LUNDI

JANVIER
2015
PORTRAITS DE FEMMES
 
Enfance
Son arrière-grand-père paternel, Rudolf Retty, était acteur et metteur en scène et sa femme Kate Retty était une chanteuse. Ils eurent pour enfant Rosa (qui mourut centenaire en 1974), grand-mère de Romy Schneider
Celle ci épouse Karl Albach, un officier de l'armée impériale austro-hongroise. Ensemble ils ont un fils, Wolf
Magda Schneider(acrice célèbre à l'époque) et Wolf Albach se rencontrent lors d'un tournage en 1933 et se marient en 1937 à Berlin.
Romy Schneider naît alors en 1938 en Autriche au sein donc d'une famille à la longue tradition artistique
Le prénom de baptême de Romy Schneider, Rosemarie, est la contraction des prénoms de ses grands-mères, Rosa et Maria. En 1941, naîtra son frère Wolf-Dieter
En octobre 1938, alors que Rosemarie n'est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte Vienne à l'arrivée des nazis (dans le cadre de l'Anschluss) et s'installe en Bavière
Les époux Schneider-Albach, en raison de leurs engagements professionnels, ne sont que rarement présents. C'est la grand-mère de Romy, Maria Schneider, qui prend soin d'elle et de son frère lorsque leurs parents sont en tournage.
En 1943, son père Wolf rencontre l'actrice Trude Marlen et quitte sa mère Magda.
Romy, âgée de quatre ans et demi, est bouleversée
En 1944, Romy entre à l'école primaire de Berchtesgaden. Le divorce de ses parents est prononcé en 1945. À cette époque, l’Autriche est de nouveau indépendante, mais occupée par les armées alliées.
Formation et débuts au cinéma
À partir de 1949, Romy est placée en institution religieuse catholique située près de Salzbourg, qu'elle fréquente jusqu'en 1953. Cette année-là, elle obtient avec mention sa Mittlere Reife, l'équivalent du diplôme national du brevet français d’aujourd'hui
Voulant devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, Romy doit effectuer sa rentrée scolaire à l'École de dessin de mode à Cologne, mais elle rêve surtout d'une carrière d'actrice.
À cette époque, le producteur de cinéma Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour tenir le rôle de la fille du personnage principal du film "Lilas blancs", joué par sa mère Magda Schneider.
Celle-ci propose sa propre fille, qui passe brillamment les essais en juillet 1953 et se révèle très photogénique. Romy quitte alors le cursus scolaire, et, à quinze ans, apparaît pour la première fois à l'écran, sous le nom de « Romy Schneider-Albach ». Le film connaît un succès immédiat et est suivi d'autres rôles.
C'est en incarnant l'impératrice d'Autriche Élisabeth de Wittelsbach à partir de 1955 qu'elle fait une percée fulgurante.
Le « mythe » Sissi
Au début des années 1950, le réalisateur autrichien Ernst Marischka a pour projet de monter à l'écran l'histoire romancée de l’impératrice Élisabeth de Wittelsbach, née en 1837 et assassinée en 1898 à Genève, dite « Sissi », épouse de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche.
Marischka a toujours été sensible à l'immense pouvoir de séduction de cette femme qui fut l'un des personnages les plus captivants de la fin du xixe siècle, mais également celui dont les Autrichiens se souviennent avec le plus de nostalgie.
Marischka avait déjà essayé de la populariser en 1932 dans une opérette
Il choisit de mettre en scène les événements romantiques et les grands moments d'émotion de l'existence de ce personnage historique en occultant tous les drames pénibles et les phobies qu'elle a réellement vécus.
Ernst Marischka « ne lésine pas » sur les moyens pour que le spectateur croie réellement côtoyer Sissi à son époque. Il vise très haut et sait que Romy Schneider, remarquablement secondée par sa mère qui interprète le rôle de la duchesse Ludovika, mère de l'impératrice, est prête à contribuer à la réussite du projet.
À sa sortie en 1955, le film Sissi déclenche un tel engouement populaire en Autriche et en Allemagne que les recettes du film dépassent celles d’"Autant en emporte le vent".
La légende peut commencer...
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Romy Schneider

par EDNA  2825

MARDI

DECEMBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Cléopâtre-Diane de Merode dite Cléo de Mérode1 est une danseuse et icône de beauté française née le 27 septembre 1875 à Paris 5e et morte le 17 octobre 1966 à Paris 8e .
Formée à l'école de danse de l'Opéra de Paris, cette jeune noble entreprend une carrière indépendante internationale à partir de 1898 et danse jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Elle se produit à l'exposition universelle de Paris en 1900 dans les « danses cambodgiennes » et reparaît ponctuellement sur scène en 1934.
Sa beauté délicate, hors des canons de beauté 1900, est restée légendaire, ainsi que les hommages qu'elle reçoit de quelques célèbres soupirants, plus particulièrement le roi Léopold II de Belgique, aventures qu'elle relate dans ses mémoires, Le Ballet de ma vie, publiées en 1955 par les éditions Horay, à Paris.
La Danseuse (1896), sculpture d'Alexandre Falguière pour lequel Cléo de Mérode a servi de modèle.
Elle pose pour le sculpteur Alexandre Falguière, pour les peintres Degas, Boldini, elle est représentée par Henri de Toulouse-Lautrec et a son effigie en cire au musée Grévin dès 1895
Elle est une des premières femmes dont l’image photographique, due notamment aux photographes Paul Nadar (1856-1939), fils et successeur de Félix Nadar, et surtout Léopold-Émile Reutlinger (1863-1937), est diffusée à l'échelle mondiale.
Élue « reine de Beauté » sur photographies par les lecteurs de L'Illustration en 1896 parmi 131 célébrités, dont Sarah Bernhardt, elle accroît sa notoriété la même année avec un parfum de scandale, du fait de l'exposition de la La Danseuse d’Alexandre Falguière au Salon des artistes français.
Ce nu en marbre blanc grandeur nature, aurait été taillé d'après un moulage en plâtre de son corps4. Pourtant Cléo de Mérode s'est toujours défendue d'avoir posé nue. Elle accuse Falguière d’avoir fabriqué une œuvre à scandale en moulant le corps de la statue sur un autre modèle féminin, alors qu’elle n’aurait posé que pour la tête.
Après la guerre, en 1950, Cléo de Mérode gagne un procès contre Simone de Beauvoir qui a fait l'erreur de l'assimiler à une « cocotte » dans le Deuxième Sexe.
Morte à son domicile parisien du 15, rue de Téhéran dans le quartier de l’Europe, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise

par EDNA  1153

MERCREDI

NOVEMBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Florence Foster Jenkins est une soprano américaine née le 19 juillet 1868 à Wilkes-Barre et morte le 26 novembre 1944 à New York. Elle est célèbre pour son manque de justesse, son faible sens du rythme et son incapacité totale à chanter correctement.
Née Narcissa Florence Foster en 1868 à Wilkes-Barre (Pennsylvanie), Jenkins suit, enfant, des cours de musique, et exprime le désir de partir étudier la musique à l'étranger. Comme son riche père refuse de payer ses études, elle s'enfuit à Philadelphie avec Frank Thornton Jenkins, un médecin qui devient son mari. Ils divorcent en 1902.
Elle vit dès lors en tant qu'enseignante et pianiste. À la mort de son père en 1909, Jenkins hérite d'une fortune qui lui permet d'entamer la carrière de cantatrice que ses parents et son mari avaient découragée. Elle s'implique dans la vie musicale de Philadelphie, en fondant et finançant le Club Verdi, prend des cours de chant et commence à donner des récitals en 1912.
La mort de sa mère en 1928, alors que Florence a 60 ans, lui fait gagner une liberté accrue et les ressources supplémentaires pour poursuivre sa carrière.
En écoutant ses enregistrements, il apparaît clairement que Jenkins avait un très faible sens de la gamme et du rythme et était à peine capable de tenir une note. On peut entendre son accompagnateur tenter de compenser ses variations de tempo et ses erreurs rythmiques. Néanmoins, elle devient très rapidement populaire grâce à son talent « peu académique ». Son public l'adore, plus pour l'amusement qu'elle procure que pour sa compétence musicale. Les critiques la décrivent souvent en des termes équivoques, qui ont certainement aidé à attiser la curiosité du public.
En dépit de son manque évident de sens musical, Florence Jenkins est entièrement persuadée de son talent extraordinaire. Elle n'hésite pas à se comparer aux sopranos connues, telles Frieda Hempel et Luisa Tetrazzini. Elle considère les éclats de rire qui ne manquaient pas de se produire durant ses concerts, comme provenant de rivales rongées de « jalousie professionnelle ».
Les airs auxquels la « cantatrice » s'attaque lors de ses récitals sont un mélange de grands airs du répertoire d'opéra, de Wolfgang Amadeus Mozart, Giuseppe Verdi et Richard Strauss (tous largement au-delà de ses capacités)
Malgré les demandes de son public pour qu'elle se produise plus souvent, Jenkins restreint ses rares apparitions à quelques endroits favoris
À 76 ans, Florence Foster Jenkins cède finalement à la demande de son public et se produit au Carnegie Hall le 25 octobre 1944. Le récital est tant attendu que les billets pour l'événement sont vendus des semaines à l'avance.
Florence Foster Jenkins meurt un mois plus tard, d'une crise cardiaque.
En 2007, Bruno Costemalle a émis l'hypothèse que Florence Foster Jenkins aurait pu inspirer à Hergé le personnage de Bianca Castafiore, mais celui-ci n'a semé aucun indice, dans les albums, qui indiquerait que la Castafiore aurait pu chanter faux ou avoir cette réputation.
par EDNA  922

MARDI

NOVEMBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
C'est un témoignage exceptionnel qu'a recueilli la chaîne berlinoise RBB et dont se fait l'écho The Independent. Margot Wölk, aujourd'hui âgée de 96 ans, a raconté son extraordinaire et terrible destin durant la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle elle est devenue, contre son gré, goûteuse d'Adolf Hitler.
Tout a débuté en 1941, lorsque l'appartement berlinois qu'elle occupait avec son mari, enrôlé dans l'armée allemande, a été bombardé. La jeune femme, seule, décide alors de se réfugier chez sa mère, en Prusse orientale, aujourd’hui le nord-est de la Pologne. Sans le savoir, elle se trouve tout près de la "tanière du loup", le quartier général d'Hitler sur le front de l'est où il passera une grande partie de la guerre.
Uniquement des plats végétariens
Il s'agit d'un bunker ultra-protégé dans une zone marécageuse et forestière. Margot Wölk, a 25 ans, au moment où elle est désignée, avec 15 autres jeunes femmes, pour goûter les plats d'Adolph Hitler obnubilé par sa sécurité. Une préoccupation néanmoins compréhensible au regard du grand nombre de tentatives d'assassinats dont il est la cible, comme celle du 20 juillet 1944 qui se déroulera au sein même de son antre prusse-orientale.
"Il y avait des rumeurs constantes sur le fait que les Britanniques cherchaient à empoisonner Hitler. Il ne mangeait jamais de viande. On nous donnait du riz, des nouilles, des poivrons, des pois et du chou-fleur", se souvient Margot Wölk. Hitler mangeait en effet exclusivement des plats végétariens. Effrayées à l'idée de mourir empoisonné, les jeunes testeuses fondaient en larmes quand elles se savaient hors de danger, une heure environ après avoir goûté les plats destinés au Führer. Jamais pourtant, elles ne verront celui pour qui elles sont forcées de jouer leurs vies.
L'enfer à Berlin
De ces camarades d'infortune, Margot Wölk est la seule survivante. Toutes les autres ont été tuées par l'armée rouge en 1945. Fin 1944, un officier nazi l'aide à s'enfuir par un train qui se rend à Berlin. Avec elle voyage le responsable de la propagande nazi, Joseph Goebbels, précise la survivante. Néanmoins, la jeune berlinoise n'en a pas fini avec la souffrance et la terreur. Violée une première fois à la "tanière du loup"par un officier nazi, Margot Wölk sera avec d'autres Berlinoises séquestrées et violées 14 jours durant par des soldats russes au moment de la capitulation de Berlin. Une terrifiante épreuve qui la laissera détruite et incapable d'avoir des enfants.
La guerre terminée, celle qui aurait pu partir en Angleterre retrouver un officier britannique qui l'avait aidée à se reconstruire, décide d'attendre l'hypothétique retour de son mari, Karl. Ce dernier réapparaîtra effectivement , méconnaissable, un jour de 1946 au seuil de son appartement après avoir été libéré d'un camp soviétique. Malgré leurs tentatives, le couple n'arrivera jamais à se reformer réellement et se séparera quelques années plus tard.
Source: metronews.fr


par EDNA  1057

MERCREDI

OCTOBRE
2014
PORTRAITS DE FEMMES
 
Dans la mythologie grecque, Rhéa, ou Rhéia (en grec ancien Ῥέα / Rhéa ou Ῥεία / Rheía) est une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), sœur et femme du Titan Cronos, et mère des dieux Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. D'après Diodore de Sicile, elle était appelée Pandore par certains
Pendant longtemps, Cronos et Rhéa règnent sur l'univers. Cronos, averti par Ouranos et Gaïa qu'un de ses enfants doit le détrôner, cherche à échapper à son destin en dévorant ses enfants. Lors de la naissance de Zeus, Rhéa dupe son mari en lui donnant à avaler une pierre enveloppée d'un lange. Entre-temps, elle a caché l'enfant en Crète. Plus tard, quand Zeus atteint l'âge adulte, il force son père à dégurgiter la pierre et ses cinq frères et sœurs.
Dans la mythologie romaine, Rhéa est assimilée à Cybèle, surnommée l'aïeule des dieux, la « Grande Déesse phrygienne », la « Grande Mère » (Magna Mater) ou la « Mère des dieux ». Celle-ci fait l'objet d'un culte orgiastique, avec mutilation rituelles, qui s'est répandu d'Asie Mineure jusqu'à Rome, où elle est officiellement accueillie sous sa forme de « Pierre Noire ».
Sur les représentations, elle est souvent escortée de lions. Peu présente dans les récits, elle intervient dans l'histoire de Dionysos qu'elle guérit de sa folie en l'initiant à ses mystères. Mais elle est surtout connue pour l'amour éconduit du bel Attis (son parèdre) qui devint fou et s'émascula.
Oeuvre: Caroline Matthaei
par EDNA