DIMANCHE

MARS
2018
PORTRAITS DE FEMMES
 
Juive, roumaine et communiste, Olga Bancic a toujours combattu le système fasciste. Seule femme du groupe Manouchian, engagée dans les FTP-MOI, elle fut parmi les premières à organiser des actes de résistance qui 
se transformèrent 
en lutte armée.
C’est un honneur pour la France d’avoir pu compter dans les rangs de la résistance à l’envahisseur nazi une femme de la trempe d’Olga (Golda) Bancic. Elle était d’un courage inébranlable, une grande figure féminine, une mère aimante, qui rehausse avec force le rôle qu’ont joué de très nombreuses femmes et jeunes filles avec l’ensemble des résistants. Et l’on sait que, malgré les tortures ignobles de ses geôliers, elle n’a pas cédé ni concédé le moindre renseignement pouvant les servir dans leurs tristes besognes. On sait aussi que, durant le laps de temps qui s’est écoulé entre la date de sa condamnation et son exécution en Allemagne elle fut de nouveau lourdement harcelée et torturée, sans jamais céder. Une véritable héroïne, communiste, juive et résistante.
Sixième enfant d’un petit fonctionnaire, à quatorze ans, elle a commencé à travailler comme ouvrière. Après une enfance et une jeunesse active et animée en Roumanie, pays où elle est née en mars 1912 dans la ville de Kichinev, alternant travail clandestin et séjours en prison pour ses activités syndicales et revendicatives, à seize ans et demi, elle se marie et part à Bucarest, où elle adhère aux Jeunesses communistes. Recherchée, traquée de toutes parts, elle quitte son pays et arrive en France en 1938 pour suivre des études à la faculté des lettres. Alors âgée de vingt-six ans, elle participe avec un de ses compatriotes, Jacob Salomon, à l’envoi d’armes aux républicains espagnols. Elle épouse Alexandre Jar, ancien des Brigades internationales et écrivain (1911-1988), et donne naissance en 1939 à une petite fille, Dolorès.
1940, c’est la guerre avec l’occupation allemande de la France. Sans la moindre hésitation, Olga s’engage et fait partie des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée) dans la lutte contre les nazis. Elle hésite d’autant moins que le système fasciste, sinistre ennemi, elle l’a vécu en Roumanie où elle fut persécutée. Elle fut parmi les premières à organiser et réaliser des actes divers de résistance qui se transformèrent assez rapidement en lutte armée.
Pour être libre de ses mouvements et pouvoir se consacrer entièrement à la Résistance, elle confie sa petite fille à une famille française qui en prendra bien soin.
Elle est chargée de l’assemblage de bombes et divers engins explosifs, de leur transport à destination et également du convoiement d’armes destinées aux opérations, armes qu’elle récupère après chaque opération pour les mettre en lieu sûr.
Le 16 novembre 1943, elle est arrêtée par les brigades spéciales de la préfecture de police de Paris, en même temps que Marcel Rayman et Joseph Sevec, combattants des FTP-MOI, en tout 23 d’entre eux qui donneront à la propagande nazie l’occasion de faire placarder la célèbre Affiche rouge, dite du groupe Manouchian, à Paris et dans toute la France.
Le 21 février 1944, les 23 sont condamnés à mort par une cour martiale allemande, réunie à Paris le 15 février 1944. Les 22 hommes du groupe sont fusillés le jour même de leur condamnation, au mont Valérien, dans la banlieue parisienne. Olga Bancic est transférée en Allemagne. Elle est incarcérée à Karlsruhe puis, le 3 mai 1944, dans la prison de Stuttgart où elle est décapitée le 10 mai, à trente-deux ans, le jour même de son anniversaire.
Avant d’être exécutée, elle fit parvenir à la Croix-Rouge le 9 mai 1944 la lettre à sa fille accompagnant une note rédigée (texte à l’orthographe corrigé) ainsi :
« Chère Madame, je vous prie de bien vouloir remettre cette lettre à ma petite fille Dolorès Jacob après la guerre. C’est le dernier désir d’une mère qui va vivre encore douze heures. Merci. »
Lettre à sa fille  :
« Ma chère petite fille, mon cher petit amour,
« Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère fille, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus.
« Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus. Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n’auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour.
« J’ai toujours ton image devant moi.
« Je vais croire que tu verras ton père, j’ai l’espérance que lui aura un autre sort. Dis-lui que j’ai toujours pensé à lui comme à toi. Je vous aime de tout mon cœur.
« Tous les deux vous m’êtes chers. Ma chère enfant, ton père est pour toi une mère aussi. Il t’aime beaucoup.
« Tu ne sentiras pas le manque de ta mère.
« Mon cher enfant, je finis ma lettre avec l’espérance que tu seras heureuse pour toute ta vie, avec ton père, avec tout le monde. Je vous embrasse de tout mon cœur, beaucoup, beaucoup.
« Adieu mon amour.
« Ta mère. »
Source: humanite.fr

par EDNA  72

VENDREDI

FEVRIER
2018
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hésiode fournit dans Les Travaux et les Jours la plus ancienne et la plus complète version connue du mythe de Pandore. Il raconte au début de son œuvre que Pandore fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Elle fut ainsi fabriquée dans de l'argile et de l'eau par Héphaïstos ; Athéna lui donna ensuite la vie, lui apprit l'habileté manuelle (elle lui apprit entre autres l'art du tissage) et l'habilla ; Aphrodite lui donna la beauté ; Apollon lui donna le talent musical ; Hermès lui apprit le mensonge et l'art de la persuasion et lui donna la curiosité ; enfin Héra lui donne la jalousie.
Zeus commanda à Héphaïstos de composer sans délai un corps, en mélangeant de la terre avec l'eau, de lui communiquer la force et la voix humaine, d'en former une vierge douée d'une beauté ravissante et semblable aux déesses immortelles ; il ordonna à Athéna de lui apprendre les travaux des femmes et l'art de façonner un merveilleux tissu, à Aphrodite la déesse de l'amour de répandre sur sa tête la grâce enchanteresse, de lui inspirer les violents désirs et les soucis dévorants, à Hermès, messager des dieux et meurtrier d'Argos, de remplir son esprit d'impudence et de perfidie. Tels furent les ordres de Zeus, et les dieux obéirent à ce roi, fils de Cronos. Aussitôt l'illustre Héphaïstos, soumis à ses volontés, façonna avec de la terre une image semblable à une chaste vierge ; la déesse aux yeux bleus, Athéna, l'orna d'une ceinture et de riches vêtements ; les divines Grâces et l'auguste Persuasion lui attachèrent des colliers d'or, et les Heures à la belle chevelure la couronnèrent des fleurs du printemps. Enfin le meurtrier d’Argos, docile au maître du tonnerre, lui inspira l'art du mensonge, les discours séduisants et le caractère perfide. Ce héraut des dieux lui donna un nom et l'appela Pandore, parce que chacun des habitants de l'Olympe lui avait fait un présent pour la rendre funeste aux hommes industrieux.
Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Bien qu'il eût promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Épiméthée accepta Pandore. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l'humanité, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie , la Mort, le Vice, la Tromperie, la Passion, l'Orgueil ainsi que l'Espérance. Après avoir achevé cette merveille, Zeus ordonna à Hermès de la conduire vers Épiméthée qui accepta le présent fatal et reconnut bientôt son imprudence. Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu'Hermès lui avait donnée et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir ; hélas, il était trop tard. Seule l'Espérance, plus lente à réagir, y resta enfermée.
Depuis ce jour, mille calamités entourent les hommes de toutes parts : la terre est remplie de maux, la mer en est remplie, les maladies se plaisent à tourmenter les mortels nuit et jour et leur apportent en silence toutes les douleurs, car le prudent Zeus les a privées de la voix. Nul ne peut donc échapper à la volonté de Zeus.
par EDNA  31

JEUDI

FEVRIER
2018
PORTRAITS DE FEMMES
 
Roza Iegorovna Chanina (en russe : Роза Егоровна Шанина), née le 3 avril 1924 et tuée au combat le 28 janvier 1945, est un tireur d'élite soviétique de la Seconde Guerre mondiale.
On lui attribue 54 ennemis tués, dont 12 tireurs d’élite, pendant la bataille de Vilnius.
Reconnue pour sa précision au tir, elle était capable de toucher des ennemis en mouvement et de faire des « doublets » (deux cibles touchées par deux coups tirés en succession rapide). Elle s'est portée volontaire pour servir comme tireur d'élite en première ligne.
Enfance et formation
Roza Chanina est née dans le village russe de Iedma, fille d'Anna Alexeïevna Chanina, une trayeuse de vaches dans un kolkhoze et de Gueorgui Mikhaïlovitch Chanine, un bûcheron infirme du fait d'une blessure reçue pendant la Première Guerre mondiale. Roza aurait été nommée d'après la révolutionnaire marxiste Rosa Luxembourg. Elle fait son école élémentaire à Iedma, puis poursuit ses études dans le village voisin de Bereznik, distant de 13 kilomètres, distance qu'elle est obligée de parcourir à pied, faute de ramassage scolaire. Elle y retournait même le samedi pour s'occuper de sa tante malade Agnia Borissova.
À l'âge de 14 ans, contre la volonté de ses parents, elle aurait marché 200 kilomètres à travers la taïga jusqu'à la gare pour poursuivre ses études à Arkhangelsk, où elle suit les cours du collège de formation des professeurs et travaille dans un jardin d'enfants (la marche de 200 kilomètres a été confirmée plus tard par son professeur, Alexandre Makarine).
Elle participe ensuite volontairement au Vsevoboutch — entraînement militaire pour les hommes de 16 à 50 ans — et entre plus tard à l'Académie centrale de formation des femmes tireurs d'élite de Podolsk.
Pendant la guerre
Le 22 juin 1943, elle s'enrôle dans l'Armée rouge et le 2 avril 1944, elle rejoignit la 184e division de fusiliers, où un peloton féminin de tireurs d'élite avait été formé. Elle participe à la grande offensive soviétique sur Vilnius, déclenchée le 5 juin 1944. Elle reçoit l'Ordre de la Gloire le 18 juin 1944 et de nouveau le 2 septembre 1944.
Un jour, en recevant l’ordre du commandant du bataillon de retourner sans délai à l'arrière, Chanina aurait répondu : « J'y retournerai après la bataille ». L'expression devint plus tard le titre d’un ouvrage de Nikolaï JouravliovNote 1. Le 12 décembre 1944, Roza reçoit une balle dans l'épaule, qui lui vaut la médaille du Courage, décernée le 27 décembre 1944.
Roza Chanina trouve la mort au combat dans une bataille près du hameau de Richau, en Prusse-Orientale, le 28 janvier 1945.
par EDNA  27

MARDI

JANVIER
2018
PORTRAITS DE FEMMES
 
Salomé n'est pas nommée dans les Évangiles, où apparaît un personnage — une fillette — identifié comme « la fille d'Hérodiade » (ou d'« Hérodias » selon les traductions).
  • Dans les Évangiles, Jean-Baptiste dénonce le remariage d'Hérodiade avec Hérode Antipas.
    « Car Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, et l’avait fait lier en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu’il l’avait épousée, et que Jean lui disait : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère. » Hérodias était irritée contre Jean, et voulait le faire mourir. ... Un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l’anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée. La fille d’Hérodias (traduction alternative : « Sa fille Hérodiade ») entra dans la salle ; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille (« la fillette ») : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Il ajouta avec serment : « Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et sa mère répondit : « La tête de Jean-Baptiste. » Elle s’empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tu me donnes à l’instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. » Le roi ... envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d’apporter la tête de Jean-Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille « la fillette », et la jeune fille (« la fillette ») la donna à sa mère. »
  • L'Évangile selon Matthieu (vers 80-9024), 14:3-11 25, indique :
    « Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce que Jean lui disait : « Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme. » Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète. Or, lorsqu’on célébra l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode, de sorte qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait. À l’instigation de sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. » Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu’on la lui donne, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère. »
    Ce passage ne figure pas dans les autres évangiles qui sont parvenus jusqu'à nous.
    Painting by dstoyanov/deviantart.com
  • par EDNA  96

    LUNDI

    JANVIER
    2018
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Salomé (parfois Salomé II) (hebreu: Chlomite שלומית) est le nom d'une princesse juive du ier siècle mentionnée chez l'historiographe judéo-romain Flavius Josèphe. Fille d'Hérodiade et d'Hérode « fils d'Hérode », elle épouse en premières noces son oncle (le demi-frère de son père) Philippe II, puis Aristobule de Chalcis, roi d'Arménie Mineure .
    Dans le Nouveau Testament, une « fille d'Hérodiade » — habituellement identifiée par la tradition chrétienne à cette Salomé — est protagoniste d'un épisode des évangiles selon Matthieu et selon Marc qui est semblable à un récit vétérotestamentaire et autre populaire profane, et que son possible aspect scandaleux lui rend historiquement peu vraisemblable pour certains historiens : la fille — ou la « fillette »5 — d'Hérodiade danse devant Hérode Antipas qui est son beau-père, peut-être son père5. Charmé, celui-ci lui accorde ce qu'elle veut. Sur le conseil de sa mère, elle réclame alors la tête de Jean Baptiste, qu'Hérode Antipas fait apporter sur un plateau.
    L'enfant sans désir propre qui apparaît dans l'épisode néotestamentaire devient un personnage de tentatrice sensuelle qui inspire les artistes, particulièrement aux xixe et xxe siècles
    par EDNA  70

    MERCREDI

    JANVIER
    2018
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    C'est l'histoire de trois filles belles et intelligentes dans la République dominicaine de la fin des années 40. A l'époque le pays est dirigé par le dictateur Rafael Trujillo. Ce dernier invite les filles à un bal et jette son dévolu sur l'une d'entre elles, Minerva. Elle refuse, refuse encore et encore puis se retrouve jetée en prison parce qu'elle fricote avec un communiste. Une fois libérées, elle et ses sœurs épousent des opposants au régime. Le 25 novembre 1960 elles sont assassinées par la milice du dictateur alors qu'elles rendent visite à leurs maris en prison. La goutte d'eau qui fait déborder le vase pour la rébellion puisque moins d'un an plus tard Trujillo est assassiné à son tour
    Source: topito.com

    par EDNA  41

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    SAMEDI

    DECEMBRE
    2017
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Margarete Kahn aussi connue sous le nom de Grete Kahn, disparue après sa déportation à Piaski en Pologne par les allemands, le 28 mars 1942, est une mathématicienne allemande victime de l'Holocauste
    Elle est parmi les premières femmes à obtenir un doctorat en Allemagne. Son travail portait sur la topologie des courbes algébriques.
    Margarete Kahn, fille d'Albert Kahn (1853-1905) marchand de Eschwege et propriétaire d'une usine de production de flanelle nait le 27 août 1880
    Après avoir été à l'école primaire à partir de 1887, et à l'École supérieure pour filles à partir de 1889 à 1896, Margater Kahn prend des leçons privées pour préparer son Abitur, les écoles pour filles se faisant rares à cette époque dans la Hesse en Allemagne.
    En 1904, elle a l'autorisation de préparer son Abitur au Gymnase Royal, à Bad Hersfeld. Elle appartient alors à la petite élite de jeunes femmes autorisée à préparer l'Abitur dans des écoles de garçons en externe au début du 20e siècle, en Allemagne.
    Depuis que la Prusse a commencé à permettre aux femmes d'assister officiellement aux cours de l'université, et ce seulement à partir du semestre hivernal de 1908-1909, Margarete Kahn et son amie Klara Löbenstein fréquentent les universités de Berlin et de Göttingen en tant qu'étudiantes invitées.
    En outre, Margarete Kahn suit des conférences et des cours techniques en mathématiques à l'Université Technique de Berlin. Ils y étudient les mathématiques, la physique, et l'enseignement dans les deux universités précédemment mentionnées. À l'Université de Göttingen, elle assiste à des séminaires donnés par, entre autres, David Hilbert, Felix Klein, Woldemar Voigt, et Georg Elias Müller ; à Berlin, elle suit les conférences données par Hermann Amandus Schwarz et Paul Drude à la Royal Académie Prussienne des Sciences. Son domaine de spécialisation est la géométrie algébrique.
    Avec Löbenstein, elle tente de résoudre le seizième problème de Hilbert. Ce problème concerne la topologie de courbes algébriques dans un plan complexe. Dans sa formulation du problème, Hilbert avance qu'il y a pas de courbes algébriques de degré , consistant en 11 ovales séparés. Margarete Kahn et Klara Löbenstein développent alors des méthodes pour résoudre ce problème.
    Malgré l'opposition de la faculté de Berlin, mais avec le soutien de l'Université de Göttingen, et de Felix Klein, Kahn obtient son doctorat en 1909 sous la direction de David Hilbert, à Göttingen, avec une thèse intitulée Eine allgemeine Methode zur Untersuchung der Gestalten algebraischer Kurven (Une méthode générale pour étudier les formes des courbes algébriques), et est donc l'une des premières femmes allemandes à obtenir un doctorat en mathématiques (les mathématiques font alors partie de la faculté de philosophie, à l'époque).
    Elle passe sa soutenance – encore une fois, avec le soutien de Löbenstein – le 30 juin 1909.
    Margarete Kahn ne peut poursuivre une carrière scientifique, les femmes en Allemagne ne pouvant obtenir d'habilitation à diriger des recherches avant 1920. Elle cherche alors un poste d'institutrice, et, en octobre 1912, elle décroche un emploi dans le système scolaire prussien, où elle travaille comme enseignante dans les collèges et les lycées de Katowice et Dortmund, et à partir de 1929, à Berlin.
    D'origine juive, elle est forcée de démissionner en 1933 par les Nazis, et est renvoyée de l'éducation nationale en 1936. Elle est par la suite travailleuse forcée dans une usine de chaîne à neige de la Nordland Schneeketten.
    Le 28 mars 1942, elle est déportée à Piaski, et depuis lors, disparue.
    Le ghetto présent dans cette ville est liquidé et les juifs survivant à la liquidation ont été assassinés au camp d'extermination de Belzec.
    Le 13 septembre 2008, un Stolperstein est posé au 127 Rudolstädter Straße à Wilmersdorf, en mémoire de Margaret Kahn4. Depuis 2013, une rue de Leverkusen porte son nom.
    par EDNA  75

    LUNDI

    DECEMBRE
    2017
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Dalila (en hébreu : דְּלִילָה, nom signifiant « guide » ou دلیله « coquette » en arabe) est l'un des personnages féminins de la Bible. Elle fait partie des figures féminines fatales de la religion juive car elle est sollicitée afin de soutirer le secret de sa force à Samson qui l'aime. Le récit biblique se trouve dans le Livre des Juges, au chapitre 16.
    L'histoire
    Samson l'Israélite aime Dalila dans la vallée de Sorek. Les princes des Philistins, ennemis d'Israël, proposent à Dalila chacun mille et cent sicles d'argent si elle découvre le secret de la grande force de Samson.
    Elle essaie par trois fois de lui soutirer ce secret mais à chaque fois, Samson lui ment. Lorsque Dalila lui demande pour la quatrième fois de partager avec elle son secret, Samson s'impatiente et cède en lui révèlant que sa force vient de sa chevelure de nazir car il est consacré et dévoué à Dieu
    Dalila le trahit alors. Elle envoie chercher les princes philistins pour leur annoncer qu'elle connaît le secret de la force de Samson. Ils lui versent l'argent promis. Dalila endort Samson sur ses genoux et lui coupe ses sept tresses. Samson perd sa force et le secours de Dieu. Les Philistins le saisissent, lui crèvent les yeux et le jettent dans la prison de Gaza.
    par EDNA  102

    MERCREDI

    NOVEMBRE
    2017
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    La rânî Lakshmî Bâî (19 novembre 1828 – 18 juin 1858) (Marathi - झाशीची राणी लक्ष्मीबाई) de la principauté de Jhânsi en Inde du nord est une héroïne de la révolte des Cipayes, considérée comme la première guerre d'indépendance indienne par les nationalistes d'Inde. Elle est devenue un symbole de la résistance à la colonisation britannique.
    Jeunesse et mariage
    Elle naît en novembre 1828 (date probable) à Varanasi dans une riche famille de haute caste sous le nom de Manukarnika, un des noms du Gange. Elle reçoit une excellente éducation et apprend à monter à cheval et à manier les armes tout en jouant avec ses frères. Elle prend le nom de Lakshmî Bâî lors de son mariage avec Gangâdhar Râo, le mahârâja de Jhânsi.
    Gangâdhar Râo était dans sa quarantaine à l'époque de leur mariage, en 1842. Il avait été marié en premières noces mais sa première épouse était morte sans donner naissance à un héritier. En 1851, la nouvelle rânî accouche d'un fils qui ne survit que trois mois. Conformément à la tradition indienne, en 1853, Gangâdhar adopte un parent, Damodar Râo, pour lui succéder sur le trône.
    Succession et régence
    Au décès de son père adoptif en 1853, Damodar Râo étant mineur, c'est la rânî Lakshmî Bâî qui assure la régence.
    Le Gouverneur-Général Dalhousie décide alors que, suivant la doctrine de préemption qu'il a lui-même définie, puisque Gangâdhar Râo n'a laissé aucun héritier, l'état de Jhânsi est annexé par la Compagnie anglaise des Indes orientales, rejetant les prétentions de Damodar Râo comme héritier de droit. La rânî envoie une pétition à Dalhousie, puis en appelle à Londres, mais sans succès.
    Héroïne de la révolte des cipayes
    Refusant de renoncer à son royaume, Lakshmî Bâî rassemble en plein révolte des cipayes une armée de volontaires forte de 14 000 hommes et fait améliorer les défenses de la ville qui est attaquée par les Britanniques le 25 mars 1858. La bataille de Jhânsi est féroce, hommes et femmes participent à repousser les assiégeants et la rânî elle-même mène ses troupes pour la défense de la ville qui finit par tomber, après deux semaines de siège.
    Un prêtre hindou (Vishnubhat Godse), témoin de la victoire britannique, relate qu'elle fut suivie de quatre jours d'incendies, de pillages et de meurtres, et que l'air empestait l'odeur forte de la chair brûlée. Les historiens britanniques, de leur côté, affirment que seuls quatre à cinq mille combattants ont été exécutés tandis que les civils étaient épargnés
    La rânî réussit cependant à s'échapper à dos de cheval à la faveur de l'obscurité et parcourt en vingt-quatre heures les cent cinquante kilomètres qui la séparent de la forteresse de Kalpi où elle est rejointe par plusieurs princes rebelles. Là, elle les persuade de reprendre l'offensive et de s'emparer de la forteresse de Gwâlior. La réussite de cette opération resserre les rangs des rebelles. Mais les forces britanniques (les "Irish Hussars") ne tardent pas à reprendre la forteresse et Lakshmî Bâî meurt le deuxième jour des combats, le 18 juin 1858.

    par EDNA  38

    LUNDI

    NOVEMBRE
    2017
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Nakano Takeko (中野 竹子?) (1847-1868) est une femme combattante du domaine d'Aizu, qui participa et mourut à l'âge de 21 ans durant la guerre de Boshin.
    Biographie
    Née à Edo, Nakano est la fille de Nakano Heinai, un fonctionnaire d'Aizu. Elle est formée à l'écriture et au combat avant d'être adoptée par son professeur Akaoka Daisuke1. Après avoir travaillé aux côtés de son père adoptif en tant qu'instructeur d'arts martiaux durant les années 1860, Nakano entre à Aizu pour la première fois en 18681. Durant la bataille d'Aizu, elle combat avec une naginata (lance) et commande une unité entièrement composée de femmes qui participent à la bataille de façon indépendante car le doyen des serviteurs d'Aizu ne les a pas autorisées à combattre officiellement dans l'armée du domaine. Cette unité sera plus tard appelée l'« armée des femmes » (娘子隊, Jōshitai?).
    Alors qu'elle mène une charge contre les troupes de l'armée impériale japonaise du domaine d'Ōgaki, elle reçoit une balle dans la poitrine. Plutôt que de laisser l'ennemi la capturer, elle demande à sa sœur, Yūko, de l'achever et de l'enterrer. Son corps est ainsi amené au Hōkai-ji (situé dans l'actuelle préfecture de Fukushima) et enterré sous un pin
    Postérité
    Un monument à sa mémoire est plus tard érigé auprès de sa tombe. La ville d'Aizu et l'amiral Dewa Shigetō participèrent à sa construction4. Durant le festival d'automne annuel d'Aizu, un groupe de jeunes filles portant des hakama (pantalons larges) et des bandeaux blancs prend part aux festivités pour commémorer les actions de Nakano et de son unité de femmes combattantes.
    par EDNA  61

    MERCREDI

    SEPTEMBRE
    2017
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Marie-Laure Henriette Anne Bischoffsheim, par son mariage vicomtesse de Noailles, est une personnalité française du monde des arts, mécène, écrivain et peintre, née le 31 octobre 1902 à Paris, où elle mourut le 29 janvier 1970.
    Issue de l'aristocratie juive par son grand-père Ferdinand Bischoffsheim (1837-1909) et son père, Maurice Bischoffsheim (1875-1904)1, et descendante du marquis de Sade par sa mère, née Marie-Thérèse de Chevigné, Marie-Laure Bischoffsheim était l'unique héritière d'une grande fortune. Elle était la petite-fille de la fameuse Laure de Sade, comtesse de Chevigné, l'un des modèles de la duchesse de Guermantes de Marcel Proust. Sa mère, veuve, se remaria en 1910 avec l'auteur dramatique à la mode Francis de Croisset, dont elle eut un fils et une fille.
    Marie-Laure Bischoffsheim épousa en 1923 le vicomte de Noailles. De leur mariage naquirent deux filles :
  • Laure Madeleine Thérèse Marie de Noailles (1924-1979), qui épousa en 1946 Bertrand de La Haye Jousselin (1920-1995),
  • Nathalie Valentine Marie de Noailles (1927-2004), qui épousa en 1949 Alessandro Maria Perrone (1920-1980), dont elle se sépara en 1972.
    Elle ne connut pas son père, emporté par la tuberculose alors qu'elle était encore bébé, et un conseil de famille géra sa grande fortune. Elle vécut son adolescence dans un milieu mondain et cultivé. Elle passait ses étés à la villa Croisset à Grasse. Elle fut amie d'enfance de Jean Cocteau dont elle resta amoureuse toute sa vie (avec des éclipses).
    Le couple Noailles fit édifier à Hyères, dans le Var, la villa Noailles ou villa Saint-Bernard, de forme cubiste (que l'on peut visiter aujourd'hui), commandée à l'architecte Robert Mallet-Stevens.
    Leur hôtel particulier2, au 11, place des États-Unis dans le 16e arrondissement de Paris, fut le théâtre, pendant une quarantaine d'années, de réceptions somptueuses où la haute société parisienne et internationale côtoyait les artistes et les intellectuels du moment, dans un intérieur Art déco créé par Jean-Michel Frank3. Parmi les hôtes réguliers on peut citer Francis Poulenc, Henri Laurens, Darius Milhaud, Man Ray, Jean Hugo, Luis Buñuel, les frères Giacometti, Jacques Lacan et de nombreux autres. L'hôtel est aujourd'hui la Maison Baccarat.
    Liaisons
    Les amis et relations de Marie-Laure étaient nombreux. Elle aimait en particulier s'entourer d'artistes souvent nettement plus jeunes qu'elle. Lorsqu'il s'avéra que son mariage battait de l'aile, elle eut des liaisons ou des amitiés amoureuses avec des hommes qui étaient en général homosexuels ou bisexuels. Parmi eux :
    le millionnaire et mécène anglais Edward James, en 1933,
    le compositeur Igor Markevitch5, de onze ans son cadet, de 1933 à 1938 (Serge Lifar, en spectateur de cette liaison, lui donna le nom de Marie-Laure d'Agoult, la comparant ainsi à la maîtresse de Franz Liszt),
    Michel Petitjean, de huit ans son cadet, en 1938,
    le peintre Oscar Dominguez, qui se suicida en 1957,
    le manadier ( propriétaire d'un élevage de taureaux en Camargue ) Jean Lafont.
    Elle offrit également plus ou moins longuement ou fréquemment l'hospitalité, soit à Paris, soit à Hyères, à des amis liés à elle par des amours platoniques ou par l'amitié
    Ses dernières années
    Les surréalistes n'étant plus et elle-même s'étant assagie, Marie-Laure fit bénéficier de ses largesses des écrivains considérés comme étant 'de droite'. Elle rejoignit en 1955 le groupe qui, dans la mouvance des hussards, avait fondé en 1953 une coterie anti-nouveau-roman et éditait les Cahiers des saisons. Elle assistait aux déjeuners mensuels qui se tenaient au restaurant Le Procope, dont elle règlait la note. Elle y rencontrait Jacques Brenner, Marcel Schneider, Matthieu Galey, Solange Fasquelle (née La Rochefoucauld) et tant d'autres.
    En mai 68 elle retrouva son âme de gauche 6 (ou ses racines anarchistes) et se fit conduire en Rolls près des barricades du Quartier latin, accompagnée de Pierre Clementi, afin d'y soutenir les étudiants contestataires.
    Marie-Laure de Noailles mourut d'une embolie, le 29 janvier 1970 en l'hôtel Noailles à Paris. Après des obsèques en l'église Saint-Pierre-de-Chaillot, elle fut inhumée dans le caveau Bischofsheim, avenue Thierry, vingt-huitième division au cimetière Montparnasse.

  • par EDNA  248

    LUNDI

    SEPTEMBRE
    2017
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Madeleine Pelletier, née le 18 mai 1874 à Paris et morte le 29 décembre 1939 à Épinay-sur-Orge est en 1906 la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Elle est également connue pour ses multiples engagements politiques et philosophiques et fait partie des féministes les plus engagées au regard de la majorité des féministes françaises du xxe siècle.
    Elle interrompt très jeune ses études et fréquente dans son adolescence les groupes socialistes et anarchistes qui forment les idées qui restent les siennes jusqu'à sa mort. À vingt ans, elle décide de reprendre ses études malgré sa pauvreté, et parvient à devenir médecin. Cette réussite sociale ne la satisfait cependant pas et elle multiplie ses engagements dans la société. En 1906, elle est initiée franc-maçonne, est choisie comme présidente d'une association féministe et devient membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).
    Au sein de la franc-maçonnerie comme à la SFIO, elle cherche à faire avancer la cause des femmes. Ses prises de position lui valent de fortes inimitiés au sein même de sa famille politique ou dans les rangs de la franc-maçonnerie. Les tentatives de mise à l'écart dans ces deux groupes l'incitent à se rapprocher des mouvements anarchistes et à changer de loge maçonnique.
    En 1917, elle s'enthousiasme pour la révolution d'Octobre en Russie et entreprend un voyage plein d'espérance pour admirer la réalisation de son idéal. Toutefois, la situation catastrophique du pays la fait déchanter, bien qu'elle conserve toujours la foi dans l'« idéal communiste ». Rentrée en France, elle reprend la lutte pour une société communiste avec des libertaires. Elle combat aussi la montée du fascisme sans cesser son combat féministe.
    Pour faire connaître ses idées, elle écrit de nombreux articles, publie des essais, des romans et des pièces de théâtre. Cet activisme est brisé en 1937 lorsqu'un accident vasculaire cérébral la rend hémiplégique. Elle reprend ses combats malgré son handicap à l'issue de sa convalescence. En 1939, elle est inculpée pour avoir pratiqué un avortement, mais ses accusateurs se rendent compte que son état physique ne lui permettait pas de réaliser cet acte. Ils la déclarent tout de même dangereuse pour elle-même et pour autrui, et la font interner en asile psychiatrique, où sa santé physique et mentale se détériore. Elle meurt d'un second accident vasculaire cérébral, le 29 décembre 1939.
    par EDNA  56

                  
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