DIMANCHE

SEPTEMBRE
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Anne Bonny, née le 8 mars 1702 et morte le 22 avril 1782, était une pirate, issue d’une famille irlandaise.
Avant d’être Anne Bonny, elle était Anne Cormac, fille illégitime du procureur William Cormac et de sa domestique Mary.
Bien que fille d’un riche procureur et propriétaire, elle a l’air plutôt pauvre : ses cheveux roux coupés courts, le visage crasseux et les vêtements en bataille.
Elle a la réputation d’être une jolie fille, intelligente mais soupe-au-lait.
À seize ans, Anne épouse un pirate de petite envergure nommé James Bonny. Ce Bonny avait l’espoir de récupérer l’héritage d’Anne, mais celle-ci fut déshéritée par son père. Anne se serait vengée en incendiant la plantation.
James devient ensuite informateur auprès du Gouverneur Woodes Rogers et commence à dénoncer des marins soupçonnés d’exercer des activités de contrebande ou de piraterie. Déçue, Anne décide de ne plus vivre avec son époux
Anne fait ensuite la connaissance de Pierre Bousquet (parfois nommé Pierre Delvin ou Peter Bosket), un autre pirate qui s’occupe à New Providence d’un restaurant
puis Pierre et Calico Jack Rackham, qui possède leur propre bateau, le Seahorse. Suivant certaines sources, Rackham et Anne deviennent amants.
Rackham et son équipage ont fait escale à de nombreuses reprises à Providence et que c’est au cours d’une de ces escales que Anne rencontre Mary Read (qui se déguisait elle aussi en homme et se faisait appeler Willy Read). Les deux femmes sympathiseront rapidement, on leur prête même une liaison amoureuse (l’homosexualité n’était pas rare parmi les pirates, mais sévèrement punie) qui aurait rendu jaloux Rackham (qui pensait alors que Anne était une femme et Mary un homme) et créé bon nombre de tensions à bord du Revenge.
La fin de l'aventure
Le 21 octobre 1720, les troupes du Capitaine Charles Barnet, qui travaille pour le Gouverneur de Jamaïque, capturent Rackham et son équipage (dont Mary Read et Anne Bonny). Mary et Anne en particulier sont écœurées de voir les pirates n’opposer que très peu de résistance (certains récits rapportent que la plupart d’entre eux étaient saouls). Elles en tueront deux et blesseront plusieurs d’entre eux (dont Rackham). Il faudra plus d’une heure de combat avant que les deux femmes rendent les armes, seules face aux troupes de Barnet.
16 novembre 1720 : procès de Jack Rackham, Anne Bonny et Mary Read. Les deux femmes réussissent à éviter la pendaison en prétendant qu’elles sont enceintes. C’était une pratique courante à l’époque : personne n’aurait osé tuer ce qu’on considérait comme un être vivant pas encore né. Il est fort probable qu’en réalité aucune des deux femmes n’était enceinte. Anne rendra visite à Rackham et lui aurait dit : « Je regrette de vous voir dans un tel état, mais si vous vous étiez battu comme un homme, vous n’auriez pas à mourir comme un chien ».
Mary Read devait finir ses jours en prison mais quelques semaines plus tard elle meurt, probablement de la fièvre jaune. En revanche, on ne sait pas avec certitude ce qu’il advint d’Anne Bonny : la veille de Noël, le gouverneur l’a graciée, donc sa peine de prison est annulée.
par EDNA  1075

DIMANCHE

AOUT
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Anna Leon Owens est née en Inde britannique, sous le nom de Anna Harriette Edwards
En 1847, Anna quitte l’Inde et part s’installer avec sa famille à Aden, puis l’Égypte et la Palestine.
Elle revient vivre en Inde, à Poona, deux ans plus tard, et se marie à avec un amour de jeunesse, Thomas Leon Owens ou Leonowens, un commis civil. En 1852, le jeune couple, fit voile vers l'Australie. Thomas trouva rapidement un emploi de clerc dans l'administration coloniale.
A Perth, Anna tente d'ouvrir une école pour jeunes filles mais qui fermera quelques années plus tard. En avril 1857 la famille quittent l’Australie pour Singapour. Plus tard, à Penang, Thomas trouve un travail comme un gardien d’hôtel, mais meurt d'apoplexie. Anna et ses enfants se retrouvent alors sans argent.Elle est contrainte de reprendre l'enseignement, et ouvre une école pour les enfants des officiers britanniques de Singapour.
En 1862, Tan Kim Ching, consul du Siam à Singapour, lui propose alors d’entrer au service du roi Mongkut (Rama IV), comme professeur d'anglais (plutôt que préceptrice, comme elle le prétendait) de ses nombreux enfants, dont le prince Chulalongkorn, futur Rama V, alors âgé de onze ans. Elle accepte l’offre et part s’installer à Bangkok avec son fils Louis, tandis qu’elle envoie sa fille Annie Avis étudier dans une école en Angleterre.
Elle émigra en Nouvelle-Écosse en 1867, puis à Montréal en 1886. Elle y mourut en 1915 et fut enterrée au cimetière Mont-Royal.
Ses deux ouvrages, The English Governess at the Siamese Court et The Romance of the Harem, sont l'objet de disputes entre historiens concernant les représentations plus ou moins teintées de préjugés qu'une Britannique du milieu du xixe siècle a pu donner d'un milieu (la Cour du Siam) qui lui était totalement étranger.
En 1943, la romancière américaine Margaret Landon publia un roman, Anna and the King of Siam, adapté des récits d'Anna Leonowens. Ce livre servit ensuite de base au scénario de films et comédies musicales, intitulés Anna et le roi ou le Roi et moi. Les films, sans doute pour ne pas heurter la susceptibilité nationale thaïe, sont interdits en Thaïlande, sur le marché officiel tout du moins…
Elle a un petit-neveu célèbre: Boris Karloff, de son vrai nom William Henry Pratt, l'acteur de cinéma britanique ayant incarné Frankenstein au cinéma dans les années 30.
par EDNA  844

VENDREDI

JUILLET
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Anne « Ninon » de l'Enclos, aussi appelée Ninon de Lenclos ou Ninon de Lanclos (Paris, 10 novembre 1620 - Paris, 17 octobre 17051) était une courtisane, femme d'esprit, épistolière et femme de lettres française.
Fille d’Henri de Lanclos (gentilhomme tourangeau libertin, suivant de Charles II d'Elbeuf) et de Marie-Barbe de la Marche, elle se révèle une enfant prodige au luth qui citait Montaigne et les grands classiques et qui fut promenée par sa mère bigotte de salon en salon où elle faisait sensation. Plus tard, elle apprit le clavecin.
La belle et intelligente Ninon a, sa vie durant, collectionné une ribambelle d'amants (le premier à 16 ans, puis notamment le Grand Condé, François de La Rochefoucauld, le maréchal d'Estrées, l'astronome Christian Huygens) à tel point que Walpole la surnomma plus tard « Notre Dame des Amours ». Elle classait ses amants en « payeurs », « martyrs » (soupirants sans espoir) et « caprices » (élus du moment).
Elle eut des enfants dont un fils, le chevalier Louis de la Boissière, qui deviendra brillant officier de marine, fruit de ses amours avec Louis de Mornay, marquis de Villarceaux et proche du roi Louis XIV.
Proche de Molière, elle corrigea, à la demande de l'auteur, la première version du Tartuffe.
Inquiétée par le parti dévot, elle fut enfermée en 1656 sur ordre d'Anne d'Autriche aux Madelonnettes puis dans un couvent de Lagny. À son premier voyage à Paris en 1658, la reine Christine de Suède accorda une seule rencontre en privé à la seule Ninon de Lenclos dont elle avait la plus haute opinion.
Le jour de ses 77 ans, Ninon eut une aventure avec l'abbé de Châteauneuf. Quelques mois avant son décès, à près de 85 ans, elle se fit présenter le jeune Arouet (Voltaire) alors âgé d'environ 13 ans et élève du collège jésuite Louis-le-Grand de Paris. Dans son testament elle lui légua 2 000 livres tournois (environ 7 800 € ) pour qu'il puisse s'acheter des livres...
par EDNA  1360

JEUDI

JUILLET
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dans la mythologie grecque, les Amazones (en grec ancien Ἀμαζόνες / Amazónes ou Ἀμαζονίδες / Amazonídes) sont un peuple de femmes guerrières résidant sur les rives de la mer Noire, alors que d'autres historiographes les placent en Asie mineure ou en Libye. Les Amazones posséderaient une origine historique : elles correspondraient aux femmes guerrières des peuples scythes et sarmates.
L'étymologie populaire admise pendant l'Antiquité décompose le mot en un ἀ- / a-privatif et μαζός / mazós, « sein » en ionien : « celles qui n'ont pas de sein ». La légende dit qu'elles avaient coutume de se couper le sein droit afin de pouvoir tirer à l'arc à flèche. On a proposé de faire provenir le terme du nom d'une tribu iranienne, *ha-mazan, « les guerriers », ou encore du persan ha mashyai, « les Peuplades des steppes ».
Les Amazones ont-elles existé ?
Des fouilles archéologiques récentes, conduites par Jeannine Davis-Kimball à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, ont permis de mettre au jour des tombes de femmes guerrières, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C., probablement cavalières comme le révèle l'analyse ostéologique. L'une des tombes était richement garnie de nombreux objets et bijoux féminins et également de 100 pointes de flèches. Une enquête approfondie menée dans la même région a démontré l'existence d'une tradition vivace de la femme archer et cavalière émérite, leur arc étant de forme très caractéristique exactement identique à celui qui est représenté sur les céramiques antiques.
Photo: Héraclès contre les Amazones
par EDNA  577

DIMANCHE

JUIN
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Violette Szabo, née le 26 juin 1921 à Paris fut une résistante et un agent secret britannique de la section F du Special Operations Executive (SOE) pendant la Seconde Guerre mondiale.
Elle effectua deux missions en France occupée, mais fut arrêtée, déportée en camp de concentration et exécutée.
Ses activités ont donné lieu au film Carve Her Name with Pride, basé sur le livre du même titre de R.J. Minney.
Avant son départ en mission, Leo Marks, le responsable des codes au SOE, lui offrit le poème "The Life That I Have" pour coder ses messages radio envoyés de France à Londres.
Violette Szabo est morte vers le 5 février 1945 au camp de Ravensbrück
Violette Szabo est honorée au mémorial de Valençay, Indre, en tant que l'un des 104 agents de la section F du SOE morts pour la France,
par EDNA  897

SAMEDI

MAI
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme.
Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.
Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement estimé et pris en compte dans les milieux universitaires.
Sa fin
En 1793, elle s’en était vivement prise à ceux qu’elle tenait pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 : « le sang, même des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les Révolutions ». Elle désignait particulièrement Marat, l’un des signataires de la circulaire du 3 septembre 1792 proposant d’étendre les massacres de prisonniers dans toute la France. Soupçonnant Robespierre d’aspirer à la dictature, elle l’interpella dans plusieurs écrits, ce qui lui valut une dénonciation de Bourdon de l'Oise au club des Jacobins.
Par la suite, s’étant mise en contravention avec la loi de mars 1793 sur la répression des écrits remettant en cause le principe républicain – elle avait composé une affiche à caractère fédéraliste ou girondin sous le titre de Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien –, elle fut arrêtée par les Montagnards et déférée le 6 août 1793 devant le tribunal révolutionnaire qui l’inculpa.
Elle est traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, condamnée à la peine de mort . Elle s'écriera, avant que la lame ne tombe : « Enfants de la Patrie vous vengerez ma mort. » Elle avait alors 45 ans.
par EDNA  699

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MERCREDI

MAI
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Angela Yvonne Davis, née le 26 janvier 1944 à Birmingham en Alabama, est une militante américaine communiste des droits de l'homme et un professeur de philosophie.
Militante du mouvement des droits civiques aux États-Unis, proche du Black Panther Party, elle fut poursuivie par la justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers, surnommés les Frères de Soledad, qui se solda par la mort d’un juge californien en août 1970. Emprisonnée seize mois à New York puis en Californie, elle fut finalement acquittée et poursuivit une carrière universitaire qui la mena au poste de directrice du département d’études féministes de l’université de Californie. Ses centres d’intérêt sont la philosophie féministe, et notamment le Black Feminism, les études afro-américaines, la théorie critique, le marxisme ou encore le système carcéral. En 1997, elle fait son coming out auprès du magazine Out.
Elle fut à deux reprises, en 1980 et 1984, candidate à la vice-présidence des États-Unis pour le parti communiste américain.

par EDNA  935

JEUDI

AVRIL
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Sugako Kanno , parfois nommée simplement Suga Kanno, née le 7 juin 1881 à Osaka et exécutée par la justice japonaise à l'âge de 29 ans le 25 janvier 19111, est une anarchiste et féministe japonaise, journaliste de profession. Elle est l'auteur d'une série d'articles sur l'oppression des genres et est une défenseuse de la liberté et de l'équalité des droits entre les hommes et les femmes.
Née à Osaka, elle perdit sa mère à l'âge de dix ans. Son père se remaria. En plus d'être maltraitée par sa belle-mère, Kanno est violée à l'âge de quinze ans. Elle découvre le socialisme pour la première fois en lisant un essais sur les victimes d'abus sexuels. En 1898, à dix-sept ans, elle se marie à un homme appartenant à une famille marchande de Tokyo afin d'échapper aux mauvaix traitements de sa belle-mère et ne revient à Osaka qu'en 1902
Kanno commence ensuite à écrire pour un journal et s'engage dans un mouvement féministe chrétien
En 1910, elle est accusée de trahison par le gouvernement japonais pour son implication supposée dans l'incident de haute trahison, une conspiration visant à assassiner l'empereur Meiji.
Avec vingt-trois autres personnes (dont douze seront condamnées à perpétuité), Kanno est condamnée à mort et pendue le 24 janvier 1911.
Elle est la première femme prisonnière politique à avoir été exécutée dans l'histoire du Japon moderne.
par EDNA  811

LUNDI

MARS
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Juana Cruz de la Casa plus connue sous le nom de Juanita Cruz est une torera espagnole née à Madrid, le 12 février 1917, et morte le 18 mai 1981 à Madrid.
Très jeune, elle fréquente le milieu taurin qui se retrouve souvent avenue de la Plaza de Toros, lieu où est située sa maison familiale. Vers 1931, âgée de quatorze ans, elle commence à toréer des becerros sur instigation de Rafael García.
L'accès du ruedo était alors interdit aux femmes, Juanita se contente d'une « exhibition féminine » qui a un tel succès que le gouverneur lui accorde l'autorisation d'estoquer. Le 7 mai 1934, elle se présente en France à Marseille. Sa première novillada piquée a lieu le 5 mai 1935 à Grenade, c'est là qu'elle a porté pour la première fois l'habit de lumières aménagé avec une jupe pantalon. En 1936, en zone républicaine, elle participe à trois festivals au profit des blessés.
Elle quitte alors l'Espagne pour le Venezuela où elle débute le 20 décembre 1936; elle parcourt avec succès toute l'Amérique latine : Pérou Bolivie Colombie. Au Mexique elle est confrontée à la très vive opposition des syndicats taurins, et n'obtient que des autorisions ponctuelles. C'est pourtant là qu'elle prendra son alternative des mains de Heriberto García le 11 novembre 1900 à Fresnillo.
Juanita est la première femme qui est apparue dans des cartels masculins. Mais elle n'a pas pu prendre son alternative dans son pays en raison de ses positions politiques. En tant que républicaine, elle a été obligée de s'exiler en Amérique latine au moment de la Guerre Civile espagnole .
Photos: blancoyoro.blogspot.fr

par EDNA  886

DIMANCHE

FEVRIER
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Jiang Jing , de son vrai nom Luan Shumeng (alias Li Yunhe, alias Li Jin, alias Lan Ping), est née entre 1912 et 1914 à Zhucheng de la province du Shandong d'une famille d'origine humble.
Elle fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine et joua un rôle politique majeur durant la révolution culturelle.
Ses débuts
Au printemps 1929, elle intégre l'académie des arts dramatiques de Jinan
En 1933, elle part pour Shanghai commencer une carrière d'actrice sous le nom de Lan Ping (« Pomme Bleue »)
En 1937, elle se sépare de son mari Tang Na et, en compagnie de son ancien amant Yu Qiwei, rejoint Yan'an, la base des forces communistes établie à l'issue de la Longue Marche
Très ambitieuse, elle va s'employer à séduire Mao, qui divorce alors de sa troisième femme, He Zizhen
Le Bureau politique est défavorable à cette union, car il se méfie de cette starlette à la réputation sulfureuse
Une condition est donc posée qui est acceptée par Mao : que Jiang Qing s'abstienne de participer à toute activité politique publique; la suite verra bien évidemment le contraire arriver.
Un rôle politique important
La révolution culturelle arrive, orchestrée par Mao à partir de 1965 ; Elle entreprend une campagne de « purification » des arts à partir de 1967, excluant tout ce qui ne relevait pas d'un véritable art populaire « antiféodal » et « antibourgeois ».
Dès 1971, Simon Leys prédit que « Mao une fois disparu, le pouvoir de Jiang Qing sera le tout premier à se trouver en péril. » L'analyse était juste. Un mois après la mort du Grand Timonier, elle est accusée de complot (une accusation sans doute pas tout à fait imaginaire), et, en juillet de l'année suivante, exclue du Parti communiste chinois.
Elle est condamnée ensuite à mort le 25 janvier 1981 à l'issue d'une parodie de procès, jugée responsable — directement ou indirectement — de centaines de milliers de morts
Elle sera finalement libérée pour raison médicale et placée en résidence surveillée à Pékin. L'impératrice rouge se serait suicidée le 14 mai 1991 , selon les informations données par les autorités chinoises qui n'ont annoncé sa mort qu'en 1993

par EDNA  1138

DIMANCHE

FEVRIER
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ada Lovelace, officiellement Augusta Ada King, comtesse Lovelace, née Anna Byron le 10 décembre 1815 et morte le 27 novembre 1852 à Londres, fille de lord Byron, est principalement connue pour avoir traduit et annoté une description de la machine analytique de Charles Babbage, un ancêtre de l'ordinateur.
Dans ses notes, on trouve le premier algorithme destiné à être exécuté par une machine, ce qui fait considérer parfois Ada Lovelace comme « la première programmeuse du monde ». Elle a également entrevu et décrit certaines possibilités offertes par les calculateurs universels, allant bien au-delà du calcul numérique et de ce qu'imaginaient Babbage et ses contemporains Woolley ,Swade
Elle est assez connue dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, notamment dans les milieux féministes ; elle est moins connue en France, mais de nombreux développeurs connaissent le langage Ada, nommé en son honneur.

par EDNA  855

JEUDI

JANVIER
2013
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marguerite Jeanne Japy, épouse Steinheil, dite Meg, née à Beaucourt dans le Territoire de Belfort le 16 avril 1869 et morte à Hove dans le Sussex le 17 juillet 1954, est une célèbre salonnière et demi-mondaine française.
Épouse du peintre académique Adolphe Steinheil (1850 - 1908), elle est connue pour avoir entretenu une liaison avec Félix Faure, alors président de la République française, qui décéda dans ses bras au palais de l'Élysée
En 1897, à Chamonix, elle avait été présentée au président de la République, Félix Faure, qui confie une commande officielle à son époux. De ce fait, Félix Faure se rend souvent impasse Ronsin, à Paris, dans la villa du couple Steinheil. Bientôt, Marguerite devient la maîtresse du chef de l'État et rejoint régulièrement celui-ci dans le « Salon bleu » du palais présidentiel de l'Élysée.
Le 16 février 1899, le Président l'appelle au téléphone et lui demande de passer le voir en fin d’après-midi. Quelques instants après son arrivée, les domestiques entendent un coup de sonnette éperdu et accourent : allongé sur un divan, Félix Faure râle tandis que Marguerite Steinheil rajuste ses vêtements en désordre. Le chef de l'État meurt quelques heures plus tard.
Une seconde affaire
Ce scandale est demeuré caché à l'opinion publique mais refait surface en 1908 lorsqu'une autre affaire touche Marguerite Steinheil
Le 30 mai 1908, madame Japy, mère de Marguerite, vient passer quelques jours chez sa fille à Bellevue. Initialement prévu le soir, le départ est reporté au lendemain à la dernière minute. Le lendemain 31 mai, à 6 heures du matin, le domestique Rémy Couillard descend de sa chambre, située sous les combles, et découvre toutes les portes du premier étage ouvertes : parcourant les chambres, il découvre successivement Madame Japy puis Adolphe Steinheil, morts.
Madame Japy est morte d’une crise cardiaque, Adolphe Steinheil a été étranglé ; Marguerite est bâillonnée et ligotée à un lit.
Les services de police soupçonnent tout d’abord Marguerite, mais faute de preuves tangibles, l’affaire est classée. C’est Marguerite Steinheil elle-même qui relance l’enquête en glissant dans une poche de Rémy Couillard, son domestique, une perle qu’elle affirma s’être fait voler par ses quatre assaillants.
Le 4 novembre 1908, le juge d’instruction, M. Leydet, ordonne qu’elle soit arrêtée et incarcérée à la prison Saint-Lazare.
Son procès s’ouvre le 3 novembre 1909
Le 14 novembre, après une plaidoirie de son avocat de plus de sept heures, elle est acquittée, bien que le juge ait qualifié son discours de « tissu de mensonges ».
Une Lady
Après le procès, elle part vivre à Londres sous le nom de Mme de Serignac. Le 26 juin 1917, elle épouse Robert Brooke Campbell Scarlett, 6e baron Abinger (mort en 1927) et devient Lady Abinger. Elle meurt à son tour le 18 juillet 1954
par EDNA  2408

              
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