JEUDI

MAI
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Martha Canary plus connue sous le surnom de Calamity Jane (1er mai 2 1850, 1852 ou 1856 selon les sources, près de Princeton, Missouri - 1er août 1903, Deadwood, Dakota du Sud) est une personnalité de la conquête de l'Ouest.
Après avoir connu une notoriété de son vivant par sa participation à la conquête de l'ouest et son rôle lors des guerres indiennes au cours desquelles elle s'est prétendue éclaireur pour l'armée américaine avec le général George Custer, elle devient le personnage principal d'un spectacle basé sur sa propre légende, le Wild West Show. Ce spectacle va accroître cette légende du vivant de Calamity Jane, rendant ardue la tâche de la démêler de la réalité. Elle meurt pauvre, alcoolique, mais toujours aussi célèbre en 1903 à Terry (Dakota du Sud).
Son autobiographie
Son Autobiographie est une petite brochure en anglais, qu'elle a distribuée à partir de 1896 pour des spectacles organisés à Minneapolis, remplie d'imprécisions et d'actes héroïques inventés. Même son âge est sujet à caution : dans cette brochure, elle dit être née « Marthy Cannary à Princeton, Missouri, en mai 1852 ». Or, sa première pierre tombale, au cimetière du mont Moriah , à Deadwood, était gravée « âgée de 53 ans », ce qui la ferait naître en 1850. De plus, le recensement de 1860 indique qu'elle est née en 1856 (voir paragraphe Recherches historiques).
Calamity Jane étant considérée comme quasi-analphabète (en particulier par les auteurs qui invalident les lettres à sa fille), il est vraisemblable qu'elle ait dicté ce court texte.
Dans cette brochure, elle dépeignait Wild Bill Hickock comme un « ami », mais il fallut attendre la sortie de lettres présentées comme authentiques de Martha à sa fille, en 1941, par Jean Hickok McCormick, se présentant elle-même comme la fille de Calamity Jane et de Wild Bill Hickock, pour qu'on imagine une histoire plus intime entre ces deux grandes figures de l'Ouest américain.
Des historiens réputés remettent depuis longtemps en cause l'authenticité de ces lettres. J. Leonard Jennewein, l'historien du Dakota du Sud, a notamment conclu après une recherche méticuleuse, au « canular complet du début à la fin » de ces lettres. Cela n'a toutefois pas empêché leur diffusion importante et l'amplification du mythe de Calamity Jane.
par EDNA  1076

DIMANCHE

AVRIL
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ruan Lingyu est une actrice chinoise, née le 26 avril 1910 et morte le 8 mars 1935. Elle est l'une des figures de proue du cinéma chinois des années 1930.
Née sous le nom de Ruan Fenggeng à Shanghai, Ruan débuta au cinéma à l'âge de 16 ans pour le studio Mingxing Film. Le film qui la révéla au public est "Rêve printanier d'une ancienne capitale" ou "Réminescences de Pékin" tourné en 1930.
Ce fut un gros succès pour elle et le studio qu'elle venait de rejoindre, Lianhua Film.
Ruan travailla ensuite pour plusieurs réalisateurs du studio. Ses meilleurs films arrivèrent après 1931, avec le mélodrame Love and Duty (Amour et Devoir), réalisé par Bu Wancang ou Trois femmes modernes en 1932 du meme réalisateur.
Shennü (La Divine, 1934) réalisé par Wu Yonggang, est souvent porté aux nues comme le pinacle du cinéma muet chinois, où Ruan joue le rôle d'une sympathique prostituée. Plus tard cette même année, Ruan tourna son dernier film, New Women , avec le réalisateur Cai Chusheng, dans lequel elle interprète une femme de bonne éducation condamnée à mort par une société trop dure.
Dans le même temps, la vie privée de Ruan commença a etre prise d'assaut et son procès de divorce fut couvert par des médias vindicatifs et sans pitié.
Ruan se donna la mort par overdose de barbituriques à Shanghai le 8 mars 1935 à l'âge de 24 ans.
Son cortège funéraire entraina une procession de presque 5 kilomètres de long, et on dit que trois femmes s'y suicidèrent à leur tour.
Une copie du film que l'on croyait perdu, Love and Duty, fut redécouverte dans les années 1990 en Uruguay .
Le réalisateur Stanley Kwan fit un film à propos de sa vie en 1992, Center Stage, où elle est incarnée par Maggie Cheung.
Merci à brns.com pour les photos

par EDNA  1640

LUNDI

AVRIL
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Élisabeth Ire d'Angleterre (née le 7 septembre 1533 à Greenwich , morte le 24 mars 1603 à Richmond) est l'une des plus célèbres souveraines d'Angleterre. Également nommée « La reine vierge », « Gloriana » ou « Good Queen Bess » par ses partisans, Élisabeth Ire fut reine d'Angleterre, et d'Irlande du 17 novembre 1558 jusqu'à sa mort. Elle parlait l'anglais, le latin, le grec, le français et l'italien. L'une de ses devises était "video et taceo" (je vois et je ne dis rien). Fille du roi Henri VIII d'Angleterre et d'Anne Boleyn, Élisabeth fut la cinquième et dernière représentante de la dynastie des Tudors.
À la mort d'Henri VIII, le 28 janvier 1547, elle n'était cependant que troisième dans l'ordre de succession à la Couronne. Seules les morts successives de son demi-frère cadet, Édouard VI le 6 juillet 1553, puis de sa demi-sœur aînée, Marie Ire le 17 novembre 1558, lui permettront d'accéder au trône.
Son long règne de 44 ans définit la période élisabéthaine, qui élève l'Angleterre au rang des grandes puissances.
Rivalité avec Marie Stuart
Les partisans de sa cousine et héritière, la catholique Marie Stuart, reine d'Écosse, sont à l'origine d'une lutte de pouvoir entre les deux souveraines. Marie Stuart est reine d'Écosse dès sa naissance en 1542, mais est élevée en France et mariée avec le dauphin devenu François II de France. De retour en Écosse en 1560, elle gouverne un pays très ancré dans le presbytérianisme. Après un temps de compromis, elle multiplie les erreurs comme son mariage avec James Hepburn qui suit l'assassinat de son deuxième mari Henry Stuart. Élisabeth finance en secret la révolte des barons écossais menés par le demi-frère de celle qu'elle appelle avec hypocrisie politique « sa bonne sœur Marie ». En 1567, Marie est contrainte d'abdiquer en faveur de son fils Jacques. Réfugiée en Angleterre, elle est soupçonnée de comploter contre Élisabeth. Arrêtée, jugée en 1587, elle est finalement condamnée par le parlement et décapitée. Cette querelle avec Marie Stuart sera par la suite exploitée comme symbole de la dureté et de la cruauté élisabéthaine.
par EDNA  969

DIMANCHE

AVRIL
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Béatrice Vialle, née le 4 août 1961 à Bourges (Cher), est une aviatrice française, une des deux femmes au monde (avec la Britannique Barbara Harmer) pilotes de Concorde et première femme française à avoir piloté un avion de ligne supersonique
Diplômée de l'École nationale de l'aviation civile (promotion Élève Pilote de ligne 1981), elle commence sa carrière sur Embraer Bandeirante à Air Littoral (1984). Elle intègre la compagnie Air France en 1985 où elle volera successivement sur Airbus A320 et Boeing 747 avant d'obtenir la qualification Concorde le 24 juillet 2000. Elle effectuera son premier vol commercial le 19 novembre 20012 devenant ainsi l'une des deux femmes au monde (avec l'anglaise Barbara Harmer) pilotes de Concorde et la première femme française à avoir piloté un avion de ligne supersonique5. Elle a accompli au total 45 vols supersoniques Paris-New York et trois boucles sur l'Atlantique Nord. Après l'arrêt définitif des vols Concorde6 (31 mai 20037), elle devient Commandant de bord sur Boeing 747-4008.
La Française Jacqueline Auriol était la première femme à voler sur Concorde, mais en tant que pilote d'essai.

par EDNA  5134

SAMEDI

MARS
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Née le 7 août 15602 et morte le 21 août 1614, la comtesse Élisabeth Báthory fait partie des plus célèbres meurtriers de l’histoire hongroise et slovaque. Elle est souvent évoquée sous le sobriquet de « dame sanglante de Csejte (Čachtice) », du nom du château près de Trenčín (dans la Hongrie royale, aujourd’hui une partie de la Slovaquie), où elle vécut la plus grande partie de sa vie.
Après la mort de son mari, elle et quatre supposés collaborateurs furent accusés de torture et de meurtre de nombreuses filles et jeunes femmes dont le nombre reste incertain. Mais les chefs d'accusation sont parfois discutés par certains historiens . En 1610, elle est emprisonnée dans le château de Čachtice, où elle reste jusqu’à sa mort, quatre ans plus tard. Son origine noble lui évita procès et exécution.
Le cas de Báthory a inspiré de nombreuses histoires et légendes dans lesquelles elle se serait baignée dans le sang de ses victimes pour garder sa jeunesse - ce qui lui a valu des surnoms comme la Comtesse sanglante ou la Comtesse Dracula (le mythe ayant notamment inspiré Bram Stoker et son Dracula). Mais ces légendes ont été largement écartées par les historiens modernes . Elles persistent malgré tout dans les croyances populaires
par EDNA  1102

JEUDI

MARS
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Agustina Otero Iglesias, dite Caroline Otero également « La Belle Otero » est née à Pontevedra en Galice (Espagne) le 4 novembre 1868 et est morte à Nice (Alpes-Maritimes) le 10 avril 1965
Si elle est une chanteuse et danseuse de cabaret elle est également et surtout connue comme grande courtisane de la Belle Époque.
Née dans une famille misérable d'un petit village de Galice (et non en Andalousie comme elle le raconte dans ses mémoires), Ponte Valga, où sa mère se retrouve célibataire et avec de nombreux enfants, elle se rend compte que sa mère se prostitue pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille.
Caroline Otero est, selon ses biographes, violée à onze ans sur la route par un cordonnier qui lui avait donné des chaussures. Dès lors, elle voue une haine envers la gent masculine, comme elle le raconte dans ses Mémoires.
Elle est chassée de la maison familiale par sa mère alors qu'elle n'a encore que douze ans. Elle débute dans les cabarets de Barcelone, puis se rend à Paris où elle se produit au Grand Véfour et au Cirque d'été.
Un avortement forcé la rend stérile alors qu'elle est prostituée de force par son mari.
En 1890, elle fait une tournée triomphale aux États-Unis. Revenue à Paris en 1892 et désormais lancée, elle se fait une spécialité des rôles de belle étrangère aux Folies Bergère et au Théâtre des Mathurins. Elle porte des tenues de scènes somptueuses, où des joyaux authentiques mettent en valeur ses seins, dont la renommée est telle que l'on murmure que les coupoles de l'Hôtel Carlton à Cannes auraient été inspirées de leur moulage.
Elle fait plusieurs tournées en Europe, en Amérique et en Russie.
En août 1898, Otero devient « la première star de l'histoire du cinéma » lorsque l'opérateur Félix Mesguich filme un numéro de danse au moyen d'un cinématographe Lumière à Saint-Pétersbourg. La projection qui a lieu le lendemain au music-hall Aquarium suscite des réactions si violentes que Mesguich est expulsé de Russie.
Elle séduit des rois — Édouard VII du Royaume-Uni, Léopold II de Belgique —, des aristocrates russes et britanniques — le Duc de Westminster, le grand-duc Nicolas de Russie —, des financiers, des écrivains tels que Gabriele D'Annunzio et des ministres tel qu'Aristide Briand, qui sera longtemps son amant et le seul homme auquel elle s'est attachée.
Elle fait tourner bien des têtes et serait à l'origine de plusieurs duels et de six suicides, d'où son surnom de la « sirène des suicides ».
Pendant la Première Guerre mondiale, elle se produit pour soutenir le moral des soldats français.
En 1915, encore belle et au sommet de sa gloire, elle prend sa retraite et s'installe à Nice, où elle achète un manoir de quinze millions de dollars courants puis termine dans un petit hôtel près de la gare où elle a du mal à payer sa logeuse. Elle a en effet accumulé au fil des années une fortune de 25 millions de dollars courants mais par la suite, elle s'est ruinée dans les casinos. Apprenant ses difficultés financières, le directeur du casino de Monte-Carlo (Société des bains de mer de Monaco) décidera par la suite de payer son loyer ainsi que de lui verser une pension jusqu’à sa mort. Elle meurt à l'âge de 96 ans, oubliée et pauvre dans un studio de Nice.

par EDNA  2781

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MERCREDI

FEVRIER
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Mistinguett, de son vrai nom Jeanne Bourgeois, est née à Enghien-les-Bains le 5 avril 1875 et est décédée à Bougival le 5 janvier 1956,
Elle fut à la fois chanteuse et actric
De son vrai nom Jeanne Florentine Bourgeois, Mistinguett est née au 5 de la rue du Chemin-de-Fer (actuelle rue G.-Israël) à Enghien-les-Bains.
Après avoir pris des cours de théâtre et de chant, elle débute sa carrière en 1885 : dans le train qui l'amène à Paris pour ses leçons de violon, elle rencontre Saint-Marcel, responsable de revue au Casino de Paris qui l'engage pour le lever de rideau. Elle cherche sa vocation, sa voix et son nom de scène (successivement Miss Helyett, Miss Tinguette, Mistinguette2 et enfin Mistinguett).
De 1897 à 1907, elle se produit à l'Eldorado en chanteuse comique, en épileptique, en gigolette, et découvre petit à petit l'art de tenir la scène. Après avoir appris à pallier son insuffisance vocale par un brin de comédie, une mimique unique et des pas de danse, elle en sort vedette consacrée. Le public commence à l'aimer.
En 1909, Max Dearly la choisit comme partenaire pour créer la valse chaloupée dans une revue du Moulin rouge. Puis dans la revue "La Revue" c'est La valse renversante avec Maurice Chevalier aux Folies Bergère en 1912, qui donnera lieu à une histoire d'amour longue de dix ans. Le couple est surnommé par la presse « les danseurs obsédants ».
Lorsque la première guerre mondiale éclate, Maurice Chevalier est blessé au front et fait prisonnier en Allemagne. Voulant le faire libérer, elle se porte volontaire pour jouer le rôle d'espionne. Elle offre ses services au général Gamelin et est autorisée à circuler librement en Europe : elle récolte de nombreux renseignements du prince allemand de Hohenlohe alors à Berne ou du roi Victor-Emmanuel III en Italie. Elle parvient à faire libérer son amant Maurice Chevalier en 1916 grâce à ses relations avec le roi d'Espagne Alphonse XIII.
En 1918, elle succède à Gaby Deslys au Casino de Paris, dont elle reste la vedette incontestée jusqu'en 1925. Dans les années 1920, elle enchaîne les opérettes à succès : Paris qui danse, Paris qui jazz, En douce.
Durant cette période, avec successivement Harry Pilcer, Earl Leslie, Jean Gabin, Lino Carenzio, Georges Guétary, elle est la Miss des grandes revues qui feront accourir le tout Paris.
Devenue une gloire nationale, elle chante Ça c'est Paris , Mon homme . Image type de la parisienne, elle fut en concurrence avec Joséphine Baker.
Elle décède le 5 janvier 1956 et repose depuis au cimetière d'Enghien-les-Bains.

par EDNA  1343

SAMEDI

JANVIER
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Christine de Pizan ou de Pisan, née à Venise en 1364 et morte au monastère de Poissy vers 1430, est une philosophe et poétesse française de naissance italienne.
Christine de Pizan est considérée comme la première femme de lettres française ayant vécu de sa plume. Son érudition la distingue des écrivains de son époque, hommes ou femmes. Veuve et démunie, elle dut gagner sa vie en écrivant.
Elle composa des traités de politique et de philosophie, et des recueils de poésies. Auteur très prolifique, elle se retira dans un couvent à la fin de sa vie, où elle écrivit un Ditié de Jeanne d'Arc. On lui doit, entre autres, Cent ballades d'amant et de dame et la Cité des dames. Son travail majeur a été accompli entre 1400 et 1418.
Ses poèmes sont organisés dans des recueils selon une trame narrative, beaucoup de ceux-ci sont tirés directement de son expérience personnelle
Elle a été impliquée dans la première querelle littéraire française que certains considèrent comme un manifeste, sous une forme primitive, du mouvement féministe. En effet, son Epistre au Dieu d'Amours (1399) et son Dit de la rose (1402), critique de la seconde partie du Roman de la Rose écrite par Jean de Meung, provoquèrent des remous considérables dans l'intelligentsia de l'époque.
par EDNA  939

MERCREDI

JANVIER
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Néfertiti (dont le nom signifie « la belle est venue ») est la grande épouse royale d'Akhénaton, l'un des derniers rois de la XVIIIe dynastie. Elle vécut aux environs de -1370 à -1333/34.
Sa beauté est légendaire, et il est certain qu’elle exerçait un rôle politique et religieux important pendant la période amarnienne. En effet, lorsqu'une équipe d'archéologues américains entreprit récemment la reconstitution virtuelle des parois du temple d'Aton à Karnak à partir de talatates, — un gigantesque puzzle de plus de six mille blocs en grès retirés du IXe pylône —, elle eut la surprise de constater que les représentations de Néfertiti étaient plus nombreuses que celles d’Akhénaton, son royal époux. Ailleurs, la reine est figurée dans la pose traditionnelle de pharaon châtiant les ennemis de l'Égypte, ou officiant aux côtés du roi devant leur dieu Aton. D’autres reliefs encore montrent le couple royal et les petites princesses dans leur intimité familiale. Toutes ces scènes sont la preuve que la reine exerçait un pouvoir considérable, l'art officiel n’ayant jamais montré de scènes similaires auparavant.
Il n'est pas établi que Néfertiti ait survécu à Akhénaton. Certains égyptologues ont conjecturé cependant qu’à la fin du règne elle aurait été corégente d’Akhénaton sous le nom de Smenkhkarê, dont on pense en général qu'il s’agit d’un jeune frère d'Akhénaton.
par EDNA  723

SAMEDI

DECEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Elle est décrite comme ayant une longue chevelure blonde qui tombe jusqu'a ses genoux, un beau teint, des yeux noisette qui changent de couleur, une poitrine haute, et une grâce naturelle qui la faisaient paraître comme «marchant sur l'air"; Tels sont ses attributs physiques qui ont été très appréciés en Italie durant cette période. Une autre description dit que «sa bouche est plutôt grande, les dents d'un blanc éclatant, son cou est mince et équilibré, et le buste est admirablement proportionné».
Une peinture(notre photo), portrait d'elle jeune, réalisé par Dosso Dossi se trouve à la National Gallery of Victoria . Le tableau a été identifié comme un portrait de Lucrèce en Novembre 2008.
Cette peinture est peut être la seule survivante comme portrait officiel de Lucrèce Borgia, meme si des doutes ont été exprimés sur cette allégation. Plusieurs autres peintures, ont également été citées comme portrait mais aucune n'a été acceptée en tant que tel par les savants à l'heure actuelle.
par EDNA  1906

MERCREDI

NOVEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Bien qu'ayant remplacé en 1950 Renata Tebaldi dans Aïda, Callas fait ses débuts officiels à la Scala de Milan au mois de décembre 1951 dans Les Vêpres Siciliennes. Ce temple de l'opéra devient son repaire artistique durant les années 1950. L'illustre maison monte de nouvelles productions spécialement pour la cantatrice avec des réalisateurs ou des personnalités prestigieuses du monde de la musique : Herbert von Karajan, Margherita Wallmann, Luchino Visconti, Franco Zeffirelli, entre autres.
En 1952, après un concert à la Radio Télévision Italienne au cours duquel elle interprète Macbeth, Lucia di Lammermoor, Nabucco et Lakmé, elle se produit pour la première fois au Royal Opera House de Londres (Covent Garden). Elle y incarne Norma aux côtés de la mezzo-soprano Ebe Stignani, dans le rôle d'Adalgisa et de la jeune Joan Sutherland dans le rôle de Clotilde. Elle noue à cette occasion « une longue histoire d'amour » avec son public17. Elle revient devant « son parterre » en 1953, 1957, 1958, 1959, 1964 et 1965. C'est enfin au Royal Opera House que, le 5 juillet 1965, Callas fait ses adieux à la scène dans Tosca, mise en scène et réalisée spécialement pour elle par Franco Zeffirelli. Son vieil ami, Tito Gobbi lui donne la réplique en interprétant Scarpia.
En 1954, l'Amérique, qui avait « boudé » Callas quelques années auparavant, est conquise à son tour avec Norma, rôle-fétiche de la cantatrice, interprété devant le public de l'Opéra de Chicago qui a enfin pu ouvrir ses portes. À la fin de la représentation, les spectateurs l'ovationnent longuement.
Malgré un reportage peu flatteur de Time Magazine, fait de vieux clichés concernant son caractère jugé « capricieux » qui l'aurait fâchée avec plusieurs directeurs d'opéra, sa supposée rivalité avec Renata Tebaldi et même ses difficultés relationnelles avec sa mère avec laquelle elle a définitivement rompu tout contact suite à sa première tournée lyrique à Mexico en 1950, elle triomphe au Metropolitan Opera de New York en novembre 1956.
L'image de la cantatrice s'est profondément modifiée : de constitution plutôt forte, elle a perdu, entre le début de l'année 1953 et la fin de l'année 1954, plus de trente kilos grâce à un régime . Sa nouvelle silhouette longiligne attire l'intérêt des grands couturiers et elle devient l'une des femmes les plus élégantes du moment. Désormais, les magazines s'intéressent autant à sa vie privée qu'à ses prestations scéniques. C'est à cette époque qu'elle rencontre l'homme qui bouleverse sa vie : Aristote Onassis, armateur grec milliardaire et séducteur aux multiples aventures...

par EDNA  994

MARDI

NOVEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Nous sommes en 1946, sur la terrasse illuminée du Waldorf Astoria, où un gala de charité réunit banquiers cousus d’or et matrones parées de bijoux. Un gala comme il s’en organise à New York pour financer les nobles causes. Ce soir-là, la cosméticienne Estée Lauder est priée de dire quelques mots sur son métier. Mais, plus que ses propos, ce sont les tubes de rouge à lèvres qu’elle a personnellement posés à côté de chaque assiette qui captivent les femmes de l’assistance.
La soirée achevée, il n’en restera pas un seul. Opération réussie puisque, comme prévu, les invitées, ravies, seront bien moins tentées de s’offrir une autre marque. L’anecdote souligne deux raisons du fantastique succès d’Estée Lauder : cibler la clientèle haut de gamme et mettre soi-même la main à la pâte.
Oncle chimiste. Le virus de la vente, Josephine Esther Mentzer ,née à New York vers 1906 (elle ne dira jamais son âge), l’a contracté dès l’enfance. Estée voudrait être actrice, mais en attendant elle prend plaisir à organiser la vitrine ou à convaincre les clients d’acheter les nouveautés.
Un jour, un oncle nommé John Schotz débarque de Hongrie avec une valise pleine de produits chimiques. Il concocte des crèmes pour la peau plus odorantes les unes que les autres. Schotz apprend à Estée, fascinée, comment soigner son visage : surtout pas de savon, juste une fine couche de crème après un lavage à l’eau.
Dans les Années folles, le marché des cosmétiques est en plein boom. Pour les Américaines qui travaillent, le maquillage n’est plus une frivolité, c’est une nécessité. Estée court les boutique pour vendre les crèmes qu’elle prépare dans sa cuisine d’après les formules de son oncle. Sa notoriété grandit, essentiellement par le bouche-à-oreille. Son rêve : séduire un jour les lectrices de «Vogue» ou de «Harper’s Bazaar».
1939, la guerre éclate. Paradoxalement, quand les temps sont difficiles, il faut bien se faire plaisir, et certaines célibataires préfèrent sauter un repas plutôt que se passer de rouge à lèvres. Les affaires continuent donc à marcher. Elle arrive à séduire d'abord les magasins Saks à New York puis Neiman Marcus à Dallas, Harrods à Londres, les Galeries Lafayette à Paris…
En 1973, à plus de 65 ans, elle laisse à son fils Leonard les rênes d’une société très prospère et mondialement réputée. Devenue dame de l’establishment, réalisant ainsi son rêve d’enfance, elle s’occupe jusqu’à sa mort, en 2004, de sa fondation de lutte contre le cancer du sein. Une autre façon de prendre soin des femmes.
Source : Capital.fr
par EDNA  913

              
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