DIMANCHE

JUILLET
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Aspasie , née à Milet (Asie mineure) dans la seconde moitié du ve siècle av. J.-C. est la compagne de Périclès
Elle est surtout connue pour son intelligence et aussi par sa beauté. Elle a côtoyé des philosophes comme Socrate et a donné aussi des cours de rhétorique aux Athéniens de son époque.
Elle fut la maîtresse de Périclès : il divorça de sa femme pour elle et lui donna un fils Périclès le Jeune, né dans les années 440 av. J.-C., et exécuté en 406.
On pense qu’elle a influencé Périclès a de nombreuses reprises pour des choix politiques notamment la guerre contre les Samiens qu’elle aurait provoquée. .
par EDNA  1848

SAMEDI

JUILLET
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Lucrèce Borgia (Lucrezia Borgia en italien), née à Subiaco le 18 avril 1480 et morte à Ferrare le 24 juin 1519, est la fille naturelle du cardinal espagnol Rodrigo Borgia, protectrice des arts et des lettres, connue pour avoir marqué son époque.
Fille naturelle du cardinal et de Vannozza Cattanei, une patricienne romaine, Lucrèce est la sœur de César Borgia et est célèbre pour sa beauté autant que pour ses mœurs dissolues. Outil politique de son père et de son frère, elle ne commença à vivre l'existence tranquille à laquelle elle aspirait qu'après son troisième mariage.
1493 : premier mariage, avec Giovanni Sforza annulé en 1497 par son père le pape, pour des raisons diplomatiques : changement d'alliance. Officiellement, l'annulation est due à la non-consommation de l'union. Sforza, vexé, sera le premier à faire courir le bruit de rapports incestueux entre Lucrèce Borgia, son père et son frère.
1498 : deuxième mariage, avec Alphonse d'Aragon, assassiné en 1500 par son beau-frère César Borgia car le couple ayant eu un enfant, l'annulation pour non-consommation n'était plus possible.
1501 : troisième mariage, avec Alphonse Ier d'Este, futur duc de Ferrare (en 1505).
À Ferrare, elle devient protectrice des arts et est célébrée par L'Arioste et Pietro Bembo).
Elle meurt à 39 ans d'une septicémie consécutive à la naissance d'une fille, qui ne survit pas non plus.
Le mythe de Lucrèce Borgia
À partir du xxe siècle, de nombreuses biographies remettent en question les accusations d'immoralité portées contre Lucrèce Borgia (d'aucuns lui ont prêté un fils né de ses amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d'empoisonneuse, etc.) et présentent le personnage comme la victime d'une époque plutôt cruelle pour les femmes. La réputation de Lucrèce Borgia a souffert des agissements de ses proches, mais les historiens s'accordent aujourd'hui à la considérer comme innocente des multiples crimes et méfaits qui lui ont été imputés.

par EDNA  5864

JEUDI

JUIN
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Sapphô est une poétesse grecque de l'Antiquité qui a vécu au viie siècle av. J.-C. à Mytilène, sur l'île de Lesbos. Elle serait née vers 630 av. J-C et morte vers 580 av. J-C.
On ne connaît que peu d'éléments sûrs concernant Sapphô : en effet, son amour pour les femmes est clairement lisible dans certains de ses poèmes, ce qui en a empêché la préservation par les scribes chrétiens médiévaux (les sources antiques elles-mêmes la condamnant parfois pour cela : la Souda, par exemple, parle d'« amitiés honteuses »). Ainsi, il ne nous reste d'elle que des fragments et des citations éparses faites par d'autres auteurs s'étendant à travers les siècles. On ne peut reconstituer son œuvre et sa vie qu'à travers ce prisme très déformant. Il ne faut donc pas perdre de vue qu'on parle à la fois d'une personne et d'un personnage, sans qu'il soit toujours facile de distinguer l'une de l'autre.
In s'accorde pour penser qu'elle serait née vers 630 av. J-C à Mytilène dans l'île de Lesbos. Ses parents, Scamandronymos et Cléis, notables de la cité, auraient été engagés dans des affaires politiques qui auraient causé quelques torts à leur fille voire son exil vers la Sicile. Ovide affirme qu'elle aurait perdu son père à l'âge de six ans.
Si son « homosexualité » ne fait aucun doute, il faut se rappeler que le terme même est anachronique à cette époque où il n'a guère de sens. Ses écrits n'ont pas soulevé de grande polémique de son vivant. De plus, on sait qu'elle a été mariée à un certain Kerkylas et a eu une fille à qui elle donna le nom de sa mère, Cléis, et qu'elle dit avoir chérie plus que tout. Les mœurs étaient très libres à cette époque dans ce type de société. Elle a vraisemblablement fondé puis dirigé à Mytilène une école pour jeunes filles où elle a enseigné la poésie, la musique, la danse et les mystères d'Aphrodite. L'objectif de cette école est de permettre aux jeunes élèves de réaliser un idéal de beauté féminine que les Muses et la déesse qu'elles honorent ont les premières incarné. Les jeunes filles ne deviendront pas des prêtresses d'Aphrodite, elles se marieront tout comme leur maîtresse.
par EDNA  868

VENDREDI

JUIN
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
María Eva Duarte de Perón, dite Evita, (7 mai 1919 - Los Toldos (Argentine) - 26 juillet 1952) fut la deuxième épouse du président Juan Perón1. Elle reste un mythe et une icône de l'Argentine du xxe siècle.
Elle grandit dans les environs de Junín dans un milieu social défavorisé. À 15 ans, elle part pour Buenos Aires afin d'y trouver du travail. Elle y devient une actrice de cinéma dans des mélodrames de série B et dans des feuilletons de radio
Elle rencontre alors le colonel Juan Perón lors d'une vente de charité organisée pour récolter des fonds pour les victimes d'un tremblement de terre . Après avoir été pendant un temps sa maîtresse, elle l'épouse le 21 octobre 1945.
Elle contribue fortement à la campagne de son mari pour l'élection présidentielle de 1946. Utilisant son émission de radio hebdomadaire, elle se lance dans de grands discours appelant les pauvres à se relever, mettant en avant ses propres racines modestes
Après l'élection de son mari, Eva Perón prit immédiatement un rôle considérable dans son entourage
En 1947, elle se lance dans un Rainbow Tour hautement médiatisé en Europe, rencontrant de nombreux chefs d'États . Le but était de redorer le blason et les relations diplomatiques du régime de Perón qui était de plus en plus perçu comme fasciste.
Eva Perón a 33 ans quand elle meurt emportée par un cancer de l'utérus.

par EDNA  4473

MARDI

JUIN
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Selon le Time Magazine, Coco Chanel comptait parmi les 100 personnes les plus influentes de son époque. Pourtant, cette véritable emblème de la mode parisienne est née dans une famille pauvre et a démarré comme simple couturière. Sa vie va basculer en 1903, lorsqu'elle devient à l'âge de 20 ans la maîtresse du riche héritier Etienne Balsan.
Ce fut le premier d'une longue série, car Coco Chanel connut de nombreux amants dans sa vie, dont le compositeur Igor Stravinsky ou le poète Pierre Reverdy.
Elle connaît ses premiers succès dans la mode grâce aux chapeaux et ouvre des boutiques de mode dans les endroits fréquentés par les grosses fortunes
Elle compte alors dans ses relations tout le gotha mondain français et étranger. Connue pour ses accès de colère mais aussi sa générosité, elle réalise un coup de maître en 1920 avec le parfum N°5 grâce auquel elle a gagné au total 15 millions de dollars. C'est la première couturière à avoir lancé un parfum à son nom.
Après les grandes grèves de 1936, Coco Chanel "déçue par l'attitude de ses couturières", se retire de la vie publique. Après la deuxième guerre, elle est accusée de collaboration et préfère s'exiler en Suisse. Revenue à Paris, elle connaîtra encore quelques succès avec ses tailleurs avant de décéder dans son lit à l'hôtel Ritz en 1971.
Source: linternaute.fr


par EDNA  3261

MARDI

AVRIL
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Veuve à 28 ans, Barbe-Nicole Clicquot-Ponsardin s'est révélé une femme d'affaires hors du commun.
Née en 1777, elle épouse à 20 ans François Clicquot, originaire comme elle de Reims et issu d'une famille de négociants en vin. Hélas, à 30 ans seulement, ce dernier décède d'une fièvre maligne. Désespéré, son père veut alors vendre l'entreprise, mais Barbe-Nicole, elle-même fille d'un homme d'affaires à succès, le convainc de lui céder la direction. Sa première décision sera d'apposer le mot "veuve" à Clicquot.
Grâce à un associé allemand, Louis Bohne, elle instaure le métier de représentant en vin afin d'assurer la présence de la marque dans un maximum de pays.
Malgré les énormes difficultés du commerce liées aux tensions entre les pays européens à l'époque napoléonienne, elle ne baisse jamais les bras, n'hésitant pas à vendre des bijoux de famille pour augmenter le capital de l'entreprise.
Elle invente le métier de représentant en vin
C'est la Russie qui va relancer les ventes après 1815. Le champagne devient alors la boisson préférée de l'aristocratie russe. Barbe-Nicole s'avère également douée dans l'innovation technique, trouvant par exemple un procédé pour "éclaircir" le champagne et augmenter sa valeur.
Après avoir cédé les rênes de l'entreprise à un jeune associé, elle se retire des affaires à 66 ans et décèdera à 88 ans, en 1866, en ayant profité d'une retraite paisible dans la vallée de la Marne.
Source: linternaute.fr


par EDNA  939

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LUNDI

AVRIL
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
A l'instar d'Helena Rubinstein et d'Elizabeth Arden, les deux pionnières de la cosmétique, Estée Lauder commença à fabriquer ses crèmes dans sa cuisine. Mais contrairement à elles, elle n'a jamais ouvert de salon de beauté.
Née en 1906 dans le Queens à New York, la petite Estée se passionne dès son plus jeune âge pour les soins de beauté. Elle teste ses crèmes dans sa famille et vend ses pots à ses camarades de classe. A 26 ans, elle est la première à avoir l'idée des échantillons gratuits, qu'elle distribue dans les salons de coiffure.
Infatigable, elle transporte toujours ses produits avec elle. "Pas un jour de travail ne s'est écoulé sans que je vende quelques chose", écrira-t-elle dans son autobiographie. En 1946, elle parvient à convaincre le directeur de la boutique de luxe Saks de présenter ses crèmes.
Les commandes affluent, ce qui ne manque pas de susciter la jalousie de ses concurrents, comme Charles Revlon qui restera un farouche ennemi. En 1960, elle parvient à traverser l'Atlantique pour s'établir chez Harods, à Londres.
C'est encore elle qui a l'idée à ce moment d'associer un mannequin à un produit dans une publicité : l'égérie était née. Devenue un multinationale de premier plan, Estée Lauder est introduite en bourse en 1995, neuf ans avant la mort de sa créatrice à New York
Source:linternaute.fr


par EDNA  1791

JEUDI

MARS
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Elizabeth Jane Cochran, dite Nellie Bly, née dans le Comté d'Armstrong (Pennsylvanie) le 5 mai 1864 et morte à New York le 27 janvier 1922, est une journaliste américaine, pionnière du reportage clandestin, c'est-à-dire du journalisme d'investigation.
Biographie
En réaction à une rubrique sexiste du journal Pittsburgh Dispatch, elle écrit une lettre fielleuse au rédacteur. Cette lettre, qui est d'un très haut niveau d'écriture, incite le rédacteur à offrir à Bly un poste au journal, poste qu'elle accepte. C'est ce rédacteur qui lui donne son pseudonyme, Nellie Bly, d'après une chanson populaire de Stephen Foster.
Pionnière du journalisme d'investigation
Bly écrit plusieurs articles d'investigation avant d'être reléguée aux pages féminines. Elle quitte le Dispatch et se rend à New York, où elle pose sa candidature au journal à sensation, le New York World de Joseph Pulitzer, qui la recrute. Sa première tâche consiste à écrire un article au sujet d'un asile de fous pour femmes, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island. Elle se fait passer pour malade et s'invente des problèmes psychiatriques afin d'y être internée et de pouvoir dévoiler les conditions épouvantables des patientes. Ce mode de journalisme, le reportage clandestin, devient sa spécialité.
Autour du monde en 72 jours
En 1888, il lui vient l'idée de faire le tour du globe pour battre Phileas Fogg, le héros du Tour du monde en quatre-vingt jours de Jules Verne. Ce n'est qu'un an plus tard qu'elle entame son voyage de 40 070 kilomètres à Hoboken, New Jersey, le 14 novembre 1889, pour le terminer le 25 janvier 1890. Ce voyage aura duré exactement 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes, le record de l'époque, battu quelques mois plus tard par l'excentrique George Francis Train.
Durant son périple, elle passe par l'Angleterre, le Japon, la Chine, Hong Kong, Brindisi, Amiens (pour y rencontrer Jules Verne), Colombo et San Francisco. Elle devient la première femme à voyager autour du monde sans être accompagnée par un homme, une aventure qu'elle raconte dans le livre "Around the world in 72 days".
Dernières années
En 1895, elle épouse le millionnaire Robert Seaman et s'éloigne du journalisme. Après la mort de son mari en 1904, elle prend la direction de ses entreprises. Par la suite, elle reprend sa carrière de journaliste et œuvre pour le vote des femmes. Elle est reporter de guerre pendant la Première Guerre mondiale.
À l'âge de 57 ans, elle meurt d'une pneumonie.

par EDNA  2596

JEUDI

FEVRIER
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Vesna Vulović (en serbe : Весна Вуловић), née le 3 janvier 1950, est, d'après le Guinness des records, la détentrice du record du monde de la plus haute chute libre sans parachute à laquelle un être humain ait survécu1.
Le 26 janvier 1972, elle est hôtesse de l'air à bord d'un DC-9 de Jugoslovenski Aerotransport en direction de Zagreb depuis Copenhague. L'avion explose en plein vol au-dessus de la République tchèque, à l'altitude de 10 160 mètres. Vesna Vulović, au milieu de l'appareil, est aspirée à l'extérieur de la carlingue par la différence de pression. Sans parachute, elle s'écrase près du village tchèque de Kamenice. Elle a les deux jambes cassées, une fracture du crâne et de trois vertèbres, ce qui entraine une paralysie qui s'est estompée avec le temps. Elle souffre par la suite d'amnésie .
La raison de l'explosion n'a jamais été élucidée, mais a été attribuée par les autorités tchèques et serbes à un groupe terroriste croate Oustachi.
par EDNA  1811

DIMANCHE

FEVRIER
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marguerite Duras, de son vrai nom Marguerite Germaine Marie Donnadieu, est une écrivaine et cinéaste française, née le 4 avril 1914 à Gia Dinh (autre nom de Saïgon), alors en Indochine française, morte le 3 mars 1996 à Paris.
Son œuvre se distingue par sa diversité et sa modernité qui renouvelle le genre romanesque et bouscule les conventions théâtrales et cinématographiques, ce qui fait de Marguerite Duras une créatrice importante, mais parfois contestée, de la seconde moitié du XXe siècle.
En 1950, elle est révélée par un roman d'inspiration autobiographique, Un barrage contre le Pacifique. Associée au mouvement du Nouveau Roman elle publie ensuite régulièrement des romans qui font connaître sa voix particulière avec la déstructuration des phrases, des personnages, de l'action et du temps, et ses thèmes comme l'attente, l'amour, la sensualité féminine ou l'alcool : Le Marin de Gibraltar (1952), Les Petits Chevaux de Tarquinia (1953), Moderato Cantabile (1958), Le Ravissement de Lol V. Stein (1964) ou Le Vice-Consul (1966) et Yann Andréa Steiner (1992), dédié à son dernier compagnon Yann Andréa, écrivain, qui après sa mort deviendra son exécuteur littéraire. Elle rencontre un immense succès public avec L'Amant, Prix Goncourt en 1984, autofiction sur les expériences sexuelles de son adolescence dans l'Indochine des années trente, qu'elle réécrira en 1991 sous le titre de L'Amant de la Chine du Nord.
Elle écrit aussi pour le théâtre, souvent des adaptations de ses romans comme Le Square paru en 1955 et représenté en 1957, et pour le cinéma : elle écrit en 1959 le scénario et les dialogues du film d'Alain Resnais Hiroshima mon amour dont elle publie la transcription en 1960

par EDNA  1449

MARDI

FEVRIER
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Romy Schneider, immense comédienne restée dans le coeur de tous les Français, est née le 23 septembre 1938 à Vienne en Autriche.
Elle s'appelle alors Rose-Marie Albach Retty et ses parents sont acteurs. Lorsqu'en 1943, Wolf Albach et Magida Schneider divorcent, la petite fille perturbée part vivre avec sa mère à Berchtesgaden. A 15 ans, Romy est inscrite à l'école des Beaux-Arts de Cologne. Sa mère l'appelle alors de Munich pour lui proposer un petit rôle dans un film, Lilas Blanc, dont elle est la vedette.
Après des essais brillants, Romy est choisie et débute ainsi sa carrière sous le nom de Romy Schneider Albach. Toujours fortement influencée par sa mère, elle enchaîne ensuite avec la série des Sissi qui font d'elle, avec son joli minois, une princesse, une star, "la fiancée de l'Europe".
Mais à 19 ans, ce rôle de jeune fille modèle lui pèse. Romy Schneider a envie de décider de sa vie, de choisir ses rôles.
En 1958 elle tourne Christine à Paris et à Vienne et succombe au charme de son partenaire : Alain Delon. En mars 1959, ils se fiancent et elle part vivre à Paris avec lui. Mais après 5 ans de liaison passionnée et tumultueuse, Alain Delon rompt, laissant une Romy en plein désarroi.
En 1964, Romy Schneider reçoit la Victoire du cinéma français, récompense de la meilleure actrice étrangère de l'année.
1968 marque ses retrouvaillles avec Alain Delon, dans le film La Piscine de Jacques Deray. Entre temps, elle s'est mariée avec l'acteur-metteur en scène de théâtre berlinois Harry Meyer dont elle a un fils, David. Elle est alors une actrice reconnue, aimée et les meilleurs metteurs en scène la sollicitent.
Elle obtiendra son premier César en 1974 avec le film L'important, c'est d'aimer. Elle en recevra un deuxième quatre ans plus tard dans Une histoire simple de Claude Sautet, qui savait lui offrir des rôles magnifiques de femmes, comme dans Les Choses de la Vie (1970), César et Rosalie (1972) avec Yves Montand et Sami Frey.
Mais ses nombreux tournages l'éloignent de son mari Harry Meyer et le lien se desserre. Ils se séparent et divorcent en 1975. Cette même année, elle se remarie avec Daniel Biasini, son secrétaire qui vit près d'elle depuis plusieurs années.
1975 est également l'année du tournage du Vieux Fusil de Robert Enrico avec Philippe Noiret : film poignant, cruel dans lequel Romy incarne une Clara torturée et violée par les nazis, inoubliable.
En 1977, Romy Schneider met au monde une petite fille prénommée Sarah Magdalena. Le bonheur semble là, Romy est apaisée, les films se succèdent, son public, toujours plus nombreux, l'adore.
A nouveau ses tournages l'éloignent de Daniel Biasini. Leur histoire d'amour se défait. En février 1981, elle demande le divorce. Cette même année, un drame affreux bouleverse sa vie : son fils David de 14 ans meurt après avoir escaladé la grille de chez les parents de Daniel Biasini.
Romy, courageuse, va reprendre le chemin des studios et tourner La Passante du Sans-Souci à Berlin. Ce sera son dernier film, éprouvant, car elle joue avec un jeune adolescent de l'âge de David. Elle est épuisée nerveusement et ne tient que grâce aux excitants, somnifères et à l'alcool, ses aides depuis longtemps dans les moments de détresse. Son coeur est fatigué.
Le 29 mai 1982, Romy est dans son appartement parisien avec son dernier compagnon, Laurent Pétin et Sarah. Au petit matin, son coeur s'arrête de battre.
Source: purepeople.com


par EDNA  11477

DIMANCHE

JANVIER
2011
PORTRAITS DE FEMMES
 
Née à Saint-Saturnin des Ligneries (Normandie) en 1768, morte à Paris en 1793, Charlotte Corday, arrière-petite-nièce de Corneille, est issue d’une famille de petite noblesse. Elevée au couvent puis placée en pension à Caen auprès d’une parente veuve du trésorier de France, Coutellier de Bretteville elle se familiarise avec les auteurs de l’Antiquité, lit Rousseau et s’enthousiasme pour les idées nouvelles.
Elle s’intéresse à la politique, indignée des outrances de Marat, le « massacreur de Septembre », elle lui reproche de pousser à la guerre civile pour devenir dictateur. Ses déclarations de Marat l' exaspèrent . Sa décision est prise...elle doit tuer Marat, ce fou sanguinaire.
Elle arrive à Paris le 11 juillet, loge à l’hôtel de la Providence, voit plusieurs fois Duperret, un ennemi de Marat, se rend avec lui au ministère de l’Intérieur ; mais elle ne désire pas tuer le ministre, Garat, quoique celui-ci ait pu en penser par la suite : elle ne le juge « pas assez dangereux ».
Le 13, à 8 heures, elle achète un couteau de 40 sols au Palais-Royal, se fait conduire à 11 heures chez Marat, mais n’est pas reçue ; elle y retourne le soir : de son bain, Marat dit de la faire entrer ; elle apporte des nouvelles du Calvados, donne les noms des députés présents à Caen et, comme Marat lui dit qu’ils seront guillotinés, elle lui plonge son couteau dans la gorge.
Le mercredi 17 juillet à 8 heures du matin, la foule se presse dans le tribunal, après s’être informé de l’identité et de l’âge de Charlotte, le président Montané lui demande qui est son défenseur. Charlotte Corday avait demandé à un de ses amis Gustave Doulcet de la défendre, malheureusement ce dernier n’a pas été prévenu. Le président commet alors d’office Chauveau-Lagarde qui se trouve dans la salle. Tout au long de ce procès elle va répondre aux questions de façon exacte, sans jamais chercher à minimiser les faits. Elle va même jusqu’à confirmer les déclarations des témoins à charge.
A l’issue des débats, l’accusateur public Fouquier-Tinville demande sa tête, son avocat fait une plaidoirie brève mais très courageuse. Fouquier-Tinville du reste n’apprécie pas cette plaidoirie, il avait conseillé à l’avocat de faire passer Charlotte Corday pour une folle. Même le président va modifier le libellé d’une des questions posée au juge afin de ne pas la faire passer pour une royaliste. Mais rien n’y fait, elle est condamnée à mort.
De retour à la Conciergerie, il ne lui reste plus que quelques heures a vivre. Elle avait demandé que quelqu’un fasse un portrait d’elle. Le peintre Hauer entre dans sa geôle et il ne lui reste que deux heures pour terminer le travail qu’il avait commencé dans la salle d’audience.
Nous sommes le 17 juillet 1793, il est 17 heures, sur la place de la Révolution (Concorde aujourd’hui) un bruit sourd, Charlotte Corday a cessé de vivre.
Source: http://www.histoire-en-ligne.com/

par EDNA  924

              
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