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MERCREDI

OCTOBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie Madeleine Dreux d'Aubray, marquise de Brinvilliers, est née le 2 juillet 1630 et fue rendue célèbre par l'Affaire des poisons; elle fut jugée le 16 juillet 1676 et exécutée le lendemain pour crime de fratricide par empoisonnement.
Une cassette au contenu accusateur
Afin de faire chanter la marquise et de continuer à lui soutirer de l'argent, Sainte-Croix enferme des preuves de la culpabilité (confession écrite de sa main dans son journal intime, les 34 lettres d'amour de la marquise, deux obligations d'argent souscrites par elle après l'assassinat de son père et de ses deux frères, ainsi que des fioles de poison) de sa maîtresse dans une cassette «à n'ouvrir qu'en cas de mort antérieure à celle de la Marquise».
Malheureusement pour elle, Godin de Sainte-Croix meurt accidentellement le 31 juillet 1672. Criblé de dettes, ses créanciers écrivent au procureur du roi pour réclamer leur dû, si bien qu'un inventaire de ses biens est ordonné. C'est à cette occasion que le coffret de cuir rouge est trouvé et ouvert le 8 août.
La Marquise est recherchée et s'enfuit successivement à Londres, d'où Colbert tente de la ramener de force en France, puis aux Provinces-Unies et dans un monastère de chanoinesses régulières de Saint-Augustin, le manoir de Melkhause près de Liège1.
Le valet de Sainte-Croix, La Chaussée, qui avait aidé la Marquise, est arrêté. Soumis à la question, il passe une confession complète.
Elle-même, condamnée par contumace en 1673, est retrouvée dans un couvent près de Liège et ramenée en France en 1676 par la ruse d'un exempt de police déguisé en prêtre, François Desgrez.
Sa tentative de suicide échoue. Au cours de son long procès (29 avril - 16 juillet 1676), elle refuse tout aveu malgré la question. Elle est condamnée à une amende honorable, c'est-à-dire que son exécution est rendue publique.
Conduite en place de Grève en robe de bure, elle est décapitée, les yeux bandés, à l'épée, par le bourreau de Paris André Guillaume, qui porte ensuite son corps jusqu'au bûcher. Puis le bourreau prend la tête encore bandée et la jette dans le brasier devant la foule qui se bouscule. Les valets du bourreau dispersent ses cendres dans la Seine ainsi que l'ensemble des fioles et poudres trouvées tandis que ses biens sont confisqués.
par EDNA  679

MARDI

OCTOBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie Madeleine Dreux d'Aubray, marquise de Brinvilliers, est née le 2 juillet 1630 et fue rendue célèbre par l'Affaire des poisons; elle fut jugée le 16 juillet 1676 et exécutée le lendemain pour crime de fratricide par empoisonnement.
Enfance
La marquise est l'aînée des cinq enfants d'Antoine Dreux d'Aubray (1600-1666), seigneur d'Offémont et lieutenant civil du Châtelet de Paris. Orpheline de mère morte en couches, elle est violée par un domestique à sept ans. Sa réputation sulfureuse lui prête ensuite, sans la moindre preuve, des relations incestueuses avec un de ses frères dès l'âge de dix ans
Richement dotée de deux cent mille livres, elle épouse le 20 décembre 1651 Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, mestre de camp, qui a commandé le régiment d'Auvergne.
Des témoignages contemporains nous la présentent à l’époque comme un joli brin de femme avec un air d’innocence désarmant.
Issue de la noblesse de robe, elle reçoit une bonne éducation : Marie-Madeleine devient une femme assez instruite si l'on regarde son écriture d'après certaines sources d'époque. Elle deviendra mère de sept enfants. Les époux Brinvilliers vivent dans un hôtel particulier 10, rue Saint-Paul à Paris.
Elle devient l'amante de Godin de Sainte-Croix, un officier de cavalerie passionné par l'alchimie, qui lui est présenté par son mari. Dépensant sans compter pour satisfaire ses goûts de luxe et ceux de son amant, se lançant dans des placements aventureux , elle vivra des années brillantes sans cesser d'être au bord de la ruine.
Antoine de Brinvilliers ne se soucie guère de la relation de sa femme avec Sainte-Croix, entretenant lui-même plusieurs maîtresses et dépensant sa fortune au jeu.
Le secret des poisons
Dreux d'Aubray, irrité de la conduite de sa fille, fait emprisonner en 1663 le séducteur à La Bastille par une lettre de cachet. Sainte-Croix y devient l'ami de son compagnon de cellule, l'empoisonneur italien Exili, qui avait déjà commis de nombreux empoisonnements.
Le chevalier a déjà été formé à cet art en suivant les cours de Christophe Glaser au Jardin royal des plantes.
À sa sortie au bout de 6 semaines d'embastillement, il retrouve sa maîtresse et lui enseigne l'art qu’il vient d’apprendre. Devenue experte et certainement sous l'influence de son amant, Marie Madeleine achète des fioles chez Glaser et, selon la légende, aurait exercé ses « talents » sur des malades de l'Hôtel-Dieu et sur sa femme de chambre, notant tout (doses, symptômes, longueur de l'agonie), constatant avec satisfaction que les médecins concluent toujours à des morts naturelles.
Elle réussit à empoisonner successivement son père (le 10 septembre 1666), puis ses deux frères et sa sœur, à six mois d'intervalle, (en 1670) afin de faire disparaître les obstacles à sa liaison et de toucher seule l'héritage qui se révèle dérisoire.
Son mari, soupçonneux et craignant pour sa vie, préfère se retirer sur ses terres en 1670.
à suivre...
par EDNA  471

MARDI

OCTOBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hadassah bat Avihaïl, plus connue sous le nom d'Esther (en hébreu : אסתר) est un personnage du livre d'Esther, qui fait partie du Tanakh et de l'Ancien Testament. Elle est l'épouse du roi de Perse Assuérus, identifié généralement à Xerxès Ier ou à Artaxerxès Ier.
Esther est la fille d'Avihaïl de la tribu de Benjamin, une des deux tribus qui constituèrent le Royaume de Juda avant sa destruction par les Babyloniens et les déportations de l'élite du royaume vers les provinces de l'empire perse.
Au début du récit, elle habite avec son cousin Mardochée qui occupe une fonction administrative au palais du roi perse à Chouchan. Ayant entendu que le roi Assuérus cherche une nouvelle épouse, Mardochée fait participer Esther aux « sélections ». Esther est choisie et devient l'épouse d'Assuérus, tout en dissimulant sa véritable identité juive.
Quand le ministre Haman décide d'exterminer tous les Juifs du royaume, Esther est ainsi au premier rang pour demander au roi d'annuler le décret de son ministre. Après un jeûne de trois jours, elle se présente au roi pour lui demander la faveur d'accepter son invitation à dîner dans sa suite avec Haman.
Elle les réinvite puis, à l'issue du second dîner, informe le roi qu'elle est juive et que Haman a décrété l'élimination des Juifs du royaume. Elle obtient du roi le droit pour les Juifs de se défendre le jour où ils sont attaqués, en tuant des milliers d'hommes du royaume. Le roi, dans un souci de justice, va jusqu'à faire exécuter par pendaison son premier ministre, ainsi que ses dix fils pour avoir failli causer un grand tort aux juifs résidant dans son empire.
Esther apparait dans la Bible comme une femme d'une grande piété, caractérisée par sa foi, son courage, son patriotisme, sa prudence et sa résolution. Elle est fidèle et obéissante vis-à-vis de son cousin Mardochée et anxieuse face à son devoir de représenter le peuple juif et d'obtenir du roi leur salut. Dans la tradition juive, elle est vue comme un instrument de la volonté de Dieu pour empêcher la destruction du peuple juif, les protéger et leur assurer la paix pendant leur exil à Babylone.
par EDNA  517

MERCREDI

SEPTEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Lady Nancy Astor, née Nancy Witcher Langhorne, est une femme politique britannique d'origine américaine, née le 19 mai 1879 à Danville (Virginie), morte le 2 mai 1964 à Grimsthorpe (Lincolnshire)
Elle est restée dans l'histoire pour avoir été la première femme ayant siégé au Parlement britannique, le 1er décembre 1919, ayant concouru sous les couleurs du Parti conservateur, lors d'une élection partielle à la Chambre des communes.
Nancy Witcher Langhorne était la troisième des cinq filles de Chiswell Dabney Langhorne (1843-1919), ancien propriétaire d'une plantation, et de son épouse née Anne Witcher.
En 1897, Nancy Witcher Langhorne épousa Robert Gould Shaw II , dont elle eut un fils ; mais elle divorça en 1903.
Quelque temps plus tard, elle s'établit au Royaume-Uni, où elle fit la connaissance de Waldorf Astor, 2e vicomte Astor (1879-1952), qu'elle épousa en 19061. Son second mari présentait la particularité anecdotique d'être né le même jour qu'elle, mais à New York.
Waldorf Astor fut élu en 1910 à la Chambre des communes, sous l'étiquette du Parti conservateur, dans une circonscription de Plymouth. En 1918, toujours soutenu par les conservateurs, il fut élu dans une circonscription voisine.
Le 18 octobre 1919, la mort du beau-père de Nancy Astor, William Waldorf Astor, fait 1er vicomte Astor par le roi George V en 1917, entraîna la dévolution du titre sur la tête de son fils, le faisant ainsi siéger à la Chambre des Lords.
Dès ce moment, le siège de député de Plymouth devint vacant, entraînant une élection partielle, à laquelle l'épouse du nouveau vicomte décida de participer.
Le 28 novembre 1919, Nancy Astor fut élue à la Chambre des communes, où elle commença de siéger dès le 1er décembre. Elle tint le siège, pour la circonscription de Plymouth Sutton, jusqu'en 1945, lorsqu'elle choisit de ne pas se représenter1. Nancy Astor n'était toutefois pas la première femme à avoir été élue au Parlement britannique. Elle y avait été brièvement précédée, le 14 décembre 1918, par l'Irlandaise Constance Markievicz, à ce moment-là incarcérée à la prison de Holloway et qui, à sa libération en 1919, refusa de siéger aux Communes, préférant se consacrer à la politique irlandaise
Son mari acquiert le célèbre diamant le Sancy. Elle le conservera jusqu'à sa mort en 1964. Le musée du Louvre l'achète en 1979 pour l'exposer dans la galerie d'Apollon.
Lady Astor est connue pour avoir dit un jour à Churchill : « Winston, si j'étais votre femme, je mettrais du poison dans votre verre! » Lequel lui a répondu : « Eh bien moi, Nancy, si j'étais votre époux, je le boirais ! »

par EDNA  465

MERCREDI

SEPTEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ching Shih (1784 - 1844), aussi connue sous le nom de Cheng I Sao ou Madame Tsching est l'une des pirates les plus célèbres.
Ching Shih apparaît d'abord dans les récits sous les traits d'une prostituée cantonaise du nom de Shih Yang. Elle se marie en 1801 avec Cheng I, qui commande une flotte de pirates et combat du côté des rebelles Tây Sơn pendant la rébellion vietnamienne. Ils adoptent un fils, Chang Poa. Avant de mourir de la gale en 1807, Cheng I parvient à réunir une coalition de 400 navires et 70 000 pirates.
Maître dans l'art de la manipulation, Ching Shih, alors également nommée Cheng I Sao (littéralement, la femme de Cheng I), parvient par des manœuvres politiques à prendre la tête de la flotte. Quelque temps plus tard, elle commence une liaison avec son fils adoptif, qu'elle avait déjà promu au rang de lieutenant, et se marie avec lui, renforçant son pouvoir sur la flotte.
Elle développe un ensemble de lois strictement appliquées. Les ordres sont donnés exclusivement par les dirigeants de la flotte. Désobéir à un ordre est alors considéré comme une offense capitale. Si un village aide régulièrement les pirates, c'est également une offense capitale de le piller. Celui qui vole dans le butin ou viole les prisonnières est condamné à mort. Si un de ses pirates a des relations sexuelles avec une prisonnière consentante, il est condamné à la décapitation, et la prisonnière est jetée à la mer, des poids accrochés aux pieds. Si un pirate déserte et qu'il est repris, on lui coupe une oreille et on le montre au reste de l'équipage, pour l'exemple.
La flotte de Ching Shih commet divers actes de piraterie, allant du simple pillage de navires marchands au sac de villages le long des rivières. Le gouvernement tente de mettre un terme à ces activités en lançant une série de batailles en janvier 1808 sans succès. Les pirates en profitent même pour capturer leurs navires et renforcer leur flotte. La flotte royale est tellement amputée que le gouvernement doit acheter des bateaux de pêche pour combler les vides. La véritable menace contre le pouvoir croissant de Ching Shih vient en fait des autres pirates : O-po-tae, un rival (considéré parfois comme le second plus grand pirate asiatique), force sa flotte à battre en retraite. O-po-tae, inquiété par la revanche que Ching Shih pourrait vouloir prendre, demande au gouvernement une amnistie, et l'obtient, pour ses hommes et lui-même. Le gouvernement peut ainsi consacrer tous ses moyens à la destruction de la flotte de Ching Shih, et celle-ci demande et obtient une amnistie en 1810.
Chang Poa passe le reste de sa vie à un poste confortable dans le gouvernement. Ching Shih dirige un bordel et un cercle de jeux à Guangzhou, avant de mourir en 1844.
Dessin: Ching Shih par Tamiart sur Deviantart
par EDNA  354

VENDREDI

SEPTEMBRE
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Voilà une femme rendue célèbre... grace à sa statue
La statue de Uta von Naumburg est une statue célèbre de la cathédrale de Naumbourg en Allemagne figurant la margravine de Misnie, Uta de Ballenstedt (1000-1046), cofondatrice de la cathédrale, avec son époux le margrave Ekkehard II. Cette statue est l'une des plus fameuses de la période gothique allemande.
C'est la plus connue des douze statues en pied qui se trouvent autour du chœur.
Cette sculpture est l'œuvre du maître de Naumbourg et date des années entre 1243 et 1249. Elle appartient à une époque culminante de la statuaire gothique qui s'est développée en Allemagne à partir de 1200 environ. Elle se caractérise, plus qu'à l'époque romane, par une figuration plus marquée de la personnalité et s'attache à dépeindre une beauté noble et sereine
Lorsqu'Umberto Eco répond à la question de savoir qui personnalise le mieux l'id