LUNDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Coup dur. Le 26 juillet, à la fin d'un jogging dans le parc de Versailles, Nicolas Sarkozy s'écroule. Alors qu'il passait un week-end à la Lanterne, il est immédiatement pris en charge par son médecin et transporté par hélicoptère au Val-de-Grâce. En cette journée de fortes chaleurs, les rumeurs se propagent à une vitesse folle. Une précédente opération à la gorge, gardée secrète jusqu'à présent, est dévoilée. L'emballement médiatique est alimenté par des proches du président, Patrick Balkany et Frédéric Lefebvre en tête, qui évoquent un "malaise cardiaque". Les cas Pompidou et Mitterrand sont rappelés. Nicolas Sarkozy sortira finalement de l'hôpital à 11h le lendemain avec ce diagnostic : un malaise lipothymique et quelques jours de repos.
par CHARLES  624

MERCREDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Polémique. Le 16 avril, Libération rapporte des propos que Nicolas Sarkozy aurait tenus lors d'un déjeuner à l'Elysée. Selon le journal, le président aurait critiqué l'attitude de plusieurs chefs d'Etat pendant le G20. Dans la conversation, le président espagnol est aussi évoqué : "Zapatero n'est peut-être pas très intelligent.
Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle". La phrase se veut un compliment, mais le lendemain, la presse internationale n'en retient que la première partie. Elle fustige alors " l'arrogance" du chef de l'Etat. En France, son langage est brocardé. Ségolène Royal envoie une lettre d'excuse à Madrid. L'UMP dénonce une manipulation. La polémique enflera jusqu'au voyage d'Etat du couple Sarkozy en Espagne, fin avril.
par CHARLES  194

VENDREDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Grèves. "Quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit". Cette petite phrase de Nicolas Sarkozy était restée en travers de la gorge des syndicats début 2009. Ils ont eu leur revanche le 19 mars avec une mobilisation record pour "l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat" . Jamais vu depuis le CPE : 3 millions de manifestants ont été dénombrés sur toute la France par la CGT contre 1,2 millions selon la police. Près de 250 cortèges ont aussi sillonné les rues de France, réclamant de nouvelles mesures face à la crise. Si le gouvernement maintient le soir même qu'il n'y aura "aucune mesures supplémentaires" , la contestation, soutenue par près de 75 % des Français et conjuguée à une baisse de popularité, reste un coup dur pour Nicolas Sarkozy.
par CHARLES  531

DIMANCHE

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Coup d'éclat. C'est à la sortie d'un conseil des ministres, le 1er octobre 2008, que la riposte à la crise financière est dévoilée. Nicolas Sarkozy annonce une garantie par l'Etat des prêts interbancaires jusqu'à 320 milliards d'euros et jusqu'à 40 milliards d'euros pour recapitaliser les banques en difficulté.
Un plan de sauvetage exceptionnel des banques qui fait suite au plan d'action adopté quelques jours plus tôt par les 15 pays de l'Eurogroupe. D'entrée de jeu, le chef de l'Etat évoque les contreparties de ce soutien aux banques : l'éthique d'abord, notamment sur la question des rémunérations et des parachutes dorés ; mais aussi le maintien du crédit pour les particuliers, les entreprises et les collectivités. Deux obligations qui ont, pour beaucoup, été oubliées sitôt la crise financière passée.
par CHARLES  566

MARDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Coup dur. 19 août. La France découvre qu'elle est en guerre à quelques milliers de kilomètres de Paris. Dans la journée, 10 soldats français ont été tués dans une embuscade tendue par des talibans en Afghanistan. Les victimes appartenaient à un régiment basé à Castres.
Après la consternation et les hommages, vient l'heure de la remise en cause de la stratégie française à Kaboul. Comment cela a-t-il pu arriver ? Les soldats étaient-ils bien équipés ? Faut-il rester en Afghanistan ? Nicolas Sarkozy répond par l'offensive et annonce des renforts pour épauler les 3 000 Français sur place. Une stratégie très contestée. D'autant plus qu'un autre coup dur a été essuyé en décembre 2009 : deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ont été enlevés par les talibans
par CHARLES  538

LUNDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
PARIS (AFP) - La journaliste Tristane Banon après avoir tergiversé, va déposer plainte mardi contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, une annonce faite par son avocat au moment où semblent se dégonfler à New York les accusations d'une femme de chambre du Sofitel.
Jugeant que la démarche de Tristane Banon intervient "opportunément" alors que les faits allégués remontent à 2003, les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont immédiatement répliqué en annonçant dans un communiqué à l'AFP "une plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Banon".
Interrogé par l'AFPTV, son avocat Me David Koubbi a expliqué que Tristane Banon avait "pris cette décision parce qu'elle a subi ce dont elle accuse Dominique Strauss-Kahn et lorsqu'en France ou ailleurs vous êtes victime d'une tentative de viol, il faut déposer plainte."
"Si le dossier de l'accusation contre M. Strauss-Kahn (à New York) est vide, le nôtre ne l'est pas", avait auparavant assuré à lexpress.fr Me David Koubbi. Ce crime, pour lequel le délai de prescription est de dix ans, est théoriquement passible de quinze ans de réclusion, mais est difficile à démontrer des années après les faits.
Me Koubbi a assuré que la décision avait été prise avant que n'apparaissent vendredi les doutes sur la crédibilité de la femme de chambre du Sofitel qui avait accusé DSK de viol et a affirmé n'avoir "été contacté par personne à droite" avant de décider d'engager cette démarche dont il avait brandi la menace dès le mois de mai.
L'avocat de la femme de chambre du Sofitel a immédiatement réagi en affirmant qu'il "souten(ait)" Mme Banon.
La journaliste a en outre assuré à lexpress.fr que "François Hollande, lui, connaissait l'histoire", faisant écho aux propos le 19 mai de sa mère, Anne Mansouret, conseillère régionale PS, selon qui l'ex-premier secrétaire du PS était au courant de ces accusations.
Le 20 mai, M. Hollande avait répliqué affirmant n'avoir "jamais eu connaissance des faits de la gravité qui ont été évoqués". Mme Mansouret avait daté les faits présumés d'agression contre sa fille en 2003.
Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis s'est interrogé sur le moment de l'annonce de cette plainte, estimant que Mme Banon avait "donc été fortement incitée".
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a lui dénoncé les "insinuations particulièrement scandaleuses" des socialistes Michèle Sabban et François Loncle, qui ont évoqué un "attentat politique" et des "connexions" douteuses lors des accusations new-yorkaises.
Alors que la chronologie sur la manière dont l'information est arrivée à la connaissance des autorités françaises recèle des parts d'ombre, M. Guéant a expliqué sur France 2 avoir été "informé dans la nuit de samedi (14 mai) à dimanche (15), un peu après minuit et demi" (heure de Paris) de l'arrestation de DSK par s