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SAMEDI

MARS
2020
ZOOMS
 
Nick Ut raconte:
Je me souviens avoir regardé le garçon à travers mon appareil photo Leica, le garçon qui venait de mourir. Alors que je prenais des photos, j'ai vu, dans l'angle du viseur, une fillette courant les bras tendus de chaque côté. Je me suis dit, « Oh mon Dieu », et j'ai commencé à courir vers elle et à prendre plein de photos. Après avoir pris une photo de Kim, je me suis dit, « Oh mon Dieu ». La fillette courait nue, et quand elle m'a dépassé, j'ai vu que son bras gauche était brûlé et que la peau de son dos pelait. J'ai immédiatement pensé qu'elle allait mourir. Même après l'explosion, elle avait encore très chaud. Elle hurlait et hurlait, et je me suis dit, « Oh mon Dieu ». C'est à ce moment que j'ai arrêté de la prendre en photo
Source: buzzfeed.com

par MANTEAU  41

DIMANCHE

MARS
2020
ZOOMS
 
Son site en lien

par MANTEAU  26

LIEN

MARDI

JUILLET
2019
ZOOMS
 
Voir également:
Des visages partout, juillet 2008, partie 1
Des visages partout, juillet 2008, partie 2

par MANTEAU  127

LUNDI

AVRIL
2019
ZOOMS
 

par MANTEAU  120

LIEN

VENDREDI

AVRIL
2019
ZOOMS
 
Irving Penn veut que ses portraits aient la même force irréductible que des tableaux. Il puise dans les œuvres de Goya, de Daumier et de Toulouse-Lautrec des leçons de cadrage, d’éclairage et d’éloquence instantanée. Pour lui, l’essentiel est de percer l’expression de façade et l’armure des célébrités qui viennent poser dans son studio. Il les reçoit comme il est, en jean et chemise blanche, et commence par les mettre à l’aise en leur offrant un café. Ensuite, Irving Penn conforte et encourage ses modèles pendant tout le déroulement de la séance, faisant peu à peu tomber leurs défenses pour les amener à partager son projet. Il n’est pas satisfait tant que son interlocuteur ne s’est pas engagé avec lui sur un terrain sensible, où les vérités se renforcent et révèlent leur essence profonde.
Les images qui en résultent marquent pour lui le début d’un demi siècle de portraits qui, par leur concision graphique et leur finesse psychologique, restent inégalés. Les portraits de Penn ne ressemblent à ceux d’aucun autre photographe.
D’une grande intensité psychologique et néanmoins élégants et subtilement composés, ils situent le sujet dans une ambiance sereine, d’une limpidité surnaturelle.
Dans la photo de Pablo Picasso (1881-1973) prise à La Californie (villa de l’artiste à Cannes) en 1957, l’oeil gauche de l’artiste nous fixe intensément depuis son seul profil visible, de sorte que son visage ressemble presque à certains de ses portraits cubistes.
Penn avait un certain goût pour le minimalisme. Le jour où il insiste pour se présenter à un rendez-vous avec Picasso – en dépit des protestations des agents de l’artiste, prétendant qu’il n’est pas chez lui –, il trouve le peintre vêtu d’un sweatshirt gris. Cette tenue ne l’inspire guère. Picasso décide alors, pour s’amuser, de revêtir une cape espagnole et un chapeau. Penn, de son côté, travaillant sur la pose pour sortir de l’idée de déguisement, se rapproche peu à peu de l’oeil gauche de l’artiste, qu’il isole pour en faire le point focal d’une image cadrée de façon très serrée, réduite à l’essentiel. Picasso ne lui avait accordé que dix minutes, mais le photographe, nullement découragé, mobilisa tout son talent et toute son expérience pour sculpter l’essence de ce personnage fascinant.
par MANTEAU  89

DIMANCHE

MARS
2019
ZOOMS
 
Erwin Blumenfeld, né le 26 janvier 1897 à Berlin et mort le 4 juillet 1969 à Rome, est un photographe allemand naturalisé américain.
Il est célèbre pour ses photographies de mode des années 1940 et 1950, notamment pour les magazines américains Vogue et Harper's Bazaar.