DIMANCHE

FEVRIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Amelia Earhart, née à Atchison dans le Kansas le 24 juillet 1897 et disparue dans la région de l'archipel des îles Phœnix (actuelles Kiribati) le 2 juillet 1937, est une aviatrice américaine. Elle est célèbre notamment pour avoir été, en juin 1928, la première femme à traverser l'océan Atlantique en avion.
En 1920, un baptême de l'air lui donna la passion pour le vol. Elle devint apprentie infirmière puis assistante sociale et se paya des leçons de pilotage, économisant assez d'argent pour s'acheter un biplan jaune vif, le Canary. Le 22 octobre 1922, Earhart atteignit l'altitude de 4 300 m, record pour une aviatrice à cette époque2
En 1928, elle acquit une notoriété phénoménale en traversant l'Atlantique avec deux compagnons de vol.
À l'âge de 34 ans, le matin du 20 mai 1932, Earhart partit de Harbour Grace dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Après ce vol en solo d'une durée de 14 heures et 56 minutes, elle se posa dans un pré à Culmore, au nord de Derry, en Irlande du Nord : elle devint la première femme à traverser seule l'océan Atlantique en avion.
Tour du monde de 1937 et disparition
Elle disparut le 2 juillet 1937, après avoir été vue pour la dernière fois à Lae en Nouvelle-Guinée alors qu'elle tentait, avec son navigateur Fred Noonan, de faire le tour du monde par l'est, en passant par l'équateur, sur un bimoteur Lockheed Electra 10-E3. Une piste avait été aménagée sur la minuscule île Howland, au milieu du Pacifique, pour permettre une étape indispensable entre Lae et Hawaï, mais l'avion n'y arriva jamais. Les garde-côtes des États-Unis y avaient envoyé un navire muni d'une radio, l’Itasca (en). À 19 h 12 GMT, 7 h 42 heure locale4, l'Itasca reçut le message « Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant commence à baisser », à 19 h 30 GMT, 8 h locales « Nous vous entendons mais n'arrivons pas à relever un minimum, s'il vous plaît faites un relèvement sur nous et répondez sur 3105 en phonie », à 20 h 13 GMT, 8 h 43 heure locale « KHAQQ à Itasca, nous sommes sur la droite 157 337, nous répéterons ce message sur 6 210 kilocycles, attendez... », enfin à 8 h 55 locales « Nous cherchons vers le nord et vers le sud » La « droite 157 337 » a le sens clair d'une droite de hauteur. L'observation du Soleil à son lever, à l'azimut 67°, avait sans doute permis à Noonan de préciser la position de l'avion dans cette direction et de savoir quelle distance restait à courir pour que Howland se trouve quelque part dans la direction exactement perpendiculaire, 157 ou 337°.
Soit que le point astronomique de Noonan fût trop imprécis, soit que l'avion ait été décalé trop loin, à droite ou à gauche, sur la droite en question, cette méthode ne suffit pas à Earhart et Noonan pour rejoindre Howland. L'équipage de l'Itasca ne vit ni n'entendit jamais l'avion.

par EDNA  890

MERCREDI

FEVRIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Bessie Coleman (née le 26 janvier 1892 à Atlanta, Texas et morte le 30 avril 1926 à Jacksonville, Floride) est une aviatrice américaine. Elle est la première femme noire au monde à pouvoir piloter et la première personne d'origine afro-américaine à détenir une licence de pilote qu'elle obtient en 1921.
Dans un pays très marqué à cette époque par la ségrégation raciale, aucune école de pilotage n'accepte d'enseigner à Bessie Coleman les bases du pilotage. C'est finalement en France qu'elle apprendra à piloter, à l'École de pilotage Caudron du Crotoy. De retour aux États-Unis, elle devient un phénomène médiatique et participe à de nombreux spectacles aériens.
C'est au cours de la préparation de l'un de ces spectacles à Jacksonville en Floride qu'elle trouve la mort. Souhaitant observer le terrain depuis les airs, elle ne prend pas la peine de s'attacher mais à la suite d'une vrille, elle est éjectée de l'appareil et s'écrase au sol.

par EDNA  239

SAMEDI

JANVIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Mary Frances Thompson (3 Décembre, 1895 à 1825 Octobre 1995), mieux connue sous le nom de Te Ata, était une actrice et citoyenne de la Nation Chickasaw connue pour raconter des histoires typiquement amérindiennes
Elle a joué en tant que représentant des Amérindiens lors de dîners d'État pour le président Franklin D. Roosevelt dans les années 1930. Elle a été intronisée au Oklahoma Hall of Fame en 1957
Enfance
Te Ata est né Mary Frances Thompson dans Emet, Chickasaw Nation (maintenant dans le comté de Johnston, Oklahoma), à Thomas Benjamin Thompson, Chickasaw, et Bertie (Freund) Thompson, également Chickasaw.
Son oncle, Douglas H. Johnston, a été le dernier gouverneur de la Chickasaw Nation.
Le nom "Te Ata," est le mot Maori (Nouvelle-Zélande autochtone) pour "Le Matin". Il lui a été donné par une personne inconnue et donc pas Chickasaw.
Te Ata a commencé sa première éducation dans une école tribale mais au bout de deux ans, elle fut envoyée à la Bloomfield Académie, un pensionnat pour les filles Chickasaw.
Elle y rencontre Muriel Wright, un enseignant qui devient son modèle.
À l'automne de 1915, Te Ata commença son collège à l'université d'Oklahoma pour les femmes (maintenant l'Université des Sciences et des Arts de l'Oklahoma) et fut diplômé en 1919.
Pendant cette période à l'Oklahoma College for Women, elle a travaillé comme assistante au département de théâtre pour l'instructeur de théâtre Frances Dinsmore Davis.
C'est à cette époque que Te Ata a débuté sur scène.
Début de Carrière
Davis encouragea Te Ata à utiliser des histoires amérindiennes comme base pour sa performance à 'Oklahoma College for Women. Te Ata fit ses débuts en tant qu'artiste au cours de sa dernière année d'université interprétant des chansons et des histoires de plusieurs tribus différentes. ] La premiere représentation fut bien perçue, et elle fut invitée à se produire au Université de l'Oklahoma et dans diverses autres institutions.
Après sa graduation, Te Ata fut invité pour un rôle au Chautauqua circuit initié par Thurlow Lieurance, qui avait été dans le public lors d'une de ses performances .
Ceci donna lieu à Te Ata de voyager à travers les Etats-Unis et favorisa ses talents d' artiste.
Elle poursuivit sa formation en théâtre à l'Institut Carnegie à Pittsburgh, en Pennsylvanie.
Elle déménagea ensuite à New York City, où elle joua dans plusieurs productions à Broadway
Son rôle le plus notable fut Andromaque dans Les Troyennes. Elle décida alors de se concentrer sur ses performances d'interprete de chansons et d' histoires amérindiennes.
Eleanor Roosevelt, dont le mari, Franklin D. Roosevelt, était alors gouverneur de New York, invita Te Ata à effectuer une représentation à la maison du gouverneur.
Peu après Franklin fut élu président et Te Ata effectua à la la Maison Blanche la représentation pour son premier dîner d'Etat.
En 1939, Te Ata joua à nouveau à Hyde Park pour les Roosevelt et de la visite du roi George VI et la reine Elizabeth d'Angleterre, qui étaient en visite aux États-Unis.
Le roi et la reine invitèrent à leur tour Te Ata pour un voyage en Angleterre. albums/manteau/uploads/9]
En plus de voyager à travers les Etats-Unis, Te Ata a visité le Danemark, la Suède, l'Estonie, la Finlande, l'Angleterre, le Pérou, le Guatemala, le Canada, le Yucatán et le Mexique.
La carrière de Te Ata a duré plus de 60 ans, et elle a recueilli des centaines d'histoires de différentes tribus. Au cours de ses spectacles, elle a raconté plusieurs histoires, comme "il ya des oiseaux de toutes les couleurs» par Hiamove, "La création de l'humanité", a déclaré à elle par son père, "Comment la mort est venue dans le monde", "Pasikola (lapin) est mort »,« Tout le monde veux une femme ?, "" La cérémonie de maïs, "et" The Blue Duck. "
Vie personnelle
Le 28 Septembre 1933, Te Ata a épousé le Dr George Fisher Clyde à Muskogee, Oklahoma, au Bacone Collège Ataloa Lodge,
Te Ata avait beaucoup d'amis notables, dont la Première Dame Eleanor Roosevelt, Jim Thorpe et Woody Crumbo. Grâce Dr Fisher; elle y fut présentée à Albert Einstein, Henry Ford, John Burroughs, Thomas Edison, EW Deming, Clark Wissler et chef Buffalo Child Long Lance.
En 1990, elle a été intronisée dans le Chickasaw Hall of Fame
Lien: Te Ata Thompson Fisher
Te Ata est morte à Oklahoma City le 26 Octobre, 1995.
Son héritage se poursuit à travers sa famille, qui comprend l'ancien législateur d'état de l'Oklahoma Helen Téate Cole et le fils d'Hélène, membre du Congrès américain de l'Oklahoma, Tom Cole.

par EDNA  539

LUNDI

JANVIER
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
La papesse Jeanne est un personnage légendaire, qui, au IXe siècle, aurait accédé à la papauté en dissimulant son sexe féminin.
Son pontificat est généralement placé entre 855 et 858, c'est-à-dire entre celui de Léon IV et Benoît III, au moment de l'usurpation d'Anastase le Bibliothécaire. L'imposture aurait été révélée quand elle aurait accouché en public lors d'une procession de la Fête-Dieu. Un rite, tout aussi fantaisiste, aurait été instauré par l'Église catholique pour éviter que cette mésaventure ne se reproduise : lors de l'avènement d'un nouveau pape, un diacre (ou le plus jeune des cardinaux) serait chargé de vérifier manuellement, au travers d’une chaise percée appelée sedia stercoraria, la présence des testicules, et s'exclamerait « Duos habet et bene pendentes » (« Il en a deux, et bien pendants »), ce à quoi le chœur des cardinaux répondrait : « Deo gratias » (« Rendons grâce à Dieu »).
Un récit légendaire
Vers 850, une jeune fille originaire de Mayence en Allemagne, nommée diversement Jeanne, Agnès, Marguerite ou Gilberte suivant les sources, quitte sa famille pour entreprendre des études, ou pour suivre son amant étudiant. Déguisée en homme, elle est connue sous le nom de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais), ce qui dénoterait une origine anglaise. Elle étudie dans une université en Angleterre puis part avec son compagnon étudier la science et la philosophie à Athènes.
Après la mort de son amant, elle se rend à Rome où elle obtient un poste de lecteur des Écritures saintes avant d'entrer à la Curie. Selon certaines sources, elle est nommée cardinal. Tous s'accordent pour dire qu'elle est élue pape par acclamation, le peuple romain appréciant son érudition et sa piété. Deux ans plus tard, la papesse, séduite par un simple clerc ou par un cardinal plus clairvoyant que les autres, accouche en public : en célébrant la messe ou à cheval, ou encore lors de la procession de la Fête-Dieu, entre la basilique Saint-Jean-de-Latran et la basilique Saint-Pierre.
Selon le chroniqueur dominicain Jean de Mailly, elle est lapidée à mort par la foule pour avoir trompé l'Église sur son sexe ; selon Martin d'Opava, elle meurt en couches ; selon d'autres encore elle est simplement déposée, du fait qu'étant une femme, elle ne peut continuer à assurer sa fonction.
Vérification de la virilité d'Innocent X.
L’aventure contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus5. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée.
De plus, les processions pontificales, pour éviter de remuer des souvenirs douloureux, éviteraient désormais de passer par la basilique Saint-Clément-du-Latran, lieu de l’accouchement, dans leur trajet du Vatican au Latran ; cependant, une statue installée à l’endroit fatidique commémore l’incident.
Les faits
Il s'agit d'une légende basée sur le fait que les sièges utilisés en certaines occasions et notamment dans la cérémonie de couronnement des papes depuis la fin du xie siècle, étaient de banales chaises curules, dont le modèle remonte à l'Antiquité et censées symboliser le caractère collégial de la Curie romaine.
Aucune chronique contemporaine n'accrédite l'histoire et la liste des papes6 ne laisse aucun interstice dans lequel le pontificat de Jeanne pourrait s'insérer.
En effet, entre la mort de Léon IV, le 17 juillet 855 et l'élection de Benoît III, entre lesquels Martin le Polonais place la papesse, il ne s'écoule que peu de temps, même si Benoît III n'est pas couronné avant le 29 septembre de la même année, du fait de l'antipape Anastase. Ces dates sont confirmées par des preuves solides, telles que des monnaies et des chartes. La chronique de Jean de Mailly suggère quant à elle un placement de Jeanne peu avant 1100. Or il ne s'écoule que quelques mois entre la mort de Victor III (16 septembre 1087) et l'élection d'Urbain II (12 mars 1088), et quelques jours seulement entre la mort de ce dernier (29 juillet 1099) et l'élection de Pascal II (13 août 1099).
La légende comporte de nombreuses variantes mais beaucoup de détails mentionnés sont totalement anachroniques.

par EDNA  421

JEUDI

DECEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Else Ury est née le 1er Novembre, 1877 à Berlin et morte le 13 Janvier 1943 au camp de concentration d'Auschwitz
Elle était un écrivain allemand et auteur de livres pour enfants.
Son personnage le plus connu est Annemarie Braun, dont la vie de l'enfance à la vieillesse est racontée dans les dix volumes de la très série Nesthäkchen.
Ces livres, adaptés en série en six épisodes à la télévision (1983), sur la base des trois premiers volumes, ainsi que la nouvelle édition DVD (2005) ont attiré l'attention de millions de lecteurs et de téléspectateurs.
Else Ury était un membre de la classe moyenne allemande (Bürgertum)
Else était tiraillée entre le culte patriotique, sa citoyenneté allemande et le patrimoine culturel juif: cette situation se reflète dans ses écrits, bien que dans Nesthäkchen aucune référence ne soit fait au judaïsme.
Son écriture fit Else Ury riche; avec plus de trente-neuf livres Else Ury était non seulement l'un des écrivains féminins les plus productives de son temps, elle était aussi considérée comme l'une des meilleures
Cependant, de fait de ses origines juives, et venu le temps de la Shoah, Ury fut interdite de publication, dépouillée de ses biens, déportée à Auschwitz et envoyée directement à la chambre à gaz d'Auschwitz
Presque personne ne savait à l'époque que les Allemands avaientce jour assassiné un de leurs plus célèbres écrivains.
Après la guerre, les livres de Ury ont été re-publié, comme si de rien n'était.

par EDNA  333

LUNDI

DECEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie Tussaud, née Marie Grosholtz (7 décembre 1761 à Strasbourg - 15 avril 1850 à Londres), est la créatrice du musée de cire Madame Tussauds qu'elle ouvrit à Londres à l'âge de soixante-quatre ans
Madame Tussaud vécut chez un médecin-sculpteur suisse qui lui apprit l'art de modeler la cire. Douée et passionnée, elle réalisa très tôt des effigies de personnalités de l'époque, comme Voltaire ou Benjamin Franklin, avant d'être engagée à la cour de Versailles où elle créa les portraits de Louis XVI et sa famille. La Révolution lui permit d'élargir ses talents avec la création de masques mortuaires de célébrités exécutées. Lorsqu'elle s'exila en Grande-Bretagne, ses premières effigies furent celles de Louis XVI et de Marie-Antoinette.
Enfance
Marie Grosholtz (parfois écrit Grossholtz ou Großholtz) est née à Strasbourg en 1761 d'un père soldat Joseph Grosholtz originaire de Francfort, tombé durant la Guerre de Sept Ans deux mois avant la naissance de Marie. Sa mère Anne Marie Walder dut abandonner la demeure familiale pour devenir femme de ménage à Berne chez le docteur Philippe Curtius (1741-1794). Ce dernier était un physicien, médecin et aussi sculpteur sur cire, technique qu'il utilisait principalement pour illustrer l'anatomie. Il se lança plus tard dans les portraits. L'absence de son père et sa présence dans la maison du docteur Curtius firent que Marie l'appelait son oncle.
En 1765, Curtius déménage à Paris pour y monter un cabinet de portraits en cire et laisse Marie et sa mère à Berne. Curtius réalise un portrait de Madame du Barry, la maîtresse de Louis XV. Ce portrait est le plus vieux modèle encore exposé.
En 1767, Curtius fait venir Marie et sa mère à Paris. En 1770, Curtius expose pour la première fois ses réalisations en cire et l'exposition attire une importante foule. L'exposition est déplacée dans le Palais-Royal en 1776. Curtius apprend à Marie l'art du modelage en cire, la fait travailler pour lui. Elle fait preuve d'un talent certain. Sa première réalisation est le visage de François Marie Arouet (dit Voltaire), en 1777. Elle réalisera aussi celui de Jean-Jacques Rousseau, en 1778 et à la même époque le portrait de Benjamin Franklin.
En 1782, Curtius ouvre un second lieu d'exposition sur le Boulevard du Temple, la Caverne des Grands Voleurs, un précurseur de la Chambre des horreurs.
Alors vint la révolution
Peu après, Paris est pris dans les tumultes de la Révolution française. Marie y participe à sa manière. Elle réalise à cette époque une grande partie de ses plus célèbres portraits dont Napoléon et Robespierre. Toutefois elle était en très bons termes avec la royauté et en particulier de 1780 à 1788, elle enseigna les arts à la sœur de Louis XVI. Sa présence fut si appréciée qu'elle fut invitée à vivre à Versailles.
Le 12 juillet 1789, les têtes de Necker et de Louis Philippe II, duc d'Orléans réalisées par Curtius sont portées au-devant d'une procession révolutionnaire deux jours avant la Révolution.
Marie Tussaud est arrêtée par les révolutionnaires sur suspicion de sympathies royalistes. Elle attendra de passer à la guillotine dans la même cellule de prison que Joséphine de Beauharnais. Alors que sa tête était déjà rasée pour son exécution, elle fut graciée en raison de ses talents en sculpture (en cire essentiellement) et fut employée pour réaliser des masques mortuaires pour les victimes de la guillotine, certains étaient de ses amis. Elle réalisa les masques de Marie Antoinette, Marat, et Robespierre.
En 1794, au décès de Curtius, ce dernier lègue sa collection d'œuvres en cire à Marie. Elle se marie l'année suivante, le 28 octobre 1795 à Paris, avec François Tussaud et donnera naissance à deux enfants, Joseph (1798-) et François.
Départ pour Londres
En 1802, suite à la paix d'Amiens mettant fin à la Deuxième Coalition, Marie se rend à Londres avec son fils aîné Joseph, âgé de 4 ans, pour présenter sa collection de portraits. Mais durant son périple où elle présentera sa collection à travers la Grande-Bretagne et l'Irlande, la Troisième Coalition donne naissance à une guerre et il en résultera que Marie ne pourra rejoindre la France.
En 1822, probablement durant la relâche des tensions due à l'ambassade de Chateaubriand à Londres (2 avril au 8 septembre), le second fils de Marie, François, rejoint sa mère.
En 1835, Marie installe sa première exposition permanente dans Baker Street, nommée Baker Street Bazaar.
En 1838, âgée de soixante-dix-sept ans, elle rédige ses mémoires et réalise en 1842, un autoportrait encore visible à l'entrée du musée qui conserve encore quelques sculptures réalisées par Marie elle-même.
Décès
En 1850, Marie meurt dans sa demeure de Londres durant son sommeil à l'âge de 88 ans. Une plaque mortuaire en l'honneur de « Madame Marie Tussaud » est située sur le côté droit de la nef de l'église Saint Mary située Cadogan Street à Londres, et mentionne la date du 15 avril 1850 pour son décès.
Le musée de cire de Madame Tussaud, peu à peu devenu un incontournable lieu touristique de Londres, a étendu ses activités avec la création de musées à Amsterdam, Hong Kong (Victoria Peak), Las Vegas, Copenhague et New York.
Le musée et le Groupe Tussaud est devenu, le 6 mars 2007, la propriété de Merlin Entertainments.

par EDNA  466

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JEUDI

NOVEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Annie Pétain, née Hardon, née le 5 octobre 1877 à Courquetaine (Seine-et-Marne), morte le 30 janvier 1962 à Paris (7e arrondissement), est l'épouse du maréchal Pétain de 1920 à 1951, date du décès de ce dernier. De toutes les femmes que le maréchal a connues dans sa vie sentimentale, Annie Pétain est la seule qu'il a épousée
Annie Hardon est la fille d'Alphonse Eugène Hardon (Paris, 28 avril 1852), ingénieur des Arts et Manufactures et de Berthe Eugénie Marest. En 1902, elle est adoptée par Eugénie Stainmetz veuve Stohrer. Eugénie rencontre Philippe Pétain pour la première fois en 1881, à Menton. Il a alors vingt-cinq ans, elle quatre
En 1901, à 24 ans, elle retrouve Philippe Pétain, alors commandant, qui la demande en mariage. Mais sa famille refuse de donner la main de leur fille à ce prétendant
Le 19 février 1903, elle accepte d'épouser François Dehérain (1877-1962)4, un interne des hôpitaux. Le couple aura un fils
Le 5 mars 1914, après plusieurs semaines de séparation, le divorce est prononcé . Abandonnant la médecine, ce mari aura une carrière artistique de peintre, sculpteur et graveur
Annie devient ensuite la maîtresse de Philippe Pétain, récemment promu général, avant que celui-ci ne parte pour la guerre. C'est avec elle que Pétain était, lorsque son aide-de-camp Serrigny le cherchait pour lui annoncer sa nouvelle nomination sur le front de Verdun4 le 25 février 1916. Cependant, Pétain a un autre grand amour qui dure plus de vingt ans ; elle s'appelle Mella et est veuve d'un officier, Annie refuse de céder sa place : au cours d'une scène que raconte Pétain à Serrigny, elle braque un revolver sur le général et le menace : « Ce sera moi ou une balle dans la peau. »
Il accepte finalement d'épouser civilement Annie à la mairie du 7e arrondissement de Paris, le 14 septembre 1920 lors d'une cérémonie très discrète1. Le maréchal Fayolle est le témoin du marié. Le premier mariage religieux d'Eugénie Hardon est ensuite annulé, par décision du tribunal de l’officialité de Paris le 30 janvier 1929, puis de l'officialité de Versailles le 18 mars suivant.
Une dizaine d'années après, le couple se marie religieusement, le 7 mars 1941, pendant l'Occupation, la situation matrimoniale du maréchal entraînant des dissensions au sein de l'Église française1 pour laquelle Pétain fait figure d'homme providentiel et qui ne cesse de faire des déclarations en faveur du régime
Pétain désirant échapper au devoir de la confession, ce mariage est fait par procuration. Cette dernière cérémonie est également tenue secrète — elle a lieu dans la chapelle
privée de l’archevêque de Paris, Mgr Suhard
Femme fidèle jusqu'au bout
Elle accompagne son mari à Sigmaringen lorsqu'il est emmené en Allemagne, le 20 août 1944. Lors du voyage en train vers Paris, à l'occasion d'un arrêt à Pontarlier, des manifestations d'hostilité ont lieu, elle demande l'intervention du service d'ordre : « Est-ce ici albums/manteau/uploads/...] qu'on doit nous assassiner ? ».
Annie Pétain assiste au procès de son mari (23 juillet-15 août 1945).
Pendant la peine à perpétuité et l'incarcération de son mari au fort du Portalet puis à L'Île-d'Yeu (en Vendée), elle reste proche de lui, bénéficie d’un droit de visite quotidien et lui envoie, lorsqu'elle est en déplacement, un courrier régulier, lui témoignant de son soutien fidèle : « Tant d'amis se précipitent pour avoir de tes nouvelles - on s'occupe tant de toi de tous côtés en France et à l'étranger. Ta lettre si belle a produit une impression extraordinaire. Tes anciens soldats disent « Ah ! c'est bien lui - il est toujours le même » » (lettre de Paris, le 12 mai 1948)
Le directeur de la prison la surnomme « la garce » ou « la reine mère ».
Pour l'historien Jean-Yves Le Naour, Mme Pétain est « une vieille femme acariâtre et prétentieuse qui a pris des habitudes de grandeur au bon temps de Vichy ». Après avoir rappelé que les nostalgiques du pétainisme ont voulu faire d'elle « une icône de douceur et de dévouement », il confirme en citant deux témoignages. Pour Joseph Simon, qui dirige l'équipe des gardiens du maréchal, elle a « la méchanceté dans la peau ». Il écrit même dans son journal intime en octobre 1945 : « Quelle garce ! Avec quel plaisir je lui botterais les fesses ». Même le curé de Port-Joinville juge que « Mme Pétain n'est pas sociable. Grossière et mal embouchée, elle scandalise tout le monde »
Le 30 janvier 1962, Annie Pétain décède à l'âge de 84 ans. Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse, division 29, après des obsèques célébrées en l'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, en présence du maréchal Juin et du général Weygand.
par EDNA  848

MARDI

NOVEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Enid Blyton, née le 11 août 1897 à East Dulwich (Londres) et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead (Londres), est une romancière britannique spécialisée dans la littérature pour la jeunesse. Ses livres figurent parmi les meilleurs ventes mondiales depuis les années 1930, avec plus de six cents millions d'exemplaires écoulés. Ils connaissent toujours une immense popularité et ont été traduits dans près de quatre-vingt dix langues. Son premier ouvrage, Child Whispers (Murmures d'enfants), recueil de poèmes de vingt-quatre pages, a paru en 1922. Ses écrits abordent un large éventail de thèmes et de genres, dont l'éducation, l'histoire naturelle, le fantastique, les histoires à suspense et les récits bibliques. Elle est surtout connue pour avoir créé les séries Oui-Oui (Noddy), Le Club des cinq (The Famous Five), et Le Clan des sept (The Secret Seven).
Dans le sillage du succès de ses premiers romans, dont Les Aventures du fauteuil magique (Adventures of the Wishing Chair, 1937) et La Forêt enchantée (The Enchanted Wood, 1939), elle réussit à bâtir un empire littéraire, produisant jusqu'à cinquante livres par an, en plus des nombreux articles publiés dans divers revues et journaux. Son travail d'écriture n'est pas planifié et provient en grande partie de son inconscient. Elle tape ses récits au fur et à mesure qu'elle voit les événements se dérouler dans son imagination. L'ampleur de son œuvre et la vitesse avec laquelle elle est réalisée donnent lieu à des rumeurs selon lesquelles elle emploierait une armée de nègres, accusation qu'elle dément catégoriquement.
À partir des années 1950, l’œuvre d'Enid Blyton suscite une controverse grandissante chez les critiques littéraires, les enseignants et les parents. Elle est décriée pour son simplisme et en raison des thèmes qu'elle aborde, notamment dans la série Oui-Oui. Certaines bibliothèques et écoles interdisent ses œuvres et la BBC refuse de les diffuser des années 1930 aux années 1950 pour manque de valeur littéraire. D'aucuns reprochent également à ses livres d'être élitistes, sexistes, racistes, xénophobes et à contre-courant de la libéralisation de la société britannique de l'après-guerre, mais ils n'en demeurent pas moins des best-sellers jusqu’à sa mort en 1968.
Enid Blyton se sent investie de la mission d'inculquer à ses lecteurs des valeurs morales solides, susceptibles de les inciter à soutenir des causes nobles. En particulier, par le biais des clubs qu'elle fonde ou aide, elle les encourage à récolter des fonds destinés à des associations caritatives venant en aide aux animaux et aux enfants malades. Sa vie a été portée à l'écran dans un téléfilm de la BBC intitulé Le Roman d'Enid Blyton, avec Helena Bonham Carter dans le rôle principal, et diffusé pour la première fois au Royaume-Uni sur BBC Four en 2009. Ses livres ont également fait l'objet de plusieurs adaptations pour le théâtre, le cinéma et la télévision.
Ne ratez pas ce lin:
http://www.enidblytonsociety.co.uk/
par EDNA  322

MERCREDI

OCTOBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie Madeleine Dreux d'Aubray, marquise de Brinvilliers, est née le 2 juillet 1630 et fue rendue célèbre par l'Affaire des poisons; elle fut jugée le 16 juillet 1676 et exécutée le lendemain pour crime de fratricide par empoisonnement.
Une cassette au contenu accusateur
Afin de faire chanter la marquise et de continuer à lui soutirer de l'argent, Sainte-Croix enferme des preuves de la culpabilité (confession écrite de sa main dans son journal intime, les 34 lettres d'amour de la marquise, deux obligations d'argent souscrites par elle après l'assassinat de son père et de ses deux frères, ainsi que des fioles de poison) de sa maîtresse dans une cassette «à n'ouvrir qu'en cas de mort antérieure à celle de la Marquise».
Malheureusement pour elle, Godin de Sainte-Croix meurt accidentellement le 31 juillet 1672. Criblé de dettes, ses créanciers écrivent au procureur du roi pour réclamer leur dû, si bien qu'un inventaire de ses biens est ordonné. C'est à cette occasion que le coffret de cuir rouge est trouvé et ouvert le 8 août.
La Marquise est recherchée et s'enfuit successivement à Londres, d'où Colbert tente de la ramener de force en France, puis aux Provinces-Unies et dans un monastère de chanoinesses régulières de Saint-Augustin, le manoir de Melkhause près de Liège1.
Le valet de Sainte-Croix, La Chaussée, qui avait aidé la Marquise, est arrêté. Soumis à la question, il passe une confession complète.
Elle-même, condamnée par contumace en 1673, est retrouvée dans un couvent près de Liège et ramenée en France en 1676 par la ruse d'un exempt de police déguisé en prêtre, François Desgrez.
Sa tentative de suicide échoue. Au cours de son long procès (29 avril - 16 juillet 1676), elle refuse tout aveu malgré la question. Elle est condamnée à une amende honorable, c'est-à-dire que son exécution est rendue publique.
Conduite en place de Grève en robe de bure, elle est décapitée, les yeux bandés, à l'épée, par le bourreau de Paris André Guillaume, qui porte ensuite son corps jusqu'au bûcher. Puis le bourreau prend la tête encore bandée et la jette dans le brasier devant la foule qui se bouscule. Les valets du bourreau dispersent ses cendres dans la Seine ainsi que l'ensemble des fioles et poudres trouvées tandis que ses biens sont confisqués.
par EDNA  526

MARDI

OCTOBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie Madeleine Dreux d'Aubray, marquise de Brinvilliers, est née le 2 juillet 1630 et fue rendue célèbre par l'Affaire des poisons; elle fut jugée le 16 juillet 1676 et exécutée le lendemain pour crime de fratricide par empoisonnement.
Enfance
La marquise est l'aînée des cinq enfants d'Antoine Dreux d'Aubray (1600-1666), seigneur d'Offémont et lieutenant civil du Châtelet de Paris. Orpheline de mère morte en couches, elle est violée par un domestique à sept ans. Sa réputation sulfureuse lui prête ensuite, sans la moindre preuve, des relations incestueuses avec un de ses frères dès l'âge de dix ans
Richement dotée de deux cent mille livres, elle épouse le 20 décembre 1651 Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, mestre de camp, qui a commandé le régiment d'Auvergne.
Des témoignages contemporains nous la présentent à l’époque comme un joli brin de femme avec un air d’innocence désarmant.
Issue de la noblesse de robe, elle reçoit une bonne éducation : Marie-Madeleine devient une femme assez instruite si l'on regarde son écriture d'après certaines sources d'époque. Elle deviendra mère de sept enfants. Les époux Brinvilliers vivent dans un hôtel particulier 10, rue Saint-Paul à Paris.
Elle devient l'amante de Godin de Sainte-Croix, un officier de cavalerie passionné par l'alchimie, qui lui est présenté par son mari. Dépensant sans compter pour satisfaire ses goûts de luxe et ceux de son amant, se lançant dans des placements aventureux , elle vivra des années brillantes sans cesser d'être au bord de la ruine.
Antoine de Brinvilliers ne se soucie guère de la relation de sa femme avec Sainte-Croix, entretenant lui-même plusieurs maîtresses et dépensant sa fortune au jeu.
Le secret des poisons
Dreux d'Aubray, irrité de la conduite de sa fille, fait emprisonner en 1663 le séducteur à La Bastille par une lettre de cachet. Sainte-Croix y devient l'ami de son compagnon de cellule, l'empoisonneur italien Exili, qui avait déjà commis de nombreux empoisonnements.
Le chevalier a déjà été formé à cet art en suivant les cours de Christophe Glaser au Jardin royal des plantes.
À sa sortie au bout de 6 semaines d'embastillement, il retrouve sa maîtresse et lui enseigne l'art qu’il vient d’apprendre. Devenue experte et certainement sous l'influence de son amant, Marie Madeleine achète des fioles chez Glaser et, selon la légende, aurait exercé ses « talents » sur des malades de l'Hôtel-Dieu et sur sa femme de chambre, notant tout (doses, symptômes, longueur de l'agonie), constatant avec satisfaction que les médecins concluent toujours à des morts naturelles.
Elle réussit à empoisonner successivement son père (le 10 septembre 1666), puis ses deux frères et sa sœur, à six mois d'intervalle, (en 1670) afin de faire disparaître les obstacles à sa liaison et de toucher seule l'héritage qui se révèle dérisoire.
Son mari, soupçonneux et craignant pour sa vie, préfère se retirer sur ses terres en 1670.
à suivre...
par EDNA  330

MARDI

OCTOBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hadassah bat Avihaïl, plus connue sous le nom d'Esther (en hébreu : אסתר) est un personnage du livre d'Esther, qui fait partie du Tanakh et de l'Ancien Testament. Elle est l'épouse du roi de Perse Assuérus, identifié généralement à Xerxès Ier ou à Artaxerxès Ier.
Esther est la fille d'Avihaïl de la tribu de Benjamin, une des deux tribus qui constituèrent le Royaume de Juda avant sa destruction par les Babyloniens et les déportations de l'élite du royaume vers les provinces de l'empire perse.
Au début du récit, elle habite avec son cousin Mardochée qui occupe une fonction administrative au palais du roi perse à Chouchan. Ayant entendu que le roi Assuérus cherche une nouvelle épouse, Mardochée fait participer Esther aux « sélections ». Esther est choisie et devient l'épouse d'Assuérus, tout en dissimulant sa véritable identité juive.
Quand le ministre Haman décide d'exterminer tous les Juifs du royaume, Esther est ainsi au premier rang pour demander au roi d'annuler le décret de son ministre. Après un jeûne de trois jours, elle se présente au roi pour lui demander la faveur d'accepter son invitation à dîner dans sa suite avec Haman.
Elle les réinvite puis, à l'issue du second dîner, informe le roi qu'elle est juive et que Haman a décrété l'élimination des Juifs du royaume. Elle obtient du roi le droit pour les Juifs de se défendre le jour où ils sont attaqués, en tuant des milliers d'hommes du royaume. Le roi, dans un souci de justice, va jusqu'à faire exécuter par pendaison son premier ministre, ainsi que ses dix fils pour avoir failli causer un grand tort aux juifs résidant dans son empire.
Esther apparait dans la Bible comme une femme d'une grande piété, caractérisée par sa foi, son courage, son patriotisme, sa prudence et sa résolution. Elle est fidèle et obéissante vis-à-vis de son cousin Mardochée et anxieuse face à son devoir de représenter le peuple juif et d'obtenir du roi leur salut. Dans la tradition juive, elle est vue comme un instrument de la volonté de Dieu pour empêcher la destruction du peuple juif, les protéger et leur assurer la paix pendant leur exil à Babylone.
par EDNA  367

MERCREDI

SEPTEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Lady Nancy Astor, née Nancy Witcher Langhorne, est une femme politique britannique d'origine américaine, née le 19 mai 1879 à Danville (Virginie), morte le 2 mai 1964 à Grimsthorpe (Lincolnshire)
Elle est restée dans l'histoire pour avoir été la première femme ayant siégé au Parlement britannique, le 1er décembre 1919, ayant concouru sous les couleurs du Parti conservateur, lors d'une élection partielle à la Chambre des communes.
Nancy Witcher Langhorne était la troisième des cinq filles de Chiswell Dabney Langhorne (1843-1919), ancien propriétaire d'une plantation, et de son épouse née Anne Witcher.
En 1897, Nancy Witcher Langhorne épousa Robert Gould Shaw II , dont elle eut un fils ; mais elle divorça en 1903.
Quelque temps plus tard, elle s'établit au Royaume-Uni, où elle fit la connaissance de Waldorf Astor, 2e vicomte Astor (1879-1952), qu'elle épousa en 19061. Son second mari présentait la particularité anecdotique d'être né le même jour qu'elle, mais à New York.
Waldorf Astor fut élu en 1910 à la Chambre des communes, sous l'étiquette du Parti conservateur, dans une circonscription de Plymouth. En 1918, toujours soutenu par les conservateurs, il fut élu dans une circonscription voisine.
Le 18 octobre 1919, la mort du beau-père de Nancy Astor, William Waldorf Astor, fait 1er vicomte Astor par le roi George V en 1917, entraîna la dévolution du titre sur la tête de son fils, le faisant ainsi siéger à la Chambre des Lords.
Dès ce moment, le siège de député de Plymouth devint vacant, entraînant une élection partielle, à laquelle l'épouse du nouveau vicomte décida de participer.
Le 28 novembre 1919, Nancy Astor fut élue à la Chambre des communes, où elle commença de siéger dès le 1er décembre. Elle tint le siège, pour la circonscription de Plymouth Sutton, jusqu'en 1945, lorsqu'elle choisit de ne pas se représenter1. Nancy Astor n'était toutefois pas la première femme à avoir été élue au Parlement britannique. Elle y avait été brièvement précédée, le 14 décembre 1918, par l'Irlandaise Constance Markievicz, à ce moment-là incarcérée à la prison de Holloway et qui, à sa libération en 1919, refusa de siéger aux Communes, préférant se consacrer à la politique irlandaise
Son mari acquiert le célèbre diamant le Sancy. Elle le conservera jusqu'à sa mort en 1964. Le musée du Louvre l'achète en 1979 pour l'exposer dans la galerie d'Apollon.
Lady Astor est connue pour avoir dit un jour à Churchill : « Winston, si j'étais votre femme, je mettrais du poison dans votre verre! » Lequel lui a répondu : « Eh bien moi, Nancy, si j'étais votre époux, je le boirais ! »

par EDNA  404

              
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