LUNDI

JUIN
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
George Sand1 est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876.
Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques.
À l'image de son arrière-grand-mère par alliance qu'elle admire2, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice.
George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode3, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.
Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d'Aurevilly5, George Sand contribue activement à la vie intellectuelle de son époque, accueillant au domaine de Nohant ou à Palaiseau des personnalités aussi différentes que Franz Liszt, Frédéric Chopin, Marie d'Agoult, Honoré de Balzac6, Gustave Flaubert7, Eugène Delacroix, conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu une grande amitié avec Victor Hugo par correspondance mais ces deux grandes personnalités ne se sont jamais rencontrées.
Elle s'est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l'Éclaireur, plaidant auprès de Napoléon III la cause de condamnés, notamment celle de Victor Hugo dont elle admirait l'œuvre et dont elle a tenté d'obtenir la grâce5 après avoir éclipsé Notre Dame de Paris avec Indiana, son premier roman.
Son œuvre est très abondante8 et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle à l'époque et qui divisa aussi bien l'opinion publique que l'élite littéraire. Puis George Sand ouvre ses romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imaginant une société sans classes et sans conflit (Mauprat, 1837 - Le Meunier d'Angibault, 1845).
Elle se tourne ensuite vers le milieu paysan et écrit des romans champêtres idéalisés comme La Mare au diable (1846), François le Champi (1848), La Petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853).
George Sand a abordé d'autres genres comme l'autobiographie (Histoire de ma vie, 1855) et le roman historique avec Consuelo (1843) où elle brosse, à travers la figure d'une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du xviiie siècle, ou encore Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858) qui multiplie les péripéties amoureuses et aventureuses dans le contexte des oppositions religieuses sous le règne de Louis XIII.
par EDNA  38

JEUDI

JUIN
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Ariane est évoquée incidemment dans l’Iliade où elle reçoit l'épithète de "aux belles boucles" et où elle est présentée non comme une déesse, mais comme une princesse mortelle. Séduite par Thésée, elle aide celui-ci à s'échapper du labyrinthe. C'est en effet le secours qu'elle apporte à Thésée qui permet à ce dernier d'obtenir la victoire sur le Minotaure : contre la promesse de l'épouser, elle lui fournit un fil qu'il dévide derrière lui afin de retrouver son chemin.
Mais, après avoir tué le Minotaure, le héros l'abandonne sur l'île de Naxos - selon la tradition la plus courante - ou sur l'île de Dia, selon Homère
À partir de là, les versions divergent tant pour ce qui concerne la cause de la conduite de Thésée que pour le sort ultérieur d'Ariane.
Dans une version, elle quitte finalement l'île pour suivre le dieu Dionysos, qui l'emmène à Lemnos. Elle a de lui plusieurs enfants dont Céramos, Thoas, Œnopion, Eurymédon, Phlias, Préparathos et Staphylos. Selon d'autres traditions, elle meurt de chagrin. Selon Homère, elle est tuée à Naxos par une flèche d'Artémis, sur ordre de Dionysos jaloux, sans avoir eu d'enfants de lui. La version homérique a été reprise par Jean Racine dans ces fameux vers :
Une autre version présente l'abandon d'Ariane comme un accident : face à une tempête qui menace leur bateau, Thésée est obligé de lever l'ancre sans Ariane. Cet abandon forcé serait la cause de l'oubli de Thésée de changer les voiles du navire (elles auraient dû être remplacées par des voiles blanches si le héros avait triomphé). En effet, un brouillard vient entourer le bateau et troubler la mémoire de Thésée, châtiment envoyé par les dieux pour punir sa trahison.
Égée, le père du héros, guette le retour du navire. En apercevant les voiles noires, signe de deuil et d'échec contre le Minotaure, il se jette dans la mer qui désormais porte son nom. C'est donc en héros endeuillé, malgré sa victoire contre le monstre, que Thésée revient dans son royaume.
Une troisième version de mythographes plus anciens prétend encore que Thésée et Ariane auraient trouvé refuge sur l'île de Dia à la suite d'une tempête. Athéna serait apparue à Thésée pour lui apprendre qu'Ariane est promise à Dionysos et que par conséquent, il doit renoncer à elle. C'est le cœur déchiré que Thésée doit quitter Ariane et il oublie de changer les voiles de son navire. Par ailleurs, Aphrodite serait apparue à Ariane pour la réconforter en lui annonçant la nouvelle de ses noces proches et la coiffer d'une couronne d'or; que par la suite les dieux changeront en constellation pour plaire à Dionysos.
L'historien Péon d'Amathonte, cité par Plutarque, raconte qu'à la suite d'une tempête, Thésée est immobilisé sur les côtes de Chypre et doit faire descendre à terre Ariane, qui est incommodée par la mer car elle est enceinte, mais qu'en remontant sur le navire pour veiller à sa sûreté, il se trouve emporté en pleine mer. Les femmes du pays auraient recueilli Ariane, tenté d'adoucir son chagrin en lui remettant de fausses lettres de Thésée, et lui auraient rendu les derniers devoirs lorsqu'elle serait morte sans avoir pu accoucher. Thésée serait arrivé pendant les obsèques et aurait laissé une somme d'argent pour instituer un sacrifice annuel à Ariane, ainsi que deux statues, l'une d'argent, l'autre d'airain.
Ariane, princesse immortalisée
Hésiode dans la Théogonie6 affirme qu'Ariane fut transportée au ciel, Zeus l'ayant rendue immortelle afin de complaire à Dionysos, qu'elle avait épousé : « Dionysos aux cheveux d'or pour florissante épouse prit la blonde Ariane, la fille de Minos, que le fils de Cronos a soustraite à jamais à la mort et à la vieillesse ». Ce don d'immortalité, présenté ici comme une récompense envers Dionysos, le fils bien-aimé de Zeus, rappelle, selon Louis Séchan et Pierre Lévêque, qu'à l'origine Ariane était une déesse égéenne de la végétation et comme telle, soumise comme la végétation, à une mort suivie de résurrection. L'union d'Ariane et de Dionysos prouve également que dans le mythe primitif, ils représentaient tous deux des divinités de la végétation arborescente, et que l'épisode des amours d'Ariane et de Thésée a été surajouté tardivement
par EDNA  22

DIMANCHE

MAI
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Minerve (lat. : Minerva) est une très ancienne divinité, dans la mythologie romaine, qui est la déesse de la guerre, de la sagesse, de la stratégie, de l'intelligence, de la pensée élevée, des lettres, des arts, de la musique et de l'industrie.
Elle est protectrice de Rome et patronne des artisans. Elle est, avec Jupiter et Junon, une des divinités de la triade capitoline, à laquelle sont dédiés le temple de Jupiter capitolin puis les capitoles des autres villes de l’Empire romain.
Lors du lectisterne de 217 av. J.-C., elle a été assimilée à la déesse grecque Athéna, héritant d’une grande partie des mythes liés à celle-ci
Culte
L'origine du culte de Minerve est obscure. Elle ne fait pas partie du fond religieux primitif de la religion romaine
Elle semble avoir été adoptée en même temps que Junon et Jupiter. Varron lui attribue une origine sabine. La tradition romaine la fait venir de Faléries où son culte est attesté par des inscriptions archaïques. Un temple romain, celui de la Minerva Capta (« Minerve prise ») est celui de la Minerve de Faléries.
Sa statue apparait pour la première fois lors du lectisterne de 217 av. J.-C. associée à Neptune, à l'instar du couple Athéna-Poséidon.
Selon Ovide, elle est fêtée par les artisans, les médecins et les enseignants. En ce sens, son culte se rapproche de la déesse celtique Brigit. Elle est célébrée le 19 mars lors des Quinquatries1. C'est aussi le jour où les élèves remercient leurs professeurs en leur offrant un cadeau, le minerval.
Son culte, surtout dans la classe des lettrés hellénisés, est progressivement rapproché de celui d'Athéna1. Elle devient ainsi custos urbis, « gardienne de la cité ». Elle remplace progressivement Nerio, la compagne du dieu Mars dans la vieille religion romaine, par identification avec Athéna Niké (« victorieuse ») et Bellona
Le culte de Minerva Medica peut s'expliquer par la participation des médecins aux Quinquatries1 ; la déesse est leur patronne.
Son culte se répand progressivement dans tout l'Empire romain, avec l'extension de celui-ci. On la retrouve à Nîmes, à Bath, Chichester, etc
par EDNA  68

VENDREDI

MAI
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom d'Alexandra David-NéelNote 1, née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé, morte à près de 101 ans le 8 septembre 1969, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra et féministe, journaliste et anarchiste, écrivaine et exploratrice, franc-maçonne et bouddhiste de nationalités française et belge.
Elle fut, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont les journaux se firent l'écho un an plus tard1 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.
Dès son plus jeune âge, Alexandra David-Néel s'essaie à l'aventure : elle multiplie les fugues et en tire très vite ses premiers enseignements : il faut se libérer du corps et apprendre à le maîtriser. Après des études musicales et lyriques, elle suit des cours sur le Tibet au collège de France. En 1891, elle s'embarque pour l'Inde et parcourt le pays pendant un an. De retour en France, elle se lance dans une carrière d'artiste lyrique, se produit dans différents théâtres et multiplie les tournées à l'étranger. En 1904, elle épouse Philippe Néel et entame une carrière de journaliste. Elle collabore à diverses revues anglaises et françaises et organise de nombreuses conférences sur le bouddhisme et l'hindouisme. A 43 ans, Alexandra David-Néel embarque pour un voyage en Inde de quelques semaines qui durera en réalité quatorze ans. Elle entame un voyage érudit, apprenant les idiomes, traduisant les manuscrits, rencontrant des sages et des lettrés et s'essayant à la méditation. En 1912, afin d'approcher les arcanes du bouddhisme tibétain, elle escalade les chaînes de l’Himalaya et parvient à rencontrer le treizième dalaï-lama puis, disciple d'un grand maître tibétain, elle séjourne dans un ermitage et y mène une vie d'ascète. En 1934, à l'âge de 56 ans, de villes en déserts, de monastères en vallées, au terme de plus de 3.000 km, elle est la première occidentale à pénétrer dans la cité interdite de Lhassa. Alexandra David-Néel ne pose définitivement ses malles qu'à l'âge de 78 ans.
Bios signées Wiki+Evene.fr
Ce très beau site lui est consacré

par EDNA  32

MARDI

AVRIL
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Katarina Witt, née dans le quartier de Berlin-Staaken (dans la partie relevant de l'ex-RDA), le 3 décembre 1965, est une patineuse allemande qui fut deux fois championne olympique (1984 et 1988), quatre fois championne du monde et six fois championne d'Europe pour la RDA.
Athlète charismatique, s'est d'abord fait remarquer par ses qualités techniques ensuite par ses qualités artistiques : chaque création de nouveau programme était un évènement, avec un thème, une histoire, une tenue, une coiffure (Carmen, West Side Story, Robin des Bois, The Schindler's List, programmes patinés sur des musiques de Michael Jackson, Prince, etc.).
Passée professionnelle après sa carrière amateur, Witt a joué le rôle-titre dans le film Carmen on Ice (en) (1990). En plus, elle a monté ses propres tournées (en 1994, elle crée sa propre société With Witt Sports & Entertainments), servi de modèle pour de nombreuses publicités, fait des apparitions dans des séries américaines, des films comme Jerry Mc Guire ou encore Ronin, elle a même été l'égérie du photographe Vandystadt et a posé nue dans Playboy en décembre 1998.
Cette compétitrice restera dans les mémoires comme celle qui a amené le patinage artistique dans l'ère moderne et vers une médiatisation au sommet.

par EDNA  126

SAMEDI

AVRIL
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hubertine Auclert, née le 10 avril 1848 à Saint-Priest-en-Murat dans l'Allier et morte le 4 août 1914 à Paris, est une militante féministe française qui s'est battue en faveur du droit des femmes à l'éligibilité et du droit de vote des femmes.
Elle est née dans une famille aisée, cinquième enfant d'une fratrie de sept, au hameau de Tilly de la commune de Saint-Priest-en-Murat1. Son père, riche fermier républicain, devient maire de la commune de Saint-Priest-en-Murat à l'avènement de la Deuxième République en 1848, et, destitué après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1852, demeure un farouche opposant au Second Empire.
Son enfance
Placée dans une pension de religieuses à l'âge de neuf ans, elle y suit toute sa scolarité ; son père décède quand elle a treize ans et, très croyante, elle envisage de devenir religieuse chez les sœurs de Saint Vincent de Paul, mais n'y est pas acceptée. Hubertine Auclert quitte le couvent en 1864 pour rejoindre la maison de son oncle où réside également sa mère. À la mort de sa mère, en 1866, elle est placée par son frère dans un couvent à Montluçon. Jugée trop indépendante par les religieuses, elle est écartée une seconde fois de la vie monacale en 1869. Ce rejet qu'elle estime injustifié fait surgir en elle un ressentiment anticlérical.
Désormais libre et matériellement indépendante - elle a hérité de ses parents - elle veut se mobiliser pour une cause : elle choisit la foi républicaine et la conquête de la liberté pour les femmes par la révision des lois du code Napoléon. Son combat est motivé comme suit : « Je suis presque de naissance une révoltée contre l'écrasement féminin, tant la brutalité de l'homme envers la femme, dont mon enfance avait été épouvantée, m'a de bonne heure déterminée à revendiquer pour mon sexe l'indépendance et la considération ».
Son combat
Ce sont « les échos des discours prononcés aux banquets périodiques organisés par Léon Richer qui, presque à ma sortie du couvent, m'ont fait venir du Bourbonnais à Paris combattre pour la liberté de mon sexe ». Elle monte à Paris à une époque où la chute de Napoléon III et l'avènement de la Troisième République ouvrent la voie à l’activisme des femmes qui exigent des changements dans le code Napoléon en faveur de l'éducation, de l'indépendance économique pour les femmes, du divorce, du droit de vote, etc.
Hébergée chez sa sœur à Paris, Hubertine Auclert rejoint l'Association pour le droit des femmes. Cette association est dissoute en 1877 mais renaît sous le nom de Ligue française pour le droit des femmes avec Victor Hugo comme président d'honneur, Léon Richer et Maria Deraismes comme clefs de voûte. Elle devient, semble-t-il, la première militante française à se déclarer « féministe »
Alors que le mouvement féministe français oriente majoritairement son action sur des changements légaux, Auclert exige pour les femmes le droit de se présenter aux élections en arguant que les lois injustes n’auraient jamais été votées si les voix des législatrices avaient été prises en compte. En 1876, elle fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes et qui devient en 1883 la société Le suffrage des femmes.

par EDNA  48

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LUNDI

MARS
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Lou Andreas-Salomé, née Louise von Salomé (12 février 1861 à Saint-Pétersbourg - morte le 5 février 1937 à Göttingen), est une femme de lettres allemande d'origine russe. Romancière, essayiste, nouvelliste, psychanalyste, cette figure même de l'égérie a déchaîné de nombreuses passions amoureuses.
Enfance
Son père Gustav Salomé (1804-1879) était issu d'une famille de huguenots originaire d'Avignon qui avait quitté la France après la révocation de l'édit de Nantes pour aller s'établir à Magdebourg puis dans les pays baltes. Il se distingue au cours de l'insurrection polonaise de 1831, aussi il est élevé à la noblesse héréditaire par le tsar Nicolas Ier. Devenu général, il entre dans l'état-major d'Alexandre II, qui le nomma inspecteur des armées.
En 1844, il épousa Louise Wilm, née et décédée à Saint-Pétersbourg, (1823-1913) qui lui donna six enfants : cinq garçons et, en 1861, une fille qu'ils prénommèrent Louise. La petite Louise grandit, « entourée d'uniformes d'officiers », pour une large part à l'écart de la société russe, dans la petite communauté d'émigrés germanophones
Parlant et écrivant essentiellement en allemand, mais connaissant évidemment le russe et le français (langue de la haute société) elle fréquente l'école privée anglaise
Elle lit très jeune Spinoza et Kant. À 17 ans, elle perd son père qu'elle aimait passionnément et abandonne la foi religieuse.
Elle prend alors pour premier maître le pasteur Heinrich Gillot, nouvelle figure paternelle, qui lui enseigne la théologie, la philosophie, les religions du monde, la littérature française et allemande.
Gillot la convertit à la religion luthérienne et vit un amour platonique avec la jeune fille, au point de vouloir divorcer de sa femme pour l'épouser, ce que Louise, choquée, refuse.
Salomé et sa mère partent alors pour Zürich où elle s'inscrit à l'université (seule université européenne à accepter des femmes à cette époque) : se prénommant désormais Lou (diminutif donné par Gillot), elle suivit notamment des cours de logique, d’histoire des religions et de métaphysique
Rencontres
Malade, sa mère l'emmène faire un séjour au soleil d'Italie. À vingt et un ans, elle y fait la rencontre de Friedrich Nietzsche, trente-huit ans, qui, durant l’année 1882, vit sa seule véritable histoire d’amour, dans une escapade à trois avec Paul Rée, un riche philosophe allemand qui demande en vain Lou en mariage.
L’amour des trois intellectuels reste cependant platonique. Elle a en commun avec Nietzsche d’avoir réfléchi à la mort de Dieu ; au décès de son père, une passion pour l’hindouisme et une santé faible qu’elle ne peut soigner qu’en Italie où elle fait de nombreux voyages… Lou et Nietzsche passent trois semaines d’errance à discuter de philosophie.
Nietzsche voit en Lou une jeune femme remarquablement douée et en même temps insupportable. C'est finalement Elisabeth Nietzsche, la sœur du philosophe, qui écarte la jeune Russe : d'une jalousie maladive, elle empoisonne leur relation et accuse à tort Lou Andreas-Salomé d'être une « juive finnoise » (Elisabeth Nietzsche adhérera en juillet 1933 à l'association « aryenne » des écrivains du Troisième Reich5).
Friedrich Nietzsche ne pardonnera jamais à sa sœur d'avoir brisé cette relation. Nietzsche sombre alors dans une profonde dépression et va écrire Ainsi parlait Zarathoustra (Also sprach Zarathustra).
Toujours en Italie, elle rencontre l'iraniste Friedrich Carl Andreas (de), en 1886.
Cet orientaliste tombe amoureux d'elle, au point de menacer de se suicider si elle refuse de l'épouser. Elle consent au mariage à la condition qu'il ne soit jamais consommé sexuellement.
Le 20 juin 1887, Lou force son ancien maître, le pasteur Hendrik Gillot, à célébrer son mariage avec Friedrich Carl Andreas
Devenue La muse de Rilke
En fait, la vie de Lou Andreas-Salomé reste celle d’une intellectuelle bohème pan-européenne, une femme libre toujours en voyage, qui correspond avec les plus grands penseurs de son temps.
En 1897, à trente-six ans, elle rencontre Rainer Maria Rilke, qui a quatorze ans de moins qu'elle. Pour Rilke également, cette rencontre occupe une place déterminante dans sa vie. Elle voyage avec lui en Russie, en 1900. Leur relation amoureuse dure trois ans, puis se transforme en une amitié qui se prolongera jusqu'à la mort de Rilke, et dont témoigne leur correspondance. Il est probable, mais non certain, que Rilke ait été son premier amant.
Ses rencontres avec des figures de premier plan de la culture germanique de son temps ont fait ombrage à la connaissance de son œuvre autant méconnue que profondément originale. Y voisinent les romans : Ruth (1895), Enfant des hommes (1899), Rodinka (1922) ; des essais sur Nietzsche, sur Léon Tolstoï, sur Rilke, sur la psychanalyse, sur le féminisme ; une autobiographie qu'elle a voulue posthume, Ma vie (1951), et une très importante correspondance.
Amie de Freud et de sa famille
Sa rencontre avec Sigmund Freud, en 1911, durant les années de naissance de la psychanalyse, est également marquante. Lou Andreas-Salomé devient l’amie de la fille du psychanalyste, Anna Freud.
Lou entretient une correspondance avec le médecin de Vienne. Elle s’oppose d'ailleurs à lui au sujet de la religion qui intéresse Freud à la fin de son œuvre.
Elle meurt à près de soixante-seize ans dans une Allemagne dominée par l'idéologie nazie.
Ses cendres reposent au cimetière de Göttingen, aux côtés de Friedrich Carl Andreas, son époux.
par EDNA  87

DIMANCHE

MARS
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Frederika de Hanovre (en allemand : Friederike von Hannover et en grec : Φρειδερίκη του Αννοβέρου / Frideríki tou Annovérou), princesse de Hanovre et de Brunswick puis, par son mariage, reine des Hellènes et princesse de Danemark, est née le 18 avril 1917 à Blankenburg, en Allemagne, et morte le 6 février 1981 à Madrid, en Espagne. Épouse du roi Paul Ier, elle règne, avec lui, sur la Grèce de 1947 à 1964.
Petite-fille du Kaiser Guillaume II et fille du duc Ernest-Auguste de Brunswick, Frederika voit le jour quelques mois avant la chute de l'Empire allemand. Sa famille renversée, l'enfant grandit entre l'Autriche et la république de Weimar, où son père possède d'importantes propriétés. À l'adolescence, Frederika intègre les Jeunesses hitlériennes (1933) avant de partir compléter ses études au Royaume-Uni (1934) puis en Italie (1935). À Florence, elle est reçue par la princesse Hélène de Grèce, chez qui elle retrouve le diadoque Paul. Les deux jeunes gens tombent amoureux et se marient deux ans après la restauration de la monarchie en Grèce. Dans les années qui suivent, Frederika met au monde trois enfants, Sophie (1938), Constantin (1940) et Irène (1942).
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Grèce est occupée par les forces de l'Axe. Frederika et ses enfants trouvent alors refuge en Afrique du Sud (1941) puis en Égypte (1943) tandis que Paul passe la durée du conflit avec le roi Georges II, entre Londres et Le Caire. Une fois la guerre terminée, la montée du communisme en Grèce empêche un certain temps le retour de la famille royale à Athènes. Un référendum permet cependant la restauration de Georges II en 1946. Un an plus tard, Paul monte à son tour sur le trône et Frederika devient reine des Hellènes. Or, à cette époque, la Grèce est confrontée à la guerre civile (1946-1949) et la souveraine se rend à plusieurs reprises sur le front afin de montrer le soutien de la dynastie à l'armée. Frederika organise aussi l'aide aux réfugiés en créant une fondation et un réseau de « villages d'enfants », destinés à accueillir les jeunes issus des zones de combats. Une fois la paix restaurée, le couple royal sillonne le pays et effectue de nombreux voyages officiels à l'étranger, mettant ainsi en place une diplomatie parallèle. La reine tente, par ailleurs, de développer le tourisme international en invitant des représentants des familles royales européennes à parcourir la Grèce lors de la « croisière des rois » (1954). Cependant, les souverains interviennent aussi directement dans la vie politique hellène, ce qui contribue à dégrader leur image auprès de la population.
Après le décès de Paul Ier en 1964, Frederika apparaît comme l'éminence grise de son fils Constantin II. De plus en plus impopulaire, la reine douairière a beau se retirer ostensiblement de la vie publique après le mariage du jeune roi avec Anne-Marie de Danemark, elle n'en reste pas moins sujette aux attaques de l'opposition, qui voit en elle la responsable des tensions entre le palais et le gouvernement de Georgios Papandréou (1964-1965). La mise en place de la dictature des colonels en 1967 finit de ternir l'image de la reine douairière, que certains accusent d'avoir organisé le renversement de la démocratie. Chassée de Grèce avec sa famille en décembre 1967, Frederika passe les années suivantes en Italie, avant de partir vivre en Inde (1969) puis en Espagne (1978). Passionnée par le mysticisme quantique et la spiritualité hindoue, l'ex souveraine entreprend une longue quête spirituelle auprès du professeur T.M.P. Mahadevan. Frederika meurt des suites d'une opération bénigne à Madrid en 1981 et ses funérailles à Tatoï donnent lieu à d'épineuses négociations entre les gouvernements espagnol et hellène.

par EDNA  30

MARDI

FEVRIER
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Hypatie d'Alexandrie (en grec ancien Ὑπατία / Hypatia) est une mathématicienne et une philosophe grecque d'Alexandrie. Née entre 355 et 370 selon les sources, elle meurt assassinée par des chrétiens en 415, démembrée et brûlée. Les textes à son sujet sont souvent contradictoires, les sources étant postérieures ou très orientées, et sa mort violente a pu être romancée.
Son père Théon d'Alexandrie est éditeur et commentateur de textes mathématiques2. Il éduque sa fille en l'initiant aux mathématiques et à la philosophie. Elle dirigea l'école néoplatonicienne d'Alexandrie. On lui attribue parfois la découverte de l'orbite elliptique de la Terre, sans certitude cependant.
Sa mort
En 415, elle est assassinée par les hommes de main de Cyrille, infirmiers-fossoyeurs d'Alexandrie, les parabalani11 (membres d'une confrérie chrétienne).
Sa mort est symbolique pour certains historiens. Par exemple, Kathleen Wider soutient que le meurtre d'Hypatie signifie la fin de l'antiquité classique, et Stephen Greenblatt note que son meurtre « a définitivement marqué la déchéance de la vie intellectuelle d'Alexandrie ». En revanche, Christian Wildberg note que la philosophie hellénique a continué de se développer au ve et vie siècle, voire jusqu'à l'âge de Justinien
Selon la thèse de Socrate le Scolastique (vers 440), les chrétiens lui reprochaient d'empêcher la réconciliation entre le patriarche Cyrille d'Alexandrie et le préfet romain Oreste à la suite de conflits sanglants entre diverses communautés religieuses d'Alexandrie.
Selon John Thorp, philosophe américain, elle est « une héroïne idéale » grâce à son charisme, son violent assassinat, sa beauté et sa supposée virginité, sa position centrale dans les tensions religieuses et politiques, mais surtout le très faible nombre de certitudes à son sujet. Ainsi, elle est l'héroïne de plusieurs groupes opposés, aux interprétations différentes la concernant
par EDNA  344

MARDI

JANVIER
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
"Moi je sais où se trouve la vérité, parce que j'étais là." Marita Lorenz ne saurait mieux résumer sa vie. Née en Allemagne deux semaines avant le début de la guerre, cette femme a été "l'espionne qui aimait Castro". C'est d'ailleurs le titre de son autobiographie, sortie en juin 2016
Dès sa plus jeune enfance, Marita Lorenz bascule dans une vie où les événements du XXe siècle défilent sur fond d'espionnage. "Tandis que l'Europe et le monde se trouvaient au bord de l'abîme, mes parents commencèrent à se mouvoir dans un labyrinthe dont le parcours m'a toujours semblé énigmatique", écrit-elle. Durant la guerre, sa mère est surveillée par la Gestapo, avant d'être un jour arrêtée. Marita est alors envoyée au camp de Bergen Belsen, à l'âge de 5 ans. Elle apprendra plus tard que sa mère, elle aussi, était là. Cette dernière échappera de peu à la mort. Marita, elle, fera partie des 200 enfants rescapés du camp, avant d'être violée par un militaire américain, à l'âge de 7 ans. "Les deux choses dramatiques qui me sont arrivées dans ma vie", raconte-t-elle désormais.
Marita, "la petite Allemande" de Castro
A la fin du conflit, ses parents divorcés, elle débarque à New York avant de s'installer en Floride. Mais l'appel de la mer est plus fort, et elle finira par rejoindre son père un an plus tard à Bremerhaven, en Allemagne. "Embarquer avec lui devint une sorte de religion", estime-t-elle, alors que son père est devenu le capitaine du Berlin, le premier navire à faire la traversée transatlantique. La Havane devient une escale dans une région du monde où, selon son père, "les présidences ne durent pas beaucoup. C'est le style de vie typique : se tuer les uns les autres et prendre le contrôle du pays". Le capitaine est loin de se douter que sa fille va, à son tour, basculer dans l'Histoire.
Début 1959, la révolution éclate à Cuba. La veille de son entrée triomphale dans La Havane, Fidel Castro et ses hommes décident de monter à bord du navire, alors ancrée dans la baie, "pour regarder". Marita rencontre alors celui qui deviendra l'homme de sa vie. "Jamais je n'oublierai la première fois que j'observai de près ce regard pénétrant, ce beau visage (…). Je peux dire qu'alors déjà je commençai à flirter avec lui." Elle a alors 19 ans ; Fidel, 32 ans. Elle devient "Marita la petite Allemande". Quelques jours plus tard, le révolutionnaire envoie son avion à New York pour récupérer celle qui allait s'installer dans ses appartements durant plusieurs mois. "Tout ceci est à moi. Je suis Cuba. Tu es désormais la Première dame de Cuba."
"J'avais aimé un homme qui n'était pas le bon"
Aux côtés de Fidel Castro, Marita tombe peu après enceinte. Mais en octobre 1959, sa vie bascule – une nouvelle fois – quand elle subit un avortement forcé. Elle ne saura jamais pourquoi, ni à cause de qui. "Qui ordonna cette sauvage agression ? Les hommes de Fidel ? La CIA ?", se demande-t-elle. Sa seule certitude : "J'avais aimé un homme qui n'était pas le bon et le châtiment commençait." Deux ans plus tard, elle aura la réponse : "El Comandante", lui présente Andrés... le fils qu'on lui "a ravi sur la table d'opération". Une révélation qu'il lui fera le jour où, pour le compte de la CIA, elle se rend une nouvelle fois à La Havane avec une mission : tuer Castro. En vain. Marita sera incapable de franchir le pas. "Je ne le regrette pas, au contraire : c'est ce dont je suis le plus fière."
De retour à Miami, sans son fils, Marita Lorenz repart à zéro. Ou presque. Grâce aux contacts qu'elle a noués au fil des ans, elle devient passeuse d'armes. Mais également chargée d'effectuer des missions plus secrètes, qui lui permettront de rencontrer son "second dictateur" : Marcos Pérez Jiménez. Avec lui, elle aura une fille. Puis, quelques années plus tard, un garçon - avec un espion du FBI impliqué dans le scandale du Watergate. Désormais "retraitée", Marita Lorenz, âgée de 77 ans, est retournée vivre - dans l'anonymat - à New York. Sa vie sera prochainement adaptée au cinéma, avec Jennifer Lawrence dans le rôle-titre. De l'aveu même de l'intéressée, "la réalité dépasse toujours la fiction, n'est-ce pas ?"
Bio signée lci.fr

par EDNA  135

LUNDI

JANVIER
2017
PORTRAITS DE FEMMES
 
Élisabeth II (en anglais : Elizabeth II), née le 21 avril 1926, est le monarque constitutionnel du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ainsi que de quinze autres États souverains (appelés royaumes du Commonwealth) et de leurs territoires et dépendances, ainsi que le chef du Commonwealth of Nations regroupant 53 États.
Elle est depuis le 9 septembre 2015 le souverain britannique ayant régné le plus longtemps (64 ans 8 mois et 11 jours), dépassant la durée de règne de son arrière-arrière-grand-mère la reine Victoria (63 ans 7 mois et 2 jours)a.
Lorsque son père George VI accède au trône en 1936 à la suite de l'abdication de son frère Édouard VIII, Élisabeth devient l'héritière présomptive de la Couronne britannique. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle s'enrôle au sein de l'Auxiliary Territorial Service. En 1947, elle épouse Philip Mountbatten avec qui elle aura quatre enfants : Charles, Anne, Andrew et Edward. Son couronnement le 2 juin 1953 est le premier à être retransmis à la télévision.
À son accession au trône britannique le 6 février 1952, Élisabeth II devient la reine de sept États indépendants du Commonwealth : l'Afrique du Sud, l'Australie, le Canada, Ceylan, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan et le Royaume-Uni. Entre 1956 et 1992, le nombre de ses royaumes change car des territoires obtiennent leur indépendance et certains royaumes deviennent des républiques. En plus des pays susmentionnés, Élisabeth II est reine de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de Grenade, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Îles Salomon, de Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Belize, d'Antigua-et-Barbuda et de Saint-Christophe-et-Niévès.
Au cours d'un long règne où elle voit passer quatorze Premiers ministres, elle réalise de nombreuses visites historiques et supervise plusieurs changements constitutionnels dans ses royaumes comme la dévolution du pouvoir au Royaume-Uni et le rapatriement de la Constitution du Canada.
Elle rencontre également des moments difficiles comme la mort de son père à l'âge de 56 ans, l'assassinat de l'oncle du prince Philip, Louis Mountbatten, les séparations et le divorce de trois de ses enfants en 1992 (année qu'elle qualifie d'annus horribilis), la mort de sa belle-fille, Diana Spencer, en 1997 et les décès de sa mère et de sa sœur en 2002. La reine a dû faire face à de virulentes critiques de la presse à l'encontre de la famille royale mais le soutien à la monarchie et sa popularité personnelle restent élevés au sein de la population britannique.
Elle est, depuis le 13 octobre 2016, le souverain au règne le plus long en cours, suite au décès du roi de Thaïlande Rama IX.

par EDNA  28

MERCREDI

DECEMBRE
2016
PORTRAITS DE FEMMES
 
Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de La Tournelle, duchesse de Châteauroux, née à Paris le 5 octobre 1717 et morte dans la même ville le 8 décembre 1744, fut une favorite de Louis XV.
Cinquième fille de Louis III de Mailly-Nesle, marquis de Nesle, et de son épouse Armande Félice de La Porte Mazarin (elle-même petite-fille d'Hortense Mancini et arrière-petite-nièce de Mazarin), Marie-Anne de Mailly-Nesle épouse en 1734 le marquis Louis de La Tournelle.
Marie-Anne et ses soeurs
Sa sœur aînée Louise Julie de Mailly-Nesle, comtesse de Mailly, avait été la maîtresse de Louis XV de 1733 à 1739. Elle fut supplantée par sa sœur cadette, Pauline Félicité de Mailly-Nesle, marquise de Vintimille. Mme de Vintimille mourut en couches le 9 septembre 1741, et Louise fut rappelée. Marie-Anne entra au service de la reine grâce à sa sœur le 4 octobre 1742. La marquise de La Tournelle, sœur des deux précédentes, poussée par le maréchal de Richelieu et Mme de Tencin, prit par orgueil la décision de devenir maîtresse royale. Le roi renvoya sa sœur aînée de la cour (3 novembre 1742), puis il la prit comme maîtresse en titre en décembre 1742.
Le roi la titra duchesse de Châteauroux le 20 octobre 1743 et la présenta à la cour le 24 octobre 1743.
Favorite royale ou le scandale de la galerie couverte
Devenue favorite en titre et soutenue par le duc de Richelieu, elle fut quelque temps toute-puissante à Versailles et usa de son influence pour entraîner la France dans la guerre de Succession d'Autriche et persuader le Roi d'aller conquérir la gloire sur les champs de bataille en Flandre et en Alsace.
Louis XV l'autorisa à le rejoindre dans les Flandres en juin 1744 puis le roi et son armée se rendirent à Metz. Là, le roi logea sa maîtresse dans une bâtisse proche de son palais. Pour faciliter les rencontres des deux amants une galerie couverte fut édifiée entre les deux maisons au grand dam de la population messine qui voyait dans sa ville s'étaler publiquement l'adultère royal. En août, le roi tomba gravement malade à Metz.
Proche de sa fin, il résolut de se repentir mais pour cela dut renvoyer sa maîtresse à Paris. La duchesse de Châteauroux quitta discrètement la ville et la fameuse galerie couverte fut démolie tandis que la reine et le dauphin Louis-Ferdinand accourraient en hâte à Metz et que le royaume se mettait en prière.
Le roi fut contraint par l'évêque de Soissons Monseigneur de Fitz-James à un acte de contrition public. Il reçut cependant, au cours du Te Deum célébré en présence de la reine par le curé de l'église Notre-Dame de Metz, le surnom de « Louis le Bien Aimé ».
Néanmoins, après son retour à Versailles, le roi, qui avait mal vécu l'humiliation imposée par l'évêque de Soissons, l’exila, dès sa guérison, dans son diocèse où il devait mourir, et rappela la duchesse de Châteauroux à la cour et reprit leur liaison. Il songeait également à confier à sa maîtresse la place lucrative et stratégique de surintendante de la maison de sa belle-fille, la future Dauphine.
Cependant quelques jours avant Noël, la duchesse mourut d'une péritonite à l'âge de 27 ans. Cette mort parut suspecte à certains qui parlèrent, sans preuves, d'empoisonnement
par EDNA  166

              
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