MARDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Coup dur. 19 août. La France découvre qu'elle est en guerre à quelques milliers de kilomètres de Paris. Dans la journée, 10 soldats français ont été tués dans une embuscade tendue par des talibans en Afghanistan. Les victimes appartenaient à un régiment basé à Castres.
Après la consternation et les hommages, vient l'heure de la remise en cause de la stratégie française à Kaboul. Comment cela a-t-il pu arriver ? Les soldats étaient-ils bien équipés ? Faut-il rester en Afghanistan ? Nicolas Sarkozy répond par l'offensive et annonce des renforts pour épauler les 3 000 Français sur place. Une stratégie très contestée. D'autant plus qu'un autre coup dur a été essuyé en décembre 2009 : deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ont été enlevés par les talibans
par CHARLES  541

LUNDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
PARIS (AFP) - La journaliste Tristane Banon après avoir tergiversé, va déposer plainte mardi contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, une annonce faite par son avocat au moment où semblent se dégonfler à New York les accusations d'une femme de chambre du Sofitel.
Jugeant que la démarche de Tristane Banon intervient "opportunément" alors que les faits allégués remontent à 2003, les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont immédiatement répliqué en annonçant dans un communiqué à l'AFP "une plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Banon".
Interrogé par l'AFPTV, son avocat Me David Koubbi a expliqué que Tristane Banon avait "pris cette décision parce qu'elle a subi ce dont elle accuse Dominique Strauss-Kahn et lorsqu'en France ou ailleurs vous êtes victime d'une tentative de viol, il faut déposer plainte."
"Si le dossier de l'accusation contre M. Strauss-Kahn (à New York) est vide, le nôtre ne l'est pas", avait auparavant assuré à lexpress.fr Me David Koubbi. Ce crime, pour lequel le délai de prescription est de dix ans, est théoriquement passible de quinze ans de réclusion, mais est difficile à démontrer des années après les faits.
Me Koubbi a assuré que la décision avait été prise avant que n'apparaissent vendredi les doutes sur la crédibilité de la femme de chambre du Sofitel qui avait accusé DSK de viol et a affirmé n'avoir "été contacté par personne à droite" avant de décider d'engager cette démarche dont il avait brandi la menace dès le mois de mai.
L'avocat de la femme de chambre du Sofitel a immédiatement réagi en affirmant qu'il "souten(ait)" Mme Banon.
La journaliste a en outre assuré à lexpress.fr que "François Hollande, lui, connaissait l'histoire", faisant écho aux propos le 19 mai de sa mère, Anne Mansouret, conseillère régionale PS, selon qui l'ex-premier secrétaire du PS était au courant de ces accusations.
Le 20 mai, M. Hollande avait répliqué affirmant n'avoir "jamais eu connaissance des faits de la gravité qui ont été évoqués". Mme Mansouret avait daté les faits présumés d'agression contre sa fille en 2003.
Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis s'est interrogé sur le moment de l'annonce de cette plainte, estimant que Mme Banon avait "donc été fortement incitée".
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a lui dénoncé les "insinuations particulièrement scandaleuses" des socialistes Michèle Sabban et François Loncle, qui ont évoqué un "attentat politique" et des "connexions" douteuses lors des accusations new-yorkaises.
Alors que la chronologie sur la manière dont l'information est arrivée à la connaissance des autorités françaises recèle des parts d'ombre, M. Guéant a expliqué sur France 2 avoir été "informé dans la nuit de samedi (14 mai) à dimanche (15), un peu après minuit et demi" (heure de Paris) de l'arrestation de DSK par son directeur de cabinet, "qui lui-même avait été informé par le coordonnateur national du renseignement", Ange Mancini.
Selon des sources proches du dossier, l'Elysée a été prévenu de l'arrestation de DSK vers minuit par le groupe Accor, propriétaire du Sofitel. Selon l'une de ces sources, le groupe Accor a alerté M. Mancini.
Le calendrier judiciaire de l'ex-directeur général du FMI, qui doit comparaître à nouveau au tribunal de Manhattan en théorie le 18 juillet, heurte désormais celui de la primaire PS.
Dimanche, Martine Aubry a affirmé que "personne" ne s'opposerait à une éventuelle candidature de M. Strauss-Kahn, même au-delà de la date limite du 13 juillet, s'il devait être innocenté. Des propos rejoignant ceux de François Hollande, Ségolène Royal, Pierre Moscovici.
Mais pour le porte-parole du parti Benoît Hamon, une candidature de M. Strauss-Kahn à la primaire reste "l'hypothèse la plus faible". "Je n'ai pas reçu de message de DSK me demandant de parler pour rouvrir les dates de candidatures aux primaires", a dit M. Cambadélis, refusant de parler de l'avenir politique de son mentor.
Continuant de jouer sa petite musique, François Hollande, qui entame lundi un déplacement de campagne de trois jours aux Antilles, s'est posé "plus que jamais comme un candidat normal dans une période exceptionnelle".
© 2011 AFP
par CHARLES  239

DIMANCHE

JUILLET
2011
RES.TXT
 
D’un coup, Dominique Strauss-Kahn s’est retourné et a souri. Dans la salle d’audience de la cour criminelle de Manhattan, son avocat, Benjamin Brafman, lui a mis la main sur l’épaule en signe de réconfort. Quelques secondes plus tôt, le juge Michael Obus venait d’accepter de libérer DSK sur parole et de lever sa caution, qui lui sera restituée. Le magistrat a souligné que ce dernier était libre d’aller et venir aux Etats-Unis. Mais a ajouté que son passeport restait aux mains des autorités. Ce qui signifie que l’ancien directeur général du FMI n’a pas l’autorisation de quitter le territoire américain. Selon son avocat français, Jean Veil, qui s’est entrenu avec son client vendredi, DSK «s’exprimera lorsqu’il sera lavé de tout soupçon» et lorsqu’il «sera en France». En quelques minutes, l’audience surprise de vendredi vient donc d’officialiser la remise en liberté de DSK, mais elle ne marque pas encore la fin de l’affaire. Malgré les informations du New York Times qui avait assuré dès jeudi soir que le dossier de l’accusation pourrait s’écrouler, le procureur Cyrus Vance Jr. lui-même a tenu à souligner devant les caméras de télévision que même s’il avait désormais «certaines inquiétudes quant à la crédibilité de la plaignante», il continuait à mener l’instruction.
Le seul fait que le procureur accepte de remettre en liberté DSK, six semaines après les accusations d’agression sexuelle portées contre lui par une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan, montre bien néanmoins que le dossier accumulé par l’accusation n’est plus aussi solide que ce qui avait été dit jusque-là et que le non-lieu est désormais une hypothèse sérieuse.
Jeudi soir, dans un incroyable coup de théâtre, le New York Times avait révélé que les enquêteurs ne croyaient plus la version des faits présentés par Nafissatou Diallo et avaient découvert «des failles majeures dans la crédibilité de la femme de chambre». Selon le quotidien new-yorkais, la police estimerait que la jeune femme a menti à plusieurs reprises depuis l’agression présumée du 14 mai dernier. Les enquêteurs auraient ainsi en leur possession un enregistrement prouvant que dans les vingt-quatre heures suivant l’affaire, Nafissatou Diallo avait appelé un homme en prison pour lui confier le «possible intérêt» à poursuivre DSK. Ils ont ensuite découvert que l’homme en question était un trafiquant de drogue. Et que la femme de chambre avait reçu plusieurs dépôts d’argent sur son compte en banque, pour un total de 100 000 dollars, émanant de lui mais aussi d’autres personnes aux Etats-Unis. Dès lors, les policiers soupçonneraient des liens entre Nafissatou Diallo et le trafic de drogue ou le blanchiment d’argent (lire page 4).
Par ailleurs, les autorités auraient aussi réalisé que la jeune femme avait menti sur les conditions d’obtention de son asile politique, quand elle a émigré vers les Etats-Unis en 2002.
Ces éléments auraient poussé Cyrus Vance Jr. à accepter la remise en liberté de Dominique Strauss-Kahn. Et après l’audience, Benjamin Brafman fut le premier à se réjouir en évoquant un cas «qui n’aurait jamais dû aller jusque-là».
Source: Liberation.fr

par CHARLES  341

VENDREDI

JUILLET
2011
RES.TXT
 
Le conte de fées monégasque serait-il en train de virer à l'aigre ? C'est la question que se pose une bonne partie de la presse mondiale depuis un article publié mardi sur le site de L'Express. Alors que l'attention médiatique se focalisait jusqu'à présent sur le choix des robes, la voiture nuptiale ou le menu de la soirée de mariage entre le prince Albert et Charlene Wittstock, voilà que L'Express affirme que la Sud-Africaine a tenté de prendre l'avion, il y a une semaine, pour rentrer définitivement au pays.
Selon le site, l'ancienne nageuse a été "interceptée" par la police de l'aéroport de Nice à la demande de proches de la famille princière. Sur quels critères juridiques ? Nul ne le sait.
Depuis, le Palais a démenti formellement des "allégations mensongères" et l'avocat d'Albert indique avoir lancé une procédure judiciaire. Les fiancés ont également payé de leur personne pour faire retomber l'émotion en s'affichant ensemble sur le port de Monaco, où ils se sont rendus pour saluer Jean-Michel Jarre, qui doit donner un spectacle le soir du mariage.
Mais la machine infernale est lancée. Même le très sérieux Times britannique consacre sa couverture à l'affaire et ses confrères se perdent en conjectures. Qu'est-ce qui a pu pousser la jeune femme à fuir son futur mari ? France Soir, comme d'autres titres, assure que,"dans les artères pavées du cœur de ville, on évoque depuis belle lurette à demi-mot l’existence hypothétique d’un troisième enfant illégitime". Pour mémoire, le prince est déjà père de deux enfants naturels – Jazmin, 19 ans, et Alexandre, 7 ans – qui, à ce titre, ne sont pas des héritiers du trône.
Source: bigbrowser.blog.lemonde.fr

par CHARLES  630

JEUDI