Cocktail93




DIMANCHE

AOUT
2021
PORTRAITS DE FEMMES
 
Cette humble et travailleuse domestique de campagne a attiré l'attention d'un roi et a été immortalisée à jamais.
Le portrait d' Helene Sedlmayr par Josef Stieler est en effet une des oeuvres majeures exposées à la Schönheitengalerie (Galerie des beautés) du palais Nymphenburg de Munich.
Mais qui était cette fille, en fait?
Comment s'est-elle fait connaître comme Schöne Münchenerin (beauté de Munich) ?
Hélène est née en 1813 dans le village de Trostberg près du Chiemsee, un lac de l'est de la Bavière.
Son père était un cordonnier bien connu et respecté.
Elle a travaillé comme femme de chambre dans la petite ville d'Altötting jusqu'en 1828, puis a déménagé à Munich pour faire le même travail.
A la ville
Les archives attestent qu'Helene était une fille extrêmement digne de confiance et travailleuse.
De 1830 à 1831, elle était vendeuse dans un magasin de mode et de jouets appelé Auracher's.
Le roi de Bavière était alors Louis Ier (1786-1868). Il était alors quelqu'un pour qui la beauté féminine était un art à célébrer en lui seul et avait fait déployer des éclaireurs à travers le royaume pour rechercher des modèles pour sa Gallery of Beauties , une collection de portraits des dames les plus belles qui puissent s'y retrouver exposées
Hélène a croisé le chemin du roi après que sa femme, la reine Thérèse , ait acheté des jouets à Auracher pour ses princes.
Hélène a été chargée de livrer les marchandises à la résidence royale , où elle a rencontré le régent lui-même.
Ludwig, frappé par ses yeux de biche et ses cheveux noirs de jais, décida qu'elle conviendrait parfaitement à sa galerie de magnifiques dames.
Stieler (le peintre atitré pour cette galerie) a peint Helene, 18 ans, vêtue d'une robe Dirndl de Munich en 1831.
Ludwig l'aurait courtisée avec ces mots «N'ayez pas un regard aussi furetif et curieux. Vous, beauté effrontée et adorable, regardez moi et faites-moi confiance.”
Le cœur de Ludwig était si brûlant pour Hélène qu'on craignait que l'affaire n'embarrasse la cour royale. Après tout, elle n'était qu'une fille de cordonnier.
Le destin d'Hélène
Pour protéger la réputation de Ludwig, Helene Sedlmayr fut aussitôt fiancée au valet du roi, un certain Miller .
Bien que ce soit un mariage forcé, c'était un mariage heureux et le couple a eu 10 enfants - neuf fils et une fille.
Bien que ce soit une grande engeance selon les normes d'aujourd'hui, c'était tout à fait normal au 19ème siècle.
Hélène est décédée en 1898 à l'âge de 85 ans et sa tombe se trouve au cimetière Alter Südfriedhof de Munich.
Ses arrière-arrière-petits-fils, Ernst et Peter Miller, sont aujourd'hui les propriétaires de l'hôtel Vierjahreszeiten (Les Quatre Saisons) à Berchtesgaden dans le sud de la Bavière.
Source: www.destination-munich.com

par EDNA  74

VENDREDI

MAI
2021
PORTRAITS DE FEMMES
 
Elle est née le 15 février 1906 à Sète
Fille d'Adrien Labrousse (1874-1969), chauffeur de tramway et de Marie Bouet, couturière d'origine lyonnaise, elle habite à Oullins (Rhône), rue de la Gare.
Elle est d'abord élue reine de Lyon puis première dauphine de Miss France 1929, perdant le titre à cause de sa taille, 1,83 m.
Après avoir été élue Miss Lyon 1929, puis Miss France 1930, à Paris, elle représente la France de par le monde. C'est en Égypte qu'elle rencontre son futur époux, Aga Khan III, qu'elle épouse le 9 octobre 1944.
Leur nuit de noce a lieu à l'hôtel Old Cataract.
Se convertissant à l'islam et prenant le nom de Om Habibeh, elle devient ainsi la bégum des ismaéliens ; elle accomplit un pèlerinage à La Mecque en 1955.
En reconnaissance des services rendus, son époux, honoré chaque année par ses fidèles de son poids en or, lui donne le titre sacré de Mata Salamat (Mère de Paix). Elle est la troisième en quatorze siècles à porter ce titre.
Elle est victime d'un vol de bijoux le 3 août 1949, c'est le vol des bijoux de la Bégum : le butin est raflé en deux minutes lors de l'attaque de la Cadillac qui transportait le couple de sa villa Yakymour du Cannet vers l'aéroport de Nice.
Ce vol, organisé par le truand Paul Leca, aurait inspiré Les Bijoux de la Castafiore à Hergé, la bégum s'étant exclamée « Ciel, mes bijoux ! »
Son époux meurt le 1er juillet 1957. Conformément à ses souhaits, elle lui élève un mausolée en Égypte, car, dit-elle, « il avait l'habitude de dire que l'Égypte est le drapeau de l'islam ».
Le mausolée de l'imam, désormais fermé au public, devient l'un des monuments les plus visités d'Assouan. Elle dira : « Si quelqu'un souhaite réciter la Fatiha sur la tombe, on ne peut le lui refuser ».
Tous les ans, elle dépose une rose rouge sur le mausolée. « Je pense à lui tout le temps, confie-t-elle au journaliste Youssef El-Deeb ; il ne me quitte jamais ; il est toujours avec moi. Il vit en moi. Cela fait trente-cinq ans qu'il est mort, et je suis heureuse qu'il m'ait donné la possibilité de construire ce mausolée. J'en suis très fière. »
Elle consacre le reste de sa vie entre autres à des actes de charité en Égypte.
Elle meurt le 1er juillet 2000 à l'âge de 94 ans au Cannet, France
par EDNA  159

VENDREDI

AVRIL
2021
PORTRAITS DE FEMMES
 
L'internement
En 1942, elle est arrêtée pour conduite sans permis en état d’ivresse et désobéissance aux ordres dans une zone de restriction. Elle jettera le contenu d'un pot d'encre au visage du juge chargé de l'affaire, qui la fera condamner à 180 jours de détention et remise en liberté sous surveillance. Elle divorce la même année.
En 1943, elle est arrêtée pour violation de la liberté surveillée et agression. Les services sanitaires qualifient Frances de « malade mentale » et recommandent de la placer dans le sanatorium de La Crescenta. Elle y reçoit 90 traitements-choc à l’insuline (cure de Sakel) et rentre au Western Washington State Hospital à Steilacoom d’où elle s’échappe.
Sa mère, apprenant les traitements que sa fille a subis, obtient que la tutelle de sa fille soit transférée de l'État vers elle. Mais en 1944, Frances agresse sa mère qui la fait à nouveau interner. Après un séjour de trois mois, et un traitement incluant des électrochocs, Frances est déclarée guérie.
En 1945, elle s’enfuit plusieurs fois de chez sa mère qui petit à petit la convainc de retourner à l’hôpital psychiatrique où elle restera les cinq années suivantes. Aurait commencé alors pour elle un véritable enfer : outre les conditions de vie médiocres, les humiliations et des traitements continuels d’électrochocs, elle aurait été prostituée de force auprès du personnel médical.
Un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitaire, évènement que l'on trouve dans le film Frances. La Scientologie a utilisé son cas dans les années 1970 pour exiger l'abolition de la psychiatrie.
Retour à la liberté
En 1950, Frances, relâchée, retourne à Seattle pour s’occuper de ses parents. Elle épouse Alfred Lobley en 1954 en secondes noces. En 1957, elle travaille en tant qu’employée dans un hôtel de San Francisco.
En 1958, elle apparaît dans la série télévisée This Is Your Life et tourne son dernier film The Party Crashers. Elle divorce à nouveau et se marie pour la troisième fois avec Lee Mikesell et apparaît dans une autre série télévisée Tongues of Angels avec James MacArthur.
Elle présente une émission de télévision d’après-midi, Frances Farmer Presents à Indianapolis jusqu’en 1964.
En 1968, elle commence à travailler sur son autobiographie avec l’aide de Lois Kibbee. Deux ans plus tard, elle meurt d’un cancer de l’œsophage, à l’âge de 56 ans.
A noter le film "Frances", réalisé par Graeme Clifford. Le rôle-titre est interprété par Jessica Lange, extrèmement ressemblante avec la vraie Frances Farmer
par EDNA  46

MARDI

AVRIL
2021
PORTRAITS DE FEMMES
 
Frances Farmer est née le 19 septembre 1913 à Seattle et morte le 1er août 1970 à Indianapolis
Débuts au théatre
En 1931, alors élève de la West Seattle High School, elle gagne le Concours d’écriture créative avec son essai controversé God Dies (Dieu meurt). Les Services de Surveillance Nationale rapportent les faits, titrant « La fille de Seattle rejette Dieu et gagne le Premier Prix ».
Elle entre à l’université de Washington, devient membre du Théâtre dramatique et fait la connaissance de la professeur Sophie Rosenstein. Les critiques s’extasient sur son jeu d’actrice dans Helen of Troy et Alien Corn. Elle change de spécialité et passe du journalisme à la dramaturgie.
En 1935, elle part pour la Russie en bateau après avoir gagné le concours du journal Voice of Action. Les Services de Surveillance relèvent l’histoire et qualifient Frances Farmer de communiste.
Début de carrière au cinéma
Frances reste à New York après son voyage et est découverte par un dénicheur de talents. Elle signe un contrat de sept ans avec la Paramount Pictures.
En 1936, elle se marie avec l’acteur Leif Erickson (de son vrai nom William Wycliffe Anderson) et tourne dans son premier film Too Many Parents. Plus tard Frances donne la réplique à Bing Crosby dans Rhythm on the Range et à Edward Arnold dans Come and Get It. Elle est décrite comme « l’exceptionnelle trouvaille des écrans de 1936 ».
En 1937, elle interprète le rôle principal dans la production théâtrale Golden Boy écrite par Clifford Odets et le premier rôle féminin dans L'Or et la Femme (The Toast of New York) de Rowland V. Lee. Elle joue également dans Pago Pago, île enchantée (South of Pago Pago) d'Alfred E. Green en 1940.
A suivre...

par EDNA  26

MERCREDI

AVRIL
2021
PORTRAITS DE FEMMES
 
Tomyris (parfois Thomyris, Langues iraniennes orientales, Tahmirih "Brave") est une reine légendaire des Massagètes, célèbre pour avoir mis fin au règne de Cyrus le Grand. Elle est considérée comme la dernière reine des Amazones.
Selon Hérodote, Cyrus, désireux d'accroître son empire, avait demandé la main de Tomyris, devenue reine des Massagètes à la mort du roi son époux.
La reine ayant refusé cette alliance intéressée, Cyrus avait fait avancer son armée. Tomyris aurait dans un premier temps tenté de régler pacifiquement le conflit, mais Cyrus, mal conseillé par Crésus (« ne serait-ce pas une chose aussi insupportable que honteuse pour Cyrus, fils de Cambyse, de reculer devant une femme ? »), avait décidé d'avoir recours aux armes.
Il réussit par la ruse à s'emparer du fils de Tomyris, Spargapises, et de ses soldats ; la reine aurait alors fait une ultime tentative pour éviter la guerre et réclamé que Cyrus libère les otages ; mais son fils, honteux de s'être laissé prendre ignominieusement, se serait suicidé ; comprenant que toute solution pacifique était impossible, la reine s'était résolue à livrer bataille.
En 529 avant l'ère chrétienne, à l'issue de violents combats au cours desquels Cyrus trouva la mort, les Massagètes triomphèrent des Perses.
Selon Hérodote, la reine fit rechercher la dépouille de son ennemi, lui fit couper la tête qu'elle ordonna de plonger dans une outre remplie de sang humain. L'historien antique conclut toutefois sur cet avertissement : « On raconte diversement la mort de Cyrus ; pour moi; je me suis borné à ce qui m'a paru le plus vraisemblable. »

par EDNA  27

MARDI

MARS
2021
PORTRAITS DE FEMMES
 
Née à San Francisco(20 janvier 1872), Julia Morgan étudie à Oakland puis elle se spécialise dans le génie civil à l'Université de Berkeley où elle est l'une des premières femmes à obtenir un diplôme dans cette spécialité. Elle part pour la France en 1892 et devient en 1898 la première femme admise en section d'architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. En 1902, sous la direction de François-Benjamin Chaussemiche, elle obtient son diplôme en architecture et devient la première femme diplômée d'architecture en France.
Son style est au départ influencé par le mouvement Arts & Crafts.
Première femme architecte de Californie, elle fonde sa propre agence d'architecture à San Francisco en 1904. Elle conçoit environ 800 édifices mais reste surtout connue pour la conception du Hearst Castle, situé à San Simeon, pour le milliardaire William Randolph Hearst (elle est la filleule de Phoebe Hearst, mère de William R. Hearst). On lui doit également les plans de l'immeuble du YMCA dans le Chinatown de San Francisco.
Elle est morte le 2 février 1957 (à 85 ans) toujours à San Francisco
Autres réalisations
  • Mills College Bell Tower
  • St. John's Presbyterian Church, Berkeley
  • Chapel of the Chimes, Oakland.
  • Hollywood Studio Club
    Photos: le Hearst Castle

  • par EDNA  88

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    DIMANCHE

    FEVRIER
    2021
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias Enjolras, est une militante anarchiste et l’une des actrices de la Commune de Paris. On lui prête l'idée d' arborer un drapeau noir pour regrouper les combattants communards.
    Fille naturelle d'une servante et d'un bourgeois (qui prendra en charge son éducation d'institutrice), Louise Michel enseigne quelques années avant de monter à Paris en 1856. Là, elle développe une activité poétique, pédagogique en créant une école alternative et se lie avec le milieu révolutionnaire blanquiste du Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement à la Commune de Paris. Capturée en mai sur une barricade, elle échappe à la condamnation à mort grâce à l'intervention du fidèle Victor Hugo. Déportée en Nouvelle-Calédonie, elle s'éveille à la pensée anarchiste grâce à l'influence de Nathalie Le Mel, militante libertaire, co-détenue avec elle. De retour en France en 1880 elle multiplie les conférences et meetings en faveur des prolétaires. Surveillée par la police, emprisonnée à plusieurs reprises, Louise Michel poursuit inlassablement son activisme politique dans toute la France (y compris l'Algérie) et ce, jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans.
    Louise Michel, femme de courage, de conviction et d'engagement, est devenue une légende de la Commune de Paris au point, hélas, de rejeter au second plan les biographies de dizaines de femmes qui payèrent de leur vie leur croyance dans une révolution sociale d'essence proudhonienne.
    par EDNA  41

    DIMANCHE

    NOVEMBRE
    2020
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Lorsque la France est envahie en 1940, Noëlla Rouget est institutrice au pensionnat Saint-Laud. Le 18 juin, elle n’entend pas l’appel du général de Gaulle, mais en a assez vite connaissance lorsqu’elle reçoit, au hasard d’une promenade, un tract qui le reproduit.
    Elle ne supporte pas l’ordre nouveau qui s’installe à Angers, occupée par les Allemands depuis le 19 juin 1940, et elle demande ce qu'elle peut faire au jeune homme qui lui donne ce tract, face à cette Occupation. « M’aider », lui répond le jeune étudiant. Noëlla Rouget se met donc à distribuer des tracts à son tour, puis à les dactylographier et à les reproduire, à distribuer aussi des journaux clandestins ; toujours à l’insu de ses parents.
    Elle devient ensuite agent de liaison, transportant valises ou autres serviettes dont elle ignore le contenu. Elle apprit plus tard, en prison, que l’une de ces valises, au moins, contenait des armes. Son premier contact, unique au départ, a pour surnom Marcel, en réalité René Brossard, qui mourut sous la torture le 23 octobre 1943. En fait, Noëlla est entrée dans le réseau Honneur et Patrie, d’obédience gaulliste, constitué au début de 1941 autour de Victor Chatenay, réseau très actif à Angers, où il a compté quelque 150 membres, dont 25 % de femmes.
    Noëlla Rouget fit aussi partie du réseau anglais Buckmaster Alexandre Privet, « depuis juin 1942 jusqu'à la date de son arrestation », selon un certificat établi le 21 août 1945, par le capitaine F.W. Hazeldine.
    Dans le cadre de ses activités clandestines, elle rencontre Adrien Tigeot, un jeune instituteur stagiaire, sorti de l’École normale, lui aussi empêché d’entamer des études (en ethnologie, pour ce qui le concerne) et qui avait pris ce poste à l’école de Corzé pour échapper au STO.
    Né le 29 mai 1923, il est plutôt d’obédience communiste ; Noëlla et Adrien décident de se fiancer, les bans sont publiés, mais ils sont alors tous deux arrêtés, en juin 1943, Adrien le 7, Noëlla le 23.
    Tous deux seront emprisonnés au Pré-Pigeon, la prison d’Angers. Adrien Tigeot, après une parodie de procès, est fusillé le 13 décembre 1943, à Belle-Beille, avec six autres camarades. Les condamnés sont autorisés à écrire une lettre à leurs proches.
    Après la guerre, Noëlla Rouget trouva cette lettre dans laquelle Adrien lui demandait « de vivre, de l’oublier et d’aimer »
    Noëlla Rouget est décédée le à Genève le 22 novembre 2020
    Elle témoigna de son expérience (notamment face à la montée du négationnisme dans les années 1980) en particulier dans les écoles et les paroisses, en Suisse, en Haute-Savoie et dans l'Ain.
    par EDNA  227

    DIMANCHE

    NOVEMBRE
    2020
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    «Picasso a aimé d’autres femmes plus passionnément, mais aucune n’a eu autant d’influence sur lui. Dora Maar a 28 ans, en 1935, quand Paul Eluard la présente au faune charmeur qui a presque le double de son âge. A la fois photographe, peintre et modèle, jusqu’alors égérie de Georges Bataille, elle est liée au groupe surréaliste et milite contre le fascisme. Son intelligence fascine Picasso, qui ne se décide pourtant pas à quitter Marie-Thérèse Walter et se divertit des batailles qui opposent les deux rivales. A propos du peintre, la vieille dame qui est morte à 89 ans, oubliée, solitaire, avait coutume de dire :
    Je n’étais pas sa maîtresse, c’est lui qui était mon maître
    Henriette Theodora Markovitch, fille d’un architecte croate, était devenue Dora Maar dans le Montparnasse des années trente. C’est sous ce nom qu’elle avait appris la photo auprès de Man Ray, fasciné Georges Bataille et séduit Picasso.
    Picasso avait été la grande aventure de sa vie. Et sans doute la dernière. L’homme qui inventait une nouvelle manière de peindre chaque fois qu’il changeait de femme avait imposé à Dora une épreuve qui fut épargnée à ses autres muses. Elle devait le partager avec Marie-Thérèse Walter, qui avait eu le privilège de lui donner une fille, Maya. Alors ils avaient choisi de se séparer. Dora était restée enfermée avec ses fantômes et elle était morte une première fois. (…)
    Elle reste à tout jamais «La Femme qui pleure»
    Pour les millions de visiteurs des expositions Picasso, elle restera à tout jamais «La femme qui pleure», le célèbre tableau peint en 1937. A son enterrement, dans le caveau familial du cimetière de Clamart, quelques fleurs seulement et sept personnes, dont deux voisines et la concierge de son immeuble.
    Grâce à Paul Eluard qui les a présentés, Dora et Picasso se sont rencontrés en1935 aux Deux Magots, à Saint-Germain-des-Prés. Il est troublé par cette jeune femme brune, au visage grave et émouvant, qui joue de ses mains aux ongles rouges. Elle est artiste comme lui, intelligente, fréquente assidûment les milieux surréalistes et, surtout, elle parle espagnol.
    Picasso, se sentant sans doute éloigné de la guerre civile, l’identifie à «son Espagne» qui souffre… Débute alors une liaison orageuse, tumultueuse, qui durera huit ans. C’est elle qui trouve l’atelier des Grands-Augustins, où il restera pendant toute la guerre d’Espagne et l’occupation allemande. Elle abandonne la photo, se remet à la peinture et devient sa muse.
    Sa rupture avec Picasso la conduit à Saint-Anne
    Après la douloureuse cohabitation avec Marie-Thérèse, Françoise Gilot apparaît en 1943 dans la vie de Picasso. C’est la rupture avec Dora Maar. Un terrible traumatisme dont elle ne se remettra jamais. Un soir, au cinéma La Pagode, elle délire, hurle, se croit dans un temple bouddhiste, jette ses chaussures… Elle est internée à Saint-Anne. Jacques Lacan réussit à l’en faire sortir. Que devient-elle alors ?
    Elle n’avait rien de «La Femme qui pleure», elle s’étourdissait dans la vie mondaine, sortait beaucoup avec la vicomtesse de Noailles, retrouvait ses amis Gallimard, Balthus… au Catalan, rue Saint-André-des-Arts. Elle recevait aussi souvent à Ménerbes, près de Gordes, dans une très jolie maison, typique du Midi, que Picasso lui avait offerte quelques années auparavant.
    Sa vie semblait avoir repris un cours normal mais, brusquement, vers 1950, du jour au lendemain, elle disparaît. On ne la voit plus. Elle ne reçoit plus. Une sorte de retrait mystique. Elle partage alors son isolement volontaire entre Ménerbes et son appartement parisien, au deuxième étage du 6 rue de Savoie, tout près de l’atelier des Grands-Augustins.
    Hormis cette chambre hantée où grouillent les monstres de Picasso, le reste est simple : quelques meubles de famille, des fauteuils Louis-Philippe et, trônant dans le salon, une autocaricature de Picasso en chauffeur datant des années 1900, beaucoup de livres ; dans l’atelier, de nombreux tableaux, rangés le long des murs. Elle a vécu là pendant près de quarante-cinq ans, seule. (…)
    Bio signée Paris-Match
    par EDNA  114

    JEUDI

    SEPTEMBRE
    2020
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Vivant dans la province du Hunan, Yang Huanyi fut la dernière femme sachant utiliser le nüshu. Ce système d'écriture est le seul connu à être exclusivement utilisé par des femmes.
    Il y a peu d'écrits en nüshu, car la tradition voulait qu'ils soient brûlés ou enterrés avec leurs auteurs.
    Yang Huanyi est invitée en septembre 1995 à la quatrième conférence des Nations unies sur les femmes à Pékin.
    C'est à cette occasion qu'elle révèle au grand public l'existence du nüshu.
    Son âge exact est controversé. Elle serait née en 1906 et morte à plus de quatre-vingt-dix ans
    par EDNA  189

    JEUDI

    JUILLET
    2020
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Edith Louisa Cavell, née le 4 décembre 1865 à Swardeston en Angleterre et morte le 12 octobre 1915 à Schaerbeek en Belgique, est une infirmière britannique fusillée par les Allemands pour avoir permis l'évasion de centaines de soldats alliés de la Belgique alors sous occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale.
    Malgré la pression internationale et la publicité donnée par la presse mondiale à l'époque sur son procès en cour martiale, elle est exécutée pour haute trahison
    Retentissement dans la presse et dans l’opinion à travers le monde
    L’exécution choqua le monde entier et déchaina partout contre les Allemands l’opinion publique, déjà choquée dès les premiers jours de la guerre par le massacre de populations civiles belges et la destruction de nombreuses villes, exactions que la propagande alliée avait fait connaître sous l’appellation de Viol de la Belgique.
    Edith Cavell fut considérée en Grande-Bretagne comme une martyre. Elle « symbolisa le dévouement d’une femme en temps de guerre » et les Britanniques pouvaient par là s’identifier eux aussi avec les « victimes de l’invasion ». Avec les autres atrocités allemandes, comme le massacre de Dinant, cette exécution fit l’objet de nombreux articles dans la presse internationale. Les Allemands, qui ne s’étaient pas attendus à l’indignation du public, furent incapables de la contrecarrer efficacement dans les médias. À la suite de cette exécution le général Sauberzweig fut relevé de ses fonctions ; le haut-commandement militaire n’en prétendit pas moins qu’elle était parfaitement légale.
    Du côté allemand par la suite, tout en défendant la légalité de l’exécution, les Allemands convinrent que c’était une grave erreur politique.
    En 2008 Andreas Toppe, historien du droit, reconnut enfin que la condamnation était contestable en vertu des règlements de La Haye. Même si les actes d’Edith Cavell étaient certainement punissables, il s’étonnait « qu’on eût jugé qu’elle méritait la mort sans faire référence à la moindre disposition du Code pénal »
    par EDNA  133

    LUNDI

    JUILLET
    2020
    PORTRAITS DE FEMMES
     
    Hou Yifan (en chinois : 侯逸凡 ; en pinyin : Hóu Yìfán), née le 27 février 1994 dans la province du Jiangsu, est une joueuse d'échecs chinoise.
    Prodige des échecs, elle obtient la norme de Grand maître international en 2008 et, à l'âge de 14 ans et 6 mois, elle devient championne du monde d'échecs en 2010, ce qui en fait la plus jeune femme à avoir obtenu ces deux titres. Elle conserve sa couronne mondiale en 2011, mais perd son titre en 2012 au profit d'Anna Ushenina, avant de lui reprendre en septembre 2013 en la battant très facilement en match, sur le score de 5,5 – 1,5 (+4 =3).
    En 2015, elle est absente du championnat du monde féminin ; le titre revient à Mariya Mouzytchouk qui affronte Hou Yifan en 2016 pour le titre mondial. Elle récupère son titre sur la marque de 6 à 3 (+3 =6). Mais, en mai 2016, elle indique dans une interview qu'elle quitte le cycle de qualification du championnat du monde féminin d'échecs, n'étant pas d’accord avec le système employé.
    Au 1er mai 2018, avec un classement Elo de 2 658 points, Hou Yifan est la 1re joueuse mondiale féminine et 89e joueur mondial
    par EDNA  65

                  
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