. Elle a une liaison avec son protagoniste, Albert Dieudonné, et a avec lui une fille, Annie, qu'il reconnaît.
Par la suite, c'est le cinéma parlant qui fera d'elle une star: le film de René Clair, Le Million, en 1931, la révèle au grand public comme l'une des plus grandes séductrices du cinéma français. Elle sera aux côtés de Jean Gabin, la belle Berbère Aïcha la Slaoui dans La Bandera de Julien Duvivier. A la fin des années 1930, elle tentera l'aventure d'Hollywood2 et y rencontre Tyrone Power qu'elle épouse en 1939 et dont elle divorce en 1948. Il adopte sa fille Anne peu après le mariage.
Après son second divorce, elle rentre en France en 1948. lle meurt en 1996 d'une crise cardiaque. Elle est inhumée à Passy, en Haute-Savoie4.
Par dévolution successorale attestée le 19 septembre 2014

par DARKWOODS  287

VENDREDI

JUILLET
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Mae West, née Mary Jane West, le 17 août 1893 à Brooklyn aux États-Unis, est une actrice, une chanteuse et une scénariste américaine. Elle est un véritable sex-symbol des années 1920 aux années 1940. Elle meurt le 22 novembre 1980 à Los Angeles.
En 1999, l’American Film Institute distingue Mae West comme la quinzième plus grande actrice de tous les temps dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars.
Mae West possédait un physique bien à elle qu'elle mettait en valeur avec des idées… bien à elle. Outre le port de corsets serrés afin d'affiner sa taille importante, elle avait aussi pour habitude d'utiliser des talons de 20 cm. Elle avait même inventé un balancement de hanches particulier afin de parvenir à tenir en équilibre sur ces talons immenses.
Écrivant souvent les scénarios de ses films, Mae avait une technique maligne et efficace afin d'échapper à la censure : elle ajoutait des dialogues tellement crus qu'elle était certaine que les censeurs les ôteraient et qu'en comparaison, ils trouveraient le reste du scénario acceptable.
A ce titre, citons la comédie "Sex" comédie qu'elle écrivit en utilisant le nom de plume Jane Mast. Elle y eut son premier rôle principal à Broadway. C'était une pièce de théâtre de 1926 qu'elle a écrite, produite et dirigée. Bien que les critiques conservateurs aient balayé le spectacle, les ventes de billets étaient fortes. La production n'est pas bien passée avec les fonctionnaires de la ville, qui avaient reçu des plaintes de certains groupes religieux, et le théâtre fut perquisitionné, avec West arrêtée avec le reste de la distribution.
Elle fut été emmenée(photo n°4) au Jefferson Market Court House, (maintenant Jefferson Market Library), où elle fut été poursuivie pour des accusations morales, et le 19 avril 1927, condamnée à 10 jours pour «corruption de la morale de la jeunesse».
Bien que West aurait pu payer une amende et être libérée, elle choisit la peine de prison pour la publicité qu'elle gagnerait. Pendant son incarcération à Welfare Island (maintenant connue sous le nom de Roosevelt Island), elle dîna avec le directeur et sa femme; elle déclara alors aux journalistes qu'elle avait porté sa culotte en soie pendant qu'elle purgeait sa peine, au lieu de la «toile de jute» que les autres filles devaient porter.
L'attention médiatique entourant l'incident a boosté sa carrière, en la couronnant "mauvaise fille" qui "avait gravi les échelons du succès par le mal".
Sa pièce suivante, The Drag, traita de l'homosexualité !

par DARKWOODS  28

MARDI

JUIN
2021
VINTAGE GLAMOUR
 
Vera Nemchinova née Vera Nicolayevna Nemchinova est née à Moscou le 26 Aout 1899
Danseuse et professeur russe. Elle a étudié avec Lydia Nelidova à Moscou à partir de 1911 et avec Elizabeth Anderson à partir de 1914. Plus tard, elle a étudié avec Nikolai Legat et Enrico Cecchetti. En 1915, elle fut recrutée pour rejoindre le corps de ballet de la compagnie Diaghilev et resta avec les Ballets Russes jusqu'en 1926. En 1921, elle fut nommée danseuse principale et dans ses dernières années avec Diaghilev, elle fut sa principale ballerine. Elle a créé des rôles dans La Boutique fantasque de Massine (1919), Pulcinella (1920) et Les Matelots (1925), et dans Les Biches de Nijinski (1924), un rôle mémorable de la fille en bleu. Elle a dansé avec la Cochran Revue à Londres, avec le Mordkin Ballet lors de sa tournée aux États-Unis, avec le Ballet de l'Opéra d'État de Lituanie à Kaunas (1931-195), et avec les Ballets de Monte Carlo de Blum (à partir de 1936), où elle crée un rôle de premier plan dans L'épreuve d'amour de Fokine en 1936. Elle a également dansé avec le Ballet Markova-Dolin, avec l'Original Ballet Russe de de Basil et, après avoir déménagé à New York en 1941, avec le Ballet Theatre. Elle a été la fondatrice, avec Anton Dolin, du Nemchinova-Dolin Ballet en 1927, et a créé des rôles principaux dans The Nightingale and the Rose and Rhapsody in Blue de Dolin. Elle fut également fondatrice et ballerine des Ballets Russes de Vera Nemchinova (1928–30), pour lesquels Balanchine créa Aubade (1930) avec Nemchinova dans le rôle de Diana. Elle a fait une tournée en Amérique du Sud et a séjourné en Lettonie. Pendant près de 40 ans, elle a enseigné à New York dans son propre studio.
Source texte: www.oxfordreference.com

par DARKWOODS  127

              
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