MARDI

MARS
2019
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Le physicien spécialisé en médecine spatiale au Baylor College of Medecine, Kris Lehnardt, s’est entretenu avec National Geographic sur cet épineux sujet de la procréation sur Mars. Son discours est pour le moins éloquent : "À tous nos grands gourous de la technologie qui veulent que nous devenions une civilisation vivant sur plusieurs planètes : ceci est une question essentielle à laquelle personne n’a encore de réponse, prévient-il. Tout le monde s’intéresse au matériel et c’est génial, mais à la fin, c’est le sac à viande spongieux que nous sommes qui vient tout gâcher. Ignorer l’élément humain dans les plans et conceptions futurs va nous mener à l’échec".
Son franc parler met surtout l’accent sur une force qui régit l’univers : la gravité. Selon lui, le sexe de notre espèce, au sens reproduction, dépend d'elle. Dans l’espace, cette force est réduite à 38% par rapport aux actes opérés sur notre planète. S’envoyer en l’air dans l’espace n’est donc pas chose facile sur le plan purement pratique. Mais en plus de l’apesanteur, les rayonnements cosmiques ont un impact sur les mammifères que nous sommes. Pour le scientifique, c’est assez effarant de ne pas avoir pris le dossier à bras le corps car il est, selon lui, fondamental. Les radiations dans l’espace affectent les astronautes. Et s’avèrent encore plus critique pour le foetus. Des expériences menées dans les années 1970 par les responsables des programmes spatiaux Soviétiques se sont contentés d’envoyer des batteries de spermatozoïdes et ovules de divers animaux dans l’espace, comme des rats.
Source: Charles Audier(GQ)

Photo: Matt Damon dans "Seul sur Mars" de Ridley Scott, 2015
par MANTEAU  11

VENDREDI

MARS
2019
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Le rejet des humains
Une ressemblance réconfortante mais qui a aussi ses limites. Selon la théorie du chercheur japonais Masahiro Mori, baptisée "vallée de l'étrange" et développée dans les années 1970, le robot nous est agréable s'il présente des traits familiers mais deviendrait vite dérangeant s'il nous ressemble trop, sans toutefois être identique.
"On ne peut jamais reproduire parfaitement un visage humain", et cette imperfection provoque un sentiment de "rejet" chez l'homme, abonde Miguel Salichs, de l'université Carlos III de Madrid, qui a choisi l'apparence d'un petit animal "de bande dessinée" pour son robot Mini Maggie, destiné à divertir les personnes âgées à domicile.
Au Japon, des robots comme Erica sont déjà utilisés comme réceptionnistes. Mais pour l'un de ses concepteurs, Hiroshi Ishiguro, professeur à l'université d'Osaka, ces humanoïdes constituent surtout "un outil très important pour comprendre les humains".
Faciliter les rapports avec une forme humanoïde
Les chercheurs doivent par définition plancher sur ce qui caractérise la forme humaine pour pouvoir développer des robots qui leur ressemblent.
"On comprend les humains en utilisant les robots, par exemple l'importance du contact visuel" dans nos interactions, précise M. Ishiguro, qui a également fabriqué des robots à l'apparence de personnalités décédées, des "statues en mouvement".
Et pour améliorer l'échange entre robots et humains, la forme humanoïde prévaudrait, selon ce professeur: "Le cerveau humain a de nombreuses fonctions pour reconnaître les humains. L'interface naturelle pour les humains est l'humain".
Pour l'Allemand Jurgen Schmidhuber, président de la start-up NNAISENSE spécialisée dans l'intelligence artificielle, l'avenir se dessine avec des robots, humanoïdes ou pas, qui "n'imiteront pas seulement ce que font les humains, mais règleront par eux-mêmes un problème en expérimentant eux-mêmes". Et cela grâce à l'intelligence artificielle qui leur permettra d'apprendre "sans professeur humain".
Assise sur sa chaise, les pommettes comme rosies par du fard à joues, Erica hoche la tête.
Source: 7sur7.be

par MANTEAU  17

MERCREDI

FEVRIER
2019
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Les interactions avec les hommes
Sortir les robots des industries ou des laboratoires pour les insérer dans nos foyers ou sur nos lieux de travail implique de développer des "machines polyvalentes capables d'interagir avec l'homme" mais qui ne soient "pas dangereuses" pour lui, explique Philippe Souères, directeur du département de robotique au LAAS-CNRS (Toulouse).
Il faut ainsi que les robots puissent "se comporter de manière souple" malgré leur mécanique rigide, et "s'arrêter suffisamment tôt" en cas d'imprévu, poursuit M. Souères.
D'où ce choix de "systèmes modulaires qui ont la forme du corps humain" et s'intégreraient plus facilement à des "environnements conçus pour l'homme".
Atlas, l'humanoïde conçu par Boston Dynamics, peut courir sur différents types de sol. A Madrid, le fondateur de la société américaine Marc Raibert a diffusé une vidéo où on le voit en train de réaliser un salto arrière.
Un "robot tueur"
Financé par une agence du département de la Défense des Etats-Unis, ce robot a été accusé en 2015 par Amnesty International d'être un futur "robot tueur", conçu pour la guerre.
Autre exemple d'humanoïde présenté à Madrid, Talos, robot de 1m75 et 95 kg fabriqué par l'entreprise espagnole Pal Robotics, est lui capable de tenir en équilibre sur un rouleau américain.
Même si elle n'est pas l'unique forme utilisée pour les robots en contact avec les hommes, l'apparence humanoïde est "plus facilement acceptée" car les personnes peuvent "anticiper comment les robots vont se déplacer ou réagir", explique Hiroko Kamide.
A suivre...
Source: 7sur7.be

par MANTEAU  16

MARDI

FEVRIER
2019
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Erica, au visage ultra-réaliste, plonge son regard noir dans celui de son interlocuteur. Comme elle, les humanoïdes occupent toujours plus de place dans la recherche robotique car leur forme humaine serait, selon des chercheurs, l'une des clefs pour les intégrer pleinement à notre vie quotidienne.
"Vous avez mentionné le management de projets. Pouvez-vous m'en dire plus ?", demande Erica lors d'un entretien d'embauche factice où elle joue l'employeuse, ne comprenant pas le fond de la conversation mais rebondissant lorsqu'elle détecte un mot clef.
Polémiques
Si l'insertion des robots dans notre quotidien est source de polémiques, notamment par crainte d'un impact négatif massif sur l'emploi, elle est inévitable, selon les spécialistes réunis au congrès international de la robotique IROS 2018 à Madrid qui s'est achevé vendredi.
Dans des sociétés "vieillissantes", "les humains et les robots coexisteront tôt ou tard", affirme à l'AFP Hiroko Kamide, psychologue japonaise spécialisée dans la relation homme-robot.
A suivre...
Source: 7sur7.be

par MANTEAU  19

JEUDI

DECEMBRE
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Titan, la plus grosse lune de la planète Saturne, est balayée par d'intenses pluies de méthane qui façonnent sa surface, affirment des scientifiques américains dans des travaux publiés dans la revue Nature Geoscience.
Ces tempêtes sont relativement rares puisqu’elles se produisent environ une fois l’an, une année « titanesque » correspondant à 29,5 années terrestres. Mais elles sont quand même plus fréquentes que les astronomes ne l’estimaient à ce jour.Ces fortes pluies entraînent des inondations massives dans des endroits qui sont habituellement désertiques.
La surface de Titan est similaire à celle de la Terre, avec des rivières qui se jettent dans de grands lacs et des mers. Elle est aussi balayée par des précipitations saisonnières, un peu comme la mousson sur Terre. Avec du méthane au lieu de l’eau.
Son collègue Sean Faulk explique que leurs travaux permettent de penser que les pluies extrêmes marquent sa surface glacée de la même manière que les orages extrêmes façonnent la surface rocheuse de la Terre.
Sur Terre, les tempêtes peuvent déclencher de grands flux de sédiments qui se propagent dans les terres basses et prennent des formes coniques, que les géologues appellent des cônes de déjection.
Dans leurs travaux, les chercheurs ont constaté que les modèles régionaux de précipitations extrêmes sur Titan sont en corrélation avec les détections récentes de cônes de déjection, ce qui laisse à penser qu'ils se sont formés à la suite de pluies intenses.
Cette découverte montre le rôle important que joue ce type de précipitation dans la formation de la surface de Titan.
Selon Seulgi Moon, l’un des coauteurs des travaux, les mêmes principes s’appliquent à la planète Mars, qui présente aussi d’importants cônes de déjection, et à la surface d’autres planètes et satellites naturels.
Les cônes ont été détectés à la surface de Titan en 2004 par les instruments de la sonde Cassini qui a été détruite récemment.
Ces travaux laissent aussi à penser que les tempêtes se développent différemment selon la région puisque, comme sur la Terre, il existe des contrastes de température d’une latitude à l’autre.
Un texte d'Alain Labelle
Source: radio-canada.ca

par MANTEAU  46

LUNDI

NOVEMBRE
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Le halo galactique entourant la Voie lactée est principalement constitué de débris provenant de sa collision, il y a dix milliards d'années, avec une galaxie de 600 millions de fois le soleil, ont annoncé mercredi des scientifiques.
Les astronomes cherchent depuis longtemps à comprendre si la voie lactée s'est nourrie de plusieurs collisions avec de "petites" galaxies ou a grossi suite à un seul gros impact.
Pour démêler les différentes théories existantes sur le sujet, des astronomes se sont plongés dans les données récoltées par le télescope spatial européen Gaia mis en orbite par l'Agence spatiale européenne en 2013.
Le satellite a cartographié en 3D près de 1,7 milliard d'étoiles de notre galaxie, et pour une grande partie d'entre elles a permis de déterminer leur distance à la Terre et leurs vitesses.
"Nous ne nous attendions pas à ce que la plupart des étoiles qui composent le halo aient une origine commune", explique Amina Helmi, astronome de l'Université de Groningue aux Pays-Bas, coauteur de l'étude publiée mercredi dans Nature. Or "elles forment un groupe assez homogène". De plus, "leur signature chimique était clairement différente de celle des étoiles "d'origines" de la Voie lactée", a-t-elle ajouté.
Les chercheurs ont pu reconstruire en trois dimensions l'arrivée de ces étoiles au fil du temps. "La lecture de ces vidéos à l'envers permet aux astronomes d'étudier comment notre galaxie s'est formée et comment elle a évolué", explique Kim Venn, astronome de l'Université de Victoria au Canada, dans un commentaire publié avec l'étude.
Amina Helmi et ses collègues ont ainsi pu établir que le crash avec la galaxie s'était produit il y a 10 milliards d'années, environ 3,8 milliards d'années après le Big Bang.
L'équipe a choisi de nommer cette galaxie Gaia-Enceladus en référence au télescope Gaia et à un géant de la mythologie grecque, Encelade.
Source:7sur7.be

par MANTEAU  35

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VENDREDI

OCTOBRE
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Des astronomes américains ont découvert 12 nouvelles lunes autour de Jupiter, ont fait savoir mardi les scientifiques de la Carnegie Institution for Science, à Washington. Cela porte à 79 le nombre de lunes connues en orbite autour de la planète géante, celle de notre système solaire qui compte le plus de satellites naturels.
Les chercheurs se trouvaient au Chili dans l'espoir de voir au télescope une planète cachée aux confins de notre système solaire quand, au printemps 2017, ils sont tombés par hasard sur des lunes de Jupiter qui n'avaient pas encore été répertoriées.
Trois corps "disloqués"
Onze de ces lunes ont un diamètre compris entre un et trois kilomètres et sont relativement comparables les unes aux autres. Parmi celles-ci, neuf qui font partie des satellites les plus éloignés de Jupiter en font le tour, à l'envers, en deux ans environ. Les scientifiques pensent qu'elles formaient auparavant trois corps de plus grande taille qui se seraient disloqués, probablement à la suite d'une collision.
Deux autres lunes sont plus proches de Jupiter et tournent dans le même sens que la volumineuse planète.
Douzième lune "curieuse"
La douzième lune est curieuse. C'est la plus petite lune connue de Jupiter, avec un diamètre inférieur à un kilomètre. Elle a besoin d'un an et demi pour en faire le tour mais son orbite est très instable. Des collisions avec d'autres corps célestes sont vraisemblables, d'après les astronomes.
Jupiter est la plus grosse planète du système solaire. Après le Soleil, la Lune et Vénus, elle constitue l'astre le plus brillant dans le ciel terrestre.
Source:7sur7.be

par MANTEAU  34

MARDI

SEPTEMBRE
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
La Voie lactée, aussi nommée la Galaxie (avec une majuscule), est une galaxie spirale barrée dont le diamètre est le plus souvent estimé entre 100 000 et 120 000 années-lumière. Elle comprend de 200 à 400 milliards d'étoiles et au minimum 100 milliards de planètes. Elle et son cortège de galaxies satellites font partie du Groupe local, lui-même rattaché au superamas de la Vierge. Le Système solaire se situe à environ 27 000 années‌-lumière du centre de la Voie lactée. Ce centre est constitué d'une radiosource complexe, Sagittaire A, dont une des composantes, Sagittaire A*, est probablement un trou noir supermassif.
Observée de la Terre, la Galaxie ressemble à une bande blanchâtre parce que la planète se trouve à l'intérieur de sa structure en forme de disque. Des savants de la Grèce antique ont spéculé sur sa nature, par exemple Démocrite et Anaxagore ont avancé que cette blancheur céleste doit être produite par une multitude d’étoiles que l'on ne peut distinguer à l’œil nu. C'est grâce à son télescope que Galilée démontre le premier, en 1610, que cette bande est due à la présence de nombreuses étoiles. L'astronome Thomas Wright élabore, en 1750, un modèle de la Galaxie, qui sera repris par le philosophe Emmanuel Kant, qui avance que les nébuleuses observées dans le ciel sont des « univers-îles ». Dans les années 1920, l'astronome Edwin Hubble prouve qu'elle n'est qu'une galaxie parmi plusieurs et clôt ainsi le Grand Débat qui porte notamment sur la nature des nébuleuses. C'est à partir des années 1930 que le modèle actuel de galaxie spirale avec un bulbe central s'impose pour la Voie lactée.
Les plus anciennes étoiles de la Galaxie sont apparues après les âges sombres du Big Bang ; elles sont donc presque aussi âgées que l'Univers même. Par exemple, l'âge de HE 1523-0901, la plus vieille étoile de la Voie lactée, est de 13,2 milliards d'années. Selon des référentiels cosmologiques, l'ensemble de la Galaxie se déplace à une vitesse d'environ 600 km/s. Les étoiles et les gaz qui se trouvent à une grande distance de son centre galactique se déplacent à environ 220 km/s par rapport à ce centre. Les lois de Kepler ne pouvant expliquer cette vitesse constante, il est apparu nécessaire d'envisager que la majorité de la masse de la Voie lactée n'émet ni n'absorbe de rayonnement électromagnétique et est donc constituée d'une substance hypothétique, la matière noire.
par MANTEAU  24

LUNDI

SEPTEMBRE
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 

par MANTEAU  58

DIMANCHE

SEPTEMBRE
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Sophia a un joli sourire, elle parle bien, intelligemment et a le sens de la répartie. Cette vedette d'un salon high-tech en Arabie saoudite est un robot doté d'une intelligence artificielle. Sous la peau de silicone, il n'y a que de l'électronique. Elle est la dernière coqueluche du royaume, au point de se voir offrir la citoyenneté saoudienne par le roi Salmane.
Paradoxe, Sophia est la seule saoudienne autorisée à sortir non voilée. Le royaume est encore très strict sur cette question : la police religieuse veille. Mais la situation évolue. Le mois dernier, le roi Salmane a autorisé les femmes à conduire. En 2015, elles avaient obtenu le droit de vote aux élections municipales. Aujourd'hui, le prince héritier Mohammed ben Salmane promet d'aller plus loin encore. "Nous voulons retourner à un islam modéré, tolérant, ouvert sur le monde et à toutes les religions", a-t-il déclaré. L'histoire ne dit pas si Sophia a utilisé son tout nouveau passeport saoudien pour retourner là où elle a été conçue et où elle est née, à Hong-Kong.
Source: franceinfo.fr

par MANTEAU  33

SAMEDI

JUIN
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 

par MANTEAU  126

MARDI

MAI
2018
DEMAIN C'EST AUJOURD'HUI
 
Une étoile arrivée en fin de vie continue malgré tout de briller, affirment des astronomes, qui se demandent maintenant si notre compréhension des étapes de l'évolution stellaire doit être remise en question.
Un texte d'Alain Labelle
Des supernovas sont observées par milliers depuis des centaines d’années, et, dans tous les cas observés, ce type d’explosion marque la dernière étape de la vie des étoiles.
Toutefois, des scientifiques associés à l’Observatoire de Las Cumbres (OLC), aux États-Unis, ont peut-être trouvé une exception à la règle. Le chercheur Peter Nugent et ses collègues ont repéré une étoile qui semble refuser d'arrêter de briller. Elle aurait déjà explosé à plusieurs reprises dans les dernières décennies sans jamais arrêter de luire dans le ciel.
Cette supernova ne ressemble en rien à ce que nous avons observé à ce jour, particulièrement dans les 20 dernières années, où 5000 supernovas ont été découvertes.

« Bien que les spectres de lumière ressemblent à ceux des explosions habituelles de supernovas lors de l'effondrement du noyau riche en hydrogène, ils s'éclaircissent et s'atténuent au moins cinq fois plus lentement, ce qui allonge un événement qui dure normalement de 100 jours à plus de deux ans. »,
ajoute le chercheur Peter Nugent.
Cette supernova, joliment nommée iPTF14hls, a d'abord été découverte en septembre 2014. À l’époque, elle ne présentait rien d’anormal et était considérée comme une supernova ordinaire.
Toutefois, après quelques mois, des astronomes ont remarqué que sa luminosité s’était remise à augmenter après avoir pourtant disparu.
Cette particularité a poussé les auteurs de ces travaux publiés dans le magazine Nature à pousser leurs recherches. Ils ont alors constaté avec étonnement qu’une explosion s’était produite au même endroit en 1954.
L’étoile a donc survécu à cette explosion pour exploser à nouveau en 2014.
Cette supernova démolit tout ce que nous pensions savoir sur leur fonctionnement. C'est le plus grand casse-tête que j'ai rencontré dans mon étude des explosions stellaires.
Iair Arcavi, Université de la Californie à Santa Barbara
Selon les informations rassemblées, cette étoile serait au moins 50 fois plus massive que le Soleil. Elle pourrait être l’explosion stellaire la plus importante jamais détectée. D’ailleurs, l’ampleur de cette explosion expliquerait peut-être pourquoi elle ne peut être associée à aucune des théories traditionnelles de la mort des étoiles.
Ainsi, iPTF14hls pourrait être le premier exemple d’une nouvelle catégorie de supernova (Pulsational Pair Instability Supernova).
Selon cette théorie, il est possible que le phénomène naisse lorsqu’une étoile très massive et très chaude génère de l’antimatière dans son noyau.
« Cela provoquerait une violente instabilité de l'étoile et des éruptions lumineuses répétées pendant des années », explique Daniel Kasen.
Un processus qui pourrait se répéter sur plusieurs décennies avant l’explosion finale et l'effondrement de l’étoile, qui deviendra un trou noir.
Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que de telles explosions étaient survenues dans l'univers primitif, mais qu’elles ne pouvaient pas être observées de nos jours.
C’est comme si nous trouvions un dinosaure aujourd’hui. Si c’est le cas, la question serait de savoir si c’est vraiment un dinosaure! raconte Andy Howell, OLC
En effet, la nouvelle théorie (Instabilité Pulsational Pair Instability) ne peut pas expliquer complètement toutes les données obtenues pour cet événement astronomique. Par exemple, l'énergie libérée par la supernova est supérieure aux prévisions théoriques.
Cette supernova pourrait donc appartenir à un phénomène complètement nouveau pour la science.
Les astronomes continuent de suivre son évolution et espèrent réussir à l’expliquer dans les prochaines années.
Source: radio-canada.ca

par MANTEAU  57

              
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