SAMEDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
C'est inédit dans l'histoire de la Ve République : Jacques Chirac a été renvoyé hier devant le tribunal correctionnel de Paris pour une affaire d'emplois fictifs lorsqu'il était maire de Paris. Une première s'agissant d'un ancien président de la République ! Dès l'annonce de cette décision par la juge Xavière Simeoni, l'ancien chef de l'État, âgé de 76 ans, en vacances au Maroc, a pris « acte de cette décision en justiciable comme les autres ». Dans un communiqué, il s'est dit « serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun des 21 emplois pour lesquels il est appelé à comparaître devant la justice « ne constitue un emploi fictif ».
Chirac devra répondre de « détournements de fonds publics » et « d'abus de confiance » pour ces emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris, fauteuil qu'il a occupé de 1977 à 1995. La juge affirme dans son ordonnance que Jacques Chirac « est à l'origine des recrutements » de chargés de mission à la Ville de Paris et que ceux-ci « devaient être profitables à son action politique ». En revanche, elle a prononcé un non-lieu du chef de « faux en écriture publique ». Le parquet, qui avait requis un non-lieu général fin septembre dans cette affaire, dispose de cinq jours pour faire appel de la décision du juge d'instruction. Selon son avocat, Jean Veil, en cas de procès, « le président Chirac peut choisir soit d'aller s'expliquer devant le tribunal », soit demander à son défenseur « de porter sa parole le moment venu ».
Protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'État (1995-2007) avant de redevenir un justiciable ordinaire, Jacques Chirac avait été mis en examen le 21 novembre 2007. Il avait alors dit « assumer la totale responsabilité de ces recrutements », arguant de leur utilité, et nié tout détournement. Si l'ancien président a été entendu dans plusieurs affaires judiciaires touchant au financement de son ancien parti, le RPR, (voir ci-dessous) le dossier des chargés de mission est le seul dans lequel il est poursuivi.
Neuf autres personnes sont également renvoyées devant le tribunal. Parmi eux figurent deux de ses anciens directeurs de cabinets, Michel Roussin et Rémy Chardon, ainsi que Jean de Gaulle, ancien député et petit-fils du Général, François Debré, frère de Jean-Louis Debré, et l'ancien secrétaire général de Force ouvrière (FO) Marc Blondel… pour avoir bénéficié d'un chauffeur rémunéré par la mairie de Paris.
Ce retour de bâton judiciaire intervient au moment où Jacques Chirac n'a jamais été aussi populaire puisqu'à la mi-octobre, selon le palmarès politique Ifoppour Paris-Match, il totalisait 76 % d'opinions favorables.
Source:LaDépêche.fr

par CHARLES  109

VENDREDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
"Moi je ne suis pas venu tenir un discours que vous avez déjà entendu..." Le président français annonçait la couleur, mardi dernier.
Evoquant l'agriculture, Nicolas Sarkozy tient un discours fort, inédit, sans langue de bois... Du moins c'est ce qu'il annonce car Le Petit Journal de Yann Barthes (sur Canal +) a une nouvelle fois fait preuve de vigilance: une partie de ce discours est la même, mot pour mot, que les propos tenus le 19 février 2009 lorsqu'il évoquait déjà les problèmes liés à l'agriculture.
par CHARLES  628

JEUDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Condamné dans l'affaire de l'Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac et en réclamant la levée totale du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d'autres affaires politiques sensibles.
L'ancien ministre de l'Intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990. Il a annoncé qu'il allait faire appel de cette condamnation.
230.000 euros
Cette condamnation vise notamment le versement par la société de ventes d'armes Brenco de quelque 230.000 euros en juillet 1996 à l'association France-Afrique-Orient, dont M. Pasqua fut un temps le vice-président. Le sénateur des Hauts-de-Seine a immédiatement réagi en expliquant que "le président de la République (Jacques Chirac, à l'époque) était au courant" de cette affaire de ventes d'armes.
"Le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi", a ajouté M. Pasqua, en estimant que "le moment (était) venu de mettre les choses au clair". Dans son jugement, le tribunal accrédite les propos de M. Pasqua en dénonçant "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.
Relevant des "coïncidences" entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses "ennuis" judiciaires, Charles Pasqua a demandé "la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié".
"Les Français ont besoin de savoir"
Mercredi sur Public-Sénat, M. Pasqua a enfoncé le clou en expliquant que "ces documents permettraient de savoir exactement ce que savait Jacques Chirac, président de la République, le Premier ministre et tous les ministres concernés". Il a souhaité que la levée du secret défense concerne d'autres dossiers sensibles comme Clearstream, les frégates de Taïwan:
"Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de le savoir". Les juges d'instruction en charge de ces dossiers ont vu leurs investigations bloquées ou entravées par le secret défense. Le juge Renaud van Ruymbeke a rendu un non-lieu dans l'affaire des frégates de Taïwan, où l'on soupçonne le versement de rétrocommissions à des politiques, après avoir essuyé des refus de déclassification de documents.
Clearstream
L'affaire Clearstream, qui a vu l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, avait pour origine des documents falsifiés prétendant révéler le nom de bénéficiaires de rétrocommissions. L'hypothèse d'une implication des services secrets a été évoquée.
Dans l'affaire de l'attentat de karachi, des juges travaillent sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais qui pourrait être lié au non-versement de commissions liées à la vente de sous-marins. Les noms d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy ont été cités par les enquêteurs à propos d'éventuelles rétrocommissions.
Pétition
Dans la foulée de Pasqua, les parlementaires socialistes ont lancé mercredi une pétition pour une levée "immédiate" du secret défense. Le président du MoDem, François Bayrou s'est également dit favorable à cette demande, un bon moyen, selon lui, d'"assainir" la vie politique.
"Plus on fera apparaître la vérité dans ce genre d'affaires, mieux ce sera. Cela ne vise pas uniquement les ventes d'armes", a déclaré pour sa part Edouard Balladur en estimant cependant qu'il fallait "savoir où mettre la ligne de partage entre ce que sont les intérets de l'Etat et ce que sont les intérêts des citoyens".
par CHARLES  401

VENDREDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
par CHARLES  423

MARDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Un ingénieur de 48 ans s'est donné la mort jeudi dans les Côtes-d'Armor. L'homme était en arrêt-maladie, sur les conseils de son médecin du travail. Les syndicats appellent à une journée d'action le 20 octobre.
L'inquiétante série de suicides à France Télécom se poursuit. Jeudi, c'est un ingénieur de 48 ans, en arrêt-maladie depuis un mois sur les conseil de son médecin du travail, qui s'est pendu à son domicile de Lannion (Côtes-d'Armor). Un salarié du centre de Recherche et Développement de Lannion s'était déjà suicidé fin août. Selon plusieurs sources, ce père de trois enfants avait récemment postulé pour une position à Rennes qui lui a été refusée. Il a laissé à ses proches une longue lettre dans laquelle il faisait «état d'une déception dont il aurait souffert» au sujet d'«un poste sur lequel il était candidat et où il n'a pas été retenu», selon la direction de France Télécom. Ce nouveau drame porte à 25 le nombre de suicides dans l'entreprise en près de deux ans selon les syndicats, un chiffre non contesté par la direction.
«Plus que jamais, il faut que nous accélérions l'ensemble des mesures que nous prenons pour sortir de cette spirale infernale, il faut absolument arrêter cette vague de suicides qui est en train de frapper l'entreprise», a réagi le PDG de France Télécom, Didier Lombard, qui s'est rendu sur place.
C'est au même centre de Lannion que Didier Lombard avait tenu un discours controversé, dont un extrait vidéo avait récemment circulé sur Internet. «Ceux qui pensent qu'ils vont pouvoir continuer à être sur leur sillon et pas s'en faire tranquille, se trompent», avait martelé le PDG. Et Didier Lombard de s'adresser ensuite directement aux salariés de Lannion, une ville située en bord de mer : «Les salariés qui ne sont pas à Paris, qui pensent que la pêche aux moules c'est merveilleux... Eh bien c'est fini.»
L'annonce de ce nouveau suicide intervient alors qu'un homme de 54 ans, qui était aussi en arrêt maladie, avait tenté de se pendre mardi à Marseille. Il avait été sauvé de justesse par les pompiers. Le dernier suicide remontait à fin septembre, lorsqu'un homme de 51 ans s'était jeté d'un viaduc autoroutier près d'Annecy.
Source: lefigaro.fr

par CHARLES  173

MARDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
"Il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage", a déclaré mardi devant l'Assemblée nationale le ministre du Travail, Xavier Darcos.
par CHARLES  117

MARDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Dans une de ces conversations de bistrot dans "On n'est pas couché", Jacques Seguéla a encore été bien inspiré et nous a ressorti une énormité digne de la Rolex.
Tout se déroule lors de l'interview de Julien Dray. Le publicitaire prend la parole, aux alentours de 7'40''.
http://www.dailymotion.com/video/xaubsh_julien-dray-vs-zemmour-naulleau-3-i_news
Il est censé prendre la parole pour défendre Dray mais on se demande s'il ne fait pas pire que mieux. Après un "J'ai inventé la publicité" sidérant, on a droit à une tirade stupéfiante, vers 8'30'' : "Il est victime de ce cancer qui s'appelle l'intox. Qui est dû à quoi ? Qui est dû au net. Le net est la plus grande saloperie qu'aient jamais inventé les hommes."
Ah oui, cette vidéo se retrouve également sur la toile. Va-t-il venir accuser le net de la disponibilité de cette vidéo, qu'il ne savait pas qu'il était filmé ou encore que c'était une déclaration d'après digestif.
Consternant.
Source: Erenumerique.fr

par CHARLES  337

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MERCREDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
"Si à 23 ans, tu diriges pas La Défense, t'as raté ta vie"
La probable future élection de Jean Sarkozy, le fils cadet du président de la République, à la tête de l'Etablissement public de la Défense (Epad), titille le second degré des internautes.
Outre les 27.700 signatures pour la pétition refusant son accès au poste, nombreux sont ceux qui raillent le jeune homme sur Twitter. Les messages pleuvent sur le réseau social, à force de blagues caustiques et cinglantes. Jean parviendra-t-il à sourire face à ces réactions. Il risque en tout cas de rire jaune...
La crème de la crème:
- "Si a 23 ans, tu diriges pas La Défense sans diplôme, t'as raté ta vie."
- "Jean Sarkozy a déjà pris des pirates somaliens en otage."
- "Jésus-Christ est né en 1986 avant Jean Sarkozy."
- "Jean Sarkozy va remplacer Didier Lombard à la tête d'Orange Stressée."
- "Quand Jean-Claude Van Damme parle, Jean Sarkozy comprend tout."
- "Jean Sarkozy est préssenti pour gagner la grande finale d'un dîner presque parfait."
- " Quand Dr House ne sait pas, il demande à Jean Sarkozy"
- " Jean Sarkozy n'a pas de compte Twitter. C'est Twitter qui a un compte Jean Sarkozy."
- "C'est Jean Sarkozy qui a expliqué à Chuck Norris comment faire un dieu à son image."
- " Exclusif: Carla Bruni quitte Nicolas Sarkozy pour Jean Sarkozy."
- " Jean Sarkozy a reçu son invite Google Wave en 1997."
- "Mitterand gravissait Solutré une fois par an, jean Sarkozy franchira dorénavant l'Himalaya une fois par semaine ."
- "A 5 ans, Jean Sarkozy avait déjà deux rolex. A chaque poignet."
- "Jean Sarkozy candidat à l'académie française."
- "Jean Sarkozy ne prend pas de cours de droit, c'est le droit qui prend des cours de Jean Sarkozy."
Source: ca/7sur7.be

par CHARLES  540

MARDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Avis de tempête mardi dans la presse quotidienne qui condamne - ulcérée ou ironique - la perspective de voir Jean Sarkozy, le fils du président, nommé à L'Etablissement public d'aménagement de la Défense Epad, le "coffre-fort" du département "le plus riche de France".
Dans Libération, Laurent Joffrin doute que la nomination de Jean Sarkozy qui "s'est surtout donné la peine de naître... doive tout à son mérite et rien à son patronyme?". Pour François Martin, du Midi libre, "le fils Sarkozy ... possède les vertus cardinales que son père vante devant le bon peuple. Le mérite. Le travail. L'exemplarité...". "Il a l'avenir devant lui et son papa derrière", fulmine Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées).
"Il faut surtout se poser la question de savoir pourquoi aucun des proches du chef de l'État n'a eu l'idée ou le courage de lui susurrer à l'oreille qu'il commet une erreur en adoubant ainsi son héritier", écrit, dans Le Courrier de l'Ouest, Emmanuel Caloyanni.
"L'Etat c'est moi"
Pour Paris Normandie (Michel Lepinay), "les effets de cour sont toujours terribles. Ils font perdre le sens du réel, et conduisent aux plus graves erreurs". "En dépit de toutes les explications alambiquées fournies hier par les conseillers et ministres (...) la cause est indéfendable", écrit-il encore.
Louis XIV disait "l'Etat c'est moi", rappelle Patrick Fluckiger (L'Alsace). "Mais attention, c'était avant la Révolution!". D'autres titres, s'indignent de l'image que cela donne de la France à l'étranger. Dans La Charente Libre, Jacques Guyon note que "les médias étrangers fustigent une république bananière".
Xavier Panon (La Montagne) souligne que "Jean, lui, peut déjà se flatter d'être maintenant connu jusqu'en Chine!". Moins sévère, Jean-Louis Denes, dans l'Est Républicain se contente de remarquer que "la prétention du Dauphin fait rire et sourire la presse du monde entier."
Jacques Camus, de La République du Centre, estime que "la grande politique est en train de perdre ses lettres de noblesse". Tout comme Gérard Noël qui, dans Vosges Matin, regrette qu'il y ait "quelque chose qui ne tourne pas rond dans la politique française".
Défense
Hervé Chabaud, de L'Union est bien seul à défendre Jean Sarkozy en rappelant qu'il a été "élu conseiller général des Hauts-de-Seine au suffrage universel". "Même si à Neuilly, c'était facile, il a été choisi par les urnes."
Avec une ironie mordante, Francis Brochet, dans le Progès de Lyon prend aussi la "défense" du jeune homme et de son père: "Le népotisme condamne la promotion des neveux du pape, or Nicolas Sarkozy n'est pas pape, ni Jean son neveu. Pas qualifié pour le poste? A 23 ans, Jean Sarkozy a fait presque deux années de droit ... Affairiste? Jean Sarkozy bénéficie du parrainage de Patrick Balkany et Charles Pasqua, ce qui devrait faire taire tous les soupçons".
Source: 7sur7.be/afp

par CHARLES  470

JEUDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 

Nicolas Sarkozy et Sylvie Brunel lors d'un meeting des "Progressistes". thnik tank dirigé par Eric Besson le 09 novembre 2007 à Paris. AFP PHOTO JEAN AYISSI

Source:lexpress.fr

La géographe Sylvie Brunel a vécu près de trente ans avec Eric Besson. Après leur divorce, elle a choisi d'écrire leur histoire. L'ascension politique d'un ambitieux, la désillusion d'une féministe : deux guerres parallèles.
Morceaux choisis:
../..
Il y a longtemps que Sylvie Brunel songeait à écrire un essai sur ces femmes quinquagénaires, fracassées par une rupture conjugale au détour d'une vie de tromperies. Féministe dans l'âme, elle y voyait l'occasion de dresser le portrait d'une génération, sexuellement "libérée" en 1968 et finalement flouée par ses propres renoncements.
../..
Eric Besson, de son côté, après avoir lu les passages le concernant, s'est engagé par écrit à n'intenter aucun procès. Dans sa vie d'avant, mari modèle, Besson posait en famille dans Gala. Désormais, il a pris une décision : il attaquera, promet-il, tous les journaux qui publieront une photo de sa nouvelle compagne. Question d'âge, sans doute.
../..
Le mariage:
15 octobre 1983. Mairie de Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Rhône. Le maire énonce les principes bien connus du Code civil : "Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance..." Eric l'interrompt alors d'une voix claire : "Secours, assistance, oui. Fidélité, non." Stupeur de l'assistance. Quelques rires, dont celui de ma mère. Jaune.
Le maire m'interroge du regard : doit-il suspendre la cérémonie, comme, j'imagine, la loi l'exige ? Je ne sais pas comment réagir : depuis que je suis toute petite, mes parents m'ont inculqué l'idée qu'il ne faut pas se faire remarquer. A la perspective de mettre fin immédiatement à ce mariage, de blesser et d'humilier ma mère, qui a passé du temps à tout préparer pour le repas qui va suivre, de voir chacun se lever, peiné, et se séparer sur cette déclaration intempestive, tout mon courage m'abandonne. Mes principes aussi. Je prends sur moi. "Il plaisante, monsieur le maire, il plaisante. Vous pouvez continuer."
../..
Il s'est avéré beaucoup plus volage que je ne l'aurais souhaité... Quant à moi, la prétendue liberté qu'autorisait notre pacte conjugal ne m'a que médiocrement amusée. Et ma tolérance - ou mon ouverture d'esprit, ou ma bêtise, selon les points de vue - ne m'aura pas protégée de l'issue prévisible : parce qu'il côtoie de plus en plus de jeunes femmes attrayantes et d'autant mieux disposées qu'il est ministre, mon mari s'est mis à vivre le couple comme un carcan.
Tout ça pour ça...
Peu à peu, son discours a changé : il a commencé à évoquer le fait qu'il pourrait "refaire sa vie", avoir des enfants avec une autre. A ce moment-là, j'ai compris que les choses étaient plus graves que je ne le croyais. Jusque-là, ses maîtresses interchangeables s'annulaient mutuellement. Et voilà que, plus maligne ou plus déterminée que les autres, l'une d'elles posait des conditions, exigeait l'exclusivité. Et que mon mari se montrait réceptif à un discours qui l'avait toujours jusque-là poussé à rompre.
Je me suis renseignée : presque aussi jeune que notre aînée, la belle se voulait vertueuse, même si elle respirait le narcissisme par tous les pores de sa jolie peau. Des yeux de biche, une fausse ingénuité, la jeunesse pour principal atout, et surtout une fascination absolue pour les paillettes... mon mari était tombé sur une oiselle coucou, prête à tout pour pousser hors du nid la famille qui le gênait. Il fallait agir vite et j'étais en colère. Je suis allée consulter notaire et avocate. Afin de se libérer au plus vite pour son exotique dulcinée, ou parce que sa culpabilité le poussait à un geste d'une générosité exceptionnelle, mon mari était prêt à tout abandonner : la maison où les enfants avaient grandi, ses biens... sa vie.
par CHARLES  188

JEUDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Après le FN, c'est au tour de Benoît Hamon, porte-parole du PS, d'évoquer la question de la démission de Frédéric Mitterand. "C'est au président de la République de savoir si oui ou non on peut être impliqué aujourd'hui dans la lutte contre les réseaux de prostitution enfantine, contre le tourisme sexuel -c'est le cas de la France- et constater qu'un ministre (...) justifie le tourisme sexuel", a-t-il déclaré, rappelant que le livre est "présenté comme une autobiographie", a-t-il déclaré.
Marine Le Pen s'acharne
Quant à Marine Le Pen, vice-présidente, elle ne lâche pas le morceau. C'est elle qui a mis le feu aux poudres lundi soir dans l'émission "Mots croisés" sur France 2 en citant des passages de l'ouvrage "Mauvaise vie" de Frédéric Mitterand qui évoque des relations tarifées avec de "jeunes garçons" en Asie.
La réplique de Mitterand
Attaque à laquelle le ministre a répondu, taclant au passage Benoît Hamon : "Si le Front national me traîne dans la boue, c'est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c'est une honte pour lui". "Il n'a pas besoin de nous pour se traîner dans la boue tout seul. C'est maintenant Nicolas Sarkozy qui traîne la France dans la boue, en refusant d'exiger sa démission", a répliqué Marine Le Pen. Le FN a prétexté le soutien appuyé de Frédéric Mitterand au cinéaste Roman Polanski, incarcéré en Suisse pour une affaire de mœurs date des années 70, pour justifier le fait de ressortir ses écrits du passé.
Le PS attaque
Dans les rangs du PS, plusieurs font choeur avec son porte-parole : le député Patrick Bloche a qualifié ces écrits d'"insupportables". Quant à Manuel Valls, il s'est déclaré lui aussi "choqué" au micro de France info jeudi matin et a estimé que Frédéric Mitterand devait "s'expliquer".
Soutiens et embarras à droite
Du côté de la majorité, l'heure est au soutien du ministre de la Culture. Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a estimé sur France 2 que Frédéric Mitterand n'avait pas à démissionner. "Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire" a également contre-attaqué Xavier Bertrand. Même si certains, du côté de la droite, se montrent embarrassés. "La nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l'électorat", s'est ainsi émue Christine Boutin.
Quant à Martine Aubry, la première secrétaire du PS, elle assure "n'avoir pas lu le livre".
Source: metro.fr

par CHARLES  107

JEUDI

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Source: Mediapart.fr/Feredor

J’ai toujours trouvé que le monde du show-business était à la fois peu sympathique et peu recommandable. Surtout depuis l’instauration du star système dans les années 1980 et la transformation des artistes en produits de consommation. Le mélange de la notoriété, de la surexposition médiatique et de l’argent facile est un cocktail étonnant qui fait manifestement tourner les têtes les mieux faites. Il faut concéder à toutes nos stars, petites et grandes, que la culture de l’égo dopée au cash ne contribue nullement à garder pied avec la réalité du monde de la « France d’en bas » (comme disait un fan de Jean Philippe Smet), et la condescendance médiatique remplace désormais bien souvent l’engagement politique et intellectuel d’antan.
C’est particulièrement vrai depuis l’arrestation de Roman Polanski. La levée de boucliers du monde culturel est totale et absolue. A quelques exceptions près, les réactions d’indignation outrées sont légions, toutes condamnent cet « acharnement judiciaire » et une pétition circule même parmi nos « étoiles » pour exiger sa libération.
Et on a beau chercher de la retenue ou de la nuance parmi ce concert d’indignation, rien n’y fait, Roman Polanski est un grand homme qui doit être libéré justement parce qu’il est un grand homme et l’ami des stars. Quant au crime dont il s’est rendu coupable et qu’il a, en partie, avoué, il est totalement escamoté malgré son extrême gravité et nul, parmi ses soutiens, ne trouve l’énergie et la décence nécessaire pour prendre de la distance, non pas avec l’homme en lui-même qui sans doute, mérite l’affection que les siens lui portent, mais simplement avec ses actes et son passé.
C’est ainsi que nous avons eu droit depuis l’arrestation de l’artiste à un festival de déclarations toutes aussi indignes les unes que les autres.
On l’a vu, Frédéric Mitterand s’est ému d’une « Amérique qui fait peur » et a évoqué « une histoire qui « n’a pas vraiment de sens »
Bernard Kouchner a trouvé « sinistre cette histoire, un homme d’un tel talent… »
Pour Christophe Barbier de l’Express, l’affaire est simplement politique
Pour Costa Gavras, il a carrément appelé à "cesser de parler de viol", soutenant que la jeune fille de 13 ans "en fait 25 sur les photos"
Et enfin, et non des moindres, Claude Lelouch nous assure avec dédain que la suisse n’est plus ce qu’elle était, qu’elle a appliqué des méthodes dignes de la gestapo et que, avant, la Suisse était l’endroit où on se réfugiait.
On le note aisément, dans aucune de ces cinq interventions il n’est question de la victime en tant que telle.
Le seul à y faire référence est Costa Gavras qui sous entend que la fillette de 13 ans en faisait 25 (ce qui bien entendu change tout et rend le crime acceptable n’est ce pas ?) et qu’elle n’était pas innocente. Ce qui est l’argument en général des pédophiles et des violeurs quand ils se font coincer et qu’ils doivent rendre compte de leurs actes. L’abjection et l’ignominie de ce propos n’a toutefois rien à envier à celui tenu par le cinéaste Claude Lelouch qui, en parlant de « méthodes dignes de la Gestapo », met sur le même plan l’arrestation d’un juif pendant l’occupation et celle d’un délinquant sexuel aujourd’hui !
Quant aux autres, l’affaire est sans conséquence et « n’a pas vraiment de sens ». La victime n’existe pas, ou ne fait pas le poids en regard de l’immensité de l’artiste qui l’a violée.
Pourtant au sein de nos démocraties, le viol sur mineure de moins de quinze ans avec circonstances aggravantes telles que l’administration de drogue, est un crime d’une extrême gravité qui, non seulement est puni très sévèrement par la loi mais qui, moralement, fait partie des actes considérés comme les plus abominables et les plus dénoncés.
Que l’ensemble du show business puisse aujourd’hui occulter totalement le crime commis par Polanski en dit long sur l’état de déliquescence de ce milieu rongé par l’argent et la gloire. On ne peut être qu’horrifié et consterné par le cynisme développé par l’ensemble de cette communauté
Et le comble dans cette histoire c’est que l’image de Roman Polanski semble se dégrader proportionnellement au soutien apporté par ses amis.
par CHARLES  366

DIMANCHE

OCTOBRE
2009
RES.TXT
 
Nadine Morano joue à GTA... après l'avoir critiqué en mai dernier.La secrétaire d'Etat à la famille et à la Solidarité s'est fait épingler par Arrêt Sur Images à l'occasion d'un reportage publié dans Paris Match. On y voit Nadine Morano en famille, avec son père et ses enfants. Jusque-là, rien de bien croustillant. Sauf qu'une photo montre la membre du gouvernement en pleine partie de GTA IV (ou du moins en train de faire semblant) avec ses bambins. Lire la suite l'article
Or, comme le rappelle @si, ce jeu trash est réservé à un public adulte, et l'on voit pourtant sa fille de 13 ans les yeux rivés sur la télé. Surtout, Nadine Morano s'était illustré lors de la sortie du jeu pour dénoncer son caractère "violent", "amoral" et "potentiellement addictif" et appelé à la "vigilance parentale".
Source: yahoo.fr/insolite

par CHARLES  855

              
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