SAMEDI

JUILLET
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Sofka Dolgorouky est née en 1907 à Saint-Petersbourg en Russie. Elle est la fille du prince Peter Alexandrovitch Dolgorouky.
Son grand-père, le prince Dolgorouky était grand maréchal à la cour impérial de Russie et un descendants des fondateurs de Moscou.
Elle épouse un russe exilé, Léo Zinovieff en 1931. Divorcée, elle épouse un anglais, Grey Skipwith en 1937. Ils auront un fils, Patrick, né en 1938.
Engagé dans la Royal Air Force, Grey Skipwith sera tué en 1942.
En juin 1940, elle est à Paris. Arrêtée par les Allemands en novembre 1940 en tant que britannique, elle est internée à Besançon.
En 1943, 280 juifs polonais, porteurs de passeports, de titres de propriétés foncières ou de promesses d’autorisations d’immigration vers l’Amérique du Sud (obtenus, soit en bonne et due forme et par précaution au début de la guerre, soit parfois par corruption de fonctionnaires), arrivent de Varsovie pour être internés au Camp de Vittel.
Sofka Skipwith* et Madeleine White* (épouse Steinberg), également britannique, vont essayer de les aider, autant qu'elles le pourront.
En lien avec la résistance française, elles obtiennent de faux papiers qu'elles distribuent à de jeunes juifs internés.
Le 3 avril 1943, Sofka Skipwith* parvient à faire passer à la résistance, dans un tube de dentifrice, la liste des 250 juifs porteurs de passeports sud-américains internés au Camp de Vittel écrite sur du papier à cigarettes.
La résistance française parvient à envoyer cette liste à Lisbonne pour être envoyée à Londres afin d'alerter Balfour, Churchill, les organisations juives internationales et les autorités alliées sur la présence de ces juifs polonais à Vittel.
Sofka Skipwith* et Madeleine White* et quelques autres organisent des cours d'anglais qui les aideront à mieux s'intégrer.
En janvier 1944, les Allemands doutent de l'authenticité de ces passeports sud-américains, d'autant que certains gouvernements sud-américains refusent de reconnaître les documents et les immigrations. Une commission d’enquête de la Gestapo procèdera sur place à un prétendu examen des documents. La plupart d'entre eux seront déportés de Drancy vers Auschwitz les 18 avril et 16 mai 1944, dont le poète Itzhak Katzenelson et son fils Zwi.
Après ces déportations, il ne reste que 60 juifs porteurs de passeports sud-américains.
Sofka Skipwith* et Madeleine White* réussissent, avec l'aide de la résistance française, à faire sortir un certain nombre d'enfants du camp et parviennent à sauver un nouveau né juif après l'arrestation de sa mère à l'hôpital. Elles vont parvenir à faire sortir du camp Franklin Geller, confortablement installé dans un colis vide de la Croix-Rouge.
Madeleine White* parvient également à aider des juifs à se cacher à l’intérieur du camp.
Sofka Skipwith* sera libéré en juillet 1944 lors d'un échange de prisonniers britanniques contre des prisonniers allemands.
Le 2 septembre 1944, les Allemands désertent le camp. Madeleine White* est libérée après 42 mois d’emprisonnement. Rapatriée en Grande Bretagne, elle rentre en France en mai 1945.
Elle sera nommée Juste parmi les Nations en Grande-Bretagne le 14 juin 1998.
Source: http://www.ajpn.org/


par EDNA  417

MERCREDI

MAI
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Simone Lucie-Ernestine-Marie-Bertrand de Beauvoir est née à Paris, au 103 boulevard du Montparnasse, le 9 janvier 1908, issue d’un milieu aisé (son père est avocat), est l’aînée d’une famille de deux enfants. Sa mère est une catholique dévote qui élève ses deux filles dans un cadre strict et traditionnel.
Elle fit ses études jusqu’au baccalauréat dans le très catholique Institut Désir entre 1913 et 1925.
À l’adolescence, Simone de Beauvoir devient athée et décide de consacrer sa vie aux études et à l’écriture.
Des revers de fortune obligent sa famille à déménager au 6e étage du 71 rue de Rennes. Simone vit là, sans ascenseur ni eau courante, jusqu’en 1929.
Elle étudie la philosophie à la Sorbonne à Paris où elle rencontre Jean-Paul Sartre avec qui elle partagera sa vie. Elle passe son agrégation en 1929 à l’âge de 21 ans. Il est reçu premier au concours et elle, seconde. Pour être indépendante et s’éloigner en particulier d’une mère omniprésente, elle s’installe ensuite dans un petit studio appartenant à sa grand-mère, 91 avenue Denfert-Rochereau, où elle vit jusqu’en 1931.
Elle enseigne la philosophie à Marseille en 1931-1932, puis à Rouen. Elle ne revient à Paris comme professeur de philosophie au lycée Molière qu’en 1936. Sartre a alors été muté à Laon.
Elle achève Quand prime le spirituel en 1939, mais ne le publiera qu’en 1979.
Elle arrête l’enseignement en 1943, année où son premier livre, L’invitée, est édité.
Ardente avocate de l’existentialisme incarné par son compagnon Jean-Paul Sartre, elle soulève des questionnements afin de trouver un sens à la vie dans l’absurdité d’un monde dans lequel nous n’avons pas choisi de naître. Associée à celle de Sartre, son oeuvre s’en différencie dans la mesure où elle aborde le caractère concret des problèmes préférant une réflexion directe et ininterrompue sur le vécu.
Paru en 1949, le célèbre Deuxième sexe, où s’exprime avec virulence et sur un ton nouveau le refus de l’infériorité 'naturelle' de la femme, devient l’ouvrage de référence du mouvement féministe mondial. À partir de 1947, les voyages se succèdent, aux États-Unis, où elle séjourne en 1950, en Afrique et en Europe.
En 1954, le prix Goncourt attribué à son roman Les mandarins où revivent les années glorieuses du groupe existentialiste confronté à des choix politiques et intellectuels délicats attire sur son oeuvre l’attention du grand public.
Elle continue à voyager, en Chine (1955), à Cuba et au Brésil (1960), en Union soviétique (1962) tout en poursuivant la rédaction de ses mémoires et son action pour la libération de la femme.
En 1971, elle assure la direction d’une revue d’extrême gauche 'Les Temps Modernes' qu’elle a fondée avec Sartre.
À partir de 1980, après la mort de Sartre, sa santé physique et mentale se détériore à cause de sa dépendance à l’égard de l’alcool et des amphétamines. Elle meurt le 14 avril 1986, à l’hôpital Cochin, à l’âge de 78 ans et est enterrée dans la même tombe que Sartre.
Cette biographie de Simone de Beauvoir vous a été présentée par mes-biographies.com
par EDNA  219

MARDI

MAI
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Catalina de Erauso naît à Saint-Sébastien, au pays basque, en Espagne en 1592
Elle est la fille de Miguel de Erauso y de María Pérez de Gallárraga y Arce. Son père est un militaire d'un grade important, commandant de la province aux ordres du roi Felipe III.
Encore enfant, peut-être dès quatre ans, elle entre au couvent dominicain de Saint-Sébastien en même temps que ses sœurs Isabel et María. Sa tante Úrsula de Urizá y Sarasti, soeur de sa mère, y est prieure. Catalina doit être élevée selon les règles du catholicisme et est destinée à devenir nonne.
En raison de son caractère explosif, elle est bientôt transférée au monastère San Bartolomé de Saint-Sébastien, où les règles sont plus strictes, et elle y vit jusqu'à ses quinze ans. Elle se rend alors compte qu'elle n'a pas la vocation pour devenir nonne et refuse de prononcer les vœux. Après une énième bagarre avec une autre pensionnaire nommée Catalina de Aliri, qui vaut à Catalina de Erauso d'être enfermée en cellule, Catalina de Erauso décide de quitter le couvent.
Une nuit, elle vole les clés du couvent et s'enfuit, habillée en homme. Elle n'a alors même jamais vu une rue.
Départ du couvent
Elle s'habille alors en homme et prend le nom de "Francisco de Loyola", puis quitte San Sebastian pour Valladolid. Depuis là, elle visite Bilbao où elle s'enrôle sur un navire avec l'aide de quelques compatriotes basques. Elle arrive en Amérique espagnole et s'engage comme soldat sous le nom de Alonso Díaz Ramírez de Guzmán. Elle sert sous les ordres de plusieurs capitaines, dont, semble-t-il, son propre frère.
Soldat
Elle sert au Chili durant la guerre d'Arauco contre les indiens mapuches (alors appelés les Araucans). Elle acquiert alors une réputation de soldat courageux, de joueur et de bagarreur. Cette carrière militaire animée culmine par sa promotion au grade de lieutenant, titre qui combiné avec sa jeunesse au couvent lui vaudra le surnom de La nonne lieutenant (La Monja Alférez).
Elle était semble-t-il une duelliste acharnée, responsable de la mort de douzaines d'hommes. Selon son autobiographie, parmi eux, son propre frère qu'elle tua par inadvertance lors d'une altercation nocturne. Elle prétend ne l'avoir pas reconnu avant d'entendre ses cris d'agonie dans la nuit.
Commerçante
Elle fait également du commerce, toujours avec des hommes d'affaires basques. Elle continue ses duels et tue indistinctement des soldats, des fonctionnaires ou des officiers de la Couronne espagnole. Elle doit à plusieurs reprises trouver refuge dans des églises, demandant le droit d'asile, pour empêcher les soldats de l'arrêter. Ses origines basques lui permettent toujours de retrouver un emploi, malgré son passé criminel.
Elle rompt à plusieurs reprises des promesses de mariage avec plusieurs femmes.
Bien que condamnée à mort plusieurs fois, elle parvient à fuir le Chili pour ce qui est aujourd'hui l'Argentine, la Bolivie et le Pérou
Après un duel à Cuzco lors duquel elle tue un homme, elle est gravement blessée et confesse son sexe sur ce qu'elle pense être son lit de mort. Elle survit cependant et après une convalescence de quatre mois elle part pour Guamanga. Là-bas, pour échapper à de nouveaux ennuis, elle confesse publiquement son sexe à l'évêque . À son invitation, elle entre alors au couvent et son périple continue des deux côtés de l'océan. En 1620, elle travaille chez l'archevêque de Lima, puis en 1624, elle arrive en Espagne.
Elle se rend à Rome puis dans le reste de l'Italie où elle obtient une notoriété telle qu'elle obtient du Pape Urbain VIII une dispense spéciale l'autorisant à porter des vêtements masculins. Son portrait, peint par Francesco Crescenzio sera perdu.
En 1626, le voyageur et explorateur italien Pietro della Valle mentionne Catalina de Erauso dans sa dix-septième lettre de Rome, datée du 11 juillet et adressée à son ami Mario Schipano : il dit avoir accueilli chez lui le 5 juin « l’Alfiere Caterina d’Arcuso, Biscayenne, arrivée la veille même d’Espagne », qui lui est présentée par son ami Rodrigo de San Miguel. Le peintre Francesco Crescentio fait alors un portrait d'elle.
De retour en Espagne, Francisco Pacheco (le beau-père de Velázquez) fait son portrait en 1630.
Elle quitte à nouveau l'Espagne en 1645, cette fois pour la Nouvelle-Espagne avec la flotte de Pedro de Ursua, elle devient conducteur de mules sur la route de Veracruz. Là-bas, elle se fait appeler Antonio de Erauso.
Catalina de Erauso meurt à Cuetlaxtla en 1650.
par EDNA  265

MERCREDI

AVRIL
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie 1ère d’Écosse — également connue dans sa forme gaélique écossaise de « Mairi Ire » ou encore sous le nom de « Marie, reine des Écossais » (Mary, Queen of Scots en anglais) — née Marie Stuart (8 décembre 1542 et morte le 8 février 1587), était une souveraine du royaume d’Écosse et reine de France qui fut emprisonnée en Angleterre par sa cousine, la reine Élisabeth Ire d’Angleterre. Après avoir été condamnée pour trahison, elle fut exécutée à la hache en 1587.
Fille de Marie de Guise et de Jacques V d’Écosse, elle doit son nom de Stuart à la francisation de la maison Stewart, nom de la branche dynastique de son père1.
Marie Stuart fut reine d’Écosse à la mort de son père, quasiment dès sa naissance — elle n'a alors que six jours — du 14 décembre 1542 au 24 juillet 1567. Elle est probablement la plus connue des souverains écossais, en grande partie à cause de son destin tragique qui inspira écrivains, compositeurs et cinéastes. Elle fut aussi reine de France à dix-sept ans (de 1559 à 1560), après l’accession au trône de son époux François II. De fait, en Europe, elle fait partie des rares reines régnantes d’un État donné, à avoir été en même temps reine consort d’un autre État (la France), à l’instar de Marie Ire d’Angleterre qui fut juste avant elle reine consort de l'Espagne dirigée par Philippe II. De plus, elle était la prétendante d'un troisième État, l'Angleterre (comme reine régnante également), de par la descendance non pas de son père et grand-père - de Stuarts écossais - mais aussi de sa grand-mère Marguerite d'Angleterre, sœur d'Henri VIII et donc héritière du trône anglais à partir du moment où la descendance d'Henri VIII s'éteint et/ou est considérée comme illégitime.
Marie se maria trois fois. À 15 ans, elle épousa tout d’abord, le 24 avril 1558 à Paris, François de France (alors âgé de 14 ans, il est le fils de Henri II) qui devint roi de France en 1559 sous le nom de François II. Six ans plus tard, elle épouse en secondes noces à Édimbourg, Henry Stuart, dit « Lord Darnley » et comte de Lennox qui devint par ce mariage duc d’Albany et roi d’Écosse. Enfin le 15 mai 1567 2, elle s’unit à James Hepburn, comte de Bothwell qui devint duc des Orcades et prince consort d’Écosse.
par EDNA  198

MARDI

AVRIL
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Une enfance dorée et un mariage clinquant
Isabel est née en 1567, à Lima ou en Galice, personne n’est vraiment d’accord. Ce qu’on sait, c’est qu’elle a onze frères et sœurs, c’est beaucoup.
Au Pérou, il est de coutume que les garçons prennent le nom de leur père : Barreto, et les filles de la mère : Del Castro. Or, comme si son père voulait la distinguer de toutes ses sœurs, il décide de donner son nom à la petite Isabel. De plus, il va lui donner la même éducation que ses fils. Petite fille, elle apprend le maniement des armes, les mathématiques et la géographie (ce qui va s’avérer très utile).
A 18 ans, Isabel épouse Alvaro de Mendaña , de plus de 20 ans son aîné. C’est un célèbre navigateur. D’ailleurs, le mec a découvert les îles Salomon l’année de naissance d’Isa ! Son rêve c’est de pouvoir repartir vers l’ouest pour découvrir le pacifique. Mais le problème c’est qu’il n’a pas d’argent. Malgré son aller-retour en Espagne pour convaincre le Roi Felipe de subventionner le voyage. Du coup, pour payer les bateaux (4), l’équipage, les réserves et tout le bordel, c’est pas évident. Enfin, jusqu’à son mariage avec la p’tite Isa. Bin, oui ! Il va utiliser la dot de sa femme plus l’argent du beau-père, ainsi que de nombreux investisseurs privés pour conquérir le cinquième continent !
À la conquête du monde
Lors du Départ, Isa a 27 ans. Il y a quatre bateaux, dont un qui est une véritable arche de Noé avec des couples de nombreux animaux (cheval, jument, poule, coq, vache, taureau, bref tu as compris). L’idée c’est quand même de coloniser. Il faut des hommes (il y en a 400), et de quoi s’assurer de pouvoir travailler, manger et se reproduire.
Les premières iles à être rencontrées par Isabelle et son mari seront surnommées : Les Iles marquises, en hommage à la Marquise de Mendoza, meilleure amie d’Isabel. Durant le voyage, les mecs vont souvent se mutiner, surtout les investisseurs. C’est vrai quoi, ils ont misé énormément de fric, et les mecs sont pas capables de trouver une île avec de l’or. Les tocards. Parmi les mutins, on peut citer Quiros, le pilote de l’expédition, il s’agit d’un marin aguerri qui déteste la présence d’une meuf sur le bateau, d’une meuf qui commande ! Ça le rend fou et va tenter plusieurs fois de la faire disparaître, notamment à la mort de Alvaro de Mendaña. Et oui, pas de bol, le mec meurt à l’autre bout du monde de la malaria sans avoir atteint son but. Aussi peu de temps avant de mourir, il nomme sa femme remplaçante, Isabel est désormais gouverneure ! Elle a TOUT le pouvoir. TOUT. Quiros doit lui obéir, elle a trouvé les fonds, réunis les soldats, lui n’est que pilote. Il est super véner, mais vu qu’Isabel n’hésite pas à massacrer ceux qui ne respectent pas son autorité… Il n’a pas d’autre choix que de la fermer et obéir !
Le trafic aux Philippines pour assurer la retraite au Pérou
Les équipages doivent rejoindre San Cristobal, ou encore les Philippines pour contrer la menace chinoise. Et oui. Les Chinois sont partout. Et vous savez ce qu’il font ? Ils copient l’art espagnol pour le revendre à moindre prix dans les colonies (en Amérique du Sud principalement). Les Chinois sont mal payés, mal traités (tout comme aujourd’hui) c’est une aubaine pour les colons. Par contre, les marchands espagnols font sacrément la gueule.
Lorsque Isabel et son équipage arrivent aux Philippines, ils sont accueillis comme des rois. Et pourtant, ils vont mettre en place un gros trafic. Très gros. Avec les Chinois. Lutter contre la colonisation chinoise d’iles, oui, ne pas en profiter pour se faire du fric, non ! Aussi, elle va travailler avec un certain Fernando de Castro, il est jeune, il est frais, il est aristocrate. Et elle, elle a le fric. Ils se marient, c’est une histoire qui roule. Enfin, jusqu’à ce que par un grand malheur. Fernando tombe de son cheval et devient impuissant… à partir de là, notre Isa va avoir quelques amants.
Isabel et son Fernando vont faire de nombreux allers-retours entre le Pérou et les Philippines. Dans un sens les bateaux sont pleins de victuailles pour les colons, dans l’autre sens, la cale est pleine de contrefaçons chinoises !
L’argent coule à flots, la retraire est assurée. Maintenant, les historiens manquent toujours de documents quant à la mort d’Isabel, certains disent en mer, au Pérou, et d’autres en Espagne.
Source: racontemoilhistoire.com

par EDNA  380

LIEN

MARDI

MARS
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Isabelle Wilhelmine Marie Eberhardt est née le 17 février 1877 à Genève . Ecrivaine suisse, de parents d'origine russe, devenue française par mariage.
Fille illégitime, Isabelle est née d'une mère issue de la noblesse russe d'origine allemande, Nathalie de Moerder (née Eberhardt) et exilée et mariée au général Pavel de Moerder, et d'un père né en Arménie, Alexandre Trophimowsky, anarchiste et de pensée tolstoienne, qui était le précepteur des enfants avant la mort du général.
Elle est née et a grandi près de Genève à « la villa Neuve ».
Elle s'installe à Bône en Algérie avec sa mère en 1897. Isabelle préférait habiter les quartiers algériens plutôt que les quartiers européens qu'elle détestait .
Elle a eu durant son séjour bonois une relation avec Mohamed Khodja et commence à être attirée par la religion musulmane avant de finir par se convertir à l'Islam.
Aux côtés des Algériens, elle décide de vivre comme une musulmane et s'habille en homme algérien. Elle s'installe tout d'abord à Batna dans les Aurès en 1899 où l'on peut encore voir, dans le quartier populaire de Zmala, en face du Sidi Merzoug, la maison qu'elle a longtemps habitée et qui tombe en ruines.
Après la mort de sa mère, elle vit plusieurs mois en nomade entre Batna, bni Mzab et Oued Souf et rencontre Slimane Ehnni, musulman de nationalité française, sous-officier de spahi, soupçonné d'exercer des activités d'espionnage.
Lors d'un passage par le village de Behima (actuellement Hassani Abdelkrim) accompagnant Si El Hachemi chef religieux de la confrérie des Kadiryas, elle est victime d'une tentative d'assassinat le 29 janvier 1901 orchestrée par une confrérie soufie opposée à la sienne.
La même année, elle épouse Slimane (après avoir été contrainte de quitter l'Algérie par les autorités coloniales en 1900), et obtient ainsi la nationalité française.
Son mariage lui permet de revenir en Algérie, où elle collabore au journal arabophile El Akhbar dirigé par Victor Barrucand. Elle est envoyée à Aïn Sefra comme reporter de guerre pendant les troubles près de la frontière marocaine. Elle côtoie Maxime Noiré qu'elle qualifie de « peintre des horizons en feu et des amandiers en pleurs ».
En novembre 1903, à Beni Ounif, elle fait la connaissance du général Lyautey qui apprécie sa compréhension de l'Afrique et son sens de la liberté, disant d'elle: « elle était ce qui m’attire le plus au monde : une réfractaire. Trouver quelqu’un qui est vraiment soi, qui est hors de tout préjugé, de toute inféodation, de tout cliché et qui passe à travers la vie, aussi libérée de tout que l’oiseau dans l’espace, quel régal ! »
Le 21 octobre 1904, à Aïn Sefra, l'oued se transforme en torrent furieux et la ville basse, où elle résidait seulement depuis la veille, est en partie submergée.
Slimane est retrouvé vivant, mais Isabelle périt dans la maison effondrée. Elle repose dans le petit cimetière musulman Sidi Boudjemaâ à Aïn Sefra.
Ses récits ont été publiés après sa mort et présentent la réalité quotidienne de la société algérienne au temps de la colonisation française. Ses carnets de voyage et ses journaliers rassemblent ses impressions de voyage nomade dans le Sahara.

par EDNA  331

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SAMEDI

MARS
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dans la mythologie grecque, Aphrodite (en grec ancien Ἀφροδίτη / Aphrodítê) est la déesse de l'amour et de la sexualité.
Assimilée à la Vénus de la mythologie romaine, elle a fait depuis la Renaissance l'objet d'un grand intérêt, de nombreuses interprétations artistiques et, depuis le xixe siècle, de nombreuses études et controverses. L'opinion dominante la fait dériver de divinités du Moyen-Orient, que les Grecs auraient adoptées et transformées au cours du temps.
Il existe des légendes différentes sur sa naissance. Chez Homère, elle est la fille de Zeus et Dioné, l'une des filles d'Océan.
Dans la Théogonie d'Hésiode et selon la tradition la plus populaire, Aphrodite naît de la mer fécondée par le sexe d'Ouranos, tranché par Cronos : « tout autour, une blanche écume sortait du membre divin. De cette écume une fille se forma ».
Les amours d'Aphrodite
Mariée à Héphaïstos (dieu forgeron boiteux), elle a de multiples aventures extra-conjugales. La principale est celle avec Arès (qui pourrait être aussi son frère...), d'où naissent Harmonie, Déimos, Phobos
Informé de cette relation adultère par Hélios, qui voit tout de sa position élevée, Héphaïstos crée un filet magique qu'il place sur le lit pour emprisonner le couple. Convoquant Zeus et les Olympiens, il leur révèle la duperie devant les amants emprisonnés. Les dieux, hilares, y vont de leur commentaire, en particulier Hermès, qui dit qu'il voudrait bien, pour coucher avec Aphrodite, devoir être découvert par tous les dieux.
Par suite, Aphrodite maudit Hélios et sa descendance
Elle doit toutefois, de honte, s'exiler à Rhodes pendant qu'Arès part en Thrace.
Aphrodite a également une liaison avec :
-Hermès, de qui naît Hermaphrodite, mi-homme mi-femme.
-Dionysos, d'où naissent Priape (la paternité est attribuée alternativement à Zeus ou Adonis), Hyménaios, le dieu du chant nuptial (aussi dit né d'une des neuf Muses)
-Poséidon, d'où naît Rhodos.
Aphrodite passe en outre pour avoir distingué de nombreux héros mortels, parmi lesquels :
-le jeune Phaéton, dont elle fait le gardien immortel de son sanctuaire
-l'Argonaute Boutès
-le Troyen Anchise
-Adonis
-Éros et son double jumeau Antéros passant parfois pour ses enfants, alors que selon Hésiode, Éros est une des premières divinités, non engendré mais issu directement du Chaos.
La vengeance d'Aphrodite
La vengeance d'Aphrodite est terrible. Pour la vindicte, elle ne le cède en rien à Héra, mais si cette dernière ne poursuit les femmes que par jalousie, Aphrodite ne les frappe que lorsqu'elles la servent mal ou refusent de la servir, et les femmes sont alors tant ses victimes que ses instruments destinés aux hommes, plus rarement par jalousie, leur inspirant parfois des amours très difficiles :
-par jalousie, elle condamne Éos (l'Aurore) à l'érotomanie ;
-pour punir Hippolyte, qui ne respecte qu'Artémis, elle provoque la passion de Phèdre ;
-à la demande de Poséidon, elle suscite le désir monstrueux de Pasiphaé pour un taureau ;
-les filles du roi de Chypre refusent de l'honorer : elle les force à se prostituer ;
-pour la même faute, elle afflige les femmes de Lemnos d'une odeur effroyable qui fait fuir tous les hommes ;
-elle tente également de pousser Psyché à tomber amoureuse d'un homme mauvais grâce à une flèche d'Éros, lequel désobéit et décide de l'épouser.
Ses protégées ne sont guère mieux loties. Hélène se plaint amèrement de la faveur de la déesse : « Infortunée que je suis, lui dit-elle, te voilà encore à mes côtés, pleine de desseins perfides ! »
A l'origine de la guerre de Troie
La légende la plus connue concernant Aphrodite est peut-être celle qui raconte la cause mythique de la guerre de Troie, connue surtout par Les Métamorphoses d'Ovide et Les Dialogues des dieux de Lucien de Samosate.
Éris, la seule déesse à ne pas être invitée au mariage du roi Pélée et de la nymphe de la mer Thétis, jette par dépit une pomme d'or dans la salle du banquet avec l'inscription « À la plus belle ». Zeus refuse de choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite, les trois déesses qui, selon lui, méritent la pomme. Elles demandent à Pâris, prince de Troie, d'être le juge. Toutes les trois essaient de le soudoyer. Héra lui promet la puissance royale, Athéna, la gloire militaire, et Aphrodite, la plus belle femme du monde. Pâris choisit Aphrodite et demande en récompense Hélène de Troie, femme du roi grec Ménélas.
L'enlèvement d'Hélène par Pâris provoque la guerre de Troie. Au cours de cette guerre, la déesse sera légèrement blessée par le héros grec Diomède en portant secours à son fils Énée
par EDNA  205

DIMANCHE

FEVRIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Amelia Earhart, née à Atchison dans le Kansas le 24 juillet 1897 et disparue dans la région de l'archipel des îles Phœnix (actuelles Kiribati) le 2 juillet 1937, est une aviatrice américaine. Elle est célèbre notamment pour avoir été, en juin 1928, la première femme à traverser l'océan Atlantique en avion.
En 1920, un baptême de l'air lui donna la passion pour le vol. Elle devint apprentie infirmière puis assistante sociale et se paya des leçons de pilotage, économisant assez d'argent pour s'acheter un biplan jaune vif, le Canary. Le 22 octobre 1922, Earhart atteignit l'altitude de 4 300 m, record pour une aviatrice à cette époque2
En 1928, elle acquit une notoriété phénoménale en traversant l'Atlantique avec deux compagnons de vol.
À l'âge de 34 ans, le matin du 20 mai 1932, Earhart partit de Harbour Grace dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Après ce vol en solo d'une durée de 14 heures et 56 minutes, elle se posa dans un pré à Culmore, au nord de Derry, en Irlande du Nord : elle devint la première femme à traverser seule l'océan Atlantique en avion.
Tour du monde de 1937 et disparition
Elle disparut le 2 juillet 1937, après avoir été vue pour la dernière fois à Lae en Nouvelle-Guinée alors qu'elle tentait, avec son navigateur Fred Noonan, de faire le tour du monde par l'est, en passant par l'équateur, sur un bimoteur Lockheed Electra 10-E3. Une piste avait été aménagée sur la minuscule île Howland, au milieu du Pacifique, pour permettre une étape indispensable entre Lae et Hawaï, mais l'avion n'y arriva jamais. Les garde-côtes des États-Unis y avaient envoyé un navire muni d'une radio, l’Itasca (en). À 19 h 12 GMT, 7 h 42 heure locale4, l'Itasca reçut le message « Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant commence à baisser », à 19 h 30 GMT, 8 h locales « Nous vous entendons mais n'arrivons pas à relever un minimum, s'il vous plaît faites un relèvement sur nous et répondez sur 3105 en phonie », à 20 h 13 GMT, 8 h 43 heure locale « KHAQQ à Itasca, nous sommes sur la droite 157 337, nous répéterons ce message sur 6 210 kilocycles, attendez... », enfin à 8 h 55 locales « Nous cherchons vers le nord et vers le sud » La « droite 157 337 » a le sens clair d'une droite de hauteur. L'observation du Soleil à son lever, à l'azimut 67°, avait sans doute permis à Noonan de préciser la position de l'avion dans cette direction et de savoir quelle distance restait à courir pour que Howland se trouve quelque part dans la direction exactement perpendiculaire, 157 ou 337°.
Soit que le point astronomique de Noonan fût trop imprécis, soit que l'avion ait été décalé trop loin, à droite ou à gauche, sur la droite en question, cette méthode ne suffit pas à Earhart et Noonan pour rejoindre Howland. L'équipage de l'Itasca ne vit ni n'entendit jamais l'avion.

par EDNA  681

MERCREDI

FEVRIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Bessie Coleman (née le 26 janvier 1892 à Atlanta, Texas et morte le 30 avril 1926 à Jacksonville, Floride) est une aviatrice américaine. Elle est la première femme noire au monde à pouvoir piloter et la première personne d'origine afro-américaine à détenir une licence de pilote qu'elle obtient en 1921.
Dans un pays très marqué à cette époque par la ségrégation raciale, aucune école de pilotage n'accepte d'enseigner à Bessie Coleman les bases du pilotage. C'est finalement en France qu'elle apprendra à piloter, à l'École de pilotage Caudron du Crotoy. De retour aux États-Unis, elle devient un phénomène médiatique et participe à de nombreux spectacles aériens.
C'est au cours de la préparation de l'un de ces spectacles à Jacksonville en Floride qu'elle trouve la mort. Souhaitant observer le terrain depuis les airs, elle ne prend pas la peine de s'attacher mais à la suite d'une vrille, elle est éjectée de l'appareil et s'écrase au sol.

par EDNA  212

SAMEDI

JANVIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Mary Frances Thompson (3 Décembre, 1895 à 1825 Octobre 1995), mieux connue sous le nom de Te Ata, était une actrice et citoyenne de la Nation Chickasaw connue pour raconter des histoires typiquement amérindiennes
Elle a joué en tant que représentant des Amérindiens lors de dîners d'État pour le président Franklin D. Roosevelt dans les années 1930. Elle a été intronisée au Oklahoma Hall of Fame en 1957
Enfance
Te Ata est né Mary Frances Thompson dans Emet, Chickasaw Nation (maintenant dans le comté de Johnston, Oklahoma), à Thomas Benjamin Thompson, Chickasaw, et Bertie (Freund) Thompson, également Chickasaw.
Son oncle, Douglas H. Johnston, a été le dernier gouverneur de la Chickasaw Nation.
Le nom "Te Ata," est le mot Maori (Nouvelle-Zélande autochtone) pour "Le Matin". Il lui a été donné par une personne inconnue et donc pas Chickasaw.
Te Ata a commencé sa première éducation dans une école tribale mais au bout de deux ans, elle fut envoyée à la Bloomfield Académie, un pensionnat pour les filles Chickasaw.
Elle y rencontre Muriel Wright, un enseignant qui devient son modèle.
À l'automne de 1915, Te Ata commença son collège à l'université d'Oklahoma pour les femmes (maintenant l'Université des Sciences et des Arts de l'Oklahoma) et fut diplômé en 1919.
Pendant cette période à l'Oklahoma College for Women, elle a travaillé comme assistante au département de théâtre pour l'instructeur de théâtre Frances Dinsmore Davis.
C'est à cette époque que Te Ata a débuté sur scène.
Début de Carrière
Davis encouragea Te Ata à utiliser des histoires amérindiennes comme base pour sa performance à 'Oklahoma College for Women. Te Ata fit ses débuts en tant qu'artiste au cours de sa dernière année d'université interprétant des chansons et des histoires de plusieurs tribus différentes. ] La premiere représentation fut bien perçue, et elle fut invitée à se produire au Université de l'Oklahoma et dans diverses autres institutions.
Après sa graduation, Te Ata fut invité pour un rôle au Chautauqua circuit initié par Thurlow Lieurance, qui avait été dans le public lors d'une de ses performances .
Ceci donna lieu à Te Ata de voyager à travers les Etats-Unis et favorisa ses talents d' artiste.
Elle poursuivit sa formation en théâtre à l'Institut Carnegie à Pittsburgh, en Pennsylvanie.
Elle déménagea ensuite à New York City, où elle joua dans plusieurs productions à Broadway
Son rôle le plus notable fut Andromaque dans Les Troyennes. Elle décida alors de se concentrer sur ses performances d'interprete de chansons et d' histoires amérindiennes.
Eleanor Roosevelt, dont le mari, Franklin D. Roosevelt, était alors gouverneur de New York, invita Te Ata à effectuer une représentation à la maison du gouverneur.
Peu après Franklin fut élu président et Te Ata effectua à la la Maison Blanche la représentation pour son premier dîner d'Etat.
En 1939, Te Ata joua à nouveau à Hyde Park pour les Roosevelt et de la visite du roi George VI et la reine Elizabeth d'Angleterre, qui étaient en visite aux États-Unis.
Le roi et la reine invitèrent à leur tour Te Ata pour un voyage en Angleterre. albums/manteau/uploads/9]
En plus de voyager à travers les Etats-Unis, Te Ata a visité le Danemark, la Suède, l'Estonie, la Finlande, l'Angleterre, le Pérou, le Guatemala, le Canada, le Yucatán et le Mexique.
La carrière de Te Ata a duré plus de 60 ans, et elle a recueilli des centaines d'histoires de différentes tribus. Au cours de ses spectacles, elle a raconté plusieurs histoires, comme "il ya des oiseaux de toutes les couleurs» par Hiamove, "La création de l'humanité", a déclaré à elle par son père, "Comment la mort est venue dans le monde", "Pasikola (lapin) est mort »,« Tout le monde veux une femme ?, "" La cérémonie de maïs, "et" The Blue Duck. "
Vie personnelle
Le 28 Septembre 1933, Te Ata a épousé le Dr George Fisher Clyde à Muskogee, Oklahoma, au Bacone Collège Ataloa Lodge,
Te Ata avait beaucoup d'amis notables, dont la Première Dame Eleanor Roosevelt, Jim Thorpe et Woody Crumbo. Grâce Dr Fisher; elle y fut présentée à Albert Einstein, Henry Ford, John Burroughs, Thomas Edison, EW Deming, Clark Wissler et chef Buffalo Child Long Lance.
En 1990, elle a été intronisée dans le Chickasaw Hall of Fame
Lien: Te Ata Thompson Fisher
Te Ata est morte à Oklahoma City le 26 Octobre, 1995.
Son héritage se poursuit à travers sa famille, qui comprend l'ancien législateur d'état de l'Oklahoma Helen Téate Cole et le fils d'Hélène, membre du Congrès américain de l'Oklahoma, Tom Cole.

par EDNA  432

LUNDI

JANVIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
La papesse Jeanne est un personnage légendaire, qui, au IXe siècle, aurait accédé à la papauté en dissimulant son sexe féminin.
Son pontificat est généralement placé entre 855 et 858, c'est-à-dire entre celui de Léon IV et Benoît III, au moment de l'usurpation d'Anastase le Bibliothécaire. L'imposture aurait été révélée quand elle aurait accouché en public lors d'une procession de la Fête-Dieu. Un rite, tout aussi fantaisiste, aurait été instauré par l'Église catholique pour éviter que cette mésaventure ne se reproduise : lors de l'avènement d'un nouveau pape, un diacre (ou le plus jeune des cardinaux) serait chargé de vérifier manuellement, au travers d’une chaise percée appelée sedia stercoraria, la présence des testicules, et s'exclamerait « Duos habet et bene pendentes » (« Il en a deux, et bien pendants »), ce à quoi le chœur des cardinaux répondrait : « Deo gratias » (« Rendons grâce à Dieu »).
Un récit légendaire
Vers 850, une jeune fille originaire de Mayence en Allemagne, nommée diversement Jeanne, Agnès, Marguerite ou Gilberte suivant les sources, quitte sa famille pour entreprendre des études, ou pour suivre son amant étudiant. Déguisée en homme, elle est connue sous le nom de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais), ce qui dénoterait une origine anglaise. Elle étudie dans une université en Angleterre puis part avec son compagnon étudier la science et la philosophie à Athènes.
Après la mort de son amant, elle se rend à Rome où elle obtient un poste de lecteur des Écritures saintes avant d'entrer à la Curie. Selon certaines sources, elle est nommée cardinal. Tous s'accordent pour dire qu'elle est élue pape par acclamation, le peuple romain appréciant son érudition et sa piété. Deux ans plus tard, la papesse, séduite par un simple clerc ou par un cardinal plus clairvoyant que les autres, accouche en public : en célébrant la messe ou à cheval, ou encore lors de la procession de la Fête-Dieu, entre la basilique Saint-Jean-de-Latran et la basilique Saint-Pierre.
Selon le chroniqueur dominicain Jean de Mailly, elle est lapidée à mort par la foule pour avoir trompé l'Église sur son sexe ; selon Martin d'Opava, elle meurt en couches ; selon d'autres encore elle est simplement déposée, du fait qu'étant une femme, elle ne peut continuer à assurer sa fonction.
Vérification de la virilité d'Innocent X.
L’aventure contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus5. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée.
De plus, les processions pontificales, pour éviter de remuer des souvenirs douloureux, éviteraient désormais de passer par la basilique Saint-Clément-du-Latran, lieu de l’accouchement, dans leur trajet du Vatican au Latran ; cependant, une statue installée à l’endroit fatidique commémore l’incident.
Les faits
Il s'agit d'une légende basée sur le fait que les sièges utilisés en certaines occasions et notamment dans la cérémonie de couronnement des papes depuis la fin du xie siècle, étaient de banales chaises curules, dont le modèle remonte à l'Antiquité et censées symboliser le caractère collégial de la Curie romaine.
Aucune chronique contemporaine n'accrédite l'histoire et la liste des papes6 ne laisse aucun interstice dans lequel le pontificat de Jeanne pourrait s'insérer.
En effet, entre la mort de Léon IV, le 17 juillet 855 et l'élection de Benoît III, entre lesquels Martin le Polonais place la papesse, il ne s'écoule que peu de temps, même si Benoît III n'est pas couronné avant le 29 septembre de la même année, du fait de l'antipape Anastase. Ces dates sont confirmées par des preuves solides, telles que des monnaies et des chartes. La chronique de Jean de Mailly suggère quant à elle un placement de Jeanne peu avant 1100. Or il ne s'écoule que quelques mois entre la mort de Victor III (16 septembre 1087) et l'élection d'Urbain II (12 mars 1088), et quelques jours seulement entre la mort de ce dernier (29 juillet 1099) et l'élection de Pascal II (13 août 1099).
La légende comporte de nombreuses variantes mais beaucoup de détails mentionnés sont totalement anachroniques.

par EDNA  358

JEUDI

DECEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Else Ury est née le 1er Novembre, 1877 à Berlin et morte le 13 Janvier 1943 au camp de concentration d'Auschwitz
Elle était un écrivain allemand et auteur de livres pour enfants.
Son personnage le plus connu est Annemarie Braun, dont la vie de l'enfance à la vieillesse est racontée dans les dix volumes de la très série Nesthäkchen.
Ces livres, adaptés en série en six épisodes à la télévision (1983), sur la base des trois premiers volumes, ainsi que la nouvelle édition DVD (2005) ont attiré l'attention de millions de lecteurs et de téléspectateurs.
Else Ury était un membre de la classe moyenne allemande (Bürgertum)
Else était tiraillée entre le culte patriotique, sa citoyenneté allemande et le patrimoine culturel juif: cette situation se reflète dans ses écrits, bien que dans Nesthäkchen aucune référence ne soit fait au judaïsme.
Son écriture fit Else Ury riche; avec plus de trente-neuf livres Else Ury était non seulement l'un des écrivains féminins les plus productives de son temps, elle était aussi considérée comme l'une des meilleures
Cependant, de fait de ses origines juives, et venu le temps de la Shoah, Ury fut interdite de publication, dépouillée de ses biens, déportée à Auschwitz et envoyée directement à la chambre à gaz d'Auschwitz
Presque personne ne savait à l'époque que les Allemands avaientce jour assassiné un de leurs plus célèbres écrivains.
Après la guerre, les livres de Ury ont été re-publié, comme si de rien n'était.

par EDNA  314

              
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