MARDI

FEVRIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Maria Krystyna Janina Skarbek, du Clan Abdank (1915 - 1952), d’origine polonaise, fut un agent secret britannique pendant la Seconde Guerre mondiale connue sous le nom de guerre de Christine Granville. Elle mena des actions d'espionnage et de Résistance, notamment en Hongrie, au début de la guerre (1940), en France, après le débarquement en Normandie (été 1944), au sein de la section française (F) du Special Operations Executive, en tant que courrier du réseau JOCKEY de Francis Cammaerts.
Parmi toutes les femmes agents du SOE, c’est elle qui servit le plus longtemps comme agent secret britannique.
Certains ont avancé que ce sont les capacités et les réussites de Krystyna Skarbek qui ont amené le SOE à faire évoluer sa politique en faveur d'un recrutement croissant de femmes.
En 1952, le 15 juin, elle est poignardée à l’âge de 44 ans, par un ancien steward dans la marine marchande, dont elle avait repoussé les avances, et qui finira à la potence. Elle est enterrée au cimetière catholique de St Mary à Kensal Green, au nord-ouest de Londres.

par EDNA  977

SAMEDI

JANVIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom de Alexandra David-Néel1, née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Val-de-Marne, à l'époque Seine), morte à près de 101 ans le 8 septembre 1969 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence, à l'époque Basses-Alpes), de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra, franc-maçonne, journaliste, écrivaine, exploratrice, et bouddhiste. Elle fut, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont les journaux se firent l'écho un an plus tard en 19252 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.
Photos: 66south.com

par EDNA  818

LUNDI

JANVIER
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Nancy Wake (Wellington, 30 août 1912 – Londres, 7 août 20111), surnommée « la Souris Blanche », également connue par ses mariages sous les noms de Nancy Fiocca et de Nancy Forward, est une figure australienne de la Résistance en France, pendant la Seconde Guerre mondiale. D’abord active dans le réseau d’évasion Pat O’Leary, elle fut ensuite recrutée comme agent du Special Operations Executive et envoyée en France en 1944 comme courrier du réseau FREELANCE de John Hind Farmer « Hubert », qui se distingua en Auvergne.
Nancy Wake était une « dure » ; elle est aussi une vraie aventurière. Femme passionnée, elle est une vraie francophile. Extrêmement courageuse, elle est une femme engagée, prête à risquer sa vie et même à la perdre pour la liberté. Un téléfilm anglais de 1988 porte son nom et raconte son histoire.

par EDNA  730

VENDREDI

DECEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dian Fossey (16 janvier 1932, San Francisco, Californie — 26 décembre 1985, montagnes des Virunga, Rwanda) est une éthologue américaine, spécialisée dans l'étude du comportement des gorilles. Elle les étudie régulièrement dans les forêts de montagne du Rwanda, encouragée à l'époque par le célèbre anthropologue Louis Leakey. Cet engagement lui coûtera la vie. Elle est assassinée en 1985. Son assassin est toujours inconnu à ce jour.
Reconnue comme une des plus grandes primatologues de son vivant avec Jane Goodall et Biruté Galdikas, elle fait partie des « Leakey's Angels » (« les anges de Leakey »), un groupe de trois éminents chercheurs sur les primates (Fossey sur les gorilles; Goodall sur les chimpanzés et Galdikas sur les orang-outans) envoyés par l'archéologue Louis Leakey à l'étude des grands singes dans leur milieu naturel

par EDNA  1368

SAMEDI

DECEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Emma Hamilton dite lady Hamilton, née Amy Lyon le 26 avril 1765 à Ness dans le Cheshire (Angleterre) et morte le 16 janvier 1815 à Calais (France), est connue pour avoir été la maîtresse de lord Horatio Nelson et le modèle du peintre George Romney.
Amy Lyon est la fille d'un forgeron, Henry Lyon; sa mère, Mary Kidd, l'élève à Hawarden, mais sans éducation formelle.
Elle fait la conquête de Charles Francis Greville, frère du deuxième comte de Warwick. Il la présente au portraitiste George Romney dont elle devint la muse pendant plus de 10 ans. Greville l'envoie ensuite à Naples chez son oncle Charles, le diplomate sir William Hamilton, pour lui apprendre à être une lady (en échange, sir William paye les dettes de son neveu).
Elle en devient la maîtresse puis l'épouse le 6 septembre 1791devenant lady Emma Hamilton.
Elle fait la connaissance à Naples de sir Horatio Nelson en 1793 et l'y revoit à nouveau cinq ans plus tard lorsque celui ci est devenu une légende vivante
Malheureusement ses exploits l'ont changé physiquement : il a perdu un bras et la plupart de ses dents. Emma s'évanouit quand elle le voit. Elle est sa bienfaitrice et l'héberge et le soigne dans la maison de son mari. Leur relation semble avoir été toléréepar le vieux sir William, qui avait une grande admiration et un grand respect pour Nelson.
Sir William meurt en 1803, à la suite de quoi Emma vit avec Nelson dans une petite maison à Merton(Angleterre). Après la mort de Nelson en 1805, Emma épuise rapidement l'héritage qu'elle a reçu de son mari et, en 1813, elle est profondément endettée. MAlcoolique, elle meurt d'insuffisance hépato-cellulaire à Calais en 1815.
Alexandre Dumas a pris pour héroine Emma Hamilton, dans le roman Lady Hamilton ou Souvenirs d'une favorite (1865). Elle figure également dans ses romans La San-Felice (1864) et Le Corricolo (1843)

par EDNA  1153

LUNDI

NOVEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Joséphine Baker, née Freda Josephine McDonald le 3 juin 1906 à Saint-Louis (Missouri) et morte le 12 avril 1975 dans le 13e arrondissement de Paris, fut chanteuse, danseuse et meneuse de revue.
D'origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première star noire. Elle prend la nationalité française en 1937 et, pendant la Seconde Guerre mondiale, joue un rôle important dans la résistance à l'occupant.
Elle utilisera ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme, et pour l'émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le Civil Rights Movement de Martin Luther King.
Le plus grand malheur de sa vie est de ne pas pouvoir avoir d'enfant, suite à une grossesse à l'issue de laquelle Joséphine Baker a accouché d'un enfant mort-né, et a dû subir une hystérectomie.
Avec Jo Bouillon, qu'elle épouse en 1947, elle achète le domaine des Milandes en Dordogne. Elle y accueille les enfants de toutes origines qu'elle a adoptés et qu'elle appelle sa « tribu arc-en-ciel ». Dans ce domaine où elle emploie un personnel nombreux, elle engloutira toute sa fortune et multiplie les concerts pour poursuivre son œuvre.

par EDNA  1000

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JEUDI

NOVEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dame Godiva, ou plus correctement Godgifu, aurait été une dame anglo-saxonne du xie siècle, épouse du comte Léofric de Mercie.
L'histoire raconte qu'elle était la belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Les habitants de cette ville souffraient sous l'imposition accablante du comte. À plusieurs reprises, Dame Godiva fit appel à son mari, qui refusait obstinément de diminuer les taxes. Enfin, las, il prétendit accéder à sa demande si elle montait à cheval nue dans les rues de la ville. Dame Godiva le prit au mot, et traversa la ville, vêtue seulement de ses longs cheveux. Son mari tint parole et supprima les impôts.
La forme la plus ancienne de la légende raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, accompagnée par deux chevaliers, alors que le peuple était rassemblé. Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236), un collectionneur d'anecdotes quelque peu crédule, qui citait lui-même un autre auteur plus ancien.
On pense généralement que les cheveux longs de Godiva sont un ajout ultérieur à la légende. D'autres éléments et thèmes sont coutumiers dans les contes : le seigneur intransigeant, la promesse exigée, des conditions de vie très difficiles, la chasteté. Un élément par contre ne l'est pas : la puissance et l'indépendance d'une épouse anglo-saxonne de la classe aristocratique.
Une des variantes de la légende veut que les habitants de Coventry, pour montrer leur reconnaissance envers leur Dame, se soient tous enfermés chez eux pendant son passage. Seul un curieux, nommé Tom, aurait osé enfreindre la consigne et aurait jeté un coup d'œil à la dérobée ; mais en punition, il devint sur-le-champ aveugle. C'est de là que vient l'expression anglaise « Peeping Tom », très souvent remplacée dans la langue actuelle par le français « voyeur ». Selon certaines sources, cette légende serait née en 1586 : on aurait demandé au peintre Adam van Noort de représenter l'épisode et il aurait montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre pour constater qu'elle exécutait effectivement sa promesse. Le public aurait mal interprété ce détail, prenant le comte pour un simple indiscret.
par EDNA  1263

MERCREDI

OCTOBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
« Madame Sans-Gêne » est le sobriquet attribué ultérieurement par l'homme de théâtre Victorien Sardou, à l'épouse du maréchal Lefebvre, duc de Dantzig, Catherine Hubscher
Née le 2 février 1753 à Altenbach (Haut-Rhin), et morte le 29 décembre 1835 à Paris, celle ci est restée célèbre pour son franc-parler qui déplaisait fortement au sein de l'entourage de l'Empereur Napoléon Ier.
Femme de tempérament, d’abord repasseuse,puis cantinière, puis blanchisseuse, elle épouse le 1er mars 1783 le soldat François Joseph Lefebvre, sergent aux gardes françaises, homme coquet et gracieux. De par l'élévation de son époux, maréchal d'Empire le 19 mai 1804, elle intègre la cour impériale sans perdre son vocabulaire et ses manières populaires, au grand dam de beaucoup. Très loyale envers l'empereur, elle ne se retenait pourtant pas de le critiquer et le désarmait (il ne pouvait se défendre de l'apprécier pour sa franchise et la soutenait contre ceux qui voulaient la chasser de la cour) et elle tenait même tête à Talleyrand, pourtant expert en joutes verbales.
Vivant désormais dans une grande richesse, elle n'oubliera jamais ses origines modestes : bonne et généreuse, elle venait en aide à ses proches moins favorisés qu'elle. Elle eut quatorze enfants, dont treize n'atteignirent pas l'âge adulte. Décédée en 1835, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

par EDNA  382

MARDI

OCTOBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Diane de Poitiers (9 janvier 1500 - 26 avril 1566 à Anet), comtesse de Saint-Vallier, duchesse de Valentinois, fut pendant plus de 20 ans, la favorite d'Henri II, roi de France.
Dotée d’un sens aigu du pouvoir et de ses intérêts financiers, elle exerça une grande influence sur le roi, qui l'aima sincèrement, bien qu'elle fût de 20 ans plus âgée que lui.
Favorite du roi
L'avènement d'Henri II au trône marque le triomphe de Diane de Poitiers. De toutes les femmes qui sont dans l'entourage du roi, Diane est celle qui est la plus avantagée dans la redistribution des faveurs royales.
Après plusieurs années d'humiliation, l'heure est venue pour elle de prendre sa revanche sur sa rivale : l'ancienne favorite Anne de Pisseleu est chassée sans ménagement de la cour ; Diane occupe aussitôt sa place. Le roi lui fait cadeaux des biens qu'Anne de Pisseleu avait obtenus de François Ier : les bijoux de la couronne, un hôtel parisien et enfin beaucoup plus tard, du duché d’Étampes (1553). Diane reçoit également divers cadeaux en terre, dont la propriété royale de Chenonceau (1547) et divers cadeaux en argent, dont le produit de l'impôt sur les charges qui lui procure une somme extraordinaire de 100.000 écus (1553). Elle se voit enfin confirmée dans la propriété de ses terres de Nogent, d'Anet et de Breval.
Pour assoir sa position à la cour, elle est titrée, en 1548, duchesse de Valentinois (les duchesses ont le privilège d'avoir une place assise dans la chambre de la reine)
par EDNA  685

VENDREDI

SEPTEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Qiú Jǐn ( 8 novembre 1875 - 15 juillet 1907) est une poétesse aujourd'hui une importante figure du nationalisme et féminisme chinois
Née au Fujian de parents petits fonctionnaires originaires de la ville de Shaoxing, elle se marie en 1896. Elle arrive à Pékin pour suivre son mari dans son travail. C'est en 1903 qu'elle commence peu à peu à penser et à agir autrement après le mouvement des Boxers réprimé en 1900. À cette époque, pour montrer son ressentiment envers le traitement réservé aux femmes sous la dynastie Qing et son gouvernement, elle s'habille en homme et manie le sabre. En 1904, pendant ses études, elle se révolte contre les autorités japonaises qui interdisent à tout étudiant des actions allant à l'encontre de la politique du gouvernement. En 1906, elle dirige la revue Femmes de Chine (Zhongguo nubao) à Shanghai. De retour à Shaoxing, elle occupe le poste d'enseignante dans une des premières écoles destinées aux filles. Depuis la ville de Shaoxing, elle tente de provoquer un coup d'État qui renverserait la dynastie des Qing mais cette action se traduit par un échec. Par ordre impérial, elle est condamnée à mort et est exécutée le 15 juillet 1907.
Un monument est érigé en sa mémoire par Sun Zhongshan (1866-1925) en 1913. Ce monument est situé à West Lake, dans le centre historique de la ville de Hangzhou, province chinoise de Zhejiang. De son œuvre littéraire, il ne reste que peu de traces aujourd'hui : seuls six des vingt chapitres de son projet Pierre de l'oiseau (Jingwei shi) furent retrouvés. Cette œuvre est une sorte de chanson en chinois populaire ou familier aussi connu sous le nom de tanci (conte accompagné d'un instrument de musique à cordes). Ce genre musical était surtout utilisé par et pour les femmes. Cette martyre révolutionnaire est devenue une icône en Chine. Cette femme était courageuse et engagée dans un combat qui consistait à montrer à l'empire de Chine que la place destinée aux femmes à cette époque était ignoble, révoltante ou injuste.
En 2011 un film a été produit relatant des faits de sa vie: "The Woman Knight of Mirror Lake" (une version francophone de ce film a le titre de "Qiu Jin, la guerrière").
par EDNA  628

DIMANCHE

SEPTEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Anne Bonny, née le 8 mars 1702 et morte le 22 avril 1782, était une pirate, issue d’une famille irlandaise.
Avant d’être Anne Bonny, elle était Anne Cormac, fille illégitime du procureur William Cormac et de sa domestique Mary.
Bien que fille d’un riche procureur et propriétaire, elle a l’air plutôt pauvre : ses cheveux roux coupés courts, le visage crasseux et les vêtements en bataille.
Elle a la réputation d’être une jolie fille, intelligente mais soupe-au-lait.
À seize ans, Anne épouse un pirate de petite envergure nommé James Bonny. Ce Bonny avait l’espoir de récupérer l’héritage d’Anne, mais celle-ci fut déshéritée par son père. Anne se serait vengée en incendiant la plantation.
James devient ensuite informateur auprès du Gouverneur Woodes Rogers et commence à dénoncer des marins soupçonnés d’exercer des activités de contrebande ou de piraterie. Déçue, Anne décide de ne plus vivre avec son époux
Anne fait ensuite la connaissance de Pierre Bousquet (parfois nommé Pierre Delvin ou Peter Bosket), un autre pirate qui s’occupe à New Providence d’un restaurant
puis Pierre et Calico Jack Rackham, qui possède leur propre bateau, le Seahorse. Suivant certaines sources, Rackham et Anne deviennent amants.
Rackham et son équipage ont fait escale à de nombreuses reprises à Providence et que c’est au cours d’une de ces escales que Anne rencontre Mary Read (qui se déguisait elle aussi en homme et se faisait appeler Willy Read). Les deux femmes sympathiseront rapidement, on leur prête même une liaison amoureuse (l’homosexualité n’était pas rare parmi les pirates, mais sévèrement punie) qui aurait rendu jaloux Rackham (qui pensait alors que Anne était une femme et Mary un homme) et créé bon nombre de tensions à bord du Revenge.
La fin de l'aventure
Le 21 octobre 1720, les troupes du Capitaine Charles Barnet, qui travaille pour le Gouverneur de Jamaïque, capturent Rackham et son équipage (dont Mary Read et Anne Bonny). Mary et Anne en particulier sont écœurées de voir les pirates n’opposer que très peu de résistance (certains récits rapportent que la plupart d’entre eux étaient saouls). Elles en tueront deux et blesseront plusieurs d’entre eux (dont Rackham). Il faudra plus d’une heure de combat avant que les deux femmes rendent les armes, seules face aux troupes de Barnet.
16 novembre 1720 : procès de Jack Rackham, Anne Bonny et Mary Read. Les deux femmes réussissent à éviter la pendaison en prétendant qu’elles sont enceintes. C’était une pratique courante à l’époque : personne n’aurait osé tuer ce qu’on considérait comme un être vivant pas encore né. Il est fort probable qu’en réalité aucune des deux femmes n’était enceinte. Anne rendra visite à Rackham et lui aurait dit : « Je regrette de vous voir dans un tel état, mais si vous vous étiez battu comme un homme, vous n’auriez pas à mourir comme un chien ».
Mary Read devait finir ses jours en prison mais quelques semaines plus tard elle meurt, probablement de la fièvre jaune. En revanche, on ne sait pas avec certitude ce qu’il advint d’Anne Bonny : la veille de Noël, le gouverneur l’a graciée, donc sa peine de prison est annulée.
par EDNA  1041

DIMANCHE

AOUT
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Anna Leon Owens est née en Inde britannique, sous le nom de Anna Harriette Edwards
En 1847, Anna quitte l’Inde et part s’installer avec sa famille à Aden, puis l’Égypte et la Palestine.
Elle revient vivre en Inde, à Poona, deux ans plus tard, et se marie à avec un amour de jeunesse, Thomas Leon Owens ou Leonowens, un commis civil. En 1852, le jeune couple, fit voile vers l'Australie. Thomas trouva rapidement un emploi de clerc dans l'administration coloniale.
A Perth, Anna tente d'ouvrir une école pour jeunes filles mais qui fermera quelques années plus tard. En avril 1857 la famille quittent l’Australie pour Singapour. Plus tard, à Penang, Thomas trouve un travail comme un gardien d’hôtel, mais meurt d'apoplexie. Anna et ses enfants se retrouvent alors sans argent.Elle est contrainte de reprendre l'enseignement, et ouvre une école pour les enfants des officiers britanniques de Singapour.
En 1862, Tan Kim Ching, consul du Siam à Singapour, lui propose alors d’entrer au service du roi Mongkut (Rama IV), comme professeur d'anglais (plutôt que préceptrice, comme elle le prétendait) de ses nombreux enfants, dont le prince Chulalongkorn, futur Rama V, alors âgé de onze ans. Elle accepte l’offre et part s’installer à Bangkok avec son fils Louis, tandis qu’elle envoie sa fille Annie Avis étudier dans une école en Angleterre.
Elle émigra en Nouvelle-Écosse en 1867, puis à Montréal en 1886. Elle y mourut en 1915 et fut enterrée au cimetière Mont-Royal.
Ses deux ouvrages, The English Governess at the Siamese Court et The Romance of the Harem, sont l'objet de disputes entre historiens concernant les représentations plus ou moins teintées de préjugés qu'une Britannique du milieu du xixe siècle a pu donner d'un milieu (la Cour du Siam) qui lui était totalement étranger.
En 1943, la romancière américaine Margaret Landon publia un roman, Anna and the King of Siam, adapté des récits d'Anna Leonowens. Ce livre servit ensuite de base au scénario de films et comédies musicales, intitulés Anna et le roi ou le Roi et moi. Les films, sans doute pour ne pas heurter la susceptibilité nationale thaïe, sont interdits en Thaïlande, sur le marché officiel tout du moins…
Elle a un petit-neveu célèbre: Boris Karloff, de son vrai nom William Henry Pratt, l'acteur de cinéma britanique ayant incarné Frankenstein au cinéma dans les années 30.
par EDNA  819

              
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