JEUDI

MARS
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Agustina Otero Iglesias, dite Caroline Otero également « La Belle Otero » est née à Pontevedra en Galice (Espagne) le 4 novembre 1868 et est morte à Nice (Alpes-Maritimes) le 10 avril 1965
Si elle est une chanteuse et danseuse de cabaret elle est également et surtout connue comme grande courtisane de la Belle Époque.
Née dans une famille misérable d'un petit village de Galice (et non en Andalousie comme elle le raconte dans ses mémoires), Ponte Valga, où sa mère se retrouve célibataire et avec de nombreux enfants, elle se rend compte que sa mère se prostitue pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille.
Caroline Otero est, selon ses biographes, violée à onze ans sur la route par un cordonnier qui lui avait donné des chaussures. Dès lors, elle voue une haine envers la gent masculine, comme elle le raconte dans ses Mémoires.
Elle est chassée de la maison familiale par sa mère alors qu'elle n'a encore que douze ans. Elle débute dans les cabarets de Barcelone, puis se rend à Paris où elle se produit au Grand Véfour et au Cirque d'été.
Un avortement forcé la rend stérile alors qu'elle est prostituée de force par son mari.
En 1890, elle fait une tournée triomphale aux États-Unis. Revenue à Paris en 1892 et désormais lancée, elle se fait une spécialité des rôles de belle étrangère aux Folies Bergère et au Théâtre des Mathurins. Elle porte des tenues de scènes somptueuses, où des joyaux authentiques mettent en valeur ses seins, dont la renommée est telle que l'on murmure que les coupoles de l'Hôtel Carlton à Cannes auraient été inspirées de leur moulage.
Elle fait plusieurs tournées en Europe, en Amérique et en Russie.
En août 1898, Otero devient « la première star de l'histoire du cinéma » lorsque l'opérateur Félix Mesguich filme un numéro de danse au moyen d'un cinématographe Lumière à Saint-Pétersbourg. La projection qui a lieu le lendemain au music-hall Aquarium suscite des réactions si violentes que Mesguich est expulsé de Russie.
Elle séduit des rois — Édouard VII du Royaume-Uni, Léopold II de Belgique —, des aristocrates russes et britanniques — le Duc de Westminster, le grand-duc Nicolas de Russie —, des financiers, des écrivains tels que Gabriele D'Annunzio et des ministres tel qu'Aristide Briand, qui sera longtemps son amant et le seul homme auquel elle s'est attachée.
Elle fait tourner bien des têtes et serait à l'origine de plusieurs duels et de six suicides, d'où son surnom de la « sirène des suicides ».
Pendant la Première Guerre mondiale, elle se produit pour soutenir le moral des soldats français.
En 1915, encore belle et au sommet de sa gloire, elle prend sa retraite et s'installe à Nice, où elle achète un manoir de quinze millions de dollars courants puis termine dans un petit hôtel près de la gare où elle a du mal à payer sa logeuse. Elle a en effet accumulé au fil des années une fortune de 25 millions de dollars courants mais par la suite, elle s'est ruinée dans les casinos. Apprenant ses difficultés financières, le directeur du casino de Monte-Carlo (Société des bains de mer de Monaco) décidera par la suite de payer son loyer ainsi que de lui verser une pension jusqu’à sa mort. Elle meurt à l'âge de 96 ans, oubliée et pauvre dans un studio de Nice.

par EDNA  2610

MERCREDI

FEVRIER
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Mistinguett, de son vrai nom Jeanne Bourgeois, est née à Enghien-les-Bains le 5 avril 1875 et est décédée à Bougival le 5 janvier 1956,
Elle fut à la fois chanteuse et actric
De son vrai nom Jeanne Florentine Bourgeois, Mistinguett est née au 5 de la rue du Chemin-de-Fer (actuelle rue G.-Israël) à Enghien-les-Bains.
Après avoir pris des cours de théâtre et de chant, elle débute sa carrière en 1885 : dans le train qui l'amène à Paris pour ses leçons de violon, elle rencontre Saint-Marcel, responsable de revue au Casino de Paris qui l'engage pour le lever de rideau. Elle cherche sa vocation, sa voix et son nom de scène (successivement Miss Helyett, Miss Tinguette, Mistinguette2 et enfin Mistinguett).
De 1897 à 1907, elle se produit à l'Eldorado en chanteuse comique, en épileptique, en gigolette, et découvre petit à petit l'art de tenir la scène. Après avoir appris à pallier son insuffisance vocale par un brin de comédie, une mimique unique et des pas de danse, elle en sort vedette consacrée. Le public commence à l'aimer.
En 1909, Max Dearly la choisit comme partenaire pour créer la valse chaloupée dans une revue du Moulin rouge. Puis dans la revue "La Revue" c'est La valse renversante avec Maurice Chevalier aux Folies Bergère en 1912, qui donnera lieu à une histoire d'amour longue de dix ans. Le couple est surnommé par la presse « les danseurs obsédants ».
Lorsque la première guerre mondiale éclate, Maurice Chevalier est blessé au front et fait prisonnier en Allemagne. Voulant le faire libérer, elle se porte volontaire pour jouer le rôle d'espionne. Elle offre ses services au général Gamelin et est autorisée à circuler librement en Europe : elle récolte de nombreux renseignements du prince allemand de Hohenlohe alors à Berne ou du roi Victor-Emmanuel III en Italie. Elle parvient à faire libérer son amant Maurice Chevalier en 1916 grâce à ses relations avec le roi d'Espagne Alphonse XIII.
En 1918, elle succède à Gaby Deslys au Casino de Paris, dont elle reste la vedette incontestée jusqu'en 1925. Dans les années 1920, elle enchaîne les opérettes à succès : Paris qui danse, Paris qui jazz, En douce.
Durant cette période, avec successivement Harry Pilcer, Earl Leslie, Jean Gabin, Lino Carenzio, Georges Guétary, elle est la Miss des grandes revues qui feront accourir le tout Paris.
Devenue une gloire nationale, elle chante Ça c'est Paris , Mon homme . Image type de la parisienne, elle fut en concurrence avec Joséphine Baker.
Elle décède le 5 janvier 1956 et repose depuis au cimetière d'Enghien-les-Bains.

par EDNA  1302

SAMEDI

JANVIER
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Christine de Pizan ou de Pisan, née à Venise en 1364 et morte au monastère de Poissy vers 1430, est une philosophe et poétesse française de naissance italienne.
Christine de Pizan est considérée comme la première femme de lettres française ayant vécu de sa plume. Son érudition la distingue des écrivains de son époque, hommes ou femmes. Veuve et démunie, elle dut gagner sa vie en écrivant.
Elle composa des traités de politique et de philosophie, et des recueils de poésies. Auteur très prolifique, elle se retira dans un couvent à la fin de sa vie, où elle écrivit un Ditié de Jeanne d'Arc. On lui doit, entre autres, Cent ballades d'amant et de dame et la Cité des dames. Son travail majeur a été accompli entre 1400 et 1418.
Ses poèmes sont organisés dans des recueils selon une trame narrative, beaucoup de ceux-ci sont tirés directement de son expérience personnelle
Elle a été impliquée dans la première querelle littéraire française que certains considèrent comme un manifeste, sous une forme primitive, du mouvement féministe. En effet, son Epistre au Dieu d'Amours (1399) et son Dit de la rose (1402), critique de la seconde partie du Roman de la Rose écrite par Jean de Meung, provoquèrent des remous considérables dans l'intelligentsia de l'époque.
par EDNA  884

MERCREDI

JANVIER
2012
PORTRAITS DE FEMMES
 
Néfertiti (dont le nom signifie « la belle est venue ») est la grande épouse royale d'Akhénaton, l'un des derniers rois de la XVIIIe dynastie. Elle vécut aux environs de -1370 à -1333/34.
Sa beauté est légendaire, et il est certain qu’elle exerçait un rôle politique et religieux important pendant la période amarnienne. En effet, lorsqu'une équipe d'archéologues américains entreprit récemment la reconstitution virtuelle des parois du temple d'Aton à Karnak à partir de talatates, — un gigantesque puzzle de plus de six mille blocs en grès retirés du IXe pylône —, elle eut la surprise de constater que les représentations de Néfertiti étaient plus nombreuses que celles d’Akhénaton, son royal époux. Ailleurs, la reine est figurée dans la pose traditionnelle de pharaon châtiant les ennemis de l'Égypte, ou officiant aux côtés du roi devant leur dieu Aton. D’autres reliefs encore montrent le couple royal et les petites princesses dans leur intimité familiale. Toutes ces scènes sont la preuve que la reine exerçait un pouvoir considérable, l'art officiel n’ayant jamais montré de scènes similaires auparavant.
Il n'est pas établi que Néfertiti ait survécu à Akhénaton. Certains égyptologues ont conjecturé cependant qu’à la fin du règne elle aurait été corégente d’Akhénaton sous le nom de Smenkhkarê, dont on pense en général qu'il s’agit d’un jeune frère d'Akhénaton.
par EDNA  699

SAMEDI

DECEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Elle est décrite comme ayant une longue chevelure blonde qui tombe jusqu'a ses genoux, un beau teint, des yeux noisette qui changent de couleur, une poitrine haute, et une grâce naturelle qui la faisaient paraître comme «marchant sur l'air"; Tels sont ses attributs physiques qui ont été très appréciés en Italie durant cette période. Une autre description dit que «sa bouche est plutôt grande, les dents d'un blanc éclatant, son cou est mince et équilibré, et le buste est admirablement proportionné».
Une peinture(notre photo), portrait d'elle jeune, réalisé par Dosso Dossi se trouve à la National Gallery of Victoria . Le tableau a été identifié comme un portrait de Lucrèce en Novembre 2008.
Cette peinture est peut être la seule survivante comme portrait officiel de Lucrèce Borgia, meme si des doutes ont été exprimés sur cette allégation. Plusieurs autres peintures, ont également été citées comme portrait mais aucune n'a été acceptée en tant que tel par les savants à l'heure actuelle.
par EDNA  1839

MERCREDI

NOVEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Bien qu'ayant remplacé en 1950 Renata Tebaldi dans Aïda, Callas fait ses débuts officiels à la Scala de Milan au mois de décembre 1951 dans Les Vêpres Siciliennes. Ce temple de l'opéra devient son repaire artistique durant les années 1950. L'illustre maison monte de nouvelles productions spécialement pour la cantatrice avec des réalisateurs ou des personnalités prestigieuses du monde de la musique : Herbert von Karajan, Margherita Wallmann, Luchino Visconti, Franco Zeffirelli, entre autres.
En 1952, après un concert à la Radio Télévision Italienne au cours duquel elle interprète Macbeth, Lucia di Lammermoor, Nabucco et Lakmé, elle se produit pour la première fois au Royal Opera House de Londres (Covent Garden). Elle y incarne Norma aux côtés de la mezzo-soprano Ebe Stignani, dans le rôle d'Adalgisa et de la jeune Joan Sutherland dans le rôle de Clotilde. Elle noue à cette occasion « une longue histoire d'amour » avec son public17. Elle revient devant « son parterre » en 1953, 1957, 1958, 1959, 1964 et 1965. C'est enfin au Royal Opera House que, le 5 juillet 1965, Callas fait ses adieux à la scène dans Tosca, mise en scène et réalisée spécialement pour elle par Franco Zeffirelli. Son vieil ami, Tito Gobbi lui donne la réplique en interprétant Scarpia.
En 1954, l'Amérique, qui avait « boudé » Callas quelques années auparavant, est conquise à son tour avec Norma, rôle-fétiche de la cantatrice, interprété devant le public de l'Opéra de Chicago qui a enfin pu ouvrir ses portes. À la fin de la représentation, les spectateurs l'ovationnent longuement.
Malgré un reportage peu flatteur de Time Magazine, fait de vieux clichés concernant son caractère jugé « capricieux » qui l'aurait fâchée avec plusieurs directeurs d'opéra, sa supposée rivalité avec Renata Tebaldi et même ses difficultés relationnelles avec sa mère avec laquelle elle a définitivement rompu tout contact suite à sa première tournée lyrique à Mexico en 1950, elle triomphe au Metropolitan Opera de New York en novembre 1956.
L'image de la cantatrice s'est profondément modifiée : de constitution plutôt forte, elle a perdu, entre le début de l'année 1953 et la fin de l'année 1954, plus de trente kilos grâce à un régime . Sa nouvelle silhouette longiligne attire l'intérêt des grands couturiers et elle devient l'une des femmes les plus élégantes du moment. Désormais, les magazines s'intéressent autant à sa vie privée qu'à ses prestations scéniques. C'est à cette époque qu'elle rencontre l'homme qui bouleverse sa vie : Aristote Onassis, armateur grec milliardaire et séducteur aux multiples aventures...

par EDNA  930

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MARDI

NOVEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Nous sommes en 1946, sur la terrasse illuminée du Waldorf Astoria, où un gala de charité réunit banquiers cousus d’or et matrones parées de bijoux. Un gala comme il s’en organise à New York pour financer les nobles causes. Ce soir-là, la cosméticienne Estée Lauder est priée de dire quelques mots sur son métier. Mais, plus que ses propos, ce sont les tubes de rouge à lèvres qu’elle a personnellement posés à côté de chaque assiette qui captivent les femmes de l’assistance.
La soirée achevée, il n’en restera pas un seul. Opération réussie puisque, comme prévu, les invitées, ravies, seront bien moins tentées de s’offrir une autre marque. L’anecdote souligne deux raisons du fantastique succès d’Estée Lauder : cibler la clientèle haut de gamme et mettre soi-même la main à la pâte.
Oncle chimiste. Le virus de la vente, Josephine Esther Mentzer ,née à New York vers 1906 (elle ne dira jamais son âge), l’a contracté dès l’enfance. Estée voudrait être actrice, mais en attendant elle prend plaisir à organiser la vitrine ou à convaincre les clients d’acheter les nouveautés.
Un jour, un oncle nommé John Schotz débarque de Hongrie avec une valise pleine de produits chimiques. Il concocte des crèmes pour la peau plus odorantes les unes que les autres. Schotz apprend à Estée, fascinée, comment soigner son visage : surtout pas de savon, juste une fine couche de crème après un lavage à l’eau.
Dans les Années folles, le marché des cosmétiques est en plein boom. Pour les Américaines qui travaillent, le maquillage n’est plus une frivolité, c’est une nécessité. Estée court les boutique pour vendre les crèmes qu’elle prépare dans sa cuisine d’après les formules de son oncle. Sa notoriété grandit, essentiellement par le bouche-à-oreille. Son rêve : séduire un jour les lectrices de «Vogue» ou de «Harper’s Bazaar».
1939, la guerre éclate. Paradoxalement, quand les temps sont difficiles, il faut bien se faire plaisir, et certaines célibataires préfèrent sauter un repas plutôt que se passer de rouge à lèvres. Les affaires continuent donc à marcher. Elle arrive à séduire d'abord les magasins Saks à New York puis Neiman Marcus à Dallas, Harrods à Londres, les Galeries Lafayette à Paris…
En 1973, à plus de 65 ans, elle laisse à son fils Leonard les rênes d’une société très prospère et mondialement réputée. Devenue dame de l’establishment, réalisant ainsi son rêve d’enfance, elle s’occupe jusqu’à sa mort, en 2004, de sa fondation de lutte contre le cancer du sein. Une autre façon de prendre soin des femmes.
Source : Capital.fr
par EDNA  835

MERCREDI

OCTOBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Le post de Nellie Bly étant le post le plus lu sur cocktail93 en ce mois d' octobre voici un complément par rapport au premier post paru le 3/3/2011.
Nellie Bly, portrait de femmes
Tout d'abord un site consacré à elle:
http://www.nellieblyonline.com/
Ensuite cet extrait de la page anglaise de wikipedia consacrée à Nellie Bly, passage intitulé "Dix jours dans une maison de fous" qui en dit long sur le personnage et sur la condition des femmes à son époque!
Voici un extrait du récit de cette aventure
Accablé à nouveau par le théâtre et les arts en rapport, Bly a quitté Pittsburgh et son journal la Dépêche en 1887 pour New York . Sans le sou, après quatre mois, elle arrive dans les bureaux du journal de Joseph Pulitzer , le New York World et utilise la méthode de l'infiltration durant laquelle elle a accepte de feindre la folie pour enquêter sur les brutalités et la négligence à l'asile des femmes folles sur l'ile Blackwell.
Après une nuit d'exercice, de pratique d' expression de déséquilibrée devant un miroir, elle décide de vérifier la qualité de son travail en allant dans une pension de classe ouvrière . Elle a refusé d'aller au lit, disant aux autres pensionnaires qu'elle avait peur d'eux et qu'ils avaient tous l'air fou. Ils ont rapidement décidé que , c'était elle qui était folle et le lendemain matin ont convoqué à la police. Reçue dans une salle d'audience, elle fait semblant d'avoir une amnésie . Le juge a conclu qu'elle avait été droguée.
Elle a ensuite été examiné par plusieurs médecins, qui ont tous déclaré son esprit dérangé. «Positivement démentes», dit l'un, «Je considère que c'est un cas désespéré. Elle doit être mis là où quelqu'un prendra soin d'elle». Le chef du pavillon de fou à l'hôpital Bellevue a prononcé un «sans aucun doute fou». D'ailleurs le cas de la «jolie fille folle" a attiré l'attention des médias: "Qui est cette toquée?" demande t'on au New York Sun . Le New York Times a écrit sur la «mystérieuse épave avec le regard sauvage, traqué dans ses yeux», et son cri désespéré: «. Je ne me souviens que je ne me souviens pas»
Entrée à l'asile, Bly a connu sa première mise en condition. La nourriture se composait de gruau,de bouillon de boeuf douteux, du pain qui était à peine un peu plus que de la pâte séchée, et de l' eau imbuvable. Les patients dangereux ont été attachés ensemble avec des cordes. Les patients ont du s'asseoir pendant une bonne partie de chaque journée sur des bancs durs avec une faible protection contre le froid. Des déchets reste sur les lieux de restauration. Les rats rampent tout autour de l'hôpital. L'eau du bain était glaciale, et des seaux ont été versés sur leurs têtes. Les infirmières étaient odieuses et violentes, disant aux patients de se taire, les battant si elles ne le faisaient pas. Parlant avec ses patients compatriotes, Bly était convaincu que certaines étaient aussi saines qu' elle . Sous les effets de ses expériences, elle a écrit:
«Qu'est-ce qui, à l'exception de la torture, pourrait produire plus vite la folie quee ce traitement? Voici un groupe de femmes envoyées ici pour être guéries. Je voudrais que les médecins experts ../.. prennent une femme parfaitement saine et en bonne santé, l'enferme et la fassent asseoir à partir de 6 heures du matin jusqu'à 20 heures sur des bancs à dossier droit, de ne pas lui permettre de parler ou de bouger pendant ces heures, lui donner aucune lecture et ne lui laisser savoir rien du monde lui donner de la mauvaise nourriture et lui faire subir des mauvais traitements, et l'on verra combien de temps il faudra pour devenir folle. Deux mois suffirait à faire d'elle une épave mentale et physique.
... Mes dents claquaient, mes membres étaient engourdis par le froid .... Soudain, j'ai eu droit à trois seaux d'eau glacée ... un sur mes yeux, un pour le nez et la bouche.
Après dix jours, Bly a été libéré de l'asile suit à un ordre de son journal. Son rapport, publié plus tard sous forme de livre "dix jours dans une maison de fous" , fait sensation et ont fait sa renommée durable. Bien que les médecins et le personnel fut gêné pour expliquer comment donc beaucoup de professionnels avait été dupé, un grand jury a lancé sa propre enquête sur les conditions à l'asile, invitant à aider Bly. Le rapport du jury a recommandé les modifications qu'elle avait proposées, et son appel à des fonds accrus pour les soins des malades mentaux a entraîné un accroissement de 850000 $ dans le budget du Département de la bienfaisance publique et des services correctionnels. Ils ont également veillé à ce que tous les examens soient plus approfondis afin que les seules personnes qui rentrent à l'asile.. soient réellement fous


par EDNA  971

SAMEDI

OCTOBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
À l'origine esclave romaine, elle se joint à la communauté chrétienne. Blandine et ses 47 compagnons (dont l'évêque de Lyon, saint Pothin) sont les Martyrs de Lyon en 177 qui sont morts soit asphyxiés dans la prison exigüe de Fourvière, conservée dans l'actuel Antiquaille, soit livrés aux bêtes dans l'amphithéâtre des Trois Gaules, retrouvé sous le jardin des plantes de la Croix-Rousse.
Ayant survécu à l'incarcération, Blandine fut livrée aux lions qui refusèrent de lui faire le moindre mal. Elle fut torturée et dut assister à la mort de ses compagnons. Elle fut ensuite flagellée, placée sur un grill brûlant, puis livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l'air avec ses cornes.
Ayant survécu au taureau, sainte Blandine fut achevée par le glaive. Elle fut la dernière des 47 martyrs de Lyon à accomplir son martyre durant l'été 177.
Sainte Blandine est la patronne de la ville de Lyon. Elle est aussi, avec sainte Marthe, patronne des servantes.
par EDNA  1831

VENDREDI

OCTOBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Margarita Gaetana Angiolo Maria Agnesi est née le 16 mai 1718 à Milan
Son père, Pietro, était un riche négociant en drap. Enfant prodige, elle parlait le français et l’italien à l’âge de cinq ans. À neuf ans, elle lit un discours en latin d’une heure à une réunion d’universitaires, où elle aborde le droit des femmes a recevoir une éducation. À treize ans, elle maîtrisait en outre le grec, l’hébreu, l’espagnol, l’allemand, le latin et probablement d’autres langues.
et morte le 9 janvier 1799 dans la même ville) était une linguiste, mathématicienne et philosophe italienne. On attribue à Agnesi le premier livre traitant à la fois de calcul différentiel et de calcul intégral. Elle était un membre honorifique de la faculté de l'Université de Bologne.
Liste de ses publications:
-Oratio qua ostenditur artium liberalium studia a fæmineo sexu neutiquam abhorrere (1729).
-Instituzioni analitiche, ad uso della gioventù italiana -(deux tomes, Milan, 1748).
-Traités élémentaires de calcul différentiel et de calcul intégral traduits en français par Pierre-Thomas Antelmy (1730-1783) (C.-A. Jombert, Paris, 1775).
-Analytical institutions... traduit en anglais par John Colson (1680-1760) (deux volumes, F. & C. Rivington, Londres, 1801).
Elle décède dans sa ville natale le 9 janvier 1799
par EDNA  970

VENDREDI

SEPTEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Audrey Hepburn est une actrice britannique, née Edda (ou Audrey1) Kathleen Ruston le 4 mai 1929 à Ixelles (Belgique), morte le 20 janvier 1993 à Tolochenaz (Suisse).
Elle se destinait initialement à la danse avant de rejoindre la scène à la fin des années 1940. Le succès de la pièce Gigi (1951) sur Broadway lui ouvre les portes du cinéma ; dès 1953, Vacances romaines lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice. Étoile de Hollywood dans les années 1950 et 1960, elle est nommée quatre autres fois pour des Oscars, en particulier pour l’interprétation de Holly Golightly dans Diamants sur canapé (1961). Ses autres grands succès incluent Sabrina, My Fair Lady ainsi qu'un film culte Guerre et Paix tiré de la saga de Léon Tolstoï. En 1967, à 38 ans, elle met fin à sa carrière d’actrice.
Elle est entrée dans l’histoire du cinéma comme l’une de ses plus grandes actrices. En 1999, l’American Film Institute l’a ainsi distinguée comme la troisième plus grande actrice de tous les temps dans le classement AFI's 100 ans... 100 acteurs de légendes, derrière Katharine Hepburn et Bette Davis.
Elle eut un engagement important pour des causes humanitaires. Elle fut ambassadrice de l’Unicef entre 1988 et 1992 et son action est aujourd’hui poursuivie par l’Audrey Hepburn Children’s Fund, œuvre caritative fondée en 1994, un an après son décès des suites d'un cancer de l'appendice d'évolution foudroyante.
Elle a également marqué son époque par l’incarnation d’un certain « chic »2 inspiré par le couturier Hubert de Givenchy dont elle fut l’amie et l’égérie.

par EDNA  1946

VENDREDI

SEPTEMBRE
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Oum Kalthoum de son nom complet est Oum Kalthoum Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui, est une cantatrice, musicienne et actrice égyptienne, née à Tmaïe El Zahayira (Égypte) à une date non déterminée) et morte le 3 février 1975 au Caire.
La date de naissance d'Oum Kalsoum n'est pas clairement établie. Certaines sources citent 1898, 1902 ou 1908 alors que les registres de la province d'Ad Daqahliyah indiquent la date du 4 mai 1904 comme celle de sa naissance.
Oum Kalthoum nait dans une famille pauvre de trois enfants. Son nom est inspiré de celui de la troisième fille de Mahomet et Khadija. C'est en écoutant son père enseigner le chant à son frère aîné qu'Oum Kalthoum apprit à chanter.
À 16 ans, elle est remarquée par un chanteur alors très célèbre, Cheikh Abou El Ala Mohamed, et par un joueur de luth, Zakaria Ahmed, tous deux l'invitant à les accompagner au Caire
Elle attendra d'avoir atteint l'âge de 16 ans pour répondre à l'invitation, et pour se produire - toujours habillée en garçon - dans de petits théâtres
Très vite, deux rencontres déterminent sa vie. Celle de Ahmed Rami tout d'abord, un poète qui lui écrira 137 chansons et l'initiera à la littérature française, qu'il a étudiée à la Sorbonne. Mohamed El Qasabji, ensuite - virtuose du luth, lui ouvre le Palais du théâtre arabe, l'occasion pour Oum Kalsoum de premiers grands succès (L'amoureux est trahi par ses yeux)
Surnommée l'« Astre d'Orient », elle est considérée, plus de trente ans après sa mort, comme la plus grande chanteuse du monde arabe.
Son engagement dans des œuvres caritatives lui valut le surnom de « cantatrice du peuple » .

par EDNA  2349

              
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