MARDI

MARS
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Eleonora Duse est une comédienne italienne née le 3 octobre 1858 à Vigevano et morte le 21 avril 1924 à Pittsburgh. Elle est considérée comme l'une des plus grandes comédiennes de son temps. Rivale de Sarah Bernhardt, elle lui voua cependant une admiration profonde.
Sa vie
Née dans une famille de comédiens de Chioggia, Eleonora Duse passe son enfance dans la troupe amateur itinérante de ses parents. La famille Duse est apparentée à une autre famille de comédiens ambulants, les Vitaliani. Dès l'âge de quatre ans, elle joue, en 1862, le rôle de Cosette dans une version théâtrale des Misérables. En 1878, elle tient les rôles de « première amoureuse » dans la compagnie Ciotti-Belli Blanes et, à tout juste vingt ans, est à la tête d'une compagnie . Elle connaît son premier succès en 1879 dans le rôle de Thérèse Raquin, dans la pièce de théâtre du même titre adaptée de son roman par Émile Zola en 1873, qui lui vaut l'adoration du public et la reconnaissance de la critique.
En 1879, elle entre dans la troupe de Cesare Rossi où elle portera à maturation son choix esthétique, recueillant l'héritage du passé mais rompant en même temps avec la tradition du « grand acteur » de la première moitié du xixe siècle.
C'est au cours de cette période, dans les années 1880, que la Duse accomplit les choix de répertoire qui marqueront son parcours artistique et sa carrière théâtrale. Un répertoire qui lui permet d'exprimer son sentiment de crise face à son époque.
Son amitié avec Isadora Duncan qu'elle rencontre lors de tournées européennes est très commentée.
Jusqu'en 1904, elle est la maîtresse et l'interprète du poète Gabriele D'Annunzio. Elle quitte le théâtre en 1908 et joue en 1916 pour la seule fois au cinéma, dans Cenere d'Arturo Ambrosio
Elle revient au théâtre de 1921 à 1923. Elle meurt, au cours d'une ultime tournée américaine, à Pittsburgh, le 21 avril 1924. Elle est enterrée au cimetière d'Asolo conformément à sa volonté.

par EDNA  706

DIMANCHE

FEVRIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Sadako Sasaki est une fillette japonaise née à Hiroshima le 7 janvier 1943 et morte dans la même ville le 25 octobre 1955. Décédée à l'âge de douze ans d'une leucémie due à la bombe atomique d'Hiroshima, elle est devenue depuis avec la grue en papier un symbole pour la paix.
Le 6 août 1945 à 8 h 15 du matin, la première bombe atomique explosa environ 580 mètres au-dessus du centre ville d'Hiroshima au Japon. En l'espace de quelques secondes, la ville fut réduite à l'état de décombres au milieu d'une plaine écorchée. De nombreuses vies furent détruites ce jour-là. Sadako avait alors deux ans et se trouvait à deux kilomètres du lieu de l'explosion. Alors que la plupart de ses voisins furent tués, Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l'être.
Cependant, en 1954, après un relais où elle avait aidé son équipe à gagner, elle se sentit extrêmement fatiguée et sa tête commença à tourner. Les vertiges passant, Sadako pensa qu'ils n'étaient causés que par la fatigue, mais ce n'était pas le cas. Dès lors de plus en plus d'incidents se produisirent. Plus tard les vertiges furent tels qu'elle tomba et ne put se relever. Ses camarades de classe appelèrent la maîtresse qui contacta ses parents. Ces derniers l'emmenèrent à l'hôpital de la Croix-Rouge où on diagnostiqua une leucémie (une forme de cancer des cellules sanguines), le « mal de la bombe atomique » auquel peu survivaient à cette époque.
La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Selon celle-ci, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied. La famille de Sadako s'inquiétait à son propos. Ils venaient souvent lui rendre visite à l'hôpital pour lui parler et l'aider à faire les origamis. Après qu'elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu'elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d'une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l'hôpital.
Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, jusqu'aux étiquettes de ses flacons de médicament.
L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent cette activité afin de collecter de l'argent en provenance des écoles japonaises afin de construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.
Aujourd'hui, une statue à la mémoire de Sadako, placée sur un piédestal en granite et tenant une grue en or dans ses bras ouverts, se dresse dans le Parc de la Paix d'Hiroshima

par EDNA  706

MARDI

FEVRIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Maria Krystyna Janina Skarbek, du Clan Abdank (1915 - 1952), d’origine polonaise, fut un agent secret britannique pendant la Seconde Guerre mondiale connue sous le nom de guerre de Christine Granville. Elle mena des actions d'espionnage et de Résistance, notamment en Hongrie, au début de la guerre (1940), en France, après le débarquement en Normandie (été 1944), au sein de la section française (F) du Special Operations Executive, en tant que courrier du réseau JOCKEY de Francis Cammaerts.
Parmi toutes les femmes agents du SOE, c’est elle qui servit le plus longtemps comme agent secret britannique.
Certains ont avancé que ce sont les capacités et les réussites de Krystyna Skarbek qui ont amené le SOE à faire évoluer sa politique en faveur d'un recrutement croissant de femmes.
En 1952, le 15 juin, elle est poignardée à l’âge de 44 ans, par un ancien steward dans la marine marchande, dont elle avait repoussé les avances, et qui finira à la potence. Elle est enterrée au cimetière catholique de St Mary à Kensal Green, au nord-ouest de Londres.

par EDNA  1049

SAMEDI

JANVIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom de Alexandra David-Néel1, née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Val-de-Marne, à l'époque Seine), morte à près de 101 ans le 8 septembre 1969 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence, à l'époque Basses-Alpes), de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra, franc-maçonne, journaliste, écrivaine, exploratrice, et bouddhiste. Elle fut, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont les journaux se firent l'écho un an plus tard en 19252 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.
Photos: 66south.com

par EDNA  863

LUNDI

JANVIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Nancy Wake (Wellington, 30 août 1912 – Londres, 7 août 20111), surnommée « la Souris Blanche », également connue par ses mariages sous les noms de Nancy Fiocca et de Nancy Forward, est une figure australienne de la Résistance en France, pendant la Seconde Guerre mondiale. D’abord active dans le réseau d’évasion Pat O’Leary, elle fut ensuite recrutée comme agent du Special Operations Executive et envoyée en France en 1944 comme courrier du réseau FREELANCE de John Hind Farmer « Hubert », qui se distingua en Auvergne.
Nancy Wake était une « dure » ; elle est aussi une vraie aventurière. Femme passionnée, elle est une vraie francophile. Extrêmement courageuse, elle est une femme engagée, prête à risquer sa vie et même à la perdre pour la liberté. Un téléfilm anglais de 1988 porte son nom et raconte son histoire.

par EDNA  771

VENDREDI

DECEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dian Fossey (16 janvier 1932, San Francisco, Californie — 26 décembre 1985, montagnes des Virunga, Rwanda) est une éthologue américaine, spécialisée dans l'étude du comportement des gorilles. Elle les étudie régulièrement dans les forêts de montagne du Rwanda, encouragée à l'époque par le célèbre anthropologue Louis Leakey. Cet engagement lui coûtera la vie. Elle est assassinée en 1985. Son assassin est toujours inconnu à ce jour.
Reconnue comme une des plus grandes primatologues de son vivant avec Jane Goodall et Biruté Galdikas, elle fait partie des « Leakey's Angels » (« les anges de Leakey »), un groupe de trois éminents chercheurs sur les primates (Fossey sur les gorilles; Goodall sur les chimpanzés et Galdikas sur les orang-outans) envoyés par l'archéologue Louis Leakey à l'étude des grands singes dans leur milieu naturel

par EDNA  1464

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SAMEDI

DECEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Emma Hamilton dite lady Hamilton, née Amy Lyon le 26 avril 1765 à Ness dans le Cheshire (Angleterre) et morte le 16 janvier 1815 à Calais (France), est connue pour avoir été la maîtresse de lord Horatio Nelson et le modèle du peintre George Romney.
Amy Lyon est la fille d'un forgeron, Henry Lyon; sa mère, Mary Kidd, l'élève à Hawarden, mais sans éducation formelle.
Elle fait la conquête de Charles Francis Greville, frère du deuxième comte de Warwick. Il la présente au portraitiste George Romney dont elle devint la muse pendant plus de 10 ans. Greville l'envoie ensuite à Naples chez son oncle Charles, le diplomate sir William Hamilton, pour lui apprendre à être une lady (en échange, sir William paye les dettes de son neveu).
Elle en devient la maîtresse puis l'épouse le 6 septembre 1791devenant lady Emma Hamilton.
Elle fait la connaissance à Naples de sir Horatio Nelson en 1793 et l'y revoit à nouveau cinq ans plus tard lorsque celui ci est devenu une légende vivante
Malheureusement ses exploits l'ont changé physiquement : il a perdu un bras et la plupart de ses dents. Emma s'évanouit quand elle le voit. Elle est sa bienfaitrice et l'héberge et le soigne dans la maison de son mari. Leur relation semble avoir été toléréepar le vieux sir William, qui avait une grande admiration et un grand respect pour Nelson.
Sir William meurt en 1803, à la suite de quoi Emma vit avec Nelson dans une petite maison à Merton(Angleterre). Après la mort de Nelson en 1805, Emma épuise rapidement l'héritage qu'elle a reçu de son mari et, en 1813, elle est profondément endettée. MAlcoolique, elle meurt d'insuffisance hépato-cellulaire à Calais en 1815.
Alexandre Dumas a pris pour héroine Emma Hamilton, dans le roman Lady Hamilton ou Souvenirs d'une favorite (1865). Elle figure également dans ses romans La San-Felice (1864) et Le Corricolo (1843)

par EDNA  1209

LUNDI

NOVEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Joséphine Baker, née Freda Josephine McDonald le 3 juin 1906 à Saint-Louis (Missouri) et morte le 12 avril 1975 dans le 13e arrondissement de Paris, fut chanteuse, danseuse et meneuse de revue.
D'origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première star noire. Elle prend la nationalité française en 1937 et, pendant la Seconde Guerre mondiale, joue un rôle important dans la résistance à l'occupant.
Elle utilisera ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme, et pour l'émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le Civil Rights Movement de Martin Luther King.
Le plus grand malheur de sa vie est de ne pas pouvoir avoir d'enfant, suite à une grossesse à l'issue de laquelle Joséphine Baker a accouché d'un enfant mort-né, et a dû subir une hystérectomie.
Avec Jo Bouillon, qu'elle épouse en 1947, elle achète le domaine des Milandes en Dordogne. Elle y accueille les enfants de toutes origines qu'elle a adoptés et qu'elle appelle sa « tribu arc-en-ciel ». Dans ce domaine où elle emploie un personnel nombreux, elle engloutira toute sa fortune et multiplie les concerts pour poursuivre son œuvre.

par EDNA  1049

JEUDI

NOVEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dame Godiva, ou plus correctement Godgifu, aurait été une dame anglo-saxonne du xie siècle, épouse du comte Léofric de Mercie.
L'histoire raconte qu'elle était la belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Les habitants de cette ville souffraient sous l'imposition accablante du comte. À plusieurs reprises, Dame Godiva fit appel à son mari, qui refusait obstinément de diminuer les taxes. Enfin, las, il prétendit accéder à sa demande si elle montait à cheval nue dans les rues de la ville. Dame Godiva le prit au mot, et traversa la ville, vêtue seulement de ses longs cheveux. Son mari tint parole et supprima les impôts.
La forme la plus ancienne de la légende raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, accompagnée par deux chevaliers, alors que le peuple était rassemblé. Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236), un collectionneur d'anecdotes quelque peu crédule, qui citait lui-même un autre auteur plus ancien.
On pense généralement que les cheveux longs de Godiva sont un ajout ultérieur à la légende. D'autres éléments et thèmes sont coutumiers dans les contes : le seigneur intransigeant, la promesse exigée, des conditions de vie très difficiles, la chasteté. Un élément par contre ne l'est pas : la puissance et l'indépendance d'une épouse anglo-saxonne de la classe aristocratique.
Une des variantes de la légende veut que les habitants de Coventry, pour montrer leur reconnaissance envers leur Dame, se soient tous enfermés chez eux pendant son passage. Seul un curieux, nommé Tom, aurait osé enfreindre la consigne et aurait jeté un coup d'œil à la dérobée ; mais en punition, il devint sur-le-champ aveugle. C'est de là que vient l'expression anglaise « Peeping Tom », très souvent remplacée dans la langue actuelle par le français « voyeur ». Selon certaines sources, cette légende serait née en 1586 : on aurait demandé au peintre Adam van Noort de représenter l'épisode et il aurait montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre pour constater qu'elle exécutait effectivement sa promesse. Le public aurait mal interprété ce détail, prenant le comte pour un simple indiscret.
par EDNA  1321

MERCREDI

OCTOBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
« Madame Sans-Gêne » est le sobriquet attribué ultérieurement par l'homme de théâtre Victorien Sardou, à l'épouse du maréchal Lefebvre, duc de Dantzig, Catherine Hubscher
Née le 2 février 1753 à Altenbach (Haut-Rhin), et morte le 29 décembre 1835 à Paris, celle ci est restée célèbre pour son franc-parler qui déplaisait fortement au sein de l'entourage de l'Empereur Napoléon Ier.
Femme de tempérament, d’abord repasseuse,puis cantinière, puis blanchisseuse, elle épouse le 1er mars 1783 le soldat François Joseph Lefebvre, sergent aux gardes françaises, homme coquet et gracieux. De par l'élévation de son époux, maréchal d'Empire le 19 mai 1804, elle intègre la cour impériale sans perdre son vocabulaire et ses manières populaires, au grand dam de beaucoup. Très loyale envers l'empereur, elle ne se retenait pourtant pas de le critiquer et le désarmait (il ne pouvait se défendre de l'apprécier pour sa franchise et la soutenait contre ceux qui voulaient la chasser de la cour) et elle tenait même tête à Talleyrand, pourtant expert en joutes verbales.
Vivant désormais dans une grande richesse, elle n'oubliera jamais ses origines modestes : bonne et généreuse, elle venait en aide à ses proches moins favorisés qu'elle. Elle eut quatorze enfants, dont treize n'atteignirent pas l'âge adulte. Décédée en 1835, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

par EDNA  412

MARDI

OCTOBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Diane de Poitiers (9 janvier 1500 - 26 avril 1566 à Anet), comtesse de Saint-Vallier, duchesse de Valentinois, fut pendant plus de 20 ans, la favorite d'Henri II, roi de France.
Dotée d’un sens aigu du pouvoir et de ses intérêts financiers, elle exerça une grande influence sur le roi, qui l'aima sincèrement, bien qu'elle fût de 20 ans plus âgée que lui.
Favorite du roi
L'avènement d'Henri II au trône marque le triomphe de Diane de Poitiers. De toutes les femmes qui sont dans l'entourage du roi, Diane est celle qui est la plus avantagée dans la redistribution des faveurs royales.
Après plusieurs années d'humiliation, l'heure est venue pour elle de prendre sa revanche sur sa rivale : l'ancienne favorite Anne de Pisseleu est chassée sans ménagement de la cour ; Diane occupe aussitôt sa place. Le roi lui fait cadeaux des biens qu'Anne de Pisseleu avait obtenus de François Ier : les bijoux de la couronne, un hôtel parisien et enfin beaucoup plus tard, du duché d’Étampes (1553). Diane reçoit également divers cadeaux en terre, dont la propriété royale de Chenonceau (1547) et divers cadeaux en argent, dont le produit de l'impôt sur les charges qui lui procure une somme extraordinaire de 100.000 écus (1553). Elle se voit enfin confirmée dans la propriété de ses terres de Nogent, d'Anet et de Breval.
Pour assoir sa position à la cour, elle est titrée, en 1548, duchesse de Valentinois (les duchesses ont le privilège d'avoir une place assise dans la chambre de la reine)
par EDNA  745

VENDREDI

SEPTEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Qiú Jǐn ( 8 novembre 1875 - 15 juillet 1907) est une poétesse aujourd'hui une importante figure du nationalisme et féminisme chinois
Née au Fujian de parents petits fonctionnaires originaires de la ville de Shaoxing, elle se marie en 1896. Elle arrive à Pékin pour suivre son mari dans son travail. C'est en 1903 qu'elle commence peu à peu à penser et à agir autrement après le mouvement des Boxers réprimé en 1900. À cette époque, pour montrer son ressentiment envers le traitement réservé aux femmes sous la dynastie Qing et son gouvernement, elle s'habille en homme et manie le sabre. En 1904, pendant ses études, elle se révolte contre les autorités japonaises qui interdisent à tout étudiant des actions allant à l'encontre de la politique du gouvernement. En 1906, elle dirige la revue Femmes de Chine (Zhongguo nubao) à Shanghai. De retour à Shaoxing, elle occupe le poste d'enseignante dans une des premières écoles destinées aux filles. Depuis la ville de Shaoxing, elle tente de provoquer un coup d'État qui renverserait la dynastie des Qing mais cette action se traduit par un échec. Par ordre impérial, elle est condamnée à mort et est exécutée le 15 juillet 1907.
Un monument est érigé en sa mémoire par Sun Zhongshan (1866-1925) en 1913. Ce monument est situé à West Lake, dans le centre historique de la ville de Hangzhou, province chinoise de Zhejiang. De son œuvre littéraire, il ne reste que peu de traces aujourd'hui : seuls six des vingt chapitres de son projet Pierre de l'oiseau (Jingwei shi) furent retrouvés. Cette œuvre est une sorte de chanson en chinois populaire ou familier aussi connu sous le nom de tanci (conte accompagné d'un instrument de musique à cordes). Ce genre musical était surtout utilisé par et pour les femmes. Cette martyre révolutionnaire est devenue une icône en Chine. Cette femme était courageuse et engagée dans un combat qui consistait à montrer à l'empire de Chine que la place destinée aux femmes à cette époque était ignoble, révoltante ou injuste.
En 2011 un film a été produit relatant des faits de sa vie: "The Woman Knight of Mirror Lake" (une version francophone de ce film a le titre de "Qiu Jin, la guerrière").
par EDNA  649

              
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